classique / période romantique / Piano

Ronald Brautigam – Les impromptus de Schubert à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

L’un des meilleurs interprètes actuels du pianoforte propose un programme tout Schubert, à l’image de son plus récent disque paru chez BIS. Celui qui fut l’élève du grand Rudolf Serkin est réputé expert dans le répertoire du romantisme naissant et en fait ici la démonstration avec ces Impromptus attachants.

One of the world’s leading fortepianists presents an all-Schubert programme in the wake of his 2024 Schubert sonatas album for BIS Records. Brautigam, who studied under the great Rudolf Serkin, displays his mastery of the early Romantic repertoire by performing Schubert’s beloved Impromptus.

Programme/program

SCHUBERT Impromptus, D. 899 et/and D. 935

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Ce contenu provient de la salle Bourgie et est adapté par PAN M 360

classique / musique contemporaine / poésie

Brett Polegato & Stephen Hargreaves à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

La poésie est au cœur de ce concert qui illustre la manière dont les compositeurs puisent leur inspiration dans les textes de grandes femmes de lettres, de la Torontoise Gil Adamson à l’Américaine Emily Dickinson. Leurs mots sont ici portés par le baryton Brett Polegato, renommé pour sa voix brillante et envoûtante.

This vocal recital has poetry at its core. With his brilliant baritone voice, the renowned Brett Polegato sings the words of great women authors from Emily Dickinson to Torontonian Gil Adamson, showing clearly why their poems have inspired composers past and present.

Programme

VAUGHAN WILLIAMS Four Poems by Fredegond Shove (extraits)
Julian PHILIPS Swift Partitions (extraits) sur des poèmes d’Emily Dickinson  
John ESTACIO Création inspirée sur des poèmes de Gil Adamson 
Matthew RICKETTS Songs for Judith sur des poèmes de Edna St. Vincent Millay

Program

VAUGHAN WILLIAMS Four Poems by Fredegond Shove (excerpts)
Julian PHILIPS Swift Partitions (excerpts) on poems by Emily Dickinson  
John ESTACIO New work inspired by poems by Gil Adamson (premiere)
Matthew RICKETTS Songs for Judith on poems by Edna St. Vincent Millay

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Ce contenu provient de la salle Bourgie et est adapté par PAN M 360

classique / Piano / post-romantique

Intégrale des sonates pour piano de Prokofiev – Concert 2 : Un nouveau classicisme à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

L’un des 15 meilleurs pianistes canadiens de tous les temps selon la CBC, David Jalbert nous mène sur le chemin passionnant des sonates pour piano de Prokofiev ! Dans une intégrale en trois concerts-événements, ce projet s’inscrit dans la foulée de ses enregistrements chez ATMA Classique. Entre introspection et virtuosité, romantisme et modernité, ces œuvres reflètent le parcours et la vie de ce compositeur visionnaire.

This concert echoes the performers’ Japanese and European roots—a blend of influences also found in the music of Tōru Takemitsu, an illustrious Japanese composer who was profoundly influenced by Debussy. Spirited and lyrical sonatas by Mozart and Brahms perfectly round out this programme.

Programme

PROKOFIEV
Sonate pour piano no 4 en do mineur, op. 29
Sonate pour piano  no 2 en ré mineur, op. 14
10 pièces pour piano, op. 12 (extraits)
Sonate pour piano no 6 en la majeur, op. 82

Program

PROKOFIEV
Piano Sonata No. 4 in C minor, Op. 29
Piano Sonata No. 2 in D minor, Op. 14
Ten Pieces for Piano, Op. 12 (excerpts)
Piano Sonata No. 6 in A major, Op. 82

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Ce contenu provient de la salle Bourgie et est adapté par PAN M 360

danse / électronique / minimaliste / post-minimaliste

Submergés par (LA)HORDE

par Frédéric Cardin

Dans Age of Content, présenté du 27 février au 7 mars 2026 au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts à Montréal, les spectateur.trices sont frappés de plein fouet par un feu roulant d’esthétisme urbain post-industriel. Je peux témoigner de la force de cette création hyper actuelle qui questionne la nature humaine, et ce dans une construction qui va à contresens des développements contemporains. 

Fétichisme machiniste

L’intérieur d’un entrepôt industriel. Une voiture entre à travers les rideaux du fond de la scène. Une carcasse de voiture plutôt, un simple squelette téléguidé, sur lequel une première danseuse commencera à lover, jusqu’à une sorte de fétichisme sexuel façon Crash de David Cronenberg. N’y a-t-il pas une sorte de masturbation auto-selfiste chez chaque personne qui cherche à s’approprier un outil (mécanique/électronique) afin de grimper à son sommet? Pourquoi? Attirer l’attention? C’est exactement ce qui arrive. Et quand on invite les autres à admirer ce que nous sommes et ce que nous possédons, on les invite aussi, potentiellement, à vouloir nous l’enlever. Là vous avez compris ce qui s’en vient.

L’humain est conflit

Un autre danseur arrive, veut s’approprier la machine. Combat. D’autres se joignent à la rixe, qui devient une guerre civile. La voiture elle-même danse (ingénieux système hydraulique la faisant tanguer de gauche à droite et d’avant en arrière), sur une musique qui oscille entre l’ambiant électro, le choral céleste et la techno pulsatile. Bravo Pierre Aviat pour éviter de tout noyer dans le beat, sans s’en priver occasionnellement. Ça rend l’ensemble bien plus subtil, plus raffiné, moins littéral. Et absolument pas superficiel. 

Finalement, qu’est-ce ici? Une humanité qui s’abaisse devant la mécanique? Qui s’efface devant la technique/culture synthétique du web? C’est ce que l’on devine. Mais il y a peut-être plus aussi. Votre humble chroniqueur a raté la discussion pré-spectacle. Je me permets donc de coucher ici des impressions et des intuitions. Aidé aussi par l’indispensable ‘’+1’’ qui accompagnait ma soirée. Merci Claudia de tes lumières! 

