Afrique / cirque / kora

Nuits d’Afrique 2026 | Senny Camara et Yamoussa Bangoura unissent leurs cordes

par Sandra Gasana

C’est devenu une tradition au fil des années, la Nuit de la Kora est un incontournable dans mon programme de l’été. Et cette année, c’était particulier puisque je savais que j’allais revoir Senny Camara, qui était de passage au Club Balattou en février en duo avec le grand maitre de la Kora, Zal Sissokho.

Avec une première partie mettant en lumière Yamoussa Bangoura, artiste pluridisciplinaire et fondateur des Productions Kalabanté, il a su mettre la table pour ce qui allait suivre. Commençant par un morceau entièrement instrumental, les suivants étaient accompagnés de chants, parfois très doux, parfois très rythmés, et un mélange des deux.

La plupart des morceaux étaient tirés de leurs deux spectacles « Afrique en cirque » et « Won’Ma Africa », qu’ils ont eu l’occasion de jouer aux États-Unis et ailleurs. Ils préparent d’ailleurs un spectacle dans le cadre de la 40ème édition du Festival international Nuits d’Afrique avec la troupe au complet le 14 juillet.

Yamoussa nous a également partagé sa toute première création à la kora, avant de nous faire voyager vers la Nouvelle-Zélande, un pays qu’il affectionne particulièrement.

Mais c’est lors de sa chanson pour Karim, l’un de ses frères acrobates qui est paralysé depuis deux ans suite à une piqure de moustique, que le public a eu des frissons.

Nous avons eu droits à une démonstration d’acrobatie de trois membres de la troupe Kalabanté, avant l’entracte annonçant Senny Camara en 2ème partie.

Cette dernière est entrée sur scène vêtue d’un boubou en basin coloré, telle une reine venant s’asseoir sur son trône. Alors qu’elle atterrissait à Montréal quelques heures avant le spectacle, elle nous a offert un show digne de ce nom, en nous jouant plusieurs morceaux de son album Yéné, paru en 2024, mais également Boolo, qui signifie Unité en wolof, sorti en 2020.

« Avant de monter sur scène, j’ai cassé une corde de ma kora. Elle est capricieuse aujourd’hui alors on va être patients avec elle », nous annonce-t-elle, tout en accordant son instrument entre deux chansons.

Tout comme lors de son concert en février, l’humain est une source d’inspiration pour l’artiste qui se demande pourquoi on se fait du mal si l’homme est le remède de l’homme. C’est cela qu’elle aborde dans la chanson « Niit », avant d’inviter Zal Sissokho sur scène le temps d’une chanson, la surprise de la soirée.

« C’est grâce à lui que je suis là ce soir », nous apprend-elle, lui qu’elle considère comme son maitre et pour qui elle a beaucoup de respect.

Le concert s’est clôturé avec Yamoussa et Senny sur scène, qui nous ont fait voyager entre le Sénégal et la Guinée, avec des passages d’improvisation et de communion comme on les aime.

Malgré un décalage horaire dans le corps, Senny Camara a relevé le défi avec brio : nous offrir une Nuit de la Kora où sensibilité et humilité étaient au rendez-vous.

Crédit Photo: Peter Graham

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autochtone / country / spoken words

Présence autochtone : Leonard Sumner à la Place des Festivals

par Rédaction PAN M 360

Leonard Sumner, maître de cérémonie, chanteur et auteur-compositeur anishinaabe, puise son art du récit sur les rives de la Première Nation de Little Saskatchewan, au cœur de la région de l’Interlake, au Manitoba. Son univers musical, qu’il façonne en toute liberté, témoigne de sa capacité à naviguer entre plusieurs genres à la fois : le hip-hop, le spoken word, la country ainsi que le rhythm and blues. À chaque vibration des cordes de sa guitare, Leonard fait remonter à la surface des vérités enfouies depuis bien trop longtemps. Sur scène, il éveille avec poésie la conscience de son public, invitant chacun à sortir de sa torpeur. À une époque marquée par une histoire bouleversante et par le processus de guérison des blessures du passé, la musique de Leonard Sumner agit comme un remède, trouvant un équilibre entre force et vulnérabilité.

