électronique / synth-pop / vaporwave

POP Montréal 2026 : ESPRIT (George Clanton) à la SAT

par Rédaction PAN M 360

ESPRIT a débuté en 2012 comme projet parallèle basé sur l’échantillonnage du musicien de pop électronique George Clanton. Les deux premiers EP d’ESPRIT, Girls Only et Summer Night, sont encore aujourd’hui considérés comme des œuvres essentielles pour toute personne découvrant le genre Vaporwave. En 2014, alors que la vaporwave était encore principalement définie par l’utilisation de morceaux trouvés et de samples transformés, ESPRIT a sorti l’album Virtua.zip, composé entièrement de matériel original. Dans les trois années qui ont suivi sa sortie, la scène vaporwave dans son ensemble a progressivement suivi cette direction. Après Virtua.zip, le projet ESPRIT a été mis sur pause pendant que le projet solo de George Clanton lançait 100% Electronica à la fin de 2015. Aujourd’hui, trois ans plus tard, ESPRIT revient avec à la fois la suite de Virtua.zip et l’album compagnon de 100% Electronica, réunis dans une seule œuvre. 200% Electronica mélange des compositions entièrement originales dans le style vaporwave classique d’ESPRIT avec des samples chopped & screwed tirés des propres morceaux de George Clanton, inspirés par deux années de tournée avec uniquement une Roland SP-404SX.

ESPRIT began in 2012 as the sample-based side-project of electronic pop artist “George Clanton.” ESPRIT’s first two EP’s Girls Only and Summer Night are still considered essential listening for any newcomers to the vaporwave genre. In 2014, when vaporwave was still defined by its use of found music and manipulated samples, ESPRIT released his Virtua.zip LP composed entirely of original material. In the 3 years since its release, the vaporwave scene at large has followed this trend. After Virtua.zip, the ESPRIT series was put on hold while George Clanton’s eponymous project’s 100% Electronica LP released in late 2015. Now 3 years later, ESPRIT returns with both the successor to Virtua.zip and the sister album to 100% Electronica together in one piece. 200% Electronica combines fully original compositions in ESPRIT’s classic vaporwave style with chopped & screwed samples pulled from George Clanton’s own songs, inspired by two years of touring with nothing but a Roland SP 404-SX.

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punk rock / rock

POP Montréal 2026 : Dune Rats, Boy Wonder et The Lookout au Bar Le Ritz PDB

par Rédaction PAN M 360

Dune Rats

Depuis longtemps, les Dune Rats incarnent l’esprit « faites-le vous-même » du punk rock, une tradition profondément ancrée dans la scène musicale de Brisbane. Dès les débuts de groupes comme The Purple Hearts et The Saints, Brisbane a été un véritable vivier de musique rebelle et énergique, et les Dune Rats ne font pas exception. Depuis leur formation, le trio – Danny Beus (chant, guitare), BC Michaels (batterie) et Brett Jansch (basse) – s’est fait un nom grâce à son attitude contagieuse et insouciante, et à son talent pour créer des hymnes punk déchaînés et entraînants, à la fois sauvages et raffinés.

Dune Rats have long embodied the do-it-yourself ethos of punk rock — a tradition deeply rooted in Brisbane’s music scene. From the early days of bands like The Purple Hearts and The Saints, Brisbane has been a breeding ground for rebellious, high-energy music, and Dune Rats are no exception. Since their formation, the trio — Danny Beus (vocals, guitar), BC Michaels (drums), and Brett Jansch (bass) — have made a name for themselves with their infectious, carefree attitude and their knack for creating raucous, feel-good punk anthems that somehow manage to sound both reckless and refined.

Boy Wonder

boy wonder est un musicien et cinéaste de Toronto. Il n’est pas le producteur de Drake.

boy wonder is a musician and filmmaker from Toronto. He is not Drake’s producer.

The Lookout

The Lookout est une formation punk n roll de Montréal menée de front par Martha Rockhard! Très active depuis quelques années dans la scène montréalaise et un peu partout au Québec, la formation a un premier album intitulé « I Know The Future » qui est paru en octobre 2024 sur l’étiquette Thousand Islands Records. Leur performance énergique sur scène, qui ne passe pas inaperçue, leur a permis de se tailler une place dans plusieurs événements d’envergures tels que le ‘77 Montréal, le Pouzza Fest, NXNE Toronto, Osisko en lumières, Festirock, Envol & Macadam, Music 4 Cancer, Bitchfest Toronto, Le Déluge, ainsi que plusieurs premières parties de groupes renommés. Word on the street is The Lookout is FUN!

