Ah ben, voilà une sortie qui fait du bien. Aussitôt les premières mesures, si vous ne souriez pas en dodelinant de la tête, c’est que vous n’y avez rien à faire. Pour les autres, l’écoute de Smash Combat mené par le duo Ping Pong Go (le pianiste Vincent Gagnon et le batteur Pierre-Emmanuel (PE) Beaudoin) constituera une suite ininterrompue (ou presque, du moins pour les 10 plages de l’album) de petits plaisirs mélangés ensemble comme un sac de bonbons en vrac. Si les bonbons sont une panoplie impressionnante d’influences toutes aussi réjouissantes les unes que les autres, disons que le sac lui-même, ce serait le jazz, qui sert de liant, parfois juste mentionné furtivement. N’empêche.
Tiens, un ou deux exemples : Sam Bozen, la première pièce, c’est comme du Daft Punk marié à André Gagnon. Ouugh? Super Mario arrangé par Giorgio Moroder, assaisonné d’un peu d’Angine de Poitrine (même si ce n’est pas microtonal). Okinawa, c’est Sakamoto qui réécrit la musique de Blade Runner. Et Arcadia imagine un paysage épique sur fond de batterie puissante, et de piano planant. Smash Combat, un délire ultra nerveux, comme une crise hallucinée de clavier défoulés, de guitares en feu et de batterie intense.
Souvent, à travers tout ça, des lignes improvisées, qui rappellent le caractère foncièrement jazz des deux musiciens à la base du duo. Les deux copains ont beaucoup d’amis, et pas des moindres, car toutes sortes de favoris du name-dropping viennent faire un ou deux tours. Carl Mayotte, Lou-Adriane Cassidy, Ariane Roy, Alez Dodier, semblent parfaitement à l’aise dans cet étonnant produit qu’ils appellent ‘’Gamer Jazz’’. Je n’y vois aucun inconvénient. On est effectivement dans ce genre d’énergie et d’attitude.
Un drôle d’ovni qui fait vraiment mouche.
Trois perfos live à venir vite vite :
- Québec (Pantoum) – 22 avril
- Montréal (Ritz PDB) – 23 avril
- Sherbrooke (Petite Boîte Noire) – 26 avril






















