classique / période romantique / Piano

OM : Roméo, Juliette et les éclats d’un siècle à la salle Marguerite-Bourgeoys

par Rédaction PAN M 360

Sous la direction de la cheffe polonaise Anna Sułkowska-Migoń, trois compositeurs d’un siècle tourmenté se rencontrent dans un programme où la musique devient un éclat de liberté. Composé au moment charnière de son retour en URSS, le ballet Roméo et Juliette de Prokofiev naît du heurt entre aspirations personnelles et pressions politiques, porté par des mélodies expressives et une modernité éclatante. Le Concerto pour piano n° 1 de Chostakovitch, composé avant que la censure stalinienne ne s’abatte sur lui, surprend par son dialogue audacieux entre piano et trompette, propulsé par l’énergie de Gabriela Montero. La Symphonie n° 2 de Grażyna Bacewicz, écrite dans l’élan de l’après-guerre, allie tension et lumière, révélant la puissance créatrice et la résilience d’une compositrice visionnaire.

Under the baton of Polish conductor Anna Sułkowska-Migoń, three composers from a time of upheaval are brought together in a program where music becomes a spark of freedom. Composed at the pivotal moment of his return to the Soviet Union, Prokofiev’s Romeo and Juliet emerged from the tension between personal artistic ambition and political constraint, carried by expressive melodies and a strikingly modern tone. Composed prior to the tightening grip of Stalinist censorship, Shostakovich’s Piano Concerto No. 1 captivates with its bold dialogue between piano and trumpet, driven by Gabriela Montero’s energy. Grażyna Bacewicz’s Symphony No. 2, written in the immediate aftermath of World War II, marries tension and light, revealing the creative strength and resilience of a visionary composer.

Programme

BACEWICZ, Symphonie n° 2
CHOSTAKOVITCH, Concerto pour piano n° 1
PROKOFIEV, Roméo et Juliette (extraits)

Program

BACEWICZ, Symphony No. 2
SHOSTAKOVICH, Piano Concerto No. 1
PROKOFIEV, Romeo and Juliet (excerpts)

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Ce contenu provient de l’Orchestre métropolitain et est adapté par PAN M 360

opéra contemporain

De girafes gaies à ovules volubiles, du surréalisme au transhumanisme queer, Opér’actuel 2026 est plus que jamais contemporain

par Frédéric Cardin

Le spectacle final du Festival Opér’Actuel 2026, présenté par Chants Libres, avait lieu hier (mais est également repris aujourd’hui 26 septembre à 15h et a 19h30). La formule du spectacle n’est pas nouvelle en soi : une sorte de showcase d’extraits de plusieurs opéras contemporains en cours d’écriture. Opér’Actuel, avant sa transformation en festival biennal d’une semaine, était un rendez-vous, lui aussi biennal, d’un seul grand événement comme celui d’hier, répété sur deux jours. En résumé, on a conservé la formule et on lui a ajouté d’autres événements sur toute une semaine. Voilà.

SITE D’OPÉR’ACTUEL

Hier, donc, on nous proposait de découvrir six works-in-progress d’opéra contemporain/expérimental/théâtre musical. Tous ces termes sont appropriés car la vastitude de genres et d’approches était impressionnante. La soirée a commencé à l’extérieur du Centre Calixa-Lavallée (dans le Parc Lafontaine), où l’audacieuse Sarah Albu (qui était également la curatrice, programmatrice et metteure en scène de la soirée) nous offrait une sorte d’expérience happening dans laquelle elle haranguait le public à qui elle demandait parfois de se frotter, de sauter, de crier à tour de rôle devant elle, cris qu’elle répétait exactement (j’ai tout de suite pensé à Marina Abramović), ou encore d’imiter des cris d’animaux, dont des girafes homosexuelles. Tout cela flanquée de deux musiciens largement impassibles de l’ensemble Paramirabo (Jeffrey Stonehouse et Krystina Marcoux),  accoutrés comme des Men in Black genre Glam-Goth. Les passants occasionnels n’en revenaient pas. Albu se donne sans compter dans ce genre d’aventure, et il faut lui lever notre chapeau. Mais, finalement, cette pièce signée de la Brésilo-Danoise Marcela Lucatelli et intitulée Songs of Survival : A Manual for Life relevait plutôt du théâtre dadaïste que de l’opéra (il n’y avait pratiquement pas de chant). 

Cela dit, la perfo ludique et bon enfant a eu l’avantage de mettre les spectateur-ices dans un état d’esprit accueillant et souriant pour le reste du programme, qui s’est déplacé dans la salle Paul-Buissonneau.

