J’avoue que je n’ai pas vraiment suivi l’actualité de Houndmouth depuis leur premier album de 2013, From the Hills Below the City, qui contenait la chanson « Penitentiary », qui passait à toutes les fêtes de lycée auxquelles j’ai assisté dans la bonne vieille Alberta.
Pour moi, le groupe jouait sur la fine ligne entre le rock décontracté et insouciant de groupes comme The Lumineers, que je déteste, et Dr. Dog, que j’adore.
Houndmouth a toujours apporté une touche plus brute à son interprétation du rock américain. Alors, sur un coup de tête, j’ai décidé d’écouter leur dernier album, Lordy, le cinquième du groupe alt country/folk rock de l’Indiana. Dès le premier morceau, « Hard Being Lovers », j’ai été conquis par la voix rauque et authentique de Matt Myers, portée par une douce guitare acoustique. La chanson explose ensuite en un refrain feutré et un solo indie rock. « Tiger’s Blood » poursuit sur la même lancée, la voix de Myers sur le point de se briser, comme un morceau de cuir usé laissé au soleil. On retrouve quelques chœurs en forme de « call and response » façon « hey-ho », mais là encore, l’énergie brute est trop présente, alors ça ne me dérange pas.
« Rodeo » est sans doute le morceau country outlaw le plus authentique que Houdmouth ait jamais composé, avec sa guitare lap steel et ses chansons évoquant un rodéo dans une petite ville poussiéreuse. Du pur western. « Heavy Eyes » sonne lui aussi comme un classique de la country, mais arrive ensuite le dynamique « Varmints », qui change un peu d’ambiance. Le morceau titre manque un peu de relief, mais dans l’ensemble, si vous aimez l’Americana, Lordy vous plaira.