Impressions et intuition seront d’ailleurs les principaux recours de la plupart de ceux et celles qui iront voir ce spectacle foudroyant. 

Voici donc un premier tableau (il y en aura quatre) disséqué. On est déjà happés. LA(HORDE) est un trio de chorégraphes/artistes de danse qui est à la tête du Ballet national de Marseilles. Vous avez déjà vu ça ailleurs vous, une compagnie de danse classique menée par un trio d’artistes biberonnés à la culture street/geek/platiniste? Alors làa, chapeau pour l’audace. Ça marche fort. 

Mais continuons.

Les androïdes et leurs fantasmes

Un deuxième tableau met en scène un premier personnage que l’on identifie rapidement comme un robot. Pas le genre des années 80, un peu trop carré dans ses mouvements. Plutôt les plus récents modèles. Ceux qui s’apprêtent à entrer dans nos maisons, dans nos usines, dans nos restos. Et qui feront un travail semblable au nôtre. Il y a quand même quelque chose de saccadé dans les mouvements, mais avec une plus belle élégance, une sorte de fluidité ponctuée de pulsations vitales, comme des respirations mécaniques. Bref, ledit roboto est rejoint par d’autres, et d’autres. Ils sont partout. Ont-ils remplacés les humains? À savoir. Mais quelque chose se passe : ils commencent à s’ausculter mutuellement, à se ‘’physicaliser’’ ensemble dans des simulacres violents et maladroits d’une sorte d’échanges sexuels. 

Au fond de la scène, les rideaux ont laissé place à un décor sombre et brumeux. On est dans Blade Runner, ou comme. Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? C’est le titre original que Philip K. Dick avait donné à sa nouvelle qui a inspiré le film bien connu (Do Androids Dream of Electric Sheep?). Ici, on se demande s’ils forniquent à l’aide de tiges télescopiques et de cavités huilées au WD-40. Toujours cette musique qui mélange minimalisme, transcendance chorale et beat grondant. Incertitude, donc, mais beauté, séduction, malgré l’étrangeté. Et ça bouge, ça bouillonne d’énergie contenue puis relâchée. On ne peut détourner le regard. 

Chorégraphier la sexualité

Le troisième tableau laisse un peu plus perplexe, même s’il est fascinant. On se demande si les humains sont revenus ou si ce sont les androïdes qui ont ‘’mutés’’? Bref, poursuivant sur la lancée précédente, on les voit devenir totalement lubriques, dans une sorte d’orgie virtuose, à la fois explicite et anti-vulgaire. J’ai rarement vu telle capacité à évoquer différents actes sexuels, presque pornographiques, avec une si parfaite réussite à le faire dans l’élégance et le respect. Vous devrez le voir pour comprendre. 

Extase finale

Le dernier tableau est une sorte d’extase sensorielle qui convoque les yeux (véritable tornade tournoyante chorégraphique) et les oreilles (musique de Philip Glass : The Grid extrait de Koyaanisqatsi). Pendant une quinzaine de minutes qui tournent au buzz collectif et à la transe esthético-spirituelle, les danseurs semblent célébrer la vie de la manière la plus viscérale et exutoire possible, dans une explosion de bonheur. 

Victoire de l’humain? De l’humanisme? Ou d’une symbiose devenue parfaite entre la machine et l’organique, ce qu’on appelle le transhumanisme? Peu importe. C’est juste magistral, enlevant, envoûtant, totalement prenant. On est à bout de souffle. On imagine même pas les artistes eux-mêmes. 

Age of Content se poursuit jusqu’au 7 mars 2026. Ne manquez surtout pas ça. 

DÉTAILS ET BILLETS

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La danse qui vit, la vie qui chante et la musique qui danse : époustouflant  »Sol Invictus »

La Création de Haydn aux Grands Ballets : Et ils trouvèrent que c’était Bon…

baroque / classique

OSM : Le Requiem Allemand par Kent Nagano

par Rédaction PAN M 360

Le chef émérite de l’OSM, Kent Nagano, dirige le poignant Requiem allemand de Brahms, tel qu’il fut donné en 1868 à Brême en Allemagne. Cette version historique, présentée pour la toute première fois à l’OSM, intègre des extraits d’œuvres baroques, de la Passion selon St Mathieu de Bach et du Messie de Handel. Ces pièces musicales mettent en perspective l’héritage de Brahms et soulignent le lien du compositeur avec la grande tradition musicale germanique. Une œuvre qui invite à une réflexion profonde sur la vie et la mort. Un rendez-vous musical unique !

OSM Conductor Emeritus Kent Nagano leads a moving performance of Brahms’ A German Requiem, as it was presented in 1868 in Bremen, Germany. Making its debut at the OSM, this historic recreation includes excerpts from Baroque masterpieces such as Bach’s St. Matthew Passion and Handel’s Messiah. These musical selections offer insight into Brahms’ artistic heritage and underscore his profound connection to the rich German musical tradition. This masterpiece invites deep contemplation on life and death, promising a truly exceptional musical journey.

Programme

Johannes Brahms, Un Requiem allemand, sur des textes de l’Écriture sainte, op.45 (version Bremen 1868)
Johann Sebastian Bach, Passion selon Saint Mathieu, BWV 244 : « Erbarme dich, mein Gott »
Georg Friedrich Handel, Le Messie, HWV 56 (orch. W. A. Mozart) – extraits Œuvres pour violon et orgue de Bach, Tartini et Schumann

Program

Johannes Brahms, A German Requiem, from words of the Holy Scripture, Op. 45 (1868 Bremen version)
Johann Sebastian Bach, St. Matthew Passion, BWV 244: “Erbarme dich, mein Gott” (6 min)
George Frideric Handel, Messiah, HWV 56 (orch. W. A. Mozart) – excerpts

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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

chanson française / Chanson francophone

Une parenthèse de douceur avec LiKouri et son trio

par Sandra Gasana

Non seulement nous avons eu droit à un spectacle exceptionnel, intime et très touchant, mais on a également beaucoup ri hier soir au Ministère, dans le cadre de la 2ème soirée de la série MOZAÏK de Vision Diversité. On avait l’impression d’entrer dans la chambre de LiKouri (sa lampe de chevet faisait partie du décor) qui était accompagnée par Charles Cantin à la voix et à la guitare et Isabelle Gaudreau à la clarinette.

