FMC Saguenay | Jazz contemporain et batterie de création pour John Hollenbeck, George Floyd pour GEORGE

Entrevue réalisée par Michel Rondeau

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Il roule sa bosse dans l’univers musical depuis plus de 25 ans. Leader de petits ensembles et de big bands, collaborateur régulier de Meredith Monk, enseignant à l’université McGill… John Hollenbeck est un touche-à-tout dont la polyvalence et la dextérité n’ont d’égale que l’originalité des compositions. Pour GEORGE, son plus récent projet, il a recruté trois musiciennes au talent dévastateur. Attention ! Éblouissement en vue.

PAN M 360 s’est brièvement entretenu avec lui à la veille de son passage au Festival des musiques de création (FMC), ce vendredi 8 mai, 20h, au Centre d’expérimentation musicale (CEM) à Chicoutimi-Nord.

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PAN M 360 : Bonjour John. Tout d’abord, il faut que je te demande pourquoi tu as choisi ce prénom comme nom du groupe. Est-ce que ça fait référence à feu George Floyd ?

John Hollenbeck : Oui, c’est surtout pour continuer à se souvenir de lui et de ce qui lui est arrivé. C’est le point de départ, oui, ainsi que les origines de ce prénom et toutes les personnes qui le portent. Donc, tu vois, au moins pour le premier album et un peu pour le deuxième, j’ai dédié des morceaux à des personnes qui s’appellent George et Georgia. C’est donc devenu en quelque sorte une célébration de ce nom.

PAN M 360 : Tu viens d’évoquer ton deuxième album, qui sortira le jour même de ton concert au FMC. Étant donné que le groupe compte un nouveau membre, cela a-t-il eu une incidence sur le son d’ensemble que vous aviez créé avec le premier ? 

John Hollenbeck :  Ça a beaucoup changé, évidemment, oui. Sarah a une voix différente de celle d’Aurora, et Aurora jouait un peu du saxophone. Sarah, non. Sarah joue peut-être davantage du clavier, donc ça a changé de ce côté-là. 

Quand on est quatre dans un groupe et que l’un d’entre nous change, tout change. C’est difficile à décrire, mais c’est comme une réaction chimique qui est complètement différente.

Et, tu sais, on aimait vraiment Aurora et elle nous aimait aussi, mais ça n’a tout simplement pas marché avec tout ce qu’elle fait d’autre.

PAN M 360 : Est-ce surtout parce qu’elle est trop occupée par ses propres projets ?

John Hollenbeck : Oui, plus ou moins.

PAN M 360 : Parce qu’elle aimait faire partie du groupe.

John Hollenbeck :  Oh oui ! Non, ça s’est fait d’un commun accord. C’est juste que ça lui était vraiment difficile d’apprendre les morceaux, et elle est souvent en tournée. Et comme elle vit à la Nouvelle-Orléans et que là-bas, il y a une scène musicale très active, elle avait des concerts pratiquement tous les soirs. Du coup, elle n’avait tout simplement pas le temps d’apprendre ces morceaux, et ça devenait un peu stressant pour elle.

PAN M 360 : Parce que ta musique est exigeante. À ce propos, peux-tu nous dire comment tu as choisi chacune des musiciennes de ton groupe ? Car elles ont été sélectionnées avec beaucoup de soin.

John Hollenbeck :  Oui. Anna, je la connais depuis au moins 15 ans. Elle était l’une de mes élèves quand j’enseignais à Berlin. Puis j’ai commencé à jouer dans son trio. Elle a un trio avec Matt Mitchell, le Simple Trio. Elle a aussi fait beaucoup de travail de transcription pour moi au début, pour mon big band, avant d’en devenir membre. C’est quelqu’un avec qui je m’entends vraiment bien musicalement. Tu sais, on se comprend, on aime jouer ensemble et on a des goûts similaires.