The Lookout is a melodic punk n roll band from Montreal fronted by the dynamic Martha Rockhard! Active in the local scene as well as in the rest of Quebec for several years now, the band has a new record in hand call “ I Know The Future” on Thousand Islands Records and have been all around Quebec and Ontario in the past year! Their head-turning energetic performances have landed them on the rosters of some of the big festivals (NXNE Toronto, ’77 MTL, Pouzza Fest, Envol & Macadam, Osisko en lumières, Music 4 Cancer, Festirock, Le Déluge) and as opening acts for several renowned bands. Word on the street is The Lookout is FUN!

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autochtone / noise-rock / SLACKER

POP Montréal 2026 : Fresh Wax, Knitting, Birds of Prrrey et NIIVI à l’Esco

par Rédaction PAN M 360

Fresh Wax

Fresh Wax est un duo de noise rock expérimental de Montréal. Avec un jeu de basse déchaîné, des tambours tonitruants, des synthés oscillants saturés et des paroles excentriques, Fresh Wax crée un son brut et énergique bien à lui. S’inspirant de Roxy Music, Talking Heads et DEVO, Fresh Wax mise sur l’étrangeté, la technicité et des mélodies accrocheuses et puissantes.

Fresh Wax is an experimental noise rock duo from Montreal. With wild bass playing, thundering drums, over driven oscillating synths, and eccentric lyrics, Fresh Wax creates a unique raw and energetic sound. Taking influence from Roxy Music, Talking Heads, and DEVO, Fresh Wax emphasizes weirdness, technicality, and loud catchy melodies.

Knitting

knitting est un groupe indie rock montréalais qui filtre l’introspection lyrique à travers un prisme de slacker-rock chancelant. Formé par l’auteur-compositeur Mischa Dempsey pendant le confinement comme projet d’enregistrement solo, le groupe s’est rapidement transformé en unité collaborative avec le batteur Andy Mulcair et la guitariste et ingénieure de son Sarah Harris, rencontrés à travers la scène DIY canadienne. Avec leur premier album de 2024, Some Kind of Heaven (Mint Records), knitting a fait découvrir son mélange nerveux et titubant d’indie rock, évoquant la nostalgie des groupes alternatifs des années 90, ce qui leur a valu des comparaisons allant de DIIV à Hole en passant par Alex G. L’album a connu un vaste écho, passant cinq semaines au premier rang des palmarès de radios universitaires canadiennes, attirant l’attention de Pitchfork, The FADER et Stereogum (Bands To Watch, Best New Artists 2024), et menant knitting jusqu’à des festivals comme SXSW, en plus de tournées au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe. Entre les concerts, knitting a écrit, enregistré et produit son deuxième album, Souvenir. À paraître le 26 juin 2026 chez Mint Records, Souvenir est un album introspectif et par moments profondément existentiel, qui s’interroge sur ce qu’on emporte avec soi dans la vie. Chaque chanson est comme l’ouverture d’un médaillon donnant sur un souvenir précis, tout un monde d’émotions contenu en quelques instants.

knitting is a Montreal-based indie rock band filtering lyrical introspection through a warping, slacker-rock lens. Formed by songwriter Mischa Dempsey during lockdown as a solo recording project, the band quickly evolved into a collaborative unit with drummer Andy Mulcair and guitarist/engineer Sarah Harris, who met through Canada’s DIY music scene. With their 2024 debut album Some Kind of Heaven (Mint Records), knitting introduced their wiry and careening blend of indie rock evoking the nostalgia of 90s alternative rock bands, earning the band comparisons ranging from DIIV to Hole to Alex G. The release resonated widely, spending five weeks at #1 on the Canadian campus radio charts, garnering press from Pitchfork, The FADER and Stereogum (Bands To Watch, Best New Artists 2024), and taking knitting to festivals like SXSW, and tours across Canada, the US, UK and Europe. Between performances, knitting wrote, recorded, and produced their sophomore album, Souvenir. Coming out June 26th, 2026 via Mint Records, Souvenir is an introspective and at-times deeply existential album that considers what we take with us in life. Each song is like opening a locket and looking onto a specific memory, a world of feeling held in a few moments.

Birds of Prrrey

Birds Of Prrrey est un trio indie rock montréalais qui crée une musique puissante pour les grands cœurs. Rendant hommage au mouvement Riot Grrrl par ses paroles franches et son éthique artistique DIY, le groupe incarne l’esprit du punk féministe grâce à ses voix percutantes, ses guitares saturées et distordues, ses lignes de basse imposantes et ses batteries tonitruantes. Actif sur la scène underground montréalaise, elles apportent passion et intensité à chacune de ses performances.