La complicité entre Li et Charles était évidente, elle l’était moins avec Isabelle qui n’avait pas de micro pour interagir avec le public comme les deux autres. Cela dit, ses solos de clarinette ou tout simplement son talent de musicienne nous en a mis plein la vue.

L’éclairage était également central lors de ce spectacle intimiste puisqu’il contribuait à l’atmosphère désirée pour ce show : découvrir les artistes dans ce qu’il y a de plus profond en eux.

Les chansons figurent toutes dans l’album Dans mon quartier paru l’automne 2025 et c’est lors d’une résidence de 10 jours à la Maison de la culture de Ahuntsic que toute la magie s’est opérée. D’abord entre Li et Charles, puis s’est jointe Isabelle dans un deuxième temps.

La première partie du concert était sans accordéon pour LiKouri, durant laquelle on pouvait pleinement apprécier sa voix unique qui flirtait avec l’opéra par moments. Sans forcer, elle parvenait à nous donner des frissons, notamment lors de la chanson « Verde Lima », dans laquelle elle chante en espagnol, accompagnée par Charles qui faisait les chœurs. Isabelle passait d’une clarinette à l’autre, selon la chanson.

Entre les chansons, quelques anecdotes, souvent très drôles surtout lorsqu’elle parle de la chanson «Statue» ou encore lorsqu’elle partage l’histoire derrière la chanson « O’dji Comeback ». D’ailleurs, je suis allée la chercher sur Youtube en rentrant, tel que demandé par les artistes.

Le jeu de guitare de Charles était également très impressionnant. D’une chanson à l’autre, il parvenait à créer une ambiance totalement différente, rajoutant du relief au spectacle.

Au milieu de la soirée, LiKouri s’installe avec son accordéon et ensemble, le trio nous emporte ailleurs, notamment sur la chanson « La valse » qui rappelle la vielle chanson française, aux allures de Piaf.

Mais le moment fort de la soirée était sans aucun doute durant la chanson « Les ou Les » où le public s’est fait un plaisir de chanter en chœur.

Autre moment marquant de la soirée, la section de chansons instrumentales. Pas de mots, juste les trois instruments qui dialoguent entre eux, sans monotonie, avec des moments doux et plus rythmés, le tout de manière tout à fait organique.

Cela dit, la chanson qui m’est restée en tête après le concert est « Je recommencerai pour ne rien changer », sûrement parce que c’était la dernière du répertoire, mais je ne la retrouve pas dans l’album Dans mon quartier. Va falloir que je fasse mon enquête pour la retrouver. Une chose est sûre : si toutes les soirées de MOZAÏK sont aussi touchantes que celle de LiKouri et son trio, je serai sûrement au rendez-vous puisqu’en ces temps troubles, un peu de douceur nous fait le plus grand bien.

Crédit photo: Peter Graham

danse / période classique

La Création de Haydn aux Grands Ballets : Et ils virent que c’était Bon…

par Frédéric Cardin

La Création de Haydn est un remarquable oratorio écrit à la fin de la vie du compositeur. La création de La Création (Die Schöpfung en allemand) a eu lieu en 1799. Hier soir, à la Place des Arts de Montréal, une très belle et inspirante vision chorégraphique, signée Uwe Scholz (1958-2004) en 1991, était présentée dans une version enrichie par l’art du peintre Jean-Paul Riopelle, une idée audacieuse mais, au final, payante. 

Et la lumière fut…

Très peu d’accessoires scéniques sont requis dans cette production. Aucun en fait, sinon une structure soutenant une armada de spots lumineux, utilisée uniquement pendant quelques minutes au début et à la fin de l’œuvre. Utilisée ostentatoirement, même, quand quelques minutes après le tout début du premier mouvement, Introduction. Die Vorstellung des Chaos. Largo (Prélude : la représentation du Chaos), lesdits spots ont été orientés directement vers les spectateurs, ainsi totalement aveuglés par l’éclairage. ‘’Et la Lumière fut’’, certes, mais affirmé peut-être un peu fort, mettons. Les spectateurs autour de moi riaient. Ça ne doit pas être le but, j’imagine. 

Cela dit, c’est un détail qu’on finit par oublier, car de très beaux moments sont offerts dans cette chorégraphie, fréquemment reprise partout dans le monde tellement elle ‘’sonne’’ juste. 

Je ne prétendrai pas être un spécialiste de danse, seulement un humble amoureux de cet art, particulièrement en relation avec la musique. Et comme PanM360 se veut un média consacré à la musique, c’est à travers la relation de la chorégraphie à la partition de Joseph Haydn que j’écrirai cette recension de la première du ballet La Création hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier. 

Symbiose danse-musique

Dans La Création, Haydn construit une narration assez fidèle au récit mythique de la création du monde, en une trentaine de morceaux qui alternent entre petites formations et grands ensembles, passages menés par les solistes (une soprano, un ténor et une basse) et impressionnantes portions chorales. Scholz respecte ces découpes tout en lovant ses constructions sur celles de la musique : solos, pas de deux, et petits ensembles se collent aux passages chambristes de la musique, alors que les choeurs, qui se veulent monumentaux, sont bien appuyés par le corps entier des GBC.

La Création présente le mythe du Chaos faisant place à la Lumière puis au Monde, à la Nature, aux Animaux puis aux Humains (Adam et Ève), sous l’impulsion de Dieu. Bien que l’explicité de la conception de Scholz soit plutôt tournée vers le symbolisme, on comprend assez vite la relation des gestes avec le déroulement du synopsis. Au début, les danseurs sont comme ‘’enfermés’’ par la structure porteuse de l’appareillage lumineux, et enfin ‘’libérés’’ lorsque celle-ci disparaît. 

