DJ set / Électro

Francos 2026 | Une foule en transe pour Trinix

par Sandra Gasana

J’ai découvert ce duo de DJ français lorsqu’ils ont repris la chanson de Corneille « Avec classe » et qu’ils ont rajouté Aya Nakamura au mix. Résultat : un succès planétaire. Originaires de Lyon et des amateurs de musique depuis leur plus jeune âge, Josh Chergui et de Lois Serre se sont fait connaitre principalement à travers les réseaux sociaux en reprenant des chansons connues mondialement et en rajoutant leur touche électronique pour redonner une autre vie à la chanson.

Dès leur entrée sur la scène du Club Soda, ils débutent avec un des leurs nombreux succès, la reprise de « Baianà » qui a tout de suite mis le ton à la soirée. Ils connaissent les paroles de la plupart des chansons qu’ils jouent dans de nombreuses langues. J’ai noté leur penchant pour la musique brésilienne, entre autres sur leur plus récent hit « Vaitimbora » de la chanteuse Mari Froes, qui sera dans la métropole le 24 septembre.

Avec un écran derrière eux sur lequel défilaient des images s’alliant parfaitement à la musique, ils ont réussi à illustrer leur univers musical éclectique. Nous avons eu droit à des sons venant de l’Inde, du Moyen-Orient, d’Afrique du Sud, et le tout sans que ça ne choque nos oreilles.

On avait l’impression d’être dans une discothèque tellement ça dansait. Par moments, ils se mettaient debout sur leur table de mixage, attisant la foule qui le leur rendait bien. On a vraiment l’impression de faire un tour du monde musical puisqu’ils prennent le temps de choisir des pépites qu’on n’aurait jamais découvert autrement.

Le morceau « Quedate Luna » a soulevé la foule alors que tout de suite après, ils nous emmenaient vers une reprise d’un morceau de Bonga, ce monstre de la musique angolaise. Des remix improbables qu’ils mettent au goût du jour avec leur touche unique, qui leur a valu plusieurs prix au fil des années. En effet, ce duo remplit des salles en Europe et en Amérique du Nord. L’un des moments forts de la soirée était sans aucun doute durant « Emorio », que toute la foule connaissait.

« Etes-vous prêts à voyager avec nous ? » demandent-ils au public avant d’enchainer avec des morceaux aussi exotiques les uns que les autres, notamment le morceau « Awilo », un remix en collaboration avec Patomat, dont les images apparaissaient à l’écran. Une visibilité qu’ils offrent à tous ces artistes à travers leurs remix.

Ils ne pouvaient pas clôturer la soirée sans LA chanson qui m’a fait découvrir le groupe, « Avec classe ».

« La prochaine chanson, il s’agit d’un artiste de chez vous, Corneille, avec une artiste de chez nous Aya Nakamura » annonce l’un d’eux avant de lancer « Avec classe » au grand plaisir des spectateurs.

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baroque / classique occidental / violon

FMCM 2026 | D’un midi avec Sirena Huang et Bach

par Alexandre Villemaire

Quoi de plus relaxant pour les oreilles et de mieux pour ouvrir la moitié d’une journée de fin de semaine chaude et ensoleillée que la musique de Bach ? Dans le cadre serein (et frais) de la Salle Bourgie, la violoniste Sirena Huang est venue parachever une série de trois courts concerts du midi, commencée le mardi 9 juin et le jeudi 11 juin dernier, où les œuvres pour violon seul de Johann Sebastian étaient à l’honneur.

Lauréate du prestigieux concours d’Indianapolis en 2022, Sirena Huang, que nous ne connaissions pas avant de venir l’entendre en ce samedi midi, possède une feuille de route bien garnie et des plus enviables, s’étant produite comme soliste avec de nombreux ensembles prestigieux, notamment l’Orchestre philharmonique de New York, l’Orchestre de Cleveland, ainsi que ceux de Baltimore, de Shanghai, Evergreen, de Taïwan et de Singapour, sans oublier la Staatskapelle de Weimar en Allemagne. Elle nous a été également présentée par Dennis Brott, fondateur et directeur artistique du Festival de musique de chambre de Montréal, comme une des meilleures violonistes qu’il lui ait été donné d’entendre. Le court programme qui avait été conçu par la violoniste pour cette dernière séance opposait la Sonate pour violon nᵒ 3 en do majeur et la Partita en ré mineur de Johann Sebastian Bach. C’est un contraste entre la lumière et l’ombre, la chaleur et l’intériorité qui nous a été donnée d’entendre.