Et puis il y a Isis (Giraldo), qui se fait appeler Chiquita Magic. Notre histoire est un peu plus intéressante. Elle tenait alors le Café Résonance sur avenue du Parc, à Montréal. Je crois qu’elle s’occupait surtout de la programmation. Je connaissais donc son adresse courriel, mais seulement sous le nom d’Isis, cette personne qui s’occupait de la programmation de ce café. Je crois que je l’ai peut-être croisée pendant la pandémie, mais elle portait un masque, donc je ne l’ai jamais vraiment rencontrée en personne. Puis j’ai commencé à voir cette personne appelée Chiquita Magic sur Instagram et j’ai vraiment aimé ses morceaux. Je me suis alors dit qu’elle aurait peut-être envie de se joindre au groupe que j’envisageais de former. Mais à ce moment-là, je ne savais pas qu’Isis et Chiquita Magic étaient une seule et même personne, notamment parce que j’ai monté le groupe pendant la pandémie.

J’ai donc formé le groupe et composé toute la musique du premier album sans que nous nous soyons jamais rencontrés. On ne s’est vus qu’à peu près au moment où la pandémie de COVID prenait fin. C’était donc plutôt un groupe que je montais dans ma tête.

C’est aussi une autre des raisons pour lesquelles Aurora ne pouvait pas continuer. Pendant la pandémie, beaucoup de choses s’étaient interrompues et elle avait beaucoup plus de temps, mais une fois la pandémie terminée, elle a repris son emploi du temps habituel et elle s’est rendu compte qu’elle n’avait plus le temps.

Sarah, je la connais depuis longtemps. Elle a étudié ici, à McGill, et elle est tout simplement incroyable. Je l’ai en quelque sorte guidée et aidée à commencer à travailler avec Meredith Monk, et, eh bien, elle est vraiment épatante. Pas de souci, il suffit de lui donner la partition et elle la joue. Et elle sait tout faire. Elle sait jouer sur partition, au clavier, et elle sait aussi improviser. C’est une musicienne vraiment exceptionnelle. Son arrivée dans le groupe nous a beaucoup aidés.

PAN M 360 : Y a-t-il une raison pour laquelle tous les membres, à part toi, sont des filles, ou est-ce juste un hasard ?

John Hollenbeck : Ma première idée, c’était simplement de monter un groupe avec des gens qui ne me ressemblaient pas. Comme je suis un homme blanc, ça a en quelque sorte écarté cette option. Je veux dire, j’étais ouvert à d’autres possibilités. J’aurais pu, par exemple, choisir un homme qui n’est pas blanc ou… mais j’essayais surtout de trouver des musiciens avec lesquels j’avais vraiment envie de jouer et pouvais envisager de monter un groupe, mais qui ne me ressemblaient pas. Je pense que ça venait de la même impulsion que beaucoup de choses qui ont émergé à l’époque où George Floyd a été assassiné et où beaucoup de gens ont réalisé qu’ils devaient agir, faire certaines choses autrement à l’avenir. Donc pour moi, c’est pas compliqué. Je pourrais facilement monter plein de super groupes avec des gens comme moi, mais ça demande un peu plus de recherche pour sortir de sa bulle de sécurité et du cercle de ses connaissances.

Donc, oui, ça a été un choix délibéré de travailler avec des gens qui ne me ressemblaient pas. Et finalement, je me suis retrouvé avec trois femmes. À l’époque, il y avait aussi un élément canadien. J’ai aujourd’hui la nationalité canadienne, mais je ne l’avais pas encore à ce moment-là. J’étais donc le seul à ne pas être canadien. Et ça s’est révélé une très bonne chose pour moi. 

C’est avec Meredith Monk que j’ai fait l’expérience pour la première fois de jouer dans un groupe où je ne faisais pas partie de la majorité. Et ça a été une expérience vraiment merveilleuse. Je savais que ça allait être différent, mais il m’a fallu un certain temps pour comprendre de quelle façon. Et, oui, je trouve que ça a été formidable.

