Art Folk / indie pop / pop baroque

Festival International de Jazz de Montréal : Patrick Watson à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

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Afrique / reggae

Festival international Nuits d’Afrique : TONTON IDRISS & ses révélations JDTJ et Emma au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Avec son charisme et son petit côté entertainer, à la manière d’un animateur enthousiaste de radio-crochet, Idriss le Viking Noir était la personne toute indiquée pour accueillir cette série qui applaudit la grande influence, le modernisme et la versatilité des musiques mandingues, que Nuits d’Afrique n’a eu de cesse de mettre de l’avant ces 40 dernières années. Sur des grooves du feu de Dieu, tel un sage un peu frondeur, Idriss, conquérant sympathique et décomplexé, distille ses conseils et conte la vie, de sa voix qui porte et de laquelle pointent des accents reggae.
Pour terminer le Festival en apothéose, Idriss le Viking Noir, qu’on surnomme affectueusement Tonton pour souligner son rôle auprès de la relève, invite ses « petits » du Togo et de Côte d’Ivoire à se mêler à la fête.

A born showman with the ebullience of a radio talent show host, the charismatic Idriss le Viking Noir was the obvious choice to host this series, which celebrates the versatility, contemporary appeal and undeniable influence of Mandinka music, which Nuits d’Afrique has proudly promoted for the past 40 years. Set to groovy beats, like a slightly rebellious sage, the charming and fun-loving Idriss shares his wisdom and recounts stories about life in his resonant voice with its subtle reggae inflections.
For an uplifting close to the Festival, Idriss le Viking Noir—affectionately known as Tonton (Uncle) because of his commitment to emerging talent—invites his “young’uns” from Togo and Côte d’Ivoire to join in the festivities.

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cosmic jazz / jazz

FIJM 2026 I Kamasi Washington nous emmène dans l’espace

par Stephan Boissonneault

Après une prestation absolument exceptionnelle de St. Vincent avec orchestre symphonique à la Salle Wilfrid-Pelletier, je me suis précipité dehors pour assister à mon tout premier concert de Kamasi Washington à la Scène TD. C’était un moment assez important pour moi, car j’avais manqué tous les concerts de Kamasi Washington au jazzfest et ses concerts en solo à Montréal ces cinq dernières années, et j’écoute très souvent ses épopées de jazz cosmique lorsque j’écris.

Ce dieu du saxophone jazz, âgé de 45 ans, débordait de style, vêtu d’un kimono noir, serrant son saxophone ténor comme un enfant émerveillé tandis qu’il regardait la chanteuse Patrice Quinn interpréter avec une puissance incroyable des paroles sur l’espace et l’univers. Elle terminait alors le morceau de 12 minutes – qui s’était en réalité étiré sur 15 minutes –, « Askim », tiré de l’album The Epic sorti en 2015. Washington a clôturé le morceau par un cri de saxophone plein d’énergie, qui semblait s’étirer pendant plusieurs minutes. Les poumons de cet homme sont incroyables.

Vint ensuite The Pslamnist, tiré de mon album préféré, Heaven and Earth, qui mettait en vedette des solos de trompette en direct de Ryan Porter, la contrebasse tonitruante de Miles Mosley et le jeu de batterie endiablé de Ronald Bruner Jr. (frère de Stephen Bruner, alias Thundercat). La maîtrise du saxophone de Washington est en soi un véritable spectacle, mais son arme pas si secrète que ça, c’est son groupe. Chaque musicien pourrait facilement diriger son propre groupe. Prenez par exemple l’ouverture au clavier de Cameron Graves, en parfaite synchronisation avec Bruner. On pourrait même dire en plaisantant que c’est tout aussi bon que Domi et JD Beck, honnêtement. « Y a-t-il des fans d’anime dans la salle ? », demande Washington à la foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Le morceau s’intitule « Lazarus », une chanson que Washington espérait voir devenir le générique d’ouverture du nouvel anime de Shinichirō Watanabe, Lazarus. Watanabe a finalement choisi « Vortex », mais c’est « Lazarus », avec son caractère imposant, qui nous touche le plus. Les chœurs, menés par Quinn, constituent la véritable clé du succès de ce morceau. Le saxophone hors du commun de Washington est, là encore, tout simplement irréel. Mosley a également livré un solo de contrebasse endiablé, ses doigts virevoltant comme des avions en délire tandis qu’il actionnait une pédale de phaser. Je n’ai jamais vu un solo de contrebasse rivaliser à ce point avec celui d’une basse électrique. Mosley est un autre dieu dans son art.

Après une magnifique et longue reprise de « Prologue », du compositeur de tango argentin Astor Piazzolla, Kamasi a annoncé qu’il reviendrait bientôt à Montréal. C’était sa troisième prestation au Festival de jazz de Washington ; je ne doute donc pas que nous le reverrons.