Ensuite, les numéros s’enchaînent en offrant une lecture sensorielle, impressionniste, de l’arrivée des différents éléments de la création divine. Les danseurs et danseuses sont tous vêtus de blanc, ramenant efficacement leurs mouvements à l’idée de lumière et de pureté originelles. 

C’est dans les numéros collectifs qu’on est le plus touchés par la vision de Scholz. Le corps complet évolue dans une fluidité collective presque aérienne, dans des entrelacs qui évoquent avec une connexion intuitive le contrepoint des fugues chorales de Haydn. Des moments chaudement applaudis par le public, a raison. À l’opposé, c’est dans les épisodes solistes ou en duo que certaines longueurs se manifestent. On sent moins bien la relation du visuel avec le musical. Une exception à noter : le dernier pas de deux, sur le Holde Gattin… Der tauende Morgen (Chère épouse… La rosée du matin), est d’une merveilleuse tendresse, et habillé d’une douce sensualité. 

Riopelle en filigrane

L’ajout de tableaux de Jean-Paul Riopelle en projection au fond de la scène est une belle idée. Ivan Cavallari s’est, on le devine, laissé inspirer par le caractère des différentes œuvres abstraites du peintre québécois. Sans obstruer ou s’imposer sur l’esprit des numéros exécutés par les musicien.ne.s et les danseur-euse.s, les tableaux accompagnent plutôt en filigrane l’essence expressive des différents mouvements. Plus ou moins ‘’lumineux’’ ou ‘’sombres’’, chargés ou dépouillés, les peintures issues de la palette du génial artiste offrent une sorte de commentaire sur l’action scénique, tout en guidant de façon diffuse et subtile les émotions de ceux et celles qui regardent. Jamais on a senti que l’exercice était plaqué artificiellement. C’est déjà une réussite. 

Des solistes convaincants

Au niveau purement musical, je souligne la belle prestation des trois solistes, Andréanne Brisson-Paquin, soprano, Philippe Gagné, ténor et Clayton Kennedy, basse, dont la projection est malheureusement atténuée par la salle elle-même. Désormais habitués (et gâtés) par la Maison symphonique, on oublie facilement à quel point Wilfrid-Pelletier est un véhicule imparfait pour ce genre de musique. M’enfin, on est quand même en mesure de reconnaître la beauté interprétative des artistes dans la fosse d’orchestre. Bravo, donc, même si on n’égale pas encore (pour moi), une certaine Gundula Janowitz, avec Walter Berry et Fritz Wunderlich (avec Karajan chez DGG). 

L’orchestre des Grands Ballets est très correct, mais souffre d’aigreur dans certains passages de cordes, surtout au début de la soirée. Une fois ou deux, c’était même faux. Ailleurs, quelques décalages rythmiques entre le chœur et l’orchestre ont été entendus. Par contre, le chœur lui-même offre de belles performances. Niveau texture sonore, un peu de minceur est à noter si l’on compare à ce qui se fait de mieux. Il faut dire que cette musique n’est pas le pain et le beurre habituel de l’ensemble. 

Malgré ces remarques techniques, l’ensemble est agréable et ne pourra que se raffiner aux cours des prochaines représentations. 

Ne fut-ce que pour les inspirants numéros collectifs, mais aussi pour la relation fine, presque ineffable, des peintures de Riopelle avec l’état d’esprit de cette Création Haydn/Scholz, je vous souhaite de pouvoir plonger dans l’expérience. La Création se poursuit jusqu’au 1er mars. 

DÉTAILS ET BILLETS

musique contemporaine

Le Duo Étrange dissipe tous les doutes (s’il y en avait)

par Frédéric Cardin

Mardi soir, le 24 février 2026, était donné le concert de lancement de l’album I Wish I Were Dead du Duo Étrange à la salle Bourgie à Montréal. Je ne reviendrai pas sur les pièces individuelles, dont j’ai passablement parlé dans ma recension de l’album, ainsi que sur les circonstances de l’élaboration de ce disque, qui sont abondamment évoquées dans l’entrevue que j’ai réalisée avec les deux artistes, la soprano Vanessa Croome et la violoncelliste Sahara von Hattenberger. 

LISEZ LA CRITIQUE DE L’ALBUM I WISH I WERE DEAD

REGARDEZ L’ENTREVUE AVEC LE DUO ÉTRANGE

Performance saisissante de Vanessa Croome

Je focaliserai mon attention sur la performance des deux jeunes artistes. Tout le public présent a remarqué, je ne pense pas m’égarer en affirmant cela, la très grande qualité de la voix de Vanessa Croome. Un soprano fluide, aérien mais avec du tonus, agile et agréablement brillant dans des aigus élevés, capable de descentes convaincantes dans des zones de mezzo. 

Mais ce qui a probablement marqué le plus fortement les mélomanes présents, c’est l’excellent jeu expressif de la jeune artiste. Une remarquable facilité dans l’évocation des états d’âmes, et une indéniable authenticité des affects concomitants aux textes et aux lignes musicales, d’ailleurs très bien maîtrisées. 

Je me la suis tout de suite imaginée sur scène, à l’opéra. Ce qu’elle a fait un peu à date, mais souvent. Avis aux directeurs artistiques du pays (et principalement du Québec). On souhaite la conserver chez nous le plus longtemps possible!!

Sahara la violoncelliste à retenir

Côté violoncelle, Sahara von Hattenberger démontre beaucoup de caractère, une technique impeccable et une imprégnation émotionnelle forte, sans enflure affectée. Une superbe interprète, que l’on souhaite, elle aussi, garder à Montréal longtemps. Sachez qu’elle vit désormais partiellement à New York en raison de sa participation dans le Chamber Orchestra of New York. Je lance l’appel à toustes les directeurs artistiques et généraux d’ensembles instrumentaux à Montréal et au-delà : recrutez cette dynamique voix du violoncelle avant qu’il ne soit trop tard!