Birds Of Prrrey is a Montreal-based indie rock trio that makes powerful music for big hearts. Paying homage to the Riot Girrrl movement with their direct lyrics and DIY artistic ethic, they embody the spirit of feminist punk through their powerful vocals, saturated and distorted guitars, heavy bass lines, and thunderous drums. Active in the Montreal underground scene since 2023, they bring passion and intensity to each of their performances.

NIIVI

NIIVI est un·e artiste inuk autochtone bispirituel·le de Kuujjuaq, au Nunavik (nord du Québec, au Canada). Iel intègre la langue inuktitute et les pratiques traditionnelles inuit du chant guttural, de la danse du tambour et du chant ancestral dans une performance de groupe complet, teintée de rock alternatif. NIIVI conçoit la musique comme une forme d’activisme inuit, chantant la culture, l’histoire et la politique inuit dans le but de faire rayonner les histoires de son peuple, de préserver l’inuktitut et la culture, avec l’espoir que sa musique donne aux jeunes Inuit la fierté de leur identité autochtone.

NIIVI is a Two-Spirit Indigenous Inuk Artist from Kuujjuaq, Nunavik (Northern Quebec in Canada). They Incorporate Inuktitut language and Traditional Inuit practices of Throat singing, drum dancing and ancestral song in a full band, alt rock performance. NIIVI writes music as a form of Inuit Activism, singing about Inuit culture, history and politics with the goal of shining light of their peoples stories, preserve Inuktitut and culture with hope that their music gives Inuit youth pride in their Indigenous identity.

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acadie / country-folk / folk-rock

POP Montréal 2026 : Les Hay Babies, Chad VanGaalen et Sarah Julia au Théâtre Rialto

par Rédaction PAN M 360

Les Hay Babies

Les Hay Babies, c’est d’abord des amies : le fun passe avant le travail, pis le travail se fait dans le fun. Acadiennes d’origine néo-brunswickoise, Julie Aubé, Katrine Noël et Vivianne Roy avancent leur folk-rock pluriel et pétillant depuis plus d’une décennie, renouvelant leur proposition musicale à chaque parution. Découvertes via l’EP indie-folk / country Folio en 2012, elles rappliquent deux ans plus tard avec Mon homesickheart en 2014, un premier album aux sonorités folk-rock contemporaines. Le rock 60s / 70s et les ballades 80s de La 4ième dimension (version longue) suivent en 2016, puis la pop / disco 70s de Boîte aux lettres en 2020. Le quatrième album, Tintamarre, celui-ci inspiré du roots rock des jukeboxes louisianais, est paru en octobre 2024. Changements de cap toujours, donc – ce qui fait autant la marque du groupe que son entrain indéfectible et son intérêt pour l’actualisation des sons passés.

Les Hay Babies are friends first: fun comes before work and work is done while having fun. New Brunswick-born Acadians Julie Aubé, Katrine Noël and Vivianne Roy have been bringing forth their sparkling, multifaceted folk-rock for over a decade, renewing their musical proposition with each new release. Since forming a band in 2011, they have launched their EP Folio (2012) and the albums* Mon homesick heart* (2014), La 4ième dimension (version longue) (2016), and Boîte aux lettres (2020), shifting from indie-folk and country to classic rock and disco. They once again reinvented their sound with their fourth album, Tintamarre: a trademark of theirs as much as their unwavering drive and interest in actualizing sounds from past decades.

Chad Van Gaalen

Je suis un artiste qui vit et travaille à Calgary / Mohkinstsis. Je crée des œuvres sculpturales cinétiques ainsi que de la musique. Le projet musical sur lequel je me concentre actuellement s’appelle Full Moon Bummer. C’est de la musique folk / rock. Je joue cette musique avec Ryan Bourne et Chris Dadge. Ce sont deux amis très proches.

I am an artist living and working in Calgary/mohkinstsis I make kinetic sculptural works as well as music. the musical project I am focusing on right now is Full Moon Bummer. it is folk/rock music. I play this music with Ryan Bourne and Chris Dadge. they are both close friends.

Sarah Julia

La musique de Sarah Julia est un exercice de tendresse, empreinte de sororité et marquée par une vulnérabilité poignante. Leur folk indie profondément introspectif puise ses racines dans une enfance partagée : le fruit de souvenirs entremêlés et d’une bande-son formatrice collective qui se manifeste dans leurs voix pures, enlacées avec harmonie, abordant avec délicatesse l’amour, le chagrin et la famille. Dès leur plus jeune âge, elles ont développé une passion commune pour la musique, s’échangeant des recommandations d’albums, notamment de Bon Iver et Ben Howard, pour compléter l’univers de Cat Stevens et Jim Croce qui les avait bercées durant leur enfance. Elles ont ensuite chacune commencé à composer. Mais c’est suite à un bouleversement familial qu’elles ont commencé à unir leurs efforts, cherchant une catharsis commune dans l’écriture de chansons.