Il y a indéniablement un caractère lumineux à cette sonate du Kantor de Leipzig. Le premier mouvement introduit un aspect méditatif avec sa ligne mélodique descendante soutenue par un ostinato rythmique donnant au mouvement un aspect minimaliste qui ne nous évoque pas immédiatement Bach. Le deuxième est une prouesse technique en soi avec sa double fugue et ses multiples entrées de sujets que Huang cisèle à la perfection pour les rendre intelligibles. Tout cela, en assurant un contrôle des dynamiques et des nuances qui entretient constamment l’intérêt de la ligne musicale. Le quatrième et dernier mouvement, vivant et solaire, de la sonate est également un des moments qui nous a permis de voir et de goûter à la dextérité et à la technique de Sirena Huang, alors qu’elle a enfilé avec aisance une ligne musicale qui était un véritable feu roulant motivique à l’archet.

La Partita introduit un caractère introspectif à la dernière portion de ce récital. L’œuvre aurait été composée par Bach suite au décès de sa première femme Maria Barbara. C’est donc la mort et le deuil qui traversent cette œuvre. Le caractère plaintif dans la Sarabande est magnifié par les figures de notes haletantes et la manière dont les frottements entre les notes sont amenés. Mais, c’est l’immense Chaconne venant clore le mouvement qui retient l’attention et qui s’inscrit comme sommet de la performance de Huang. C’est une œuvre qu’elle maîtrise depuis longtemps et, de son aveu, qu’elle a probablement apprise trop jeune. Qu’à cela ne tienne, l’avoir abordé sans en avoir mesuré l’ampleur et la difficulté dans le passé, fait qu’aujourd’hui cette pièce, elle l’habite totalement. Le son est élégant et intense à la fois, les nuances sont signifiantes et magnifiquement contrôlées pour donner de la dimension et de la rondeur à cette œuvre dont le parcours musical se renouvelle sans cesse. Alors que l’on croit qu’on arrive à un moment cadentiel final, une nouvelle phrase est lancée par le violon et toujours avec une intensité renouvelée par Sirena Huang.

Que ce soit par son aisance sur scène, sa maîtrise technique, son jeu enlevant et senti, sa sonorité ample et précise, la jeune violoniste a conquis le public de la Salle Bourgie en menant à terme une série de concerts accessibles et rafraîchissants de haute qualité.

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classique / Création / période moderne

Festival de musique de chambre de Montréal : Midi-Classique – Les étoiles de demain! à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Les lauréats de la Banque d’instruments de musique du Conseil des arts du Canada jouent sur de précieux instruments signés Stradivarius, Guarneri et Guadagnini. Le programme est annoncé sur scène — découvrez dès aujourd’hui les prodiges de demain!

Winners of the Canada Council Musical Instrument Bank perform on priceless Stradivarius, Guarneri, and Guadagnini instruments. The program is announced onstage—hear tomorrow’s stars today.

CES SPECTACLES SONT GRATUITS!

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art-pop / chanson keb franco / pop baroque

Francos de Montréal : Klô Pelgag à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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chanson française / pop

Francos de Montréal : Pierre Lapointe – La forêt des cœurs abîmés à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

2026 marque deux anniversaires importants dans la carrière de Pierre Lapointe: le premier anniversaire de Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé et le vingtième anniversaire de La forêt des mal-aimés.
Deux albums, deux succès exceptionnels, à presque vingt ans d’écart. Fait remarquable, qui rappelle à quel point Pierre Lapointe n’a cessé, depuis son arrivée dans le paysage artistique, de surprendre et d’exceller avec une agilité sans égale. 
Pour souligner cette période charnière, Pierre a décidé de nous offrir un spectacle symphonique accompagné de l’Orchestre Métropolitain en deux actes : Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé suivi de La forêt des mal-aimés tous deux présentés dans leur intégralité. 
Les chansons composant ces deux opus se mariant naturellement aux arrangements symphoniques, nous pouvons d’ors et déjà parier que cette tournée sera un des faits saillants de la carrière de celui qui a fait de la chanson triste sa marque de commerce.