Question programmation, on a entendu la même liste que sur l’album, avec les très belles pièces Dans un sentier tout parfumé et Danger, peur, honte de Fong Jeffrey. Inspirées de textes de la France médiévale, elles ont pris des atours encore plus séduisants en vrai, portées par la présence de Vanessa Croome. 

Je me suis encore délecté du partiellement exotique Tree of Life de Maya Fridman, et de ses circonvolutions dédalesques, mais envoûtantes. Et puis, je me suis régalé, comme lors de l’écoute de l’album, des Quatrains of Wisdom de Airat Ichmouratov. Le compositeur était sur scène pour accompagner les artistes avec sa clarinette et, surtout, son fabuleux duduk. 

Autre bon coup signé Nicole Lizée

Nicole Lizée a de nouveau frappé dans le mille avec son Urbexcelsis (une co-commande avec la salle Bourgie), dans lequel une trame électronique partiellement exécutée live accompagne les deux artistes, qui ajoutent à leur tâche ‘’normale’’ la manipulation de percussions rudimentaires, telles qu’un morceau de tuyau, une chaîne dans un seau métallique, et une perceuse! Je recommanderai de revoir la partition de la perceuse car on ne l’entendait pratiquement pas, souvent pas du tout. N’empêche, l’atmosphère de cité cyberpunk abandonnée et en ruines était fascinante et très réussie. 

La prémisse du concept d’album de Duo Étrange est de dire que les créations de musique contemporaine méritent d’être entendues plus d’une fois. Espérons que ce sera le cas ici. Mais une chose est certaine : nous voulons entendre ce duo très souvent à nouveau. Ce qui, en vérité, sera possible! Voyez les dates ci-dessous.

Sahara von Hattenberger

22 avril 2026

RÉCITAL AVEC DAVID BRONGO : UNE NUIT DE VIOLONCELLE ET DE PERCUSSIONS

Au Centre canadien d’Architecture à Montréal, QC. Faisant partie de la série précédemment tenue à la bien-aimée Chapelle Historique du Bon-Pasteur.

Présentant principalement des œuvres pour violoncelle et timbales de Perruchon, et plus encore.

Duo Étrange

30 avril 2026

Le Duo Étrange présente Le Grand Macabre de Ligeti, arrangé pour violoncelle et soprano percussionniste, à l’Espace bleu du Wilder à Montréal, QC.

expérimental / contemporain / Musique de création

Le Vivier / Semaine du Neuf | Megumi Masaki, « Hearing Ice » / Les mots de la direction artistique

par Rédaction PAN M 360

Le projet HEARING ICE de Megumi Masaki cherche à mobiliser un changement social et environnemental positif à travers le partage d’histoires personnelles, de faits scientifiques, de gestes et d’œuvres artistiques interactives.

Directeur artistique du Vivier, Jeffrey Stonehouse résume:

“C’est un énorme projet de recherche-création sur lequel Megumi Masaki travaille depuis longtemps. Megumi Masaki est pianiste, professeure à l’Université de Brandon (Manitoba) et a aussi été directrice de la section de musique au Banff Centre durant quelques années. Pour ce projet, Megumi s’intéresse au réchauffement climatique et à son effet sur la glace.Et chaque œuvre rassemble différents artistes, scientifiques, membres de la communauté. C’est aussi présenté comme un documentaire sonore en interaction en temps réel via l’interprète. Nous avons aussi des  œuvres de Keith Hamel, Ian Cusson, Ollie Hawker, Carmen Braden, Benjamin McGregor.”

Plus précisément, peut-on lire dans le programme officiel:

L’artiste vise à sensibiliser au changement climatique affectant la glace et à amplifier les voix des communautés impactées grâce à la recherche, au développement et à la création de nouvelles œuvres narratives substantielles pour piano et multimédia. Chaque œuvre rassemble différents artistes, scientifiques et communautés pour explorer des perspectives distinctes sur la crise climatique ; les interactions dynamiques au sein du projet placent au centre un environnement commun où toutes les voix ont le même poids. 

Partenaires: Réseau canadien des musiques nouvelles …

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Programme

  • Keith Hamel: Melt for piano, live interactive electronics and video , 2022 pour musique, électronique interactive en direct et vidéo interactive – texte: Greta Thunberg
  • Ian Cusson: Frozen Road for piano, electronics and video , 2022 (Vidéo : Brendan Briceland. Voix électronique : Amber King. Commande de Megumi Masaki avec le soutien du Conseil des arts du Canada.)
  • Keith Hamel: Piano Games for piano, live interactive electronics and video game
  • Ollie Hawker: And bleak blew the easterly wind , 2022 (Conception et commande de Megumi Masaki avec le soutien de Creative Scotland – vidéo : Katie Muir – recherche sur les névés : Iain Cameron) pour pour piano, électronique interactive en direct et vidéo
  • Carmen Braden: See the Freeze, Hear the Thaw , 2022 (Film : Caroline Cox et Benjamin McGregor – liaison culturelle : Tiffany Ayalik. Produit, monté et commandé par Megumi Masaki avec le soutien du Conseil des arts du Canada.) pour piano, film et bande sonore

Artistes

Publicité panam

Megumi Masaki’s HEARING ICE project seeks to mobilize positive social and environmental change through the sharing of personal stories, scientific facts, actions, and interactive artworks.

Jeffrey Stonehouse, Artistic Director of Le Vivier, summarizes:

« This is a huge research-creation project that Megumi Masaki has been working on for a long time. Megumi Masaki is a pianist, professor at Brandon University (Manitoba), and was also director of the music department at the Banff Centre for several years. For this project, Megumi is interested in global warming and its effect on ice. Each work brings together different artists, scientists, and community members. It is also presented as a sound documentary in real-time interaction via the performer. We also have works by Keith Hamel, Ian Cusson, Ollie Hawker, Carmen Braden, Benjamin McGregor. »

More specifically, the official program states:

The artist aims to raise awareness of climate change affecting ice and amplify the voices of impacted communities through research, development, and the creation of new, substantial narrative works for piano and multimedia. Each work brings together different artists, scientists, and communities to explore distinct perspectives on the climate crisis; the dynamic interactions within the project place a shared environment at the center, where all voices carry equal weight. 

