Pays : Argentine Label : Sonamos & RGS Disco Genres et styles : Experimental / latino / rock Année : 2025

Juana Molina – Doga

· par Michel Labrecque

Juana Molina est une étrange et passionnante « bibitte musicale » issue de l’Argentine. Une ancienne actrice et vedette de la télévision, qui s’est transformée en musicienne surprenante qui marie le rock, les racines argentines et l’expérimental électronique comme peu d’artistes y arrivent. 
Doga est son huitième album solo et son premier depuis huit ans. Parmi ses fans, on trouve David Byrne et la Canadienne Feist. Pas étonnant: Juana Molina possède la même fibre voulant pousser la musique pop vers des contrées inexplorées et dans des registres émotifs profonds. 


J’ai découvert Juana Molina en 2002, alors que j’étais journaliste en Amérique du Sud, basé au Brésil. J’ai été immédiatement séduit par Tres Cosas, un album tout en douceur, indubitablement teinté de folklore latino, mais enrobé par des synthétiseurs aux sonorités intrigantes. Au fil des albums suivants, la musique s’est faite moins berçante, plus rock, avec moins de guitare et de plus en plus d’électronique et de percussions. Et toujours cette voix discrète qui raconte des histoires souvent absurdes sur la condition humaine.

Doga est un prolongement de son opus précédent, Halo (2017) au niveau des arrangements, mais Juana ne cesse de creuser, de défricher de nouvelles sonorités avec ses claviers ou guitares. Vous croyez entendre des violons un peu désaccordés ou des instruments chinois, mais en réalité vous entendez des sons trafiqués et tripotés par des machines.

Une curiosité: « Caravanas », la quatrième pièce, a été enregistrée à Montréal, avec Sarah Pagé à la harpe, Andrew Barr aux percussions et Robbie Kuster à je ne sais trop quel clavier ou batterie. Juana Molina a participé à l’hommage à Lhasa De Sela en septembre 2024. Peut-être que ceci explique cela.

Il semble que l’accouchement de Doga ait été compliqué. Juana Molina et ses deux complices pour l’album avaient enregistré trop de matériel, la compositrice semblait s’être perdue dans les méandres de ces multiples bandes. Mais finalement Doga est arrivé et, à l’âge de 64 ans, Juana Molina transpire le goût de vivre et de découvrir encore et toujours.

Soyez prévenus: la dépendance augmente avec l’usage. Plus on écoute, plus on découvre de nouvelles couches sonores.

Tout le contenu 360

Jocelyn Morlock – Artemis Sleeps

Jocelyn Morlock – Artemis Sleeps

Josh Warren – The Path

Josh Warren – The Path

WDR Sinfonieorchester Köln, Joseph Bastian – Mel Bonis : Orchestral Works

WDR Sinfonieorchester Köln, Joseph Bastian – Mel Bonis : Orchestral Works

Jack M Campbell, Andreas Kahre, Alexander Varty – No Room For Error

Jack M Campbell, Andreas Kahre, Alexander Varty – No Room For Error

Domaine Forget 2026 | Concert final aux accents de fleurs et de couronnes

Domaine Forget 2026 | Concert final aux accents de fleurs et de couronnes

Orientalys 2026 | La fièvre Bollywood du samedi soir

Orientalys 2026 | La fièvre Bollywood du samedi soir

Découvrez Le Qafila : groupe de pop, fusion soufie, bhangra indienne à Montréal

Découvrez Le Qafila : groupe de pop, fusion soufie, bhangra indienne à Montréal

Orientalys 2026 | Nuit blanche kabyle, « traversée sensible de la mémoire »

Orientalys 2026 | Nuit blanche kabyle, « traversée sensible de la mémoire »

Domaine Forget 2026 | Vienne immortelle et classique : dialogues entre Haydn, Beethoven, Mozart…et Labadie

Domaine Forget 2026 | Vienne immortelle et classique : dialogues entre Haydn, Beethoven, Mozart…et Labadie

mary in the junkyard – Role Model Hermit

mary in the junkyard – Role Model Hermit

Orientalys 2026 | Rakcha Band, jazz-funk-fusion de Tunisie transplanté à MTL

Orientalys 2026 | Rakcha Band, jazz-funk-fusion de Tunisie transplanté à MTL

L’OSM au BIG O, un cinquantenaire pop symphonique

L’OSM au BIG O, un cinquantenaire pop symphonique

Orientalys 2026 | DJ Mina, du chant sacré au DJisme oriental !

Orientalys 2026 | DJ Mina, du chant sacré au DJisme oriental !

Orientalys 2026 | Du 13 au 16 août, les meilleures prises du festival!

Orientalys 2026 | Du 13 au 16 août, les meilleures prises du festival!

Présence autochtone | En attendant la (vraie) Grande Paix de MTL, Forestare, Joséphine Bacon, Richard Desjardins et tant d’autres sur scène

Présence autochtone | En attendant la (vraie) Grande Paix de MTL, Forestare, Joséphine Bacon, Richard Desjardins et tant d’autres sur scène

Orientalys 2026 | Qi Shen et Jasmine Xu, un duo erhu/piano, mère/fille, à découvrir

Orientalys 2026 | Qi Shen et Jasmine Xu, un duo erhu/piano, mère/fille, à découvrir

Présence autochtone | Leonard Sumner, une autre perspective

Présence autochtone | Leonard Sumner, une autre perspective

Margaret Glaspy – I Am Both

Margaret Glaspy – I Am Both

DOMi & JD BECK – WHO ASKED?

DOMi & JD BECK – WHO ASKED?

Présence autochtone | Rei hydrate et décolonise

Présence autochtone | Rei hydrate et décolonise

Présence autochtone | Big Tones et DJ Shub, indigènes du présent et de l’avenir

Présence autochtone | Big Tones et DJ Shub, indigènes du présent et de l’avenir

Orientalys 2026 | Alex Iskandar : porteur de traditions de l’Asie centrale à Montréal

Orientalys 2026 | Alex Iskandar : porteur de traditions de l’Asie centrale à Montréal

Présence Autochtone I Anyma Ora envoûte la Place des Festivals

Présence Autochtone I Anyma Ora envoûte la Place des Festivals

Jacob Wutzke – Double Down

Jacob Wutzke – Double Down

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné