Lors des éditions passées du FME, je me souviens toujours du dernier concert comme d’un moment où j’étais complètement épuisé, me balançant doucement dans un sous-sol, luttant pour préserver mes dernières cellules face à l’assaut d’une musique trance et monotone.
Comme vous pouvez l’imaginer, j’étais ravi d’apprendre que le dernier spectacle cette année se déroulerait non seulement en plein air, mais qu’il mettrait en vedette Automelodi, un artiste synthpop exceptionnel et énergique venu faire la fête. Automelodi, également connu sous le nom de Xavier Paradis, est une figure solitaire sur scène, entourée de synthétiseurs, de beatpads et de pieds de micro. Après avoir lancé sa carrière en 2006, le musicien montréalais profite aujourd’hui d’un regain, retrouvant la scène à l’occasion de plusieurs sorties prévues en 2025.
Avec des voix déformées et saturées de réverbération, des changements de tempo vertigineux et entraînant, la musique est urgente, vivante et incite même mon pauvre corps fatigué par la gueule de bois à danser une dernière fois pour clôturer le festival. Nous, les quelques-uns qui étions restés jusqu’à la fin de la nuit, avons été anéantis de le voir terminer son set, alors que nous supplions pour juste un dernier morceau sale, sauvage et déchaîné, pour clore la soirée. Bien que ce rappel ne nous ait pas été accordé, j’étais quand même heureux que FME ait choisi de clôturer la programmation de cette année avec un artiste aussi universellement apprécié. Un coup de cœur garanti.