Partners: Canadian New Music Network …

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Program

Keith Hamel: Melt for piano, live interactive electronics and video, 2022 for music, live interactive electronics, and interactive video – text: Greta Thunberg

Ian Cusson: Frozen Road for piano, electronics, and video, 2022 (Video: Brendan Briceland. Electronic voice: Amber King. Commissioned by Megumi Masaki with support from the Canada Council for the Arts.)

Keith Hamel: Piano Games for piano, live interactive electronics and video game

Ollie Hawker: And bleak blew the easterly wind, 2022 (Concept and commission by Megumi Masaki with support from Creative Scotland – video: Katie Muir – research on snowfields: Iain Cameron) for piano, live interactive electronics and video

Carmen Braden: See the Freeze, Hear the Thaw, 2022 (Film: Caroline Cox and Benjamin McGregor – cultural liaison: Tiffany Ayalik. Produced, edited, and commissioned by Megumi Masaki with support from the Canada Council for the Arts.) for piano, film, and soundtrack

Artists

Megumi Masaki (piano)

Keith Hamel (live electronics + live video)

expérimental / contemporain / immersion

Le Vivier / Semaine du Neuf : Nadar – Hide to Show / Les mots de la direction artistique

par Rédaction PAN M 360

Serait-ce ZE must de cette Semaine du Neuf ? Chose sûre, Jeffrey Stonehouse, directeur artistique du Vivier, ne tarit pas d’éloges à l’endroit de Hide to Show, de Michael Beil qu’exécutera l’ensemble flamand Nadar

« C’est un bijou, c’est un must ! Je ne veux pas vendre tous les punchs parce qu’il faut… Mais c’est une expérience à ne pas manquer. On voit des musiciens qui se préparent pour une performance publique. Ils jouent quelques notes, ils changent de vêtements, parfois ils dansent. Ils se préparent en écoutant de la musique avec  des casques d’écoute. Et ces mouvements deviennent en fait un matériau musical pour la suite qui s’annonce très intéressante. Ce programme a été conçu par Michael Beil et qui confère à l’ensemble belge Nadar un rôle qui est à la fois musicien de très haut niveau et aussi acteur. Alors la théâtralité de cette proposition est très, très, très forte ! En tout cas, ce spectacle m’a marqué. Je l’ai vu à Strasbourg une première fois il y a deux ans, je m’étais dit que le public de Montréal devait absolument assister à ce show. « 

Lisez les notes de programmes qui fournissent d’autres précisions:

Hide to show parle de la solitude, mais aussi de la synchronisation avec les autres sans les voir; d’être observé·e, de choisir de se rendre visible ou non, et de se remplacer soi-même de multiples façons. Les projecteurs se tournent vers les coulisses, tandis que les musicien·nes se préparent pour la performance devant le public, chacun·e seul·e dans sa petite pièce privée. Ils jouent quelques notes, changent de vêtements ou dansent sur la musique qu’ils écoutent au casque. Ce ne sont pas seulement les mouvements des musicien·nes sur scène qui sont considérés comme du matériau musical : la liste des ingrédients artistiques de Beil inclut désormais leurs actions dans l’intimité des coulisses. Mais tout ne nous est pas donné à voir. Les musicien·nes se dissimulent derrière leurs costumes, des rideaux qui montent et descendent, ou encore des enregistrements d’eux-mêmes, si bien que la véritable personne demeure finalement invisible. Le parallèle avec les réseaux sociaux s’impose rapidement. Hide to show explore l’hyperréalité, la manière dont nous superposons des couches virtuelles à nos vies, dont nous copions et collons dans ce que nous appelons notre réalité.

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Programme

Artistes

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Could this be THE must-see event of this Week of New Works? One thing is certain: Jeffrey Stonehouse, artistic director of Le Vivier, is full of praise:

« It’s a gem, it’s a must-see! I don’t want to give away all the surprises because you have to… But it’s an experience not to be missed. You see musicians preparing for a public performance. They play a few notes, they change clothes, sometimes they dance. They prepare themselves by listening to music with headphones. And these movements actually become musical material for what follows, which promises to be very interesting. This program was conceived by Michael Beil and gives the Belgian ensemble Nadar a role that is both highly skilled musicians and actors. So the theatricality of this proposal is very, very, very strong! In any case, this show made a big impression on me. I saw it for the first time in Strasbourg two years ago, and I thought to myself that the Montreal audience absolutely had to see this show. « 

Read the program notes for further details:

Hide to show speaks about solitude, but also about synchronizing with others without seeing them; about being observed, choosing to make oneself visible or not, and replacing oneself in multiple ways. The spotlights turn towards the backstage, while the musicians prepare for the performance in front of the audience, each alone in their small private room. They play a few notes, change clothes, or dance to the music they’re listening to on headphones. It’s not only the musicians’ movements on stage that are considered musical material: Beil’s list of artistic ingredients now includes their actions in the privacy of backstage. But not everything is revealed to us. The musicians conceal themselves behind their costumes, curtains that rise and fall, or even recordings of themselves, so that the real person ultimately remains invisible. The parallel with social media quickly becomes apparent. Hide to show explores hyperreality, the way we superimpose virtual layers on our lives, the way we copy and paste into what we call our reality.
+