L’œuvre suivante m’a tout de suite plu. Je suis fan de science-fiction, et j’apprécie que ce genre littéraire trouve de plus en plus sa place dans la création savante contemporaine. Beneath, de Jean-François Daigneault, raconte les derniers instants de la dernière personne humaine sur une Terre dévastée, avant de transférer sa conscience dans un ordinateur quantique, et d’y retrouver sa partenaire, déjà ‘’intégrée’’. Avant de faire le saut virtuel, la protagoniste laisse des instructions à un robot qui aura pour tâche de reconstruire l’histoire humaine, en y effaçant toutes haines, les discriminations, etc. La musique de Daigneault est agréable, moderne mais chantante, picturale et expressive. Le texte est déployé dans un mélange de chant et de narration théâtralisée. 

L’opéra suivant était le plus conventionnel de la liste. GIANTESS, de la Canadienne (installée à Londres) Victoria Bernath, explore une partie de la vie de l’artiste surréaliste Leonora Carrington, longtemps internée dans un asile. Sur une musique prévisiblement moderniste, la compositrice et librettiste explore l’idée de folie et de création originale. À noter que Bernath joue également de l’alto dans la partition, et que parfois même, elle chante, en jouant. Le meilleur moment de l’opéra est survenu d’ailleurs quand Bernath interagissait et dialoguait avec le personnage de Leonora (très bien campé par Marie-Annick Béliveau), avec son instrument. 

Suivait ce qui s’est révélé être mon coup de cœur de la soirée : Opéra Laurentien de Gabo Champagne, sur un livret de JJ Houle. La langue québécoise est ici instrumentalisée de façon pleinement réussie, contrairement à quelques essais que j’ai déjà entendus ailleurs, où le résultat semblait artificiellement plaqué. Placés dans un contexte de parents qui se plaignent que leur enfant ne dort pas la nuit (la nuitte), les mots, authentiques (jama pour jamais, charcher pour chercher) sont fusionnés à des onomatopées et autres techniques vocales élargies pour créer une trame étonnante de vivacité et de cohérence. La musique de Gabo est une fusion brillante de couleurs trad et de modernisme expressionniste. Tous les opéras présentés, je l’ai dit, sont des œuvres en construction. Certaines ne seront peut-être jamais réalisées concrètement. En ce qui me concerne, Opéra Laurentien est l’un de ces travaux lyriques qui mérite le plus de se rendre au bout du processus. Bravo. 

Peste Bianca est une création de la Mexicaine Daniela Falcon. Une sévère critique à la fois de l’industrie du ‘’bien-être’’, poussée par le secteur pharmaceutique, et abrutissante de superficialité, tout en étant la source de la prolifération de drogues addictives (les opioïdes). La mise en scène comprenait la vidéo d’une jeune femme assez caricaturale des années 60, et la présence sur scène de Sarah Albu, déguisée en chimiste. Le caractère cynique de l’œuvre faisait rire, mais pas autant que la moustache d’Albu qui décollait sans cesse. 

La dernière présentation était celle de CARE d’Erin Gee (musique) et Laurence Dauphinais (livret). On y voyait deux ovules (interprétés par Gee et Dauphinais) qui se questionnent sur leur réel désir de sortir dans le monde. Le dispositif requis était le plus imposant de tous : l’ensemble Paramirabo au complet et un chœur rapatriant toustes les solistes de la soirée. La musique m’a semblé un peu anonyme, sauf pour les fortes impressions laissées par le traitement des voix chorales, qui créaient une sorte de bain sonore hallucinant, enveloppant  le texte récité avec puissance par Dauphinais (et parfois chanté par Gee).

Saluons bien haut l’excellence des artistes en présence. L’ensemble Paramirabo formé de Jeffrey Stonehouse aux flûtes, Gwénaëlle Ratouit aux clarinettes, Hubert Brizard au violon, Viviane Gosselin au violoncelle, Romain Pollet au piano et Krystina Marcoux aux percussions. Les solistes vocaux : Marie-Annick Béliveau, Sarah Albu, Émilie Versailles, Virginie Mongeau, Liz Lima et Clayton Kennedy. Stephen Mulligan, solide, était à la direction. 

Au-delà des ressentis de tout un chacun devant chaque oeuvre (mes préférences ne seront probablement pas les mêmes que vous ou d’autres, et c’est la beauté de la chose), Opér’Actuel, autant dans sa formule showcase traditionnelle que Festival, vient de démontrer sa pertinence, ne fut-ce que pour stimuler et soutenir de nouvelles créations archi branchées sur le monde contemporain et permettre au public d’y goûter, ne fut-ce que quelques minutes. 

Prochain rendez-vous (après les deux représentations supplémentaires d’aujourd’hui) en 2028. 