Tout comme lorsque nous jouons dans les écoles, les étudiantes remarquent vraiment qu’il y a plus de femmes que d’hommes dans le groupe, et comme ce n’est pas encore monnaie courante, elles l’apprécient vraiment. Et ça a été une super expérience. Vraiment formidable.

PAN M 360 : À propos de Madame Monk, tu as dit qu’il t’a fallu un certain temps pour réaliser à quel point c’était différent. Peux-tu nous dire en quoi c’était différent maintenant que tu l’as compris ?

John Hollenbeck :  Je crois qu’il suffit d’évoquer la toute première répétition à laquelle j’ai participé avec Meredith Monk. Ils avaient déjà un peu répété et ils intégraient un percussionniste pour la première fois. Pour Meredith, c’était une première en 20 ans, car elle avait auparavant travaillé avec Collin Walcott (Oregon), jusqu’à son décès. C’était donc un événement pour eux d’avoir des percussions, d’autant plus que la veuve de Collin Walcott faisait partie de l’ensemble.

C’était donc très émouvant, et je ne m’attendais vraiment pas à ça. Mais quand je suis arrivé à la première répétition, ils jouaient une sorte de valse étrange et planante, les gens dansaient un peu, et Meredith m’a simplement demandé de produire des sons. Ça ressemblait à une étoile filante, une comète ou quelque chose comme ça. Alors j’ai commencé à improviser, et tout le monde s’est mis à pleurer.

PAN M 360 : Oh !

John Hollenbeck :  Je n’avais jamais vécu ça auparavant lors d’une répétition. C’était donc la première fois où je me suis dit : « Oh, d’accord, c’est différent. Ça va être très différent de quand je joue avec tous mes amis, mes amis hommes. »

C’est alors que j’ai compris ce que je sais aujourd’hui : Meredith Monk est une compositrice qui s’appuie sur ses émotions. Elle compose avec ses sentiments. La plupart des compositeurs composent de manière intellectuelle, mais elle, elle ne pense vraiment qu’à l’émotion qui se cache derrière le son et se soucie peu de la note en question, de la tonalité ou de tout ce genre de détails. Cela n’a aucune importance pour elle. La seule chose qui compte, c’est que l’émotion soit la bonne pour ce moment précis.

On peut tomber dans les clichés et dire que les femmes sont plus émotives que les hommes, mais c’est ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Et c’est ce qu’on observe souvent chez les compositeurs : beaucoup de compositeurs, de grands compositeurs, ont tendance à écrire à partir de leur intellect. Je pense donc que le fait que Meredith pense ainsi a sans aucun doute contribué à créer cette situation où les gens étaient vraiment émus et réagissaient à l’émotion de la pièce.

PAN M 360 : En quoi le deuxième album diffère-t-il du premier, maintenant qu’il y a un nouveau membre ?

John Hollenbeck : J’aime encore beaucoup le premier album. Nous avons récemment joué à Philadelphie, et la salle disposait d’un bar avec une platine vinyle où ils ont passé notre album en entier. C’était la première fois depuis longtemps que je l’écoutais et je le trouve toujours aussi bon. On joue encore certains morceaux de cet album. Je pense que le nouvel album est juste différent. Je ne sais pas si l’un est meilleur que l’autre. On a enregistré celui-ci à Berlin.

Pour le premier album, comme je l’ai dit, on s’est rencontrés, puis on a enregistré. Pour celui-ci, on avait beaucoup joué ensemble et on l’a enregistré un peu comme en tournée, après avoir donné des concerts. Je trouve donc qu’il dégage une atmosphère différente. Le son est très différent parce qu’on l’a enregistré dans plusieurs studios. Je dirais simplement que c’est une évolution. Le premier album est génial, le deuxième aussi, mais, tu sais, c’est difficile pour moi de me prononcer. C’est un peu comme si on me demandait à quelqu’un de comparer ses enfants.