Anishinaabe MC, singer, and songwriter Leonard Sumner draws his storytelling from the shores of Little Saskatchewan First Nation, in the heart of Manitoba’s Interlake region. His self-defined musical style reflects his ability to move effortlessly across multiple genres, including hip-hop, spoken word, country, and rhythm and blues. With every strum of his guitar, Leonard brings long-buried truths to the surface. On stage, his poetic performances awaken audiences, inviting them to reflect, connect, and see the world through a new lens. In an era shaped by the need to confront history and heal from the wounds of the past, Leonard Sumner’s music serves as a form of medicine, balancing strength with vulnerability.

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autochtone / électro-pop / R&B

Présence autochtone : Anyma Ora’ à la Place des Festivals

par Rédaction PAN M 360

ANYMA ORA’ transporte son public dans un univers électro-pop envoûtant, où musique et danse s’entrelacent pour créer un spectacle hors du commun et d’une qualité exceptionnelle. Originaire de Wendake, elle fusionne son héritage autochtone avec des sonorités modernes, offrant un spectacle à la fois mystique et électrisant. Une véritable célébration de la connexion entre le passé et le futur. Sur scène, rythmes électroniques et percussions traditionnelles se mêlent à des tableaux chorégraphiques saisissants, portés par la présence magnétique d’ANYMA ORA’. Avec un premier EP, Humans (2021), acclamé par la critique et plusieurs distinctions marquantes en 2025 (Prix Stingray, ROSEQ et LOJIQ), ANYMA ORA’ s’impose comme une artiste incontournable, à la croisée des mondes et des cultures. À ne pas manquer!

ANYMA ORA’ transports her audience into an enchanting electro-pop universe, where music and dance intertwine to create an extraordinary, high-quality performance. Originally from Wendake, she blends her Indigenous heritage with modern sounds, delivering a show that is both mystical and electrifying—a true celebration of the connection between past and future. On stage, electronic rhythms and traditional percussion merge with striking choreographic tableaux, carried by ANYMA ORA’s magnetic presence. With her debut EP, Humans (2021), acclaimed by critics, and several notable distinctions in 2025 (Stingray Award, ROSEQ and LOJIQ), ANYMA ORA’ is establishing herself as a must-see artist at the crossroads of worlds and cultures. A performance you don’t want to miss!

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arabe / chaâbi / cumbia

Festival Orientalys : Entre deux rives au Quai de l’Horloge

par Rédaction PAN M 360

Rumba andalouse, chaâbi algérien, cumbia, Ali n’a pas choisi entre ses héritages. Il les a mis dans le même espace et attendu ce qui allait se passer. Avec Ihab, il construit une musique de carrefour, là où le chant espagnol croise l’arabe, où le français glisse entre les deux, où chaque influence revendiquée devient matière à réinventer. Accompagnés par leurs invités, ils offrent une rencontre sincère, née de trajectoires qui se sont croisées et n’ont plus voulu se séparer. Leur répertoire porte cette histoire à voix haute, avec l’énergie de ceux qui savent que la tradition n’est vivante que si on ose la bousculer. Une musique plurielle, ancrée et libre à la fois.

Andalusian rumba, Algerian chaâbi, cumbia, Ali never chose between his heritages. He put them all in the same room and waited to see what would happen. Together with Ihab, he builds a music of crossroads, where Spanish singing meets Arabic, where French slips in between the two, where every claimed influence becomes raw material for reinvention. Joined by their guests, they offer a genuine encounter, born of paths that crossed and refused to separate again. Their repertoire carries this story out loud, with the energy of those who know tradition only stays alive if you dare to shake it up. A plural music, both rooted and free.