Pop MTL 2026 I Le sermon attachant de Nardwuar the Human Serviette, prononcé à la vitesse de la lumière

par Stephan Boissonneault

La tête d’affiche la plus marquante du 25e anniversaire de Pop Montréal n’était peut-être pas un groupe, mais un journaliste musical excentrique de 58 ans originaire de Vancouver, qui arbore généralement un bonnet écossais et un pantalon en tartan, et qui a interviewé tout le monde, de Snoop Dogg à Mikhaïl Gorbatchev.

Vêtu d’une chemise psychédélique à motif d’ananas, Nardwuar the Human Serviette, véritable icône canadienne, a évoqué sa carrière farfelue, ponctuée d’entretiens avec des célébrités du monde de la musique et de la politique, devant un Théâtre Rialto bondé. Avant qu’il ne monte sur scène, Bobby Beaton (guitare et chant) et John Davis (basse) du légendaire groupe de garage rock montréalais The Gruesomes ont assuré un set de DJ. C’était en quelque sorte un retour aux sources pour The Gruesomes et Nardwuar, puisque c’est « l’Human Serviette » qui avait organisé leur tout premier concert à Vancouver en 1986.

« Restez toujours fidèles à vous-mêmes ! J’interviewe n’importe qui et je pose des questions qui pourraient leur donner envie de me tabasser. » L’animateur canadien, qui ne joue pas vraiment un personnage mais incarne tout simplement son propre moi punk rock excentrique, a également diffusé des images des coulisses issues de ses archives vidéo « Nardwuar ».

On a de l’or : comme cette anecdote où, pendant son interview avec Snoop « Doggy Dogg », son caméraman a tiré une bouffée sur le gros joint de Snoop en plein milieu de l’interview. Une lettre de refus de « The Late Show with David Letterman ». Nardwuar qui arrive à faire parler Slipknot devant la caméra ; Nardwuar interviewant Kurt Cobain de Nirvana alors que Krist Novoselic est un véritable accro à la pizza. Nardwuar poursuivant Lil Uzi Vert jusque dans sa limousine après l’avoir terrifié par ses connaissances encyclopédiques. Si vous avez déjà assisté à une interview de Nardwuar, vous savez que ce journaliste excentrique déniche toujours une anecdote sur la vie de la personne interviewée et l’accompagne généralement d’un cadeau — un disque, un poster, une figurine ou tout autre objet ayant une grande valeur sentimentale pour l’artiste. La célébrité est toujours époustouflée, complètement incrédule face à l’érudition de Nardwuar.

Je pensais autrefois que Nardwuar disposait d’une équipe chargée de fouiller dans la vie de ses invités, comme l’école qu’ils ont fréquentée, le quartier où ils ont grandi, etc., mais l’animateur a complètement démoli mon raisonnement. « C’est moi tout seul. Tout le monde me demande comment j’obtiens ces informations, et vous pouvez le faire aussi ! Je lis les notes de pochette des albums, je fais mes recherches, et je me penche sur des choses que tout le monde est trop paresseux pour lire. » Je ne peux que supposer que Nardwuar observe ses sujets comme le ferait un anthropologue, en se penchant sur leurs origines et en dénichant la moindre information culturelle que personne n’évoquerait jamais.

Ces deux heures passées avec Nardwaur ont été incroyablement attachantes : qu’il s’agisse de lire son discours à partir de notes manuscrites, de répondre à une multitude de questions du public après le spectacle, ou simplement de déborder d’énergie comme personne d’autre. Il n’est pas près de ralentir, et le monde s’en porte mieux. « Doot doola doot doo. DOO DOO ! »

Photosde Charles-Antoine Marcotte pour Pop Montreal

art-rock / expérimental / jazz

POP Montréal 2026 : Fred Frith, René Lussier et Erika Angell au Théâtre Outremont

par Rédaction PAN M 360

Fred Frith

Fred Frith est un pionnier de la guitare électrique étendue. Il a appris à composer au sein de Henry Cow, a perfectionné son art de l’écriture de chansons avec Art Bears, a exploré son multi-instrumentisme avec Skeleton Crew, a enflammé les scènes avec Massacre et continue de faire tout cela, ayant fait partie d’un groupe ou d’un autre sans interruption depuis 1964 ! Ses œuvres ont été interprétées par des quatuors à cordes, des orchestres, des big bands et une multitude de groupes et d’artistes dans le domaine en constante expansion de la musique semi-populaire. Fred compose également beaucoup pour le cinéma et la danse ; sa passion pour l’improvisation l’amène de plus en plus à collaborer avec des artistes qui ne se définissent pas forcément comme improvisateurs.

Fred Frith is a pioneer of the extended electric guitar. He learned to compose in Henry Cow, developed his song-writing skills in Art Bears, explored his multi-instrumentalism in Skeleton Crew, rocked the house with Massacre and is still doing all of those things, having been in one band or another continuously since 1964! Meanwhile his work has been performed by string quartets, orchestras, big bands and a whole range of groups and artists in the ever-expanding field of semi-popular music. Fred also composes extensively for film and dance; his passion for improvising has increasingly led him to work with artists who don’t necessarily define themselves as improvisers.

