Retenez ces noms: Elliott Durocher Bundock, synthétiseur modulaire et boîte à rythmes; Jean-Bruno Pinard , synthétiseur modulaire; Lévy Bourbonnais, harmonica et manipulation sonore; Henri Bouchard , basse électrique; Mandela Coupal Dalgleish, batterie.
Au fil de 3 albums sortis en autant d’années, Patche a rapidement bâti sa réputation dans le milieu indie-keb plutôt que dans la scène électronique de Montréal.
C’était jusqu’à samedi, programme Métropolis 2, MTELUS, MUTEK 2026.
Désormais, on peut peut affirmer que le quintette fait bel et bien partie de ce réseau international qui le mènera aux quatre coins de la boule électro.
Pour l’avoir vu quelques fois sur scène, il m’est aisé de conclure à un live set de niveau international, vu la qualité des instrumentistes rompus aux vertus linéaires de la techno.
La touche jazz-groove de ces musiciens aguerris s’adapte ainsi à l’imperturbable binarité de la techno. Tout se passe sur ce long chemin aux courbes peu prononcées. Les variations musicales sont faites de cellules chargées mélodiquement et harmoniquement.
Cellules sonores de choix, texturées et décalées à souhait, dans le plus pur esprit de la création numérique, le tout lié une très solide exécution instrumentale en temps réel. Bon, il semble avoir eu de petits bugs techniques, l’harmonica chromatique semble a été mis de côté… On vous assure que personne n’en a fait de cas car cela n’a pas eu le moindre impact sur ce fort bon live-set.
Ainsi, on a eu droit à un set majoritairement constitué de nouveau matériel, plus structuré que le corpus précédent, et assorti de nouvelles projections de classe mondiale, produites par Silent Partners Studio.
Assurément, PATCHE est en voiture pour les années qui viennent.
Photo: Nina Gibelin-Souchon