Sarah Julia’s music is an exercise in tenderness, bound by sisterhood and defined by a haunting, piercing vulnerability. Their deeply introspective brand of indie folk is forged from a shared childhood: the product of overlapping memories and a communal formative soundtrack that presents itself in the pure vocals that cradle each other in harmony as they delicately address love, heartache and family. From a young age, they developed a shared love of music – trading album recommendations for the likes of Bon Iver and Ben Howard to expand on the Cat Stevens and Jim Croce their parents raised them on – before they individually began dabbling in making music themselves. But it wasn’t until a significant change in their family occurred that they began intertwin

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indie folk / rock alternatif / slowcore

POP Montréal 2026 : Dutch Interior, Racecourse et Lapelúda à La Sotterenea

par Rédaction PAN M 360

Dutch Interior

Dutch Interior compose des chansons qui prennent de l’ampleur à mesure qu’elles se déploient. Le groupe de six musiciens originaire du sud de la Californie mélange ambient, slowcore, folk expérimental et rock américain dans une approche à la fois intime et ambitieuse. Leur album Moneyball paru chez Fat Possum en 2025 révélait déjà leur capacité à relier différentes traditions musicales en une œuvre cohérente et profondément émotionnelle. Le nouvel EP It’s Glass pousse encore plus loin cette approche, avec des compositions enregistrées au célèbre Hyde Street Studios de San Francisco. Les morceaux naviguent entre délicatesse, improvisation et textures atmosphériques.

Dutch Interior write songs that expand upon release. The Southern California six-piece (comprised of Conner Reeves, Hayden Barton, Shane Barton, Jack Nugent, Noah Kurtz, and Davis Stewart), most of whom have known each other since childhood, create music that can feel both outside of space and time yet deeply connected to it. 2025’s Fat Possum full-length debut Moneyball, made within the confines of their self-built Long Beach Studio, showcased the band’s knack for connecting the dots, conjoining aspects of ambient, slowcore, experimental folk, southern rock and more into something both cohesive and inquisitive. It’s music that has always considered the complexity of the world around them and the simple things that bind us together. New EP It’s Glass evolves these ideas in ways that sound both bigger and more intimate, with five tracks that fit together as much as they color outside the lines, like small universes that could not exist without each other.

Racecourse

Entre les travaux de physique, les quarts de travail au lave-auto et les matchs de soccer, Racecourse voit le jour à l’hiver 2022. Le quintette indie rock (Reya Langen, Graeme Stage, Jackson Pruett, Ben Chung et Joaquin Jorgensen) s’est serré les coudes pendant les hivers boueux de Santa Cruz, entre la chambre de Jackson et le garage de Graeme. Avec des enregistreuses à ruban et des ordinateurs portables, le groupe a complété son premier album, July, December, dans un chalet au bord de la rivière Yuba à l’hiver 2025. Maintenant établi à New York, Racecourse poursuit sa route.

Squished between physics papers, shifts at the carwash, and soccer games, Racecourse was formed in the winter of 2022. The indie rock quintet (Reya Langen, Graeme Stage, Jackson Pruett, Ben Chung, and Joaquin Jorgensen) huddled together through muddy Santa Cruz winters in Jackson’s bedroom and Graeme’s garage. Working with tape machines and laptops, they completed their debut record, July, December, in a cabin by the Yuba River in the winter of 2025. Now living in New York, Racecourse moves forward.

Lapelúda

Avec une voix qui porte à la fois la vulnérabilité et la force, Lapelúda transcende les barrières linguistiques grâce à un récit trilingue : des chansons qui deviennent des fils de guérison entre l’innocence, le deuil, la réconciliation et la joie. Récemment choisie pour la cohorte MUZ 2025, Lapelúda est une voix montante colombo-québécoise de la scène latino indie-folk. Elle marie l’âme des inspirations musicales latino-américaines à une touche contemporaine profondément personnelle. Son EP récemment paru, « entre cielo y tierra » (automne 2025), approfondit son exploration de la fragilité et de la résilience de la vie.