René Lussier

Figure emblématique de la musique actuelle québécoise, René Lussier échappe aujourd’hui à toute étiquette. 50 ans de carrière. 25 albums indépendants. Un parcours local et international jalonné de collaborations avec des musiciens d’exception. Compositeur hors normes et hors styles, improvisateur et performeur redoutable, il explore en virtuose de multiples terrains de jeux où la liberté est une exigence. D’une grande polyvalence, Robbie Kuster accompagne les plus grands noms du jazz et de la chanson québécoise. D’une fluidité technique exceptionnelle, ce formidable batteur à la fois sensible et fougueux se révèle être un improvisateur et un créateur à part entière. Alternant compositions et improvisations, ce duo dépasse volontairement les bornes. Chaque prestation est unique.

An iconic figure in contemporary Quebec music, René Lussier defies categorization. Fifty years of career. Twenty-five independent albums. A local and international journey marked by collaborations with exceptional musicians. An extraordinary composer, a formidable improviser and performer, he virtuously explores a multitude of musical territories where freedom is paramount. Highly versatile, Robbie Kuster accompanies the biggest names in Quebec jazz and chanson. Possessing exceptional technical fluidity, this formidable drummer, both sensitive and fiery, reveals himself to be a fully-fledged improviser and creator. Alternating between compositions and improvisations, this duo deliberately pushes boundaries. Each performance is unique.

Erika Angell

Erika Angell est une chanteuse, musicienne et compositrice suédo-canadienne évoluant dans les musiques expérimentales et avant-gardistes, installée à Montréal depuis 2013. On la connaît pour son art singulier et exploratoire, qui échappe à toute catégorisation : une force poétique et audacieuse dans une musique qui refuse les genres. Sa voix a été décrite comme « une présence qui guide » (Exclaim!), comme une voix qui « se situe à mi-chemin entre le divin et le démoniaque, savamment déjantée » (Under the Radar), et comme une voix qui « se tient aux côtés des plus grandes artistes indie qui n’ont peur de rien » (Le Devoir). La carrière d’Erika s’étend sur plus de deux décennies et se caractérise par une quête incessante d’originalité et une volonté de traverser les genres. Elle codirige le groupe avant-rock Thus Owls, salué par la critique et mis en nomination pour le Polaris Music Prize. Ses projets antérieurs comprennent le duo voix-basse suédois Josef & Erika, le groupe de noise électronique The Moth et le trio de musique nouvelle Beatings Are In The Body, qu’elle a cofondé. Erika a fait de nombreuses tournées à travers le monde en soutien à ces projets et à plusieurs autres, notamment Patrick Watson, Land Of Kush, Loney Dear, The Bernard Lakes, etc. Après avoir produit et publié seize albums de façon autonome, Erika a décidé de sortir de la musique sous son propre nom. Son premier album solo, The Obsession With Her Voice (2024), marque sa première sortie chez le légendaire label Constellation Records. Il s’agit d’une œuvre féroce et profondément féminine, largement saluée par la critique, nommée parmi les meilleurs albums de 2024 par le prestigieux magazine musical The Quietus.

Erika Angell is a Swedish-Canadian experimental and avant-garde vocalist, musician, and composer who has lived in Montreal since 2013. She is known for her unconventional and exploratory artistry, defying categorization as a poetic and audacious force in genre-defying music. Her voice has been described as « a guiding presence » (Exclaim!), one that « splits the difference between the divine and demonic, skillfully unhinged » (Under the Radar), and one that « sits alongside the greatest indie female artists who are not afraid of anything » (Le Devoir). Erika’s career spans more than two decades and has been characterized by a relentless pursuit of originality and a desire to traverse genres. She co-leads the celebrated Polaris Music Prize–nominated avant-rock band Thus Owls. Her earlier projects include the Swedish vocal-bass duo Josef & Erika, the electronic noise group The Moth, and the new music trio Beatings Are In The Body, which she co-founded. Erika has toured extensively around the world in support of these and many other projects, such as Patrick Watson, Land Of Kush, Loney Dear, The Bernard Lakes etc. After releasing sixteen self-produced albums, Erika decided to release music under her own name. Her solo debut, The Obsession With Her Voice (2024), was her first release on the legendary Constellation Records. It is a fierce and deeply feminine work that received widespread critical acclaim and was named one of the best albums of 2024 by the prestigious music magazine The Quietus.

