Que fait Ane Brun, l’une des chanteuses les plus respectées de l’indie pop scandinave ? La Norvégienne (transplantée en Suède depuis nombre d’années) fait des chansons à succès depuis au moins 17 ans. Verset, accroche (refrain), verset, accroche, pont, accroche. Jusque-là, rien de plus banal. Pourquoi alors s’y intéresser ? Sa voix de soprano, ses mélodies inspirées, son lyrisme, voilà autant d’éléments essentiels à un succès populaire. Les textes ? Comme elle écrit dans une autre langue que sa langue maternelle, ils n’ont peut-être pas le niveau des grands paroliers anglophones, mais ils sont écrits avec sincérité et témoignent d’un monde intérieur en pleine ébullition – retrouver l’être aimé, pardonner à un proche, souffrir de l’isolement, s’inquiéter de la polarisation des esprits en cette période trouble, etc. Quant à son succès d’estime au sein de la vaste communauté indie, elle a su jusqu’à ce jour s’entourer d’excellents réalisateurs et arrangeurs – Kim Nelson, Katharina Nuttall, Cécile Grudet, Valgeir Sigurðsson, Nico Muhly, Tobias Fröberg. Pour le premier de deux albums lancés cet automne, Ane Brun coréalise avec Anton Sundell et Martin Hederos, auxquels s’ajoutent les arrangeurs Samuel Starck, Per Eklund, Daniel Migdal et Josefin Runsteen. Cette équipe scandinave atteint ici un équilibre remarquable entre synth-pop, trip-hop et pop de chambre avec cordes. Très souvent, de telles productions ajoutent des cordes à des formations instrumentales de type pop-rock (guitare, basse, batterie, claviers) afin de créer un effet de moquette orchestrale, c’est ici différent : les deux composantes de la réalisation sont en réelle symbiose, musiques instrumentales et électroniques ont des rôles à peu près équivalents et on en identifie très clairement les sonorités respectives.
Tout le contenu 360
Interview classique/Création/classique occidental
« La vie de chacun mérite d’être un opéra » : Rebecca Gray et l’opéra au coeur du chaos quotidien
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert classique/classique occidental
Opér’actuel 2026 : Akasha, opéra masala
Par Frédéric Cardin
Interview classique/Création/classique occidental
Opér’actuel | Du deuil naît la création, le cheminement de Rachel Krehm à travers son opéra Come Closer
Par Alexandre Villemaire
Interview Antilles / Caraïbes/Piano
Mois du Créole 2026 | Rebecca Jean, la « femme-pieuvre » en pleine ascension
Par Sandra Gasana
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Sarah Davachi – The Will of Tongues
Par Frédéric Cardin
Critique de concert classique occidental/classique
Un lancement de saison tout étoiles pour Yannick et l’OM
Par Frédéric Cardin
Interview culture indie
POP Montréal, 25 ans de vision artistique et de débrouillardise
Par Alain Brunet
Critique d'album jazz/classique occidental/classique 2026
David Occhipinti – Looking Glass
Par Frédéric Cardin
Critique de concert classique occidental/classique
Un jeune Mahler en majesté pour l’ouverture de saison de l’OSM
Par Alexandre Villemaire
Interview Antilles / Caraïbes/Piano
Mois du Créole 2026 | David Bontemps, entre piano et héritage de Dessalines
Par Sandra Gasana
Interview Afrique/soul/R&B/jazz/reggae
MOBIO passe de l’ombre à la lumière avec « Passport »
Par Sandra Gasana
Interview jazz
Jazz@vue à l’Outremont, nouvelle série consacrée au jazz local et/ou émergent
Par Alain Brunet
Critique de concert classique occidental/classique
Sous le charme magique de La Flûte enchantée
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Opér’actuel devient un festival biennal : on en parle avec la directrice artistique Marie-Annick Béliveau
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique 2026