PAN M 360 : As-tu composé d’autres morceaux qui ne sont pas encore enregistrés et que vous allez jouer, ou allez-vous vous en tenir au répertoire de vos deux albums ? 

John Hollenbeck : Pour l’instant, on ne joue que les morceaux du deuxième album, qui est encore assez récent. En fait, voilà ce qui s’est passé : on a enregistré l’album, on a donné quelques concerts pendant quatre ou cinq mois, puis Isis a eu un bébé. Je ne voulais pas vraiment continuer sans elle, donc on n’a pas joué pendant, enfin, tu vois le topo.

PAN M 360 : C’est donc pour ça qu’il y a eu une pause entre l’enregistrement et les concerts et la tournée. 

John Hollenbeck : Oui. Même si ce sont des morceaux qu’on a enregistrés il y a un certain temps, comme on ne les a pas beaucoup joués, surtout l’année dernière, on continue à les faire. On va jouer au Rex Jazz Club la semaine prochaine à Toronto avec Yvonne Rogers à la place de Chiquita, et on va interpréter des morceaux plus anciens ainsi que d’autres titres.

PAN M 360 : À part GEORGE, as-tu d’autres projets en chantier, pour le Claudia Quintet par exemple ?

John Hollenbeck : J’adorerais faire quelque chose avec le Claudia Quintet. C’est juste que nous n’avons malheureusement pas enregistré pendant la pandémie.

PAN M 360 : La disponibilité des membres doit aussi poser problème. 

John Hollenbeck : Oui. Il y a beaucoup d’obstacles à surmonter pour que ça se fasse. Ce n’est vraiment pas par choix que nous ne jouons pas. Nous aimerions tellement pouvoir rejouer ensemble ! Aussi, je pense que ça va finir par se faire.

Chris Speed joue avec The Bad Plus, et son engagement se termine cette année. C’est donc un obstacle. Mais, tu vois, on a fait environ huit ou neuf albums, alors je suis en train de préparer ce qui sera un double disque vinyle, avec environ deux morceaux de chaque album. J’essaie de trouver le bon moment pour le faire, parce que dès que ce sera fait, on essaiera de se reformer. 

J’ai vu deux des gars du groupe le week-end dernier à New York, ils sont venus à notre concert de GEORGE. Tu sais, on aimerait vraiment tous se reformer. Ce n’était pas vraiment notre choix de faire une pause. Donc on espère se réunir à nouveau.

Je travaille beaucoup avec de grands ensembles ; aussi, j’ai un nouvel album qui sortira en juillet avec le Hot Club Orchestra, originaire de Lisbonne. C’est donc le prochain projet sur lequel je travaille. Je fais également beaucoup de commandes ou de la composition pour un groupe de percussions, et à l’automne, je ferai probablement un autre album avec GEORGE. Nous sommes censés jouer l’année prochaine à Montréal avec le Hard Rubber Orchestra de Vancouver. Lors de ce concert, j’aurai probablement tout un nouveau répertoire et nous enregistrerons. Une partie avec eux et une autre partie juste entre nous. Il y aura donc probablement un nouvel album de GEORGE à la fin de l’année prochaine.

PAN M 360 : Super ! De belles écoutes en perspectives. En terminant, aurais-tu un message particulier à adresser à tes fans ?

John Hollenbeck : Je ne tiens rien pour acquis… Chaque concert est pour moi un véritable cadeau. J’apprécie vraiment que les gens viennent nous voir. Je sais à quel point c’est parfois difficile de sortir juste pour aller entendre de la musique. Alors j’apprécie vraiment quand les gens viennent aux concerts, et en général, on passe un super moment. C’est pas compliqué, ça prend juste un petit effort.

PAN M 360 :  Je ne serai pas à Saguenay ce week-end, mais j’ai hâte de voir le concert que vous donnerez au festival de jazz cet été. En attendant, bon voyage et amusez-vous bien au FMC ! Au revoir, John.
John Hollenbeck :  Au revoir.

Crédit photo: Evan Shay

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