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Élisapie, Laura Niquay, Zouz, US Girls, La Sécurité, We Are Wolves, Death From Above 1979, KinjiOO, Bon Enfant, Mike Clay et Maryze sont parmi la presque cinquantaine d’artistes ou groupes invités au festival Santa Teresa, tout au long de ce week-end.
À quelques minutes de Montréal, dans la charmante banlieue de Sainte-Thérèse, se cache chaque année l’un des secrets les mieux gardés de la saison des festivals : Santa Teresa. Plus intime que ses semblables, l’événement se donne pour mission de présenter une programmation éclatée qui sort des sentiers battus, au cœur de la ville sur la rue principale. En plus d’y faire le plein de découvertes musicales, on l’adore aussi pour son atmosphère détendue et les surprises que l’équipe nous réserve. On a eu la chance d’en savoir un peu plus sur cette édition qui se déroule du 8 au 10 mai 2026 en discutant avec Joakim Morin, le directeur de la programmation.
Cette interview est réalisée en partenariat avec La Vitrine
PAN M 360 : Qu’est-ce qui distingue le Festival Santa Teresa de ses semblables?
Joakim Morin : On est un festival que j’aime à dire « champ gauche » avec une programmation très éclatée. L’idée avec la programmation c’est vraiment de ne pas faire comme les autres haha! D’avoir des têtes d’affiche recherchées, en allant piger en Europe, en Angleterre, aux États-Unis ou en Ontario, et qui sont différentes de la saveur du moment. En même temps, on a aussi des artistes locaux et même émergents, auxquels on offre leur première opportunité de festival. On a une programmation qui est unique, avec des spectacles à la fois gratuits et payants, où la découverte est mise en avant et où on se plaît à créer des rencontres improbables avec des artistes qui ne se retrouveraient pas ensemble d’ordinaire. On essaie de concrétiser quelques rêves haha!
PAN M 360 : Quels genres de musique seront à l’honneur lors de cette édition?
Joakim Morin : Notre programmation s’étale sur trois jours et au niveau des spectacles gratuits, ça va vraiment dans tous les sens puisqu’on voulait vraiment que les gens puissent sortir de leur zone de confort musicale. Au niveau de la programmation payante, on établit toujours un peu plus une ligne directrice. Comme il y a toujours une journée de hip-hop à Santa Teresa, on a décidé de frapper fort en ouvrant dans ce sens-là le Vendredi avec Kinji00 mais en le mettant gratuit! Pour le Samedi, comme on assiste à un gros come-back du rock, on a voulu le mettre à l’honneur avec un line-up de rêve : Death from Above 1979, Wavves, La Sécurité et We Are Wolves pour ne nommer qu’eux! En clôture pour le Dimanche, comme ce sera la fête des mères, on a pensé une programmation plus accessible pour que les plus vieux et les plus jeunes en famille y trouvent leur compte avec le passage de Bon Enfant, Mike Clay et plusieurs autres!
PAN M 360 : Est-ce qu’on peut avoir un aperçu des découvertes coup de cœur de cette année?
Joakim Morin : Il y a l’artiste montréalaise MARYZE qui est maintenant basée à Hollywood et qui revient spécialement pour faire un show chez nous. Aussi, je suis un peu biaisé parce que je travaille avec eux mais il y a, oui merci, qui viennent tout juste de sortir un excellent album et qui seront en show gratuit. J’ai récemment découvert Roxanne Izzo, qui fera je pense son seul festival avec nous cet été et parmi les plus gros artistes, j’étais vraiment content de réussir à mettre la main sur Wavves et U.S. Girls qu’on est les seuls à présenter.
PAN M 360 : À quoi ressemble l’atmosphère générale dans les rues de Sainte-Thérèse durant ces 3 jours?