Photos by Victor Diaz Lamich

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funk / hip-hop / jazz

Festival International de Jazz de Montréal : Nicholas Payton & Butcher Brown présentent A Supreme Blue à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

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électro arabe / pop / R&B

Festival International de Jazz de Montréal : Saint Levant à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

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afro-caribéen / folk / jazz

Festival International de Jazz de Montréal : Fabiola Méndez à la scène Rio Tinto

par Rédaction PAN M 360

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americana / blues-rock

Festival International de Jazz de Montréal : Larkin Poe à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

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musique du monde / pop / soul/R&B

Festival International de Jazz de Montréal : Naïka à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

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classique / musique de chambre

Festival de musique de chambre de Montréal : Soirée à Vienne à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Le temps d’un concert, laissez-vous transporter au cœur de Vienne. De la profondeur lyrique du quintette de Schubert avec le Barbican Quartet et le violoncelliste Denis Brott, au charme de Fritz Kreisler, avec le violoniste virtuose Kevin Zhu, en passant par l’esprit pétillant des Valses de Johann Strauss II avec le flûtiste Christopher James et le clarinettiste Antonin Cuerrier. Ce programme fait revivre l’atmosphère unique des salons et des salles viennoises.

Schubert’s sublime Cello Quintet, performed by the Barbican Quartet and cellist Denis Brott, is hailed as one of the greatest chamber works ever. Then Kreisler’s elegant violin pieces and Johann Strauss II Waltzes, with flutist, Christopher James and clarinetist, Antonin Cuerrier.

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classique / classique moderne / Piano

Hania Rani – Non Fiction : Piano Concerto in Four Movements au Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Hania Rani est une compositrice et pianiste polonaise plusieurs fois récompensée qui évolue avec aisance entre les univers de la musique classique et expérimentale. Connue pour une série d’albums remarquables et en constante évolution — Esja, Home et Ghosts — elle a aussi composé pour le cinéma, le théâtre et la télévision.
Non Fiction est le premier concerto pour piano et la première pièce symphonique de Rani, composée en partie en réponse à la découverte en 2020 des compositions d’une jeune prodige de la musique, Josima Feldschuh, écrites pendant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale dans le ghetto de Varsovie. Émue par l’histoire de cette jeune fille, elle a choisi de l’examiner à travers le prisme des horreurs modernes : l’invasion de l’Ukraine et le génocide à Gaza, et la façon dont nous pouvons les « observer » et les « entendre » de près grâce aux médias modernes. Ce faisant, Rani examine la coexistence constante de l’harmonie et du désordre, créant une métaphore sonore de la survie de l’esprit humain face à la violence, et utilise la valeur émotionnelle du son pour rendre ces conflits quelque peu lointains plus accessibles à notre sensibilité humaine.
S’appuyant sur la formation classique de Rani et son admiration pour la musique expérimentale et improvisée, juxtaposant symboliquement une musique précisément orchestrée à la beauté de l’élan, Non Fiction est un chef-d’œuvre moderne : révélateur, puissant, émouvant et profond. 
Pour cette première mondiale, Rani est accompagnée du Manchester Collective, un orchestre de 45 musiciens dirigé par le violoniste Rakhi Singh, avec la participation exceptionnelle du saxophoniste Jack Wyllie (Portico Quartet) et de la batteuse Valentina Magaletti, sous la direction de Hugh Brunt (London Contemporary Orchestra).
Pour le premier set, Rani présentera une sélection de ses compositions instrumentales contemporaines pour le cinéma et le théâtre, ainsi que de nouvelles compositions arrangées pour un petit ensemble.  

Hania Rani is a Polish multi-award winning composer and pianist who moves effortlessly between the worlds of classical and experimental music. Best known for a series of remarkable, ever evolving albums — Esja, Home and Ghosts — she also has written for film, theatre and television.
Non Fiction is Rani’s first piano concerto and symphonic piece composed partially in response to the discovery in 2020 of the compositions of a young music prodigy, Josima Feldschuh, written during the horrors of World War II in the Warsaw Ghetto. Moved by the girl’s story she choose to examine it through the lens of modern horrors: the invasion of Ukraine and genocide in Gaza, and how closely we can ‘observe’ and ‘hear’ them through modern media. In doing this Rani examines the constant coexistence of harmony and disorder creating a sonic metaphor for the survival of the human spirit when faced by the violence and uses the emotional value of sound to make these somehow distant conflicts more relatable to us on a human level. 
Drawing on Rani’s classical background, and her admiration for experimental and improvised music, symbolically juxtaposing precisely scored music with the beauty of momentum Non Fiction is a modern masterwork: revelatory, powerful, emotional and profound. 
In this world premier Rani is joined by the Manchester Collective assembled as a 45-piece orchestra, led by violinist Rakhi Singh and guest performances saxophonist Jack Wyllie (Portico Quartet) and drummer Valentina Magaletti and conducted by Hugh Brunt (London Contemporary Orchestra). 
For the opening set Rani will present a selection of her contemporary instrumental music for film and theatre alongside new music arranged for a small ensemble. 