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expérimental / opéra contemporain

Chants Libres / Le Vivier – Oper’Actuel à la salle Paul-Buissonneau

par Rédaction PAN M 360

Oper’Actuel est un événement phare de Chants Libres, compagnie lyrique de création. Cette 9e édition rassemble publics, artistes et professionnel·le·s du milieu autour de spectacles, ateliers, discussions et vitrines professionnelles mettant en lumière les nouvelles pratiques lyriques d’aujourd’hui. Point culminant du festival, le spectacle Oper’Actuel propose une carte blanche à la soprano Sarah Albu, accompagnée de l’Ensemble Paramirabo sous la direction de Stephen Mulligan. Au cours de la semaine, le festival présentera également Come Closer, une création de la compagnie torontoise Opera 5 dirigée par Rachel Krehm; askîwan, une œuvre du créateur cri-métis Tyson Houseman ; ainsi qu’une première présentation de Akasha : Le souffle de l’univers, un opéra-danse interculturel proposé par Hamsa créations lyriques sous la direction de la soprano Kripa Nageshwar.

Oper’Actuel is a flagship event of Chants Libres, a company dedicated to the creation of new opera. This ninth edition brings together audiences, artists, and industry professionals through performances, workshops, discussions, and professional showcases highlighting today’s emerging operatic practices. The festival’s centerpiece, the Oper’Actuel performance, offers a carte blanche to soprano Sarah Albu, accompanied by the Paramirabo Ensemble under the direction of Stephen Mulligan. Throughout the week, the festival will also present Come Closer, a new work by Toronto-based Opera 5, directed by Rachel Krehm; askîwan, a work by Cree-Métis creator Tyson Houseman; as well as the premiere presentation of Akasha: The Breath of the Universe, an intercultural opera-dance work by Hamsa créations lyriques, led by soprano Kripa Nageshwar.

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bedroom pop / glitch / hyperpop

POP Montréal 2026 : Friends&, Can’t Believe, SUUNCAAT et GoodBoyNikko à la Casa del Popolo

par Rédaction PAN M 360

Friends&

friends& est un groupe pop composé de quatre musiciens : bc power, ct pond (alias Amateur Painter), jc grame (alias tirestires) et jksims. nous mélangeons des styles tels que le glitch pop, le folktronica et le néo-psychédélique pour créer une musique électronique dance maximaliste. notre premier album, folx, est sorti récemment sur le label dawk26 records.

friends& is a four-piece pop band featuring bc power, ct pond [aka Amateur Painter], jc grame [aka tirestires], and jksims. we plunder and collage glitch pop, folktronica and neo-psychedelia to produce maximalist electronic dance music. our debut album, folx, was recently released on dawk26 records.

Can’t Believe

Can’t Believe est un groupe pop expérimental imprégné d’un pathos hypnagogique de fin de soirée. Des membres de Nap Eyes, Fireball Kid et Barnacle y forgent un alliage d’échantillons déformés et de synthés ambulants en une couverture de tôle réfléchissante (quoique cabossée). Pensez à des trames sonores mal remémorées de films pour ados des années 1980, à des chutes de neige et à ce gris pâle qui précède le lever du soleil.

Can’t Believe is an experimental pop outfit steeped in hypnagogic afterhours pathos. Members of Nap Eyes, Fireball Kid, and Barnacle hammer an alloy of warped samples and ambulatory synths into a reflective (albeit dented) blanket of sheet metal. Think misremembered brat pack scores, snowfall, and a light grey preempting sunrise.

SUUNCAAT

Sa musique navigue entre les extrêmes : angélique et hostile, intime et théâtrale. Puisant dans l’hyperpop, les sensibilités baroques, la drum & bass et les traditions outsider, elle façonne une forme de nostalgie déformée — quelque chose de familier, mais d’étrange. À travers son œuvre apparaissent des figures récurrentes, telles que la reine des rats, l’enfant d’or et BELANIMA, une entité dont la fonction est de générer le chaos. Elles agissent comme les prolongements d’une mythologie intérieure plus vaste : un univers qui semble cohérent, mais refuse de se révéler entièrement.

Her music moves between extremes: angelic and hostile, intimate and theatrical. Drawing from hyperpop, baroque sensibilities, drum & bass, and outsider traditions, she constructs a kind of distorted nostalgia, something familiar but strange. Across her work, recurring figures such as the queen of rats, the golden child, and BELANIMA, an entity whose purpose is to generate chaos. act as extensions of a larger internal mythology: a universe that feels coherent, but refuses to fully reveal itself.

GoodBoyNikko

Basé à Lancaster, au nord-ouest du Royaume-Uni, le groupe se décrit comme de la « bedroom pop saveur vanille ». Sa dernière sortie, YOGA FOR PETS, alliant des rythmes disco, la culture pop des années 90 et 2000 et le style japonais « kawaii » Shibuya-kei, ce qui crée des mélodies pop irrésistibles, à la fois nostalgiques et futuristes.