With a voice that carries both vulnerability and power, Lapelúda transcends language barriers through trilingual storytelling—offering songs that serve as healing threads between innocence, grief, reconciliation, and joy. Recently chosen as MUZ 2025 cohort, Lapelúda is a colombo-québécois rising voice in the latin indie-folk scene. She blends the soul of Latin American musical inspirations with a deeply personal, contemporary touch. Her recently release EP « entre cielo y tierra » (Fall 2025) deepens her exploration of life’s fragility and resilience.

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classique moderne / musique contemporaine / période romantique

Un lancement de saison tout étoiles pour Yannick et l’OM

par Frédéric Cardin

Le lancement de saison 26-27 de l’Orchestre métropolitain (OM) sous la direction de Yannick Nézet-Séguin avait lieu hier à la Maison symphonique devant une salle passablement comble. Le thème des astres était illustré par les fameuses Planètes de Gustav Holst, ainsi que par une création de la compositrice anishinaabekwe Barbara Assiginaak, Shpiming Nangokaa (Haut dans le ciel, il y a beaucoup d’étoiles). 

C’est cette dernière qui ouvrait l’après-midi (le concert était à 15h). Le public a eu droit à une œuvre resplendissante, scintillante de mille couleurs lumineuses, telle des milliers de joyaux sur un coussin de velours sombre. La partition oscille entre somptuosité ravellienne et miroitement contemporain, dans va-et-vient entre un atonalisme chaleureux et consonances cinématographiques. La foule a chaudement applaudi, à raison.

Un peu hors sujet, mais magistral dans son expression et surtout son interprétation, le Concerto pour alto de l’Anglais William Walton suivait avec énormément de panache. Une œuvre que l’on entend rarement sur nos scènes, et pourtant d’un impérial effet dramatique! Il faut dire que l’altiste Antoine Tamestit maîtrise cette musique sans anicroche. Un son ample et bourré de nuances, capable des plus délicats murmures sans nuire à une projection pleine et entière, comme des plus athlétiques fortes, sans perdre en qualité timbrale. Cet artiste joue, dans le sens holistique du terme : il regarde les musiciens de l’orchestre, les écoute, apprécie leur jeu, leur répond. Un vrai de vrai concertiste, pas un soliste ‘’avec accompagnement’’. Il est probablement là le lien avec le reste du programme : Tamestit est une étoile incandescente. L’homme, sympathique, a pris le micro pour remercier les musiciens (il avait raison, l’OM était dans une forme exceptionnelle) et annoncer un rappel : un arrangement de Flow My Teares de John Dowland. La mélodie poignante de la renaissance a donné quelques frissons, surtout dans son interprétation délicate en duo avec la harpiste de l’OM, Robin Best. On imagine agréablement un récital complet avec ces deux artistes. Pourquoi pas?

En finale, les Planètes de Holst ont pratiquement soulevé le plafond de la Maison symphonique. Yannick n’a pas hésité une seconde et a lancé la guerroyante Mars sur un rythme impitoyable. Avec un OM à son meilleur (chapeau aux solistes de tous les pupitres), le chef a ensuite dessiné une Vénus et une Mercure vibrantes de nuances avant de lancer la magistrale Jupiter à un tempo excitant. Merci de ne pas avoir ralenti son déroulement, ce qui arrive parfois avec quelques chef-fe-s. Ici, non, Yannick a choisi d’exprimer sans se gêner le sentiment de joie qui sous-tend le caractère octroyé par Holst à la géante. La portion centrale, et son thème imposant, avait toute la noblesse requise. 

Saturne et sa cadence appuyée, marquant le passage du temps, avait la puissance voulue et, surtout, exprimait efficacement la nature inéluctable de la marche vers la vieillesse. Uranus et son énergie allante (ainsi que le thème lancé au basson qui rappelle tellement L’Apprenti sorcier de Dukas) avait beaucoup de caractère, alors que l’ensemble se terminait sur l’impressionnisme, d’abord ombrageux puis évoluant vers la lumière, de Neptune. 

Le public était ravi. On ne peut qu’être d’accord avec lui. 

