Violet Grohl – Be Sweet To Me

· par Stephan Boissonneault

Porter un nom de famille célèbre s’accompagne d’une pression particulière, et Violet Grohl a passé la majeure partie de sa jeune vie à y faire face avec élégance. Elle évolue depuis longtemps dans le milieu du rock : elle a repris des morceaux de X aux côtés de son père, a accompagné les Foo Fighters en tournée et a chanté All Apologies avec les membres survivants de Nirvana. Mais sur son premier album, Be Sweet To Me, la jeune femme de 20 ans a dépassé tout cela pour entrer sous les feux de la rampe à sa manière, en s’efforçant autant que possible d’échapper à la malédiction des « enfants de célébrités ».

Personne ne lui en voudrait de s’inspirer de cette ambiance alt-rock des années 2000 que son père a contribué à façonner, mais au lieu de cela, elle s’imprègne d’une ambiance proche de celle des Breeders, de Hole, et de toute cette tension entre douceur et rugosité, entre mélodie et bruit. Le morceau d’ouverture, « Thum », est un titre déchaîné et saturé — une déclaration d’intention assurée qui débarque avec suffisamment de fuzz et d’élan pour montrer que Grohl ne plaisante pas. « 595 » est encore meilleur : un morceau malicieux et sexy, parsemé de sursauts de bruit et doté d’un refrain imparable, brillamment inspiré des publicités vintage pour les lignes de téléphone rose, un peu à la manière de la Kim Gordon d’antan.

Les morceaux de Be Sweet To Me ont tendance à être impressionnistes, teintés par l’amour de Grohl pour le cinéma et en particulier l’œuvre de David Lynch, et par cette qualité « lynchienne » — le sentiment que quelque chose cloche légèrement sous une surface lumineuse. Le morceau de clôture, « Plastic Couch », m’a vraiment surpris ; comment un jeune de 20 ans peut-il si bien comprendre la dysphorie hypnotique ?

Cet album de 32 minutes sort à un moment où les jeunes artistes rock revisitent l’esthétique et les approches de production de la musique alternative des années 90, mais Grohl ne donne pas l’impression d’être une adepte du revival. Au contraire, elle donne l’impression d’avoir assimilé tout cela naturellement et de le filtrer à travers son propre prisme.

Publicité panam

Tout le contenu 360

WDR Sinfonieorchester Köln, Joseph Bastian – Mel Bonis : Orchestral Works

WDR Sinfonieorchester Köln, Joseph Bastian – Mel Bonis : Orchestral Works

Jack M Campbell, Andreas Kahre, Alexander Varty – No Room For Error

Jack M Campbell, Andreas Kahre, Alexander Varty – No Room For Error

Domaine Forget 2026 | Concert final aux accents de fleurs et de couronnes

Domaine Forget 2026 | Concert final aux accents de fleurs et de couronnes

Orientalys 2026 | La fièvre Bollywood du samedi soir

Orientalys 2026 | La fièvre Bollywood du samedi soir

Découvrez Le Qafila : groupe de pop, fusion soufie, bhangra indienne à Montréal

Découvrez Le Qafila : groupe de pop, fusion soufie, bhangra indienne à Montréal

Orientalys 2026 | Nuit blanche kabyle, « traversée sensible de la mémoire »

Orientalys 2026 | Nuit blanche kabyle, « traversée sensible de la mémoire »

Domaine Forget 2026 | Vienne immortelle et classique : dialogues entre Haydn, Beethoven, Mozart…et Labadie

Domaine Forget 2026 | Vienne immortelle et classique : dialogues entre Haydn, Beethoven, Mozart…et Labadie

mary in the junkyard – Role Model Hermit

mary in the junkyard – Role Model Hermit

Orientalys 2026 | Rakcha Band, jazz-funk-fusion de Tunisie transplanté à MTL

Orientalys 2026 | Rakcha Band, jazz-funk-fusion de Tunisie transplanté à MTL

L’OSM au BIG O, un cinquantenaire pop symphonique

L’OSM au BIG O, un cinquantenaire pop symphonique

Orientalys 2026 | DJ Mina, du chant sacré au DJisme oriental !

Orientalys 2026 | DJ Mina, du chant sacré au DJisme oriental !

Orientalys 2026 | Du 13 au 16 août, les meilleures prises du festival!

Orientalys 2026 | Du 13 au 16 août, les meilleures prises du festival!

Présence autochtone | En attendant la (vraie) Grande Paix de MTL, Forestare, Joséphine Bacon, Richard Desjardins et tant d’autres sur scène

Présence autochtone | En attendant la (vraie) Grande Paix de MTL, Forestare, Joséphine Bacon, Richard Desjardins et tant d’autres sur scène

Orientalys 2026 | Qi Shen et Jasmine Xu, un duo erhu/piano, mère/fille, à découvrir

Orientalys 2026 | Qi Shen et Jasmine Xu, un duo erhu/piano, mère/fille, à découvrir

Présence autochtone | Leonard Sumner, une autre perspective

Présence autochtone | Leonard Sumner, une autre perspective

Margaret Glaspy – I Am Both

Margaret Glaspy – I Am Both

DOMi & JD BECK – WHO ASKED?

DOMi & JD BECK – WHO ASKED?

Présence autochtone | Rei hydrate et décolonise

Présence autochtone | Rei hydrate et décolonise

Présence autochtone | Big Tones et DJ Shub, indigènes du présent et de l’avenir

Présence autochtone | Big Tones et DJ Shub, indigènes du présent et de l’avenir

Orientalys 2026 | Alex Iskandar : porteur de traditions de l’Asie centrale à Montréal

Orientalys 2026 | Alex Iskandar : porteur de traditions de l’Asie centrale à Montréal

Présence Autochtone I Anyma Ora envoûte la Place des Festivals

Présence Autochtone I Anyma Ora envoûte la Place des Festivals

Jacob Wutzke – Double Down

Jacob Wutzke – Double Down

Alain Trudel; Orchestre symphonique de Trois-Rivières; Élisabeth Pion; Valérie Milot – Ravel

Alain Trudel; Orchestre symphonique de Trois-Rivières; Élisabeth Pion; Valérie Milot – Ravel

Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière

Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné