ambient / dream pop / pop expérimentale

POP Montréal 2026 : Lucrecia Dalt, Masahiro Takahashi & Marc-Antoine Barbier et Perma au Ministère

par Rédaction PAN M 360

Lucrecia Dalt

Née à Pereira, en Colombie, Lucrecia Dalt s’est taillé une place unique dans la musique contemporaine. Son parcours d’ingénieure civile à artiste sonore débute alors qu’elle travaille dans une entreprise géotechnique à Medellín, où elle découvre la production musicale assistée par ordinateur — une révélation qui redirige entièrement sa vie et sa pratique artistique. Après ses premiers enregistrements publiés par le collectif colombien Series, Dalt participe à la compilation 4 Women No Cry de Monika Enterprise en 2008, marquant son entrée sur la scène musicale internationale. Après des déménagements de Medellín à Barcelone puis Berlin, son univers sonore évolue vers des territoires de plus en plus abstraits.

Born in Pereira, Colombia, Lucrecia Dalt has carved out a distinctive space in contemporary music. Her trajectory from civil engineer to sound artist began while working at a geotechnical company in Medellín, where she discovered computer-based music production—a revelation that completely redirected her life and creative focus. After her first recordings appeared through Colombian collective Series, Dalt contributed to Monika Enterprise’s 4 Women No Cry compilation in 2008, marking her entrance into the international music scene. Following moves from Medellín to Barcelona and finally to Berlin, her sound evolved through increasingly abstract territories.

Masahiro Takahashi & Marc-Antoine Barbier

Masahiro Takahashi (Toronto) et Marc-Antoine Barbier (Montréal) sont des compositeurs et musiciens qui se rencontrent pour une première performance en collaboration. Ils interpréteront chacun les pièces de l’autre, réunissant abstraction électronique, ambient et texture fourth-world à travers synthétiseurs, guitare, basse, saxophone et synthèse modulaire.

Masahiro Takahashi (Toronto) and Marc-Antoine Barbier (Montreal) are composers and musicians meeting for their first collaborative performance. They will perform each other’s pieces, bringing together electronic abstraction, ambient and fourth-world texture across synthesizers, guitar, bass, saxophone, and modular synthesis.

Perma

Perma est un duo dreampop shoegaze composé de Carolane Prévost (chant, basse) et Joël Lemieux (guitare, drum machines). Ami-es de longue date, ce qui les a amené à collaborer est leur amour pour la méthode DYI et la scène de musique locale. Vrombissements sonores, textures éthéréelles, Perma est situé entre le sommeil et l’éveil.

Perma is a dreampop shoegaze duo consisting of Carolane Prévost (vocals, bass) and Joël Lemieux (guitar, drum machines). Long ago, they became friends because of their love for the DYI aproach and the local music scene. Sonic rumblings, ethereal textures, Perma floats between deep slumber and wakefulness.

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indie rock / rock alternatif / shoegaze

Pop MTL 2026 I Ribbon Skirt en ouverture du Festival au Marché Des Possibles

par Stephan Boissonneault

Des centaines de personnes se sont rassemblées sous le pont du Mario Park pour fêter les 25 ans de Pop Montréal. Ribbon Skirt, le groupe local de rock post-indie, se trouvait juste sous le pont (la voie surélevée qui relie la rue Van Horne et le Boulevard Rosemont), sur une scène improvisée, et encourageait la foule à se rapprocher entre chaque morceau. L’ambiance rappelait beaucoup celle du Marché des Possibles – qui se tenait autrefois près des voies ferrées –, mais l’événement avait un peu plus d’envergure puisqu’il s’agissait d’un showcase officiel de Pop Montréal et du coup d’envoi de l’ensemble du festival.

Tandis que les spectateurs dégustaient des brochettes de viande et buvaient quelques bières sous un vrai soleil d’automne, Ribbon Skirt a interprété des morceaux tirés de son album Bite Down, sélectionné l’année dernière pour le prix Polaris. Le groupe a également proposé quelques titres plus punk issus de l’EP brut Pensacola.

J’aurais vraiment aimé qu’il y ait une enceinte supplémentaire placée à l’écart de la scène, car le post-punk éthéré de Ribbon Skirt était en quelque sorte étouffé par la structure brutaliste en béton sous laquelle ils jouaient.

Ils semblaient d’ailleurs un peu déstabilisés — j’ai eu l’impression que la chanteuse et guitariste rythmique, Tashiina Buswa, n’entendait pas sa voix sur certains morceaux comme Off Rez. Le guitariste soliste, Billy Riley, vêtu de touches sporadiques de violet et d’une jupe, semblait lui aussi moins remuant que lors d’autres concerts auxquels j’ai assisté, mais peut-être que le groupe était simplement hyper concentré sur son set.