Indie / R&B / soft-rock

POP Montréal 2026 : Infinity Song et 110% au Théâtre Rialto – Salle Exclaim!

par Rédaction PAN M 360

Infinity Song

Quatre esprits, perspectives et âmes uniques donnent le tempo à Infinity Song. Le lien du sang qui unit les frères et sœurs Boyd — Abraham, Angel, Israel et Momo — alimente le cœur même du groupe, mais c’est l’harmonie entre leurs personnalités distinctes qui les élève avec brio au rang d’exception, hors des sentiers battus. Arborant ses lunettes emblématiques, l’aîné, Abraham, porte les mélodies avec assurance et charisme. Angel, non seulement peut tenir une note comme si sa vie en dépendait, mais elle est aussi la force créative derrière l’esprit du groupe. Momo passe avec dextérité de la guitare à la basse, et sa voix d’une vulnérabilité touchante dégage chaleur et émerveillement. Au-delà de sa voix puissante, Israel fait chanter sa Navigator Stratocaster avec toute la fougue d’un guitariste virtuose. Leur musique est le genre de musique que l’on pourrait dénicher sur un vinyle précieux chez son disquaire indépendant préféré, découvrir pour la première fois au coucher du soleil lors d’un festival, ou dont on pourrait s’extasier sur les réseaux sociaux. Après une longue ascension, ils signent chez Roc Nation et captivent les auditeurs avec Mad Love [2020], Metamorphosis [2023] et Infinity Song LIVE [2025]. Ils brillent partout, du Late Show avec Stephen Colbert à l’émission « Tiny Desk » de NPR. Acclamés par Interview, Complex, GRAMMY.com et bien d’autres ils sont la tête d’affiche d’une résidence populaire au Blue Note, jouent à guichets fermés dans le monde entier, assurent la première partie de Lake Street Dive au Madison Square Garden et se produisent dans des festivals tels que Bonnaroo et Lollapalooza. Devenus viraux à de nombreuses reprises, attirant des fans prestigieux et divers comme Doja Cat et Anne Hathaway, lauréate d’un Oscar®, et se produisant devant des salles combles partout, ces identités distinctes se rejoignent plus étroitement que jamais sur leur album éponyme de 2026, Infinity Song [Peace Industry Music Group et Roc Nation].

Four individual minds, perspectives, and souls set the tempo for Infinity Song. The blood bond shared by the Boyd siblings—Abraham, Angel, Israel, and Momo—fuels the band’s collective heartbeat, yet it’s the harmony between their separate personalities that expertly elevates them as a genre-agnostic anomaly. Sporting signature glasses, big brother Abraham carries melodies with confidence and charisma. Not only can Angel hold a note like her life depends on it, but she also acts as the creative force behind the group’s ethos. Momo deftly rotates between guitar and bass as she exudes warmth and wonder through uncanny vocal vulnerability. Beyond flaunting a dynamic voice, Israel makes his Navigator Stratocaster sing with all the feel of your favorite guitar hero. They make the kind of music you could find on a vinyl treasure at your local indie record store, experience for the first time on festival grounds at sunset, or obsess over on social media. Signing to Roc Nation after a long grind, they captivated listeners with Mad Love [2020], Metamorphosis [2023], and Infinity Song LIVE[2025]. They shined everywhere from The Late Show with Stephen Colbert to NPR’s “Tiny Desk.”Earning acclaim from Interview, Complex, GRAMMY.com, and more, they headlined a popular residency at the Blue Note, played sold-out shows worldwide, supported Lake Street Dive at Madison Square Garden, and appeared at festivals such as Bonnaroo and Lollapalooza. Going viral countless times, attracting high-profile fans as diverse as Doja Cat and Academy® Award winner Anne Hathaway, and performing to packed crowds everywhere, these distinct identities come together closer than ever on the group’s 2026 self-titled LP, Infinity Song [Peace Industry Music Group and Roc Nation].

110%

Originaire d’un groupe d’amis d’enfance, 110% est un supergroupe basé à Montréal ancré dans la communauté et la collaboration créative. Ces dernières années, des collaborateurs de confiance et loyaux sont devenus de nouveaux membres, faisant du groupe le septuor qu’il est aujourd’hui; quatre chanteurs, un bassiste, un guitariste et une harpiste. Ensemble, n’ayant rien d’autre à perdre que leur perception par les autres, leur dernier EP Exposure Therapy a vu le jour. Si votre humilité était en liberté, la laisseriez-vous se libérer.

Originated by a group of childhood friends, 110% is a Montreal based supergroup rooted ion community and creative collaboration. In recent years, trusted and loyal affiliates were turned into new members making the band the septet that is is today; four vocalists, a bassist, guitarist and a harpist. Together with nothing else to lose but their perception from others, their latest EP Exposure Therapy came to be. If your humility was at large, would you let it run free?