Program

  • Michael Beil: Hide To Show , 2020  – premiere

Artists

  • Nadar Ensemble
  • Stefan Prins (artistic director)
  • Michael Beil (composition, video, staging)
  • Veerle Vervoort (production)
  • Barbara Galli-Jescheck (choreographic advisor)
  • Charlotte Triebus (lyrics)
  • Warped Type (visuels en direct, scénographie)
  • Robin Goossens (business manager)
  • Katrien Gaelens (flute)
  • Yves Goemaere (percussion)
  • Wannes Gonnissen (sound)
  • Mar Berendsen (violin)
  • Pieter Matthynssens (cello, artistic director)
  • Elisa Medinilla (keyboard)
  • Thomas Moore (trombone)
  • Bertel Schollaert (saxophone)
  • Dries Dries (clarinet)

Création / Électronique / expérimental / contemporain

Le Vivier / Semaine du Neuf | Proxima Centauri – MOUVEMENTS / Les mots de la direction artistique

par Rédaction PAN M 360

MOUVEMENTS, si l’on s’en tient aux notes de programme, crée un espace de dialogue entre les textures sonores apportées par l’électronique et l’interprétation dans l’instant de l’instrumentiste. La présence sensible de l’artiste face à l’ubiquité du son multidiffusé flottant autour de l’auditeur, offre de multiples formes de dialogue, de juxtaposition ou de conflit. L’instrumentiste se confronte ou s’associe au son jusqu’à donner à la musique électroacoustique un aspect visible. La coexistence des deux mondes sonores permet à l’auditeur-spectateur d’être au cœur du discours musical et de sa poésie.

Directeur artistique du Vivier, Jeffrey Stonehouse nous en dit davantage:

“Proxima Centauri est un ensemble de Bordeaux dont l’instrumentation est la suivante: saxophone, flûte, piano, percussion, électronique. Présenté à la Semaine du Neuf, ce programme  explore  le mouvement, mais aussi crée DEAD TALES, spurred, une œuvre de Corie Rose Soumah qui était une commande du Vivier. Ici, on peut imaginer la juxtaposition de différentes formes de dialogues au sein desquels plusieurs conflits peuvent surgir. L’instrumentiste se confronte ou s’associe au jeu et procure aussi une visibilité  à la musique électroacoustique. De plus, ces dialogues peuvent déclencher des images en temps réel, on se retrouve donc dans la cohabitation de deux mondes. Il faut remarquer qu’il  y a de plus en plus de créateurs et de créatrices en musique qui travaillent avec la vidéo.”

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Programme

  • Corie Rose Soumah: DEAD TALES, spurred , 2026 (10′) pour flûte, saxophone, piano, percussion et électronique (Commande du Vivier pour Proxima Centauri)  – création
  • Brendan Champeaux: Away , 2026 (10′) pour piano, percussion et électronique (Commande de Proxima Centauri avec l’aide à l’écriture d’œuvre musicale originale du ministère de la Culture)  – création
  • Demian Rudel Rey: Nemorensis , 2026 (12′) pour saxophone ténor, électronique et vidéo (Commande pour Proxima Centauri)  – création
  • Raphaèle Biston: Ombres (10’) pour flûte, saxophone, piano, percussion et électronique – création canadienne)
  • Arturo Fuentes: La Cité du son (12’), pour flûte, saxophone, piano, percussion et électronique – création canadienne (Commande de Proxima Centauri)

Artistes

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MOUVEMENTS, according to the official program, is a musical performance that creates a space for dialogue between the sonic textures brought by electronics and the live interpretation of the instrumentalist. The sensitive presence of the artist in the face of the ubiquity of spatially diffused sound floating around the listener offers multiple forms of dialogue, juxtaposition, or conflict. The instrumentalist confronts or associates with the sound to the point of giving electroacoustic music a visible aspect. The coexistence of the two sonic worlds allows the listener-spectator to be at the heart of the musical discourse and its poetry.

Artistic Director of Le Vivier, Jeffrey Stonehouse tells us more:

“Proxima Centauri is a Bordeaux-based ensemble whose instrumentation includes saxophone, flute, piano, percussion, and electronics. Presented at Semaine du Neuf, this program explores movement, but also premieres DEAD TALES, spurred, a work by Corie Rose Soumah that was commissioned by Le Vivier. Here, we can imagine the juxtaposition of different forms of dialogue in which several conflicts may arise. The instrumentalist confronts or associates with the performance and also provides visibility to electroacoustic music. In addition, these dialogues can trigger images in real time, so we find ourselves in the coexistence of two worlds. It should be noted that there are more and more music creators working with video. »

Program

  • Corie Rose Soumah: DEAD TALES, spurned , 2026 (commissionned by Le Vivier for Proxima Centauri)  – premiere
  • Brendan Champeaux: Ciphers , 2026 (commissionned by the State for Proxima Centauri)  – premiere
  • Demian Rudel Rey: Nemorensis , 2026 (commissionned for Proxima Centauri)  – premiere
  • Raphaèle Biston: Ombres (10’) pour flûte, saxophone, piano, percussion et électronique – création canadienne)
  • Arturo Fuentes: La Cité du son (12’), pour flûte, saxophone, piano, percussion et électronique – création canadienne (Commande de Proxima Centauri)

Artists

Création / expérimental / musique contemporaine

Le Vivier / Semaine du Neuf : Architek Percussion & Contrechamps – Kino-sonique / Les mots de la direction artistique

par Rédaction PAN M 360

Créations croisées suisses et canadiennes, entre technologies détournées, avatars numériques et objets du quotidien, ce triptyque de concerts explore les multiples visages du son contemporain. De Suisse, Daniel Zea propose une performance pour reconnaissance faciale où l’avatar numérique révèle les tensions entre expression humaine et algorithme. De Montréal, Nicole Lizée fait revivre les machines du passé dans une création quadriphonique où le glitch devient matière poétique. Enfin, de Suisse, Alexandre Babel renverse les hiérarchies sonores en sculptant la beauté brute de sons “pauvres”, issus d’objets trouvés et de gestes simples.