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chaâbi / Maghreb

Festival Orientalys : Azzedine El Maghrabi au Quai de l’Horloge

par Rédaction PAN M 360

Le chaâbi algérien ne s’apprend pas dans les livres. Il se transmet, de scène en scène, de corde en corde. Azzedine El Maghrabi est de cette lignée. Maître du oud formé à la tradition maghrébine, il tisse depuis des années un répertoire où l’improvisation côtoie l’héritage, où chaque phrase musicale porte l’empreinte d’Alger sans jamais tourner le dos à Montréal. Sur scène, il ne joue pas pour impressionner. Il joue pour transmettre. Une soirée de chaâbi sous le ciel du Vieux-Port : sobre, juste, et profondément rassembleuse.

Algerian chaâbi isn’t learned from books. It’s passed down, from stage to stage, from string to string. Azzedine El Maghrabi belongs to that lineage. A master of the oud trained in the Maghrebi tradition, he has spent years weaving a repertoire where improvisation meets heritage, where every musical phrase carries the imprint of Algiers without ever turning its back on Montreal. On stage, he doesn’t play to impress. He plays to pass something on. An evening of chaâbi under the sky of the Old Port: understated, true, and deeply unifying.

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jazz

FIJM 2026 | Solarium : plein soleil sur du bon jazz Keb

par Frédéric Cardin

Je suis allé voir le show gratuit du quatuor québécois Solarium, samedi dernier au Pub Molson du Festival international de Jazz de Montréal. Je ne les avais jamais yeutés  et entendus live, et je vous garantis que ce ne sera pas la dernière fois que je le ferai. 

Ils sont quatre jeunots, entrecroisés lors de leur passage au cégep de Saint-Laurent (on bouillon de culture musicale, le ‘’St-Lo’’) : Karl-André Rozankovic (Compositions, Pianos, Claviers), Léo Minville (Compositions, Batterie, Guitare), Louis Plouffe (Saxophones) et Vincent Dessureault (Contrebasse, Basse). Leur marque est celle d’un post-bop vigoureux, agrémenté de touches modernes rock et, occasionnellement, de références trad. Ça lève, ça groove, ça déchire un peu, parfois, et on aime ce qu’on entend d’une toune à l’autre. Les gars s’amusent, de toute évidence, et nous laissent postuler un bel avenir autant pour eux que pour nous, musicophiles attentifs et attentives. 

En attendant d’avoir l’immense plaisir de le retrouver sur une scène quelque part, je vais me retremper dans leur discographie (dispo sur Bandcamp). Leur plus récent album (sorti il y a quelques semaines à peine) s’appelle Live à Montréal. Mettez-vous ça dans les oreilles, ça vous donnera une bonne idée.

jazz

FIJM 2026 | Anamaria Oramas fait rayonner un jazz colombien authentique

par Michel Labrecque

En retrait de la foule imposante qui s’acheminait vers le concert de Patrick Watson, les spectateurs qui avaient choisi le Pub Molson ont eu droit, tout au long de la soirée, à des moments de musiques latines variées et généreux.

Suivez-moi et vous allez comprendre que « toutte est dans toutte », comme disait le poète Raoul Duguay. À 19 heures, la trompettiste québécoise Rachel Therrien nous présentait son spectacle de jazz latin; au beau milieu, elle nous présente sa « grande amie »de Colombie, Anamaria Oramas. Les deux femmes s’embarquent dans un dialogue flûte et flugelhorn plutôt inspirant.

Une fois le spectacle terminé, je me dirige vers la rue Ste-Catherine, où Hilario Duran s’apprête à livrer une performance de piano solo, en plein milieu de la rue. Cubain d’origine, Duran habite à Toronto depuis deux décennies. Est-il le meilleur pianiste vivant au Canada en ce moment? La question mérite d’être posée. Une performance en solo magnifique, un moment de grâce, seulement gâté par la présence trop omniprésente d’un haut parleur qui diffusait une musique totalement différente, trop proche.

De retour au Pub Molson à 21 heures, c’était au tour de la flûtiste colombienne, Anamaria Oramas, d’entrer en scène. C’était sa première présence au FIJM, nous a-t-elle dit dans un français teinté d’espagnol, mais au bout de cinq minutes, elle avait gagné un public, quand même assez nombreux.