Based in Lancaster, in the northwest of the United Kingdom, the group describes itself as “vanilla-flavoured bedroom pop.” Their latest release, YOGA FOR PETS, blends disco beats, ’90s and 2000s pop culture, and the Japanese “kawaii” Shibuya-kei style, creating irresistible pop melodies that are both nostalgic and futuristic.

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ambient / no wave / post-punk

POP Montréal 2026 : A Winged Victory for the Sullen et &Rubber au Théâtre Rialto – Salle Exclaim!

par Rédaction PAN M 360

A Winged Victory for the Sullen

A Winged Victory for the Sullen est un projet de musique ambient formé par les compositeurs de Redbird Music et collaborateurs de longue date Adam Wiltzie et Dustin O’Halloran. Le duo s’est rencontré en Italie il y a plusieurs années et ne prévoyait initialement sortir qu’un seul album sous le nom A Winged Victory for the Sullen, mais le projet a continué d’évoluer et les deux artistes ont depuis enregistré quatre albums complets, un EP et une bande sonore depuis leur formation en 2011.

A Winged Victory for the Sullen are an ambient music project by Redbird Music composers and frequent collaborators Adam Wiltzie and Dustin O’Halloran. The duo met in Italy many years ago and initially only intended to release a single record as A Winged Victory for the Sullen, but the project has continued to live on and the pair have recorded a total of four full length albums, an EP and a soundtrack since forming in 2011.

&Rubber

&Rubber est le duo montréalais de post-post-punk expérimental formé de Laura Jeffery et Jackson Darby. Laura Jeffery (anciennement de Fountain) et Jackson Darby (NPNP) trouvent un terrain d’entente entre l’esthétique no wave et la musique concrète. Une batterie envoûtante et anguleuse contraste avec des drones chaleureux au synthé modulaire et les grincements organiques d’un daxophone DIY. Imaginez Can qui croise Jon Hassell au lave-auto.

&Rubber is the Montréal-based experimental post-post-punk duo of Laura Jeffery and Jackson Darby. Laura Jeffery (perviously of Fountain) and Jackson Darby (NPNP) find common ground between no-wave aesthetics and musique concrète. Entrancing yet jagged live drums contrast with soulful modular synth-driven drones and organic DIY daxophone screeches. Think Can meets Jon Hassell in the car wash.

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emo / garage-punk / rock expérimental

POP Montréal 2026 : Thee Soreheads, Mario2, Tiger Really et Activemirror au Quai des brumes

par Rédaction PAN M 360

Thee Soreheads

Thee Soreheads, c’est un band punk montréalais à voix féminine, actif depuis 2023. Elles font des tunes rapides, bruyantes, un peu croche, sur tout ce qui leur tape sur les nerfs—les mauvais chums, la masculinité toxique, pis le reste. C’est du riot grrrl avec une touche garage punk, pas trop réfléchi, juste direct au point. Elles chantent surtout en anglais, avec un peu d’espagnol, pis veulent amener plus de français là-dedans aussi.

Thee Soreheads are a female-fronted punk band out of Montreal, kicking about since 2023. They make loud, fast, messy songs about the stuff that gets under their skin—bad boyfriends, toxic masculinity, and all the usual nonsense. It’s riot grrrl energy with a garage punk edge, no overthinking, just calling it like it is. They mostly sing in English, throw in some Spanish, and are keen to bring more French into the mix.

Mario2

Mario2 est un groupe qui n’a pas passé des années à peaufiner son son. Luigi (Simon Angell), Princesse (Karolanne Carbonneau) et Toad (Antoine Corriveau) ont écrit, arrangé et finalisé leur unique album en un après-midi, puis l’ont enregistré en trois jours. Inspirée des « groupes normaux », leur musique est un buffet ambitieux (brut, superflu et follement précis).

Mario2 is a band who didn’t spend years perfecting their sound. Luigi (Simon Angell), Princesse (Karolanne Carbonneau), and Toad (Antoine Corriveau) wrote, arranged, and finalized their only LP in one afternoon, then recorded it in three days. Drawing from “normal bands,” their music is an ambitious buffet—unfiltered, unnecessary, and wildly specific.

Tiger Really

Projet emo dont la tête d’affiche est d’origine asiatique, mêlant les sonorités de la 5e vague emo à des influences inattendues issues du jazz, du folk et du shoegaze. Les chansons explorent des thèmes de deuil et d’abandon, puisés dans l’expérience unique de Lian en tant que personne immigrante de première génération ayant grandi au Canada. Basé à Vancouver, en Colombie-Britannique, le groupe est signé chez Counter Intuitive Records.

Asian-fronted emo project that blends 5th wave emo sonics with unconventional influences from jazz, folk, and shoegaze. Songs explore themes of grief and abandonment, based on Lian’s unique experiences as a first generation immigrant growing up in Canada. Based in Vancouver BC, signed with counter intuitive records.