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Jazz Pop / lounge

Festival International de Jazz de Montréal : Pink Martini à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Depuis maintenant 31 ans, Pink Martini est un moteur inépuisable de joie qui continue de porter la mission de son fondateur Thomas Lauderdale, à savoir la connexion multiculturelle et l’inclusion, sur les scènes légendaires des six continents. Mêlant pop old school entraînante, couleurs du monde, rythmes big band et glamour hollywoodien, le célèbre « petit orchestre » de l’Oregon joue une musique qui séduit tout le monde, quel que soit l’âge ou l’origine. Le groupe compte une douzaine de musiciens qui interprètent des chansons dans plus de 25 langues et collabore avec une grande variété de chanteurs talentueux lors de ses concerts et sur ses 10 albums studio.

Now in its 31st year, Pink Martini is an unstoppable engine of joy that continues to bring founder Thomas Lauderdale’s mission of multi-cultural connection and inclusion to legendary concert stages on six continents. Presenting a mélange of catchy old-fashioned pop, global color, foot-tapping big band sound, and Hollywood glamour, Oregon’s famous “little orchestra” performs music intended to appeal to everyone, regardless of age or background. The band features a dozen musicians sharing songs in over 25 languages, and collaborates with a wide variety of gifted singers in performance and across the band’s 10 studio albums.

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Électro / jazz / soul

FIJM 2026 | Dominique Fils-Aimé, impériale et apaisante

par Michel Labrecque

Dominique Fils-Aimé est de passage à la maison pour deux jours, alors qu’elle poursuit une tournée internationale qui l’amènera en Europe en juillet, puis aux États-Unis en septembre.

Vendredi, le Théâtre Maisonneuve affichait complet. Montréal attendait son enfant prodigue avec bonheur, pendant qu’à l’extérieur, des milliers de personnes prenaient d’assaut la grande place où allait jouer Angine de Poitrine.

C’est ça le Québec d’aujourd’hui: une Haïtienne qui chante majoritairement en anglais et un duo Jeannois qui chante dans une langue que personne ne comprend. Et les deux font salle comble. De toute évidence, le Québec évolue plus vite que ses politiciens.

Dominique n’avait pas encore prononcé un seul mot que la foule l’acclamait. Le concert s’est ouvert (et s’est terminé) sur une chanson que sa mère lui chantait quand elle était enfant, conformément à son plus récent opus qui s’intitule My World Is The Sun.

Le spectacle est largement consacré à cet album, mais pas que. On entend aussi quelques chansons de sa trilogie d’albums précédents. Dominique Fils-Aimé nous emmène dans un voyage émotif, qui représente une journée ou un cycle temporel, dans lequel on est parfois apaisé, parfois choqué, parfois confus, avant de revenir dans le calme.

La chanteuse est entourée de six musiciens et d’une sonorisatrice qui est, en elle-même, un instrument supplémentaire, tellement elle utilise l’écho et la réverbération de façon brillante. Est-ce parce que nous nous trouvons au FIJM, les musiciens improvisent beaucoup plus que dans d’autres concerts auxquels j’ai assisté dans les années précédentes. Ce qui donne de forts jolis solos et donne du coffre à la musique.

Le concert est très construit, souvent les pièces s’enchaînent automatiquement, nous changeons de climat sans nous en rendre compte. Toutefois, quand elle s’arrête de chanter, Dominique est très volubile. Elle ressent vraiment le besoin de nous parler, de nous partager ses tranches de vie. Elle mentionne à plusieurs reprises qu’elle veut nous faire oublier nos mauvais moments, ainsi que le monde divisé dans lequel nous vivons.

La dernière partie du spectacle est quasi cinématographique, où on retrouve les arrangements plus dépouillés de ses disques, on entre presque dans une transe, avant de retomber avec l’interprétation d’une chanson de Francis Cabrel et de la berceuse maternelle.

Dominique nous a prévenu: pas de rappel, le concert se termine de lui-même. Excellente idée!

À la sortie, le public souriait, semblait comblé. Mon voisin de siège était impressionné. C’était sa première expérience Fils-Aiméenne.

Dominique Fils-Aimé construit sa voix, qui mélange le jazz, la soul, l’électro, ainsi qu’Haïti et son âme vibrante. Elle ne possède pas le registre vocal de Cécile McLorin Salvant, entendue dans la même salle, la veille. Mais elle ira loin, de façon différente. D’ailleurs, je suis convaincu que ces deux femmes libres, d’origine haïtienne, une de Montréal, l’autre de Miami, pourraient chanter ensemble.

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