Joakim Morin : Le Festival en tant que tel occupe une portion du quartier central, principalement sur la rue principale. Il y a les shows payants qui ont lieu dans le stationnement adjacent, on a aussi une scène gratuite sur le terrain de l’église. Sur la rue, on a programmé des DJ set, des afters, du karaoké et on a aussi une programmation dans l’ancienne chapelle. Qu’on soit au restaurant, au bar ou au show qui commence dans la rue, il y a des évènements à chaque porte et c’est toute la communauté qui se met en mode festif. À partir de 15h, ça se met vraiment à s’activer et les zones qu’on a installées un peu partout se remplissent, que ce soit le coin des food trucks, le beer garden, les zones de merch, les pop-ups du marché ou même le balcon d’un voisin haha! Il y a toutes sortes de choses qui se passent en simultané, ça arrête jamais donc tu peux te laisser guider par ton envie du moment!
PAN M 360 : Quel type de public retrouve-t-on dans les rues pour l’occasion?
Joakim Morin : On a beaucoup de locaux qui viennent et qui s’intéressent mais comme c’est quand même une petite communauté, c’est limité alors on peut toujours compter sur les gens des grands centres comme Laval et Montréal pour venir faire un tour! On porte toujours une attention particulière à ne pas trop s’approcher des programmations de ces lieux-là afin de conserver notre caractère distinctif et qu’on ne se marche pas trop sur les pieds haha! Il y a beaucoup de gens de la couronne Nord aussi qui se déplacent pour venir participer aux festivités. C’est super bon pour l’économie locale : les terrasses et les boutiques sont pleines! On attire aussi les curieux, ceux qui sont à la recherche de découvertes plus nichées, puisque les gens sont rendus vraiment décomplexés par rapport aux genres et ont une belle ouverture d’esprit.
PAN M 360 : Quels sont les enjeux de financement pour un événement comme le vôtre?
Joakim Morin : Les coupures se font grandement sentir… La programmation de cette année, c’est environ 50% du budget de l’année dernière donc c’est sûr que ça paraît. On essaie de se tourner vers de nouveaux partenaires mais encore là, eux aussi ont des inquiétudes budgétaires parce que les temps sont durs pour tout le monde : les diffuseurs, les labels et les artistes. C’est sûr qu’on fait plus partie de la catégorie des petits festivals donc on est aussi dans les moins financés… mais je pense qu’il y a vraiment un débat politique qui doit s’installer et qui doit venir encadrer, avec des lois, ce qui se passe au niveau des subventions. Mais ça c’est un autre débat haha!
PAN M 360 : Pouvez-vous nous en dévoiler davantage sur l’édition de cette année? Nous réservez-vous quelques surprises?
Joakim Morin : Ce qu’on offre, c’est une expérience intimiste qui ouvre la porte à des moments magiques, à une proximité et à une connexion qu’il est rare de trouver dans de plus gros évènements. Comme on a certains noms assez nichés, on a aussi beaucoup d’artistes qui sont là dans le public donc c’est assez fréquent que les gens vont prendre des selfies avec eux ou partageront un bon moment. Pour ce qui est des ajouts, cette année on a décidé d’ajouter beaucoup de DJ sets d’artistes qui sont dans la programmation pour permettre aux gens de les découvrir différemment, sous un autre angle. C’est toujours le fun je trouve de découvrir les playlists des musiciens, ils ont souvent très bon goût haha! Santa Teresa, c’est un petit festival de BONNE MUSIQUE, point.
PAN M 360 : À quelques jours de l’évènement, êtes-vous déjà en train de penser à la prochaine édition?
Joakim Morin : En fait oui haha! Puisqu’il y a des choses qui se passent cette année que j’aurais aimé qui se passent l’année dernière haha alors ça va aller dans la programmation de 2027! Quand quelque chose ne fonctionne pas ou que le timing n’est pas là, on se dit toujours avec les agents qu’on essaie pour l’année suivante. C’est pas toujours tout ce qu’on veut programmer qu’on peut programmer alors on navigue entre possibilités, solutions et budget. Une chose est sûre, si tout va comme je l’espère, le calendrier de l’année prochaine sera hallucinant!
PAN M 360 : Le mot de la fin ?
Joakim Morin : Encouragez les plus petits festivals! Si vous avez un festival que vous aimez et auquel vous allez chaque année, prenez une chance et découvrez-en un autre haha! Sortez de la métropole : il y a plein de belles surprises qui vous attendent!