2026 marks two important anniversaries in Pierre Lapointe’s career: the first anniversary of Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé and the twentieth anniversary of La forêt des mal-aimés. 
Two albums, two exceptional successes, almost twenty years apart. This is remarkable, reminding us how Pierre Lapointe has never ceased, since his arrival on the artistic scene, to surprise and excel with unparalleled agility.  
To mark this pivotal period, Pierre has decided to treat us to a symphonic show accompanied by the Orchestre Métropolitain in two acts: Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé followed by La forêt des mal-aimés, both presented in their entirety.  

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hip-hop / rap keb / rap-pop

Francos de Montréal : Loud à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

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hip-hop / rap keb

Francos de Montréal : KORIASS à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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chanson française / soul/R&B

Francos 2026 | Quand la pluie rencontre le R&B de Wamen

par Sandra Gasana

Malgré la pluie, de nombreux festivaliers n’ont pas voulu manquer le spectacle de Wamen, cette artiste originaire du Cameroun basée en France dont le pseudonyme rend hommage à sa grand-mère, figure inspirante de son parcours. Autrice, compositrice et interprète, Wamen a une voix chaude, profonde et expressive. Son timbre velouté mêle la douceur de la soul à l’intensité du R&B, avec une interprétation sincère qui donne l’impression qu’elle raconte chaque histoire de l’intérieur.

Vêtue d’une longue robe rouge, avec un corset intégré, elle avait une prestance hors-pair sur scène, ce qui n’a rendu personne insensible. Reine du storytelling, ses textes, ancrés dans l’universel, explorent des expériences partagées, alliant profondeur et mélodies envoûtantes. Wamen signe une musique qui transcende les frontières, portée par une identité artistique aussi singulière qu’universelle.

Accompagnée d’un guitariste et d’un batteur, le trio ne s’est pas laissé perturbé par la pluie. Au contraire, Wamen a intégré cela à son spectacle le rendant encore plus magique : « Y a quelque chose de beau avec la pluie et le R&B ».

« Toxique », « Mon autre », « Les miens », « Maman » ou encore son plus récent single « La vie d’adulte » faisaient partie de son répertoire pour les Francos. Mais la chanson qui l’a fait connaitre mondialement est « Discipline » qu’elle a gardé pour la fin. Ce morceau a été viral et compte plus de 6 millions de streams sur Spotify. C’est d’ailleurs avec cette chanson que je l’ai découverte et c’est cette même chanson qui m’a poussé à assister à son spectacle sous la pluie. Heureusement, la slameuse LYDOL, qui était également dans la foule, est venue m’abriter sous son parapluie. Elle aussi originaire du Cameroun, elle a pu m’en dire plus sur le parcours de Wamen.

Morale de l’histoire: la pluie peut gâcher un concert mais tout dépend de l’attitude de l’artiste sur scène. On peut transformer un obstacle en opportunité pour créer du beau, tel que l’a fait Wamen aux Francos.

Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

afro-antillais / Antilles / Caraïbes / gwo-ka / soul

Francos 2026 | Malaka, entre soul, folk et héritage caribéen

par Sandra Gasana

Une des découvertes de cette première fin de semaine des Francos est sans aucun doute le duo de sœurs françaises aux origines guadeloupéennes Malaka. Formé par Sasha et Laurina, ce groupe a clôturé sa petite tournée dans la province québécoise au Pub des Brasseurs des Francos.