Activemirror

activemirror est un groupe d’Aruba qui fait de la musique post-punk/alt au cœur d’une scène culturelle vibrante où le reggaeton, le soca, le calypso, le tumba, entre autres, dominent. Comme notre son se situe en dehors de ces traditions, nous avons créé notre propre voie et développé notre projet à l’international.

activemirror is a band from Aruba creating post-punk/alt music in a place where reggaeton, soca, calypso, tumba, among others, shape a vibrant cultural music scene. Because our sound sits outside the island’s traditions, we’ve had to carve out our own lane and take our music abroad to grow.

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indie rock / noise-rock / shoegaze / slowcore

Pop MTL 2026 I Living Hour débusque la magie cachée de la Casa

par Stephan Boissonneault

Living Hour, ce groupe de cinq musiciens originaire de Winnipeg, dégage un charisme indéniable ; leur univers sonore oscille entre indie pop, slowcore, shoegaze et noise rock onirique (un genre qu’ils qualifient eux-mêmes de « yearn-core »). Leurs sonorités semblaient exercer une véritable force d’attraction, en tout cas c’est ce que j’ai ressenti lors de leur concert à Pop Montréal. Je me suis surpris à me frayer lentement un chemin vers la scène, à travers la foule. Il est donc tout à fait approprié que leur dernier opus, sorti le jour même, s’intitule « Magnet EP ».

La guitare, la basse et le chant sont assurés par Sam Sarty, dont les paroles ont une forte connotation « Slow Pulp » : elles capturent la nostalgie des souvenirs, ainsi que la douleur et la beauté d’une vie désordonnée ; vous savez, ces choses que tout le monde vit au quotidien ? Les lignes de guitare solo de Gilad Carroll et Adam Soloway, ainsi que celles d’Issac Tate (car oui, tous les membres de Living Hour sont des multi-instrumentistes — j’ai dû y regarder à deux fois quand j’ai réalisé que le guitariste était passé à la batterie à un moment donné), dégagent une personnalité envoûtante, faisant naître de la magie des moments sombres et improvisés entre les autres membres du groupe. L’alchimie est bien là et on a l’impression que ce groupe joue ensemble depuis près d’une décennie — et c’est le cas. Pour un son aux multiples facettes, Living Hour les maîtrise toutes avec une précision sombre.

La plupart des morceaux joués lors du concert Pop live provenaient de l’album Internal Drone Infinity de Living Hour ; mon Dieu, quel album ! Parfait pour se déconnecter l’esprit pendant une demi-heure. « Wheel », « Waiter » et « Best I Did It », en particulier, comblent parfaitement ce besoin. Si vous aimez un groupe comme Wednesday, je vous recommande de vous procurer l’album dans son intégralité sans tarder. Fixez le vide, et il se pourrait bien qu’il vous sourie en retour.

bedroom pop / indie rock / post-grunge / shoegaze

Pop MTL 2026 I Sasha Cay envoûte le Divan Orange

par Stephan Boissonneault

« La dernière fois que je suis venue ici, je ne pense pas que j’en avais l’âge légal. J’avais genre 17 ans », raconte en riant Sasha Khalimonova (chanteuse et guitariste rythmique du groupe Sasha Cay) devant une salle comble au Divan Orange. Cette salle, qui avait dû fermer ses portes en 2018, marquant le début d’une vague de problèmes liés à la gentrification sur la rue Saint-Laurent et dans le Plateau à Montréal, a rouvert ses portes à l’occasion du 25e anniversaire de Pop Montréal. « C’est un rêve qui se réalise de jouer ici et de partager la scène avec Plants and Animals. »

Avant que les héros indie locaux, Plants and Animals, ne montent sur scène, Sasha Cay (composé de Khalimonova, Rhys Climenhage à la batterie, Clay Middleton à la guitare solo et Owen Saar à la basse) a entraîné le public dans une pop intimiste aux accents mélancoliques des années 80, agrémentée d’une bonne dose de shoegaze. Par moments, cela rappelait beaucoup Metric, avec une influence plus marquée de Kate Bush, mais la voix de Sasha Cay oscillait également entre un delay grunge et un léger effet d’auto-tune. Il y a eu beaucoup de larsens tout au long du concert, provenant du micro de Sasha, mais cela a en quelque sorte renforcé le charme de certaines vagues de guitare bourdonnantes et des paroles obscures. Je crois qu’ils ont joué « Barrel », un morceau atmosphérique et flou aux accents de doom rock, le dernier single que le groupe a sorti en début d’année.

