Mireille Boily se décrit comme chanteuse, pianiste, improvisatrice, compositrice, parolière, orchestratrice. Elle fut notamment soliste pour un des fameux spectacles équestres Cavalia, elle mène une carrière relativement discrète sur les marchés québécois et canadiens, elle trouve néanmoins des engagements réguliers en Asie et en Amérique latine. Rappelons aussi que l’Orchestre National de Jazz de Montréal lui a commandé Les chants du Phoenix, et l’on ne compte pas ses engagements auprès des jazzmen Jean-Nicolas Trottier, Philippe Côté, Joel Kerr ou Rafael Zaldivar. Bref, Mireille Boily gagne sa vie d’artiste honorablement, partout sur terre où le jazz est le bienvenu. Elle a enregistré trois albums avant celui-ci, ce quatrième s’annonce comme le plus ambitieux de tous : Refuges mouvants se veut « une fresque poétique enracinée dans les quatre éléments, honorant le chemin parcouru lors d’une profonde quête intérieure ». Cette quête résulterait d’un parcours semé d’embûches au bout duquel elle offre une posture « affranchie, cristallisée et apaisée ». On sent ici l’intention poétique, on sent chez elle un amour sincère des mots et un travail rigoureux malgré quelques séquences de surenchère poétique, lourdeur phonétique ou syntaxique. L’accompagnement de cette voix soyeuse et fluide peut faire oublier ces agacements car il est exemplaire : le saxophoniste virtuose, compositeur et leader américain David Binney a réalisé cet album éminemment jazz, réunissant le pianiste Luca Mendoza, le contrebassiste Logan Kane, le batteur Anthony Fung, musiciens avec qui le leader et réalisateur de cet opus travaille régulièrement depuis son retour à Los Angeles – après avoir passé quelques décennies à New York. Proche de la communauté jazzistique montréalaise depuis les années 90, Binney a fait de son mieux pour élever la proposition de Myriam Boily et mener son vaisseau à bon port.
Tout le contenu 360
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | MA:Q, une bonne dose de jazz groove vancouverois
Par Michel Labrecque
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | Cécile Mc-Lorin Salvant remporte le Prix Ella-Fitzgerald lors d’un concert du tonnerre!
Par Michel Labrecque
Critique de concert classique occidental/classique/rock
FIJM 2026 | Flore Laurentienne, suprême consécration
Par Alain Brunet
Critique de concert rock/folk/americana
FIJM 2026 I Nous étions toustes des frères Barr
Par Stephan Boissonneault
Interview classique/jazz/Musiques du Monde
L’été 2026 à Cammac : Stéphane Tétreault, Schubert, jazz, brunch et hypnose au programme
Par Frédéric Cardin
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | We Want Miles… et aussi l’auréole de mystère, le pouvoir hypnotique, le génie de la direction
Par Alain Brunet
Critique de concert Amérique latine
FIJM 2026 | Lila Downs enflamme un MTELUS devenu mexicain
Par Michel Labrecque
Interview jazz/americana/traditionnel
FIJM 2026 | Solarium, lumière trad dans le prisme du jazz
Par Alain Brunet
Interview expérimental/expérimental / contemporain/folk/americana/jazz
Suoni 2026 | Voyage dans le temps avec Wendy Eisenberg
Par Joséphine Campbell-Lashuk
Interview Afrique/Chanson francophone/pop/rock
May Wells: battante, inspirée, émancipée
Par Alain Brunet
Critique de concert rock/Métal
Francos 2026 | Lancement de Fuudge : le feu prend
Par Florence Cantin
Critique de concert rock
Francos 2026 | Disiz impose son univers rock devant une foule immense
Par Sandra Gasana
Critique de concert
Francos 2026 | Dead Obies, un show réparateur au-delà de la nostalgie
Par Simon Gervais
Interview Asie du Sud/électronique/soul/R&B
Suoni 2026 | Sunken Cages, « musique bizarre et intéressante » de Ravish Momin
Par Alain Brunet
Critique de concert expérimental / contemporain
Suoni 2026 | Jardin botanique, pont céleste
Par Joséphine Campbell-Lashuk
Critique de concert chanson française/Chanson francophone/pop





