La flûtiste, qui joue de la flûte traversière mais aussi de la gaita typiquement colombienne et de la gauta, une sorte de mélange des deux instruments, nous a rapidement fait comprendre que sa musique était un jazz percussion qui englobe toutes les influences musicales colombiennes. Et ça fonctionnait très bien.

Flanquée d’un excellent trio, batterie, contrebasse et guitare électrique, Anamaria nous a livré une musique originale, vivante, qu’elle a présenté comme une forme de résistance et de liberté.

Son pays, la Colombie a remporté son match de soccer contre le Ghana, en même temps qu’elle jouait à Montréal. Par contre, il vient d’élire un émule de Donald Trump comme nouveau président.

Ce qui me pose toujours le dilemme de l’Amérique latine et du sud: comment la musique et la culture peuvent être si audacieuses alors que ces pays sont si accablés par les problèmes d’inégalités et de corruption?

Au beau milieu de son concert, la colombienne a invité son amie québécoise, Rachel Therrien, à venir performer avec elle. Rebelotte. Elle nous a appris que les deux femmes ont fait leurs études universitaires musicales ensemble, à Cuba, il y a 20 ans.

Il ne manquait que la présence de Hilario Duran sur scène pour compléter le tour du chapeau latino.

C’était une soirée qui a semblé combler les amateurs de musiques innovantes. Incluant celui qui vous livre ce texte.

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jazz

FIJM 2026 | L’art du trio parfait chez Upstairs avec Billy Childs

par Frédéric Cardin

Le pianiste Billy Childs n’est peut-être pas une super vedette du piano jazz, comme Brad Mehldau, Robert Glasper ou Vijay Iyer, mais il trace un chemin personnel de très haute tenue depuis une quarantaine d’années et sait offrir aux mélomanes des soirées de jazz exceptionnelles. C’est exactement ce qui est arrivé vendredi soir au club Upstairs, qui a eu la main heureuse en l’accueillant pour la première de deux soirées (quatre sets, donc) qui resteront dans les mémoires. Si vous lisez ce texte en ce petit samedi matin, sachez qu’il vous reste peut-être quelques rares places pour ce soir. Peut-être. 

Childs a lancé son programme avec 34 Skidoo de Bill Evans. Le message passe : il y aura un bonne énergie, sans esbroufe mais avec beaucoup de classe. Childs est un marathonien du clavier : il maintient le rythme sans se presser, il ose parfois quelques déviations, mais le focus général est inébranlable, assuré, logique, et surtout inspiré. Il est avec deux pointures, géantes, de la section rythmique : Matt penman à la contrebasse et Ari Hoenig à la batterie. Ces deux garçons encadrent finement le discours du leader, mais pas que. Ils font intrinsèquement partie de la discussion, sortent souvent du squelette pulsatif pour jaser plus librement. Cela dit, jamais on ne perd le fil. Une symbiose étroite et intime. 

Childs introduit ensuite une de ses compos, Tight Rope, puis une autre, Like Father, Like Son, hommage au paternel. L’une des premières pièces de Childs, sortie sur l’album Twilight Is Upon Us en 1989. Excitantes envolées hard bop sur coussin rythmique solide mais subtilement ondoyant. Suit un classique de Dexter Gordon, autre géant du Hard Bop. 

Entre les pièces, Childs nous présente succinctement les pièces, sans fla fla, mais parfois avec une anecdote, une réflexion. Surtout, avec classe, réserve et authenticité. Dans l’atmosphère feutrée, bondée d’oreilles attentives, de Upstairs, c’est une expérience de jazz d’un grand niveau de classicisme, et d’intelligence, que nous vivons ensemble. Upstairs est l’un des meilleurs clubs en Amérique du Nord, peut-être dans le monde. En voici la preuve.

Le set se termine (officiellement) sur New World Disorder, un commentaire engagé remontant à l’époque du président étatsunien Bush père, mais qui s’applique avec encore plus d’acuité en 2026. Les accords piquants, la pulsation disjointe apportent une dose de modernité peu entendue jusque là. Une curieuse façon de terminer un concert. Ce que le ‘’rappel’’ (Whisper Not de Benny Golson, un standard bienfaisant) a corrigé rapidement. 