Avec leurs voix distinctes mais complémentaires à la fois, elles interagissent merveilleusement bien sur scène avec une complicité touchante. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser au duo Ibeyi, ces sœurs jumelles franco-cubaines basées en France, en découvrant leur univers. Avec leur percussionniste Timothée Faure, elles parviennent à nous faire plonger dans la douceur de la soul et folk ainsi que vers des sons plus rythmés et percussifs caribéens.

L’une joue de la guitare, l’autre de la basse, qu’elles échangent par moments, ce qui rajoute à leur versatilité. C’est avec « Malaka Maï » qu’elles ont choisi d’ouvrir le bal.

« J’aime aller vite avec les gens que je ne connais pas, je vais danser pour vous », nous avertit Sacha avant de chanter et danser autour de sa sœur et autour de la scène. Leur plus récent EP Mang inclut de l’anglais, du français et du créole avec des thèmes allant de l’identité à l’acceptation des racines.

La calebasse de Timothée s’invite sur quelques morceaux, mettant ainsi l’accent sur les sonorités caribéennes pendant que le public est appelé à contribution en faisant des bruits d’oiseaux durant une des chansons.

Elles ont joué un morceau de leur premier album Maï, intitulé « Tino » mais c’est surtout pendant le morceau « Ulo » sur lequel elles ont collaboré avec la chanteuse et musicienne brésilienne Flavia Coelho que le public s’est rapproché de la scène pour danser. D’ailleurs, les festivaliers ont même eu droit à un cours de zouk, avant de terminer avec une portion de danse sur fonds de gwoka, en guise de clôture du spectacle, le tout avec une excellente mise en scène.

Retenez bien ce nom puisqu’on risque d’en parler dans les années à venir.

Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

baroque / hommage / jazz

Festival de musique de chambre de Montréal : Soirée JAZZ – Les cuivres en feu! à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Les cuivres en feu! C’est une célébration! Du lyrisme intemporel d’Air on the G String à l’émotion d’Oblivion, en passant par l’esprit festif du Herb Alpert Tribute, le programme vous entraîne à travers les styles et les époques, avec une seule promesse : vous faire vivre un moment inoubliable avec le trompettiste virtuose Jens Lindemann.

Experience trumpeter, Jens Lindemann’s jazz-infused journey through Bach, Vivaldi, Piazzolla, Herb Alpert, and Wynton Marsalis. His virtuosity is unparalleled.

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classique / musique de chambre / post-romantique

Festival de musique de chambre de Montréal : Paris, je t’aime! à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Une plongée dans la musique francaise où se croisent poésie, élégance et intensité. Entre la délicatesse des œuvres de Debussy, la sensualité de Ravel et le drame intime du quatuor de Fauré, laissez-vous emporter par un Paris musical vibrant et lumineux, avec la harpiste Jennifer Swartz, le pianiste Philip Chiu, ainsi que le Quatuor Barbican sur scène.

Debussy, Ravel, and Fauré in dazzling French Impressionism—performed by OSM principal harpist Jennifer Swartz, pianist Philip Chiu, and the Barbican Quartet.

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classique / période romantique

Festival de musique de chambre de Montréal : Ode à la joie à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Une première mondiale! De Mendelssohn à Beethoven en passant par Schubert, « Ode à la joie » fait dialoguer l’intimité de la musique de chambre et l’élan de la Neuvième symphonie de Beethoven, présentée dans une version rare pour deux pianos avec Illia Ovcharenko et Rachel Breen, ainsi que des chanteurs, Odile Portugais, Jeanne Ireland, David Pomeroy et Colin Mackay, accompagnés du Quatuor Barbican, et Hugues Tremblay, aux timbales.

World premiere arrangement! Works by Mendelssohn and Schubert culminating in a world-premiere experience – a new arrangement of Beethoven’s 9th Symphony finale, in Franz Liszt’s two-piano arrangement, with pianists Illia Ovcharenko and Rachel Breen, featuring exceptional singers Odile Portugais, Jeanne Ireland, David Pomeroy, and Colin Mackay, the Barbican Quartet, and Hugues Tremblay, timpani.

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