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folklore / japon / Musiques du Monde

POP Montréal 2026 : Minyo Crusaders au Bar Le Ritz PDB

par Rédaction PAN M 360

Minyo Crusaders retravaille des chansons folkloriques japonaises traditionnelles (min’yō) avec des rythmes latins, africains et caribéens pour créer une musique parmi les plus contagieuses entre l’Amérique du Sud et le Japon. Les arrangements percutants et inventifs de ce big band de dix musiciens donnent un nouveau souffle à ces chansons folkloriques traditionnelles de la classe ouvrière, et le groupe a reçu de nombreux éloges de la part de NPR, The Guardian, The Times et bien d’autres. Ils tournent également en Europe chaque année, attirant des fans à l’international, y compris des artistes de renom tels que Iggy Pop et Ry Cooder, qui les ont décrits comme « le meilleur groupe que j’ai entendu depuis de nombreuses années ».

Minyo Crusaders rework traditional Japanese folk songs (min’yō) with Latin, African and Caribbean rhythms to create some of the most infectious music between South America and Japan. The punchy and inventive arrangements of this ten-piece big band breathe new life into these traditional working-class folk songs, and the band have received high acclaims from NPR, The Guardian, The Times and many others. They also tour Europe every year, attracting fans internationally including renowned artists such as Iggy Pop and Ry Cooder, who described them as “the best band I have heard in many years.”

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indie rock / pop-rock / punk rock

POP Montréal 2026 : Think About Life, Pigeon Phat et Underpass au Rialto Hall

par Rédaction PAN M 360

Think About Life

Le milieu des années 2000 à Montréal fut une période d’effervescence sonore. Tandis que les projecteurs internationaux se braquaient sur le rock indépendant orchestral et grandiose du Plateau et du Mile End, une énergie punk bouillonnante s’emparait des salles alternatives de la périphérie. Think About Life était au cœur de ce mouvement, créant une atmosphère chaotique, romantique et inoubliable qui a bouleversé le paysage pop montréalais. Mêlant l’énergie brute du punk rock à des instruments électroniques chinés, Think About Life auto-enregistrait des singles pop bruyants, extatiques et déconstruits depuis son QG de Griffintown : une ancienne laiterie reconvertie, baptisée Friendship Cove.

The mid-to-late 2000s in Montreal was a period of wild sonic divergence. As the international spotlight lingered on the grand, orchestral indie-rock of the Plateau and Mile End, a restless punk energy was taking hold in the city’s peripheral DIY venues. Think About Life were at the centre of it — conjuring a chaotic, romantic, night-of-your-life atmosphere that shook up the city’s pop landscape. With a mash of punk-rock grit and thrift-store electronics, Think About Life self-recorded noisy, ecstatic, deconstructed pop singles from their Griffintown base: a converted milk bottling plant called Friendship Cove.

Pigeon Phat

S’agglutinant comme les pigeons sous les viaducs de Montréal, Pigeon Phat revient d’une pause de huit ans pour amener un vacarme de synthés tordus sur les plus petites scènes de la ville. Cette bande de parias délaisse le poli des stades pour une énergie décalée, façonnée sur mesure pour leur propre perchoir de chopped uncs.

Huddling like the pigeons beneath Montreal’s concrete underpasses, Pigeon Phat returns from an eight-year hiatus to bring a gritty, synth-warped racket to the city’s smallest stages. This flock of misfits trades stadium polish for an eerie energy crafted specifically for their roost of chopped uncs.

Underpass

Avec leurs voix nostalgiques et leur instrumentation colorée, Underpass est un groupe émergent d’indie pop/rock qui rappelle un été montréalais d’autrefois. Les paroles sombres et confessionnelles ainsi que les mélodies mélancoliques sont la marque de fabrique de l’autrice-compositrice principale, Johanna Seligman, et sont souvent accompagnées de paysages sonores luxuriants et d’une batterie rock entraînante. Le nom Underpass évoque les souvenirs du désormais disparu passage inférieur Van Horne, qui fut autrefois un pilier de la scène musicale underground de Montréal.

With their nostalgic vocals and colorful instrumentation, Underpass is an up-and-coming indie pop/rock band, reminiscent of a past Montreal summer. Dark, confessional lyrics and melancholic melodies are a staple of lead songwriter Johanna Seligman, and are often accompanied by lush soundscapes and upbeat rock drumming. The name Underpass evokes the memories of the now defunct Van Horne Underpass, which used to be a staple in Montreal’s underground music scene.

LES BILLETS POUR CET ÉVÉNEMENT SONT ÉPUISÉS!

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chant choral / chant lyrique / classique moderne / classique occidental / post-romantique

Un jeune Mahler en majesté pour l’ouverture de saison de l’OSM

par Alexandre Villemaire

L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) rentre à la maison. Après une tournée triomphale cet été en Europe, qui l’a notamment conduit en Écosse, aux Pays-Bas ainsi qu’en Pologne, où l’orchestre a ouvert le festival “Chopin and His Europe”, la phalange montréalaise était de retour chez elle pour entamer sa 93e saison. Une saison qui s’annonce grandiose a proclamé avec enthousiasme et fierté Mélanie La Couture, présidente et chef de la direction de l’OSM.