Je ne peux pas vraiment vous citer d’autres titres, car la majeure partie du set provenait d’un album surprise qui sera annoncé prochainement. « C’est une surprise parce que nous sommes “I’m you now” », a déclaré Khalimonova en riant. Un moment qui restera gravé dans ma mémoire est ce passage où un mur de son retentissait, et où tous les guitaristes se sont rassemblés autour de la batterie, leurs instruments suspendus près de la grosse caisse, presque comme s’ils absorbaient l’énergie d’un rituel ésotérique. J’attendrai ce nouvel album avec impatience, oh oui.

afro-pop / darkwave / hip-hop

POP Montréal 2026 : Fyore, LYDOL, Spitty et SEMIAH à l’Esco

par Rédaction PAN M 360

Fyore

Fille d’un père togolais, d’une mère québécoise et d’un beau-père haïtien, Fyore porte en elle des héritages multiples qui nourrissent une musique résolument sans frontières. Inclassable, elle bouscule la pop en mêlant Afropop, Rnb et électro. Faisant tournoyer sa voix de soprano si particulière comme sur un terrain de jeu, elle expérimente et se surpasse, toujours avec spontanéité, curiosité et aplomb. Après la sortie de son premier EP DZIDZI en 2024, elle prépare maintenant un premier album qu’elle décrit comme son premier vrai souffle. Co-réalisé avec Cedrik Heynemand et enrichi d’un coaching en beatmaking d’Ouri, ce projet affirme sa maîtrise totale de son univers. Enracinée dans ses origines, elle s’accompagne du tama, symbole fort d’un retour aux racines.

Daughter of a Togolese father, a Québécois mother, and a Haitian stepfather, Fyore carries multiple cultural lineages that shape a sound with no borders. Unclassifiable, she disruptif pop by blending R&B, Afropop, and touches of EDM, crafting a style that is both fluid and daring. Her singular soprano voice becomes a playground where she experiments freely, pushing her limits with spontaneity, curiosity, and confidence. After releasing her debut EP DZIDZI in 2024, she is now preparing her first full-length album, which she describes as her true creative breath. Co-produced with Cedrik Heynemand and enriched by beatmaking mentorship from Ouri, the project marks her full artistic ownership. Rooted in her heritage, she incorporates the tama, a powerful symbol of returning to one’s origins.

LYDOL

Slameuse, chanteuse et conteuse, Lydol façonne un projet artistique né de la fusion entre ses racines africaines, la force de l’oralité, sa quête d’un langage musical qui panse les maux. Porté par des influences d’Afro Fuzzion, de Modern Jazz et d’AfroSoul, le slam de Lydol amplifie les voix des femmes invisibles, des survivantes, des rêveuses, des oubliées.A slam poet, singer, and storyteller, Lydol has crafted an artistic project born through the fusion of her African roots, the power of oral tradition, and her quest for a healing musical language. Influenced by Afro Fuzzion, Modern Jazz, and AfroSoul, Lydol’s slam poetry amplifies the voices of invisible women, survivors, dreamers, and the forgotten.

Spitty

Spitty est un rappeur et leader communautaire indo-canadien originaire de Brampton (près de Toronto). Sa musique, à la fois énergique et profonde, vise à inspirer ses auditeurs. Il mêle samples et instruments sud-asiatiques à des influences nord-américaines pour donner naissance à une approche culturelle du hip-hop. Spitty puise son inspiration chez des artistes comme Eminem, Kendrick Lamar et J. Cole.

Spitty is an Indian-Canadian rapper and community leader from Brampton (just outside Toronto). His music carries an energetic yet thoughtful nature as he strives to inspire listeners through his songs. South Asian samples and instruments blend with North American influence to birth his cultured approach to hip hop. Spitty draws inspiration from artists like Eminem, Kendrick Lamar, & J. Cole.

SEMIAH

L’artiste mohawk multidisciplinaire Semiah crée des hymnes dark-pop imprégnés de synthétiseurs pour les nuits de folie, ainsi que des chansons-confessions poignantes pour le lendemain matin. Son style vocal alpin distinctif, son écriture cinématographique et ses performances chargées d’émotion brillent d’influences haudenosaunee. Comme l’écrit Under the Radar (R.-U.) : “Semiah est une artiste fascinante qui transcende les genres; nous lui prédisons un avenir prometteur.” C’est la vulnérabilité de Charli XCX, l’intensité mélancolique des ballades de Lady Gaga et l’esprit novateur de SZA réunis en une seule voix.

Multidisciplinary Mohawk artist Semiah creates synth-laced dark-pop anthems for reckless nights out and confessional torch songs for the morning after. Her distinctive alpine vocal style, cinematic lyricism, and emotionally charged performances shimmer with Haudenosaunee influences. As Under the Radar (UK) writes, “Semiah is a fascinating performer who transcends genres; we’re predicting big things ahead.” It’s the vulnerability of Charli XCX, the melancholic intensity of Lady Gaga, and the genre-bending spirit of SZA.

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Ce contenu provient de POP Montréal et est adapté par PAN M 360

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