À ce titre, PAN M 360 a recueilli les propos de son directeur artistique, Jeffrey Stonehouse, qui a été témoin d’un portion du travail helvète en septembre dernier »

 » En fait, je suis allé en Suisse pour la création de l’œuvre du compositeur suisse Alexandre Babel. Ça, c’était une co-commande du Vivier et de l’ensemble Contrechamps, mais écrite pour Architek Percussion qui est est allé jouer à Genève en septembre dernier. Le programme comprend donc cette œuvre mais aussi une nouvelle œuvre de Nicole Lizée pouf ensemble instrumental, vidéo et électronique. L’autre œuvre au programme, soit du compositeur Daniel  Zea, ‘est une commande de l’ensemble Contrechamp avec les Art Zoyd Studios.  Daniel Zea  a conçu  une sorte de partition pour visage et reconnaissance faciale. Tout ça se passe en direct, donc les mouvements du visage de l’avatar déclenchent et contrôlent la partie.”

Plus précisément, le programme indique:

Trois œuvres qui, chacune à leur manière, interrogent notre rapport à la technologie, à la mémoire et à l’imperfection — et redéfinissent la frontière entre humain, machine et matière. Fascinée par les technologies obsolètes, Nicole Lizée explore le dysfonctionnement et l’esthétique de l’imperfection pour “aller sous la surface des choses”. Elle intègre dans ses œuvres des instruments atypiques — Atari 2600, omnichords, stylophones, jeux Simon™ ou bandes de karaoké — ainsi qu’un dispositif vidéo et une quadriphonie dans sa nouvelle création pour Contrechamps.

Daniel Zea met en scène le contraste entre un visage analysé par ordinateur et son avatar numérique. Grâce à une partition pour visage et reconnaissance faciale, ses mouvements animent l’avatar et déclenchent l’électronique, tandis que les instrumentistes réagissent en complément ou en contraste, soulignant la tension entre digital et acoustique. Commandée pour Architek Percussion, The brown gardener réunit quatre percussionnistes jouant sur des plaques-cloches en matériaux simples. Les motifs rythmiques superposés créent un contrepoint en évolution continue. Le titre évoque un oiseau indonésien qui compose des assemblages d’objets, rappelant le soin apporté au choix des instruments.

Programmation

-Daniel Zea: AUTORRETRATO EXTENDIDO , 2026 (40’ – Commande de l’Ensemble Contrechamps, en partenariat avec Art Zoyd Studios) pour ensemble instrumental, vidéo et tracking facial  – création
-Nicole Lizée: Nouvelle oeuvre , 2026 (17′) pour ensemble instrumental, vidéo et électronique  – création
-Alexandre Babel: The brown gardener , 2025 (15′ – Co-commande Contrechamps / Le Vivier pour Architek Percussion) pour quatuor de percussions  – création

Program

-Daniel Zea: AUTORRETRATO EXTENDIDO , 2026 (40’ – Commande de l’Ensemble Contrechamps, en partenariat avec Art Zoyd Studios) for ensemble instrumental, vidéo et tracking facial  – premiere
-Nicole Lizée: New work for ensemble, video and electronics , 2026  – premiere
-Alexandre Babel: The brown gardener , 2025 (15′ – Co-commande Contrechamps / Le Vivier pour Architek Percussion) for quatuor de percussions  – premiere

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A collaboration between Switzerland and Canada, combining repurposed technologies, digital avatars, and everyday objects, this trio of concerts explores the many faces of contemporary sound. From Switzerland, Daniel Zea presents a performance for facial recognition in which a digital avatar reveals the tensions between human expression and algorithms. From Montreal, Nicole Lizée brings the machines of the past back to life in a quadraphonic creation where glitches become poetic material. Finally, from Switzerland, Alexandre Babel overturns sound hierarchies by sculpting the raw beauty of “poor” sounds, derived from found objects and simple gestures.

As such, PAN M 360 gathered comments from its artistic director, Jeffrey Stonehouse, who witnessed part of the Swiss work last September.
« In fact, I went to Switzerland for the premiere of Swiss composer Alexandre Babel’s work. It was a co-commission by Le Vivier and the Contrechamps ensemble, but written for Architek Percussion, who went to play in Geneva last September. The program includes this work as well as a new work by Nicole Lizée for instrumental ensemble, video, and electronics. The other work on the program, by composer Daniel Zea, was commissioned by the Contrechamp ensemble and Art Zoyd Studios. Daniel Zea designed a kind of score for the face and facial recognition. It all happens live, so the avatar’s facial movements trigger and control the part. »
More specifically, the program states:
Three works that, each in their own way, question our relationship to technology, memory, and imperfection—and redefine the boundary between human, machine, and matter. Fascinated by obsolete technologies, Nicole Lizée explores dysfunction and the aesthetics of imperfection to “go beneath the surface of things.” She incorporates atypical instruments into her works—Atari 2600, omnichords, stylophones, Simon™ games, and karaoke tapes—as well as a video device and quadraphonic sound in her new creation for Contrechamps.

Daniel Zea has designed a kind of score for faces and facial recognition. It all happens live, so the avatar’s facial movements trigger and control the piece.
More specifically, the program states:
Three works that, each in their own way, question our relationship with technology, memory, and imperfection—and redefine the boundary between human, machine, and matter. Fascinated by obsolete technologies, Nicole Lizée explores dysfunction and the aesthetics of imperfection to “go beneath the surface of things.” She incorporates atypical instruments into her works—Atari 2600, omnichords, stylophones, Simon™ games, and karaoke tapes—as well as a video device and quadraphonic sound in her new creation for Contrechamps.
Daniel Zea stages the contrast between a computer-analyzed face and its digital avatar. Thanks to a score for face and facial recognition, his movements animate the avatar and trigger the electronics, while the instrumentalists react in complement or contrast, highlighting the tension between digital and acoustic. Commissioned for Architek Percussion, The brown gardener brings together four percussionists playing on bell plates made of simple materials. The overlapping rhythmic patterns create a constantly evolving counterpoint. The title evokes an Indonesian bird that composes assemblages of objects, recalling the care taken in the choice of instruments.

Ce contenu provient de Le Vivier et est adapté par PAN M 360

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