Les musicophiles et autres curieux-curieuses présents chez Upstairs ont eu de la chance : on a peu entendu Childs en format trio ces dernières années. La sortie récente de l’album Triumvirate d’ailleurs est un retour à la forme après une trentaine d’années d’éloignement! Encore une fois, les trois maîtres seront encore sur place ce soir, samedi 4 juillet. 

Dépêchez-vous d’appeler Joel (Giberovitch, le proprio de Upstairs) pour espérer avoir une place (s’il en reste, franchement je ne suis pas certain). 

INFOS ET BILLETS

jazz

FIJM 2026 | Le chant nocturne du trombone de Kalia Vandever

par Frédéric Cardin

Au Pub Molson sur l’Esplanade Tranquille, nous étions assez nombreux mercredi soir pour goûter la musique de Kalia Vandever, nouvelle voix du trombone, dont vous pouvez par ailleurs explorer les réflexions plus conséquemment en lisant l’entrevue que j’ai réalisée avec iel.

LISEZ L’ENTREVUE AVEC KALIA VANDEVER

L’artiste basée à New York (Brooklyn) manipule sont instrument d’une manière différente de ses collègues du jazz habituel. Ne pensez pas à Trombone Shorty, Steve Turre, Wycliffe Gordon, etc. Vandever ne prend pas tellement de plaisir à distribuer des bouquets de notes en feux d’artifice virtuoses. Ce sont les longues et patientes lignes mélodiques, autant de coussins pour des impros élégantes, qui l’inspirent. 

Vandever crée des atmosphères, qui oscillent entre l’ambient et le groove rock-chambriste hérité de la précédente génération (E.S.T.), adoubé par l’actuelle (Bad Plus). Iel est appuyé solidement par ses collègues sur scène dans le déploiement de structures horizontales bien charpentées. Le squelette rythmique est bien tenu par Kayvon Gordon (batterie) et Kanoa Mendenhall (contrebasse), les mêmes que sur l’album Another View (sorti en 2025) et qui constitue l’essentiel de la prestation. À la guitare, seule incartade au line up du disque, Gregory Uhlmann sait y faire. Bien que Mary Halvorsen soit inimitable dans ses créations timbrales inusitées, Uhlmann tire tout de même son épingle du jeu. Il sait colorer le discours et même générer des espaces sonores étonnants. Il nous surprend à imiter un saxophone dans un passage bluffant. 

Une prestation qui laisse un agréable souvenir, comme un moment moelleux de mood nocturne et groovy dans une fin de soirée moite et légèrement pluvieuse. 

On a beaucoup aimé. 

hommage / jazz vocal

Festival International de Jazz de Montréal : John Pizzarelli sings Tony Bennett au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

Reconnu comme l’un des meilleurs interprètes contemporains du Great American Songbook, John Pizzarelli a élargi son répertoire en y incluant la musique de Paul McCartney, Joni Mitchell, Neil Young, Tom Waits, Antônio Carlos Jobim et les Beatles. Le guitariste et chanteur a également été salué par le Boston Globe pour avoir « redonné vie au Great American Songbook et remis le jazz au goût du jour ». En plus d’être chef d’orchestre et artiste solo, Pizzarelli a été invité spécial sur des enregistrements de grands noms de la pop tels que Natalie Cole, Kristin Chenoweth, Tom Wopat, Rickie Lee Jones et Dave Van Ronk, ainsi que d’artistes de jazz de premier plan tels que Rosemary Clooney, Ruby Braff, Johnny Frigo, Buddy DeFranco, Harry Allen et, bien sûr, son père Bucky Pizzarelli. Il a remporté un Grammy Award dans la catégorie Meilleur album vocal pop traditionnel en tant que coproducteur de l’album American Standard de James Taylor en 2021. Personnalité de la radio depuis ses débuts en 1984, Pizzarelli co-anime, aux côtés de sa femme Jessica Molaskey, l’émission Radio Deluxe with John Pizzarelli. Il s’est produit dans les émissions de télévision nationales les plus populaires des États-Unis, telles que The Tonight Show Starring Jimmy Fallon, Conan et Great Performances, ainsi que dans les talk-shows de Jay Leno, David Letterman, Regis Philbin et la Macy’s Thanksgiving Day Parade.