C’était effectivement la dynamique sous-jacente de la programmation de ce concert d’ouverture qui mettait à l’honneur un jeune Gustav Mahler et un Mahler plus expérimenté. 

En première partie, c’est le baryton allemand Matthias Goerne qui s’est exécuté dans la performance d’extraits du recueil Des Knaben Wunderhorn [Le cor merveilleux de l’enfant], composé alors que le compositeur était dans la trentaine.

Nous avions parlé de la dernière présence de Goerne plutôt cet été au Festival de Lanaudière où il a interprété Die Winterreise de Schubert (voir notre critique). Si l’on retrouvait ici « l’interprétation incarnée et investie émotionnellement et physiquement » qui le caractérisait dans un contexte intimiste, le rendu avec grand orchestre était à son désavantage. Malgré une interprétation scénique et une vision claire de la représentation des textes qu’il chantait, son timbre se voyait souvent être noyé par la masse orchestrale que Payare collait à sa prose. L’essentiel en était pétri d’une énergie très intime dans Wo die shönen Trompeten blasen [Où sonnent les belles trompettes] et presque trop sereine dans Urlicht [Lumière originelle]. Ce n’est que dans les derniers lieder Revelge [Appel d’éveil] et Der Tamboursg’sell [Le petit joueur de tambour] qu’une énergie nouvelle s’est manifestée, changeant ainsi la dynamique de cette première partie en demi-teinte.

Le cœur du concert résidait véritablement dans la deuxième partie avec la cantate profane Das klagende Lied [Le chant de la lamentation]. On entend déjà dans cette œuvre de jeunesse composée à que Mahler n’a que 20 ans, tous les éléments timbrales, les idées et l’orchestration qui caractérisera le maximalisme de ses symphonies ultérieures comme la Symphonie no2 ou la Symphonie no8 dites « des Milles ». Mahler puise pour ce chant de la lamentation dans deux contes, l’un éponyme de Ludwig Bechstein (1801-1860), et l’autre des frères Grimm, Der singende Knochen [L’Os chantant]. Dans ce récit, deux frères, l’aîné, dur et violent et le cadet, tendre et doux, se mettent en quête d’une certaine fleur rouge qui leur permettra d’épouser une jeune reine. Le plus jeune la trouve. S’endormant au pied d’un saule, il est assassiné par son frère qui s’en empare. Plus tard, un ménestrel passant au pied du saule où gît le squelette du cadet ramasse un os duquel il sculpte une flûte. Lorsqu’il la porte à sa bouche, la flûte se met d’elle-même à chanter et à raconter l’horrible histoire du fratricide. Alors que c’est jour de liesse au château pour les noces, le ménestrel fait irruption, fait entendre ce chant où la flûte accuse directement le nouveau roi de l’assassinat. La foule se disperse, prise d’effroi, les murs s’effondrent, le silence tombe.

Mahler découpe habilement chacun des trois tableaux musicaux au moyen de représentation musicale évocatrice, et de leitmotivs récurrents qui se baladent entre l’orchestre, les solistes et le chœur, qui était d’une grande tenue.

Les solistes n’incarnent pas forcément des personnages définis. Ils sont tour à tour des conteurs qui racontent l’histoire et y donnent la narration. C’est la contralto Rose-Naggar Tremblay et le ténor Clay Hilley qui hérite de la grande partie de cette narration, chacun faisant montre d’une présence et d’interprétation solide dans leur voix respective, Hilley avec son timbre claironnant et rond et Naggar-Tremblay, toujours impérieuse et noble avec son timbre chaleureux et imposant. La soprano suédoise Miah Persson a offert une belle présence avec voix claire, mais dont le teneur peinait à s’imposer. Goerne est venu compléter ce quatuor vocal avec une mention au début du premier tableau. L’OSM et son chef étaient en grande forme, Payare peignant chaque détail du récit avec précision et avec la gestique engagée et dynamique qu’on lui connaît. 

Mention spéciale également pour le second petit orchestre, composé des bois et cuivre qui jouait le « fernorchester » [l’orchestre lointain] dans le dernier tableau à même la fosse de la Maison symphonique. Et oui, il y a une fosse d’orchestre dans cette salle! Après quinze ans d’activité, son usage était tout à fait idéal.

crédits photo : Antoine Saito

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