Guitarist and singer John Pizzarelli has been hailed by the Boston Globe for “reinvigorating the Great American Songbook and re-popularizing jazz.” Established as one of the prime contemporary interpreters of the Great American Songbook, Pizzarelli has expanded that repertoire by including the music of Paul McCartney, Joni Mitchell, Neil Young, Tom Waits, Antônio Carlos Jobim and the Beatles. In addition to being a bandleader and solo performer, Pizzarelli has been a special guest on recordings for major pop names such as Natalie Cole, Kristin Chenoweth, Tom Wopat, Rickie Lee Jones and Dave Van Ronk, as well as leading jazz artists such as Rosemary Clooney, Ruby Braff, Johnny Frigo, Buddy DeFranco, Harry Allen and, of course, his father Bucky Pizzarelli. He won a Grammy Award in the Best Traditional Pop Vocal Album category as co-producer of James Taylor’s American Standard in 2021. A radio personality who got his start in the medium in 1984, Pizzarelli is co-host, alongside wife Jessica Molaskey, of Radio Deluxe with John Pizzarelli. He has performed on America’s most popular national television shows such as The Tonight Show Starring Jimmy Fallon, Conan, and Great Performances, as well as the talk shows of Jay Leno, David Letterman, Regis Philbin and the Macy’s Thanksgiving Day Parade.

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ambient / électro-minimal / néoclassique

Festival International de Jazz de Montréal : Flore Laurentienne à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Mathieu David Gagnon travaille depuis longtemps dans l’ombre de projets remarquables en tant qu’arrangeur, orchestrateur, directeur musical et réalisateur. Tout en continuant de jongler avec les projets des autres, il a secrètement donné suite à une inspiration personnelle et a finalement dévoilé en 2019 son œuvre, Flore Laurentienne, Volume I suivie en 2022 de Volume II. Mariage étrangement naturel entre orchestre à cordes et synthétiseurs analogues des années 60 et 70, Flore Laurentienne est une invitation à la contemplation. Les albums de Flore Laurentienne Volume I et Volume II sortis via Costume Records ont conquis le public et séduit les critiques, récoltant deux Félix au Gala de l’ADISQ 2020 et le trophée du Meilleur album expérimental au GAMIQ la même année. Les albums ont également recueilli plusieurs nominations au Gala de l’ADISQ, au Prix JUNO ainsi que sur la longue liste du prestigieux Prix de musique Polaris. La pièce Fleuve No. 1 s’est retrouvée en ouverture du défilé de la maison Chanel à la Paris Fashion Week 2022. 8 tableaux, le dernier album de Flore Laurentienne, est paru le 1er mars 2024 sur Secret City Records. Sur ce nouvel album concept, le compositeur, orchestrateur et musicien, puise l’inspiration dans les œuvres de Jean Paul Riopelle.

Mathieu David Gagnon has long worked behind the scenes on remarkable projects as an arranger, orchestrator, musical director, and producer. While continuing to juggle other people’s projects, he secretly pursued a personal inspiration and finally unveiled his work, Flore Laurentienne, Volume I in 2019, followed by Volume II in 2022. A strangely natural marriage between string orchestra and analog synthesizers from the 60s and 70s, Flore Laurentienne is an invitation to contemplation. The albums Flore Laurentienne Volume I and Volume II, released via Costume Records, won over audiences and critics alike, garnering two Félix awards at the 2020 ADISQ Gala and the Best Experimental Album trophy at the GAMIQ that same year. The albums also received several nominations at the ADISQ Gala, the JUNO Awards, and on the long list for the prestigious Polaris Music Prize. The piece Fleuve No. 1 was featured as the opening number for the Chanel fashion show at Paris Fashion Week 2022. 8 tableaux, Flore Laurentienne’s latest album, was released on March 1, 2024, on Secret City Records. On this new concept album, the composer, orchestrator, and musician draws inspiration from the works of Jean Paul Riopelle.

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