Plus on s’éloignait de la scène, plus le son s’atténuait, d’autant plus que la foule ne cessait de grossir, rassemblant le gratin des anciens de la scène musicale montréalaise.

Les problèmes de son lors des concerts DIY en extérieur sont bien connus, mais je sais de source sûre que d’autres concerts DIY ont pris le risque et atteint des niveaux sonores plus élevés dans ce même lieu. Et on parle ici de Pop Montréal. Le groupe, surtout celui-là, aurait dû être entendu où que l’on se trouve.

Photos by Stephan Boissonneault

indie rock / jangle pop / SLACKER

Pop MTL 2026 I Bracelet, un groupe dont d’autres groupes parlent à d’autres groupes

par Stephan Boissonneault

Bracelet figure depuis un bon moment sur ma liste des groupes que je dois absolument voir en concert. Ça fait environ deux ans qu’ils existent, mais je n’ai jamais eu ce plaisir à cause d’une avalanche de concerts à ne pas manquer auxquels je devais assister en tant que journaliste musical à Montréal. J’ai aussi vu plusieurs groupes locaux sympas porter leurs produits dérivés, je savais donc que leur première partie au P’tit Ours pour Pop Montréal était un rendez-vous incontournable.

Dans une salle bondée (même si elle aurait pu l’être encore plus, j’y reviendrai plus tard), le trio a livré un indie rock passionné, cliquetant mais mélodique, sans vraiment faire face au public, ce qui a en quelque sorte renforcé l’ambiance mystérieuse qui règne dans cette cave qu’est le P’tit Ours. Le son de The Bracelet est dépouillé, avec seulement quelques moments vraiment éclatants (ce qui est une bonne chose pour le son de The Bracelet), mais bon sang, quel jeu précis et présent !

Le chant du guitariste Caleb McKend donne vraiment l’impression d’un flux de conscience, improvisé à la volée — on dirait parfois qu’il est tiré d’une liste personnelle de préoccupations liées à la santé mentale, tandis que ses riffs de guitare flottent et s’attardent dans l’air lourd. La guitare laisse beaucoup d’espace à la basse de Silas Jordan pour vraiment se déchaîner et s’exprimer pleinement. Je dois aussi saluer le jeu de batterie de William Sinclair. Ce type arrive à faire beaucoup avec un kit aussi réduit. J’ai beaucoup apprécié la cloche à vache et le jeu d’enfer sur les toms pendant le morceau inédit « Waterbed ». En fait, après quelques recherches, j’ai découvert que la majeure partie de cette setlist au Pop était composée de titres inédits. Ils n’ont joué que deux morceaux tirés de l’EP de cinq titres de I Hear Bracelet. D’après ce que j’ai entendu, je peux affirmer que ces gars-là doivent sortir un album complet très bientôt.

Mon seul reproche concernant ce concert, et c’est un détail, c’est que les videurs refusaient l’entrée à des gens alors que la salle n’était pas pleine. J’ai déjà donné des concerts à guichets fermés au P’tit Ours, et on peut y faire entrer 75 personnes. Bien sûr, c’est bondé, et on sent l’odeur de tout le monde et de leur bière, mais c’est ça, le rock “n” roll. Il y avait probablement une cinquantaine de personnes au total, et beaucoup de place au fond. Malgré tout, Bracelet a su faire en sorte que ça marche.

Bracelet est peut-être le groupe dont les autres groupes parlent entre eux, mais tout le monde devrait le connaître.

Photos by Stephan Boissonneault

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Le grand retour de Lang Lang avec l’OSM : une performance impériale

par Alexandre Villemaire

Le début de la 93e saison de l’OSM se poursuivait en grand mercredi soir avec le retour d’un invité de marque en la personne du pianiste chinois Lang Lang. La popularité du pianiste n’est pas à démentir au vu de la présence qu’il y avait dans la Maison symphonique.

En effet, très peu de sièges vides étaient visibles dans l’enceinte de la salle de concert que ce soit du parterre au balcon, et surtout dans le chœur qui avait été ouvert pour l’occasion et qui était rempli en totalité!  Une vue plus qu’imprenable sur les mains de l’interprète.

Pour beaucoup, dont celui qui écrit ces lignes, Lang Lang leur a été présenté lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Beijing en 2008. Figure de proue de la musique et un de ses ambassadeurs les plus influents au monde, celui qui, à treize ans, remportait le Concours international Tchaïkovski des jeunes artistes, joue avec une dégaine désinvolte ainsi qu’avec une intensité et une fougue digne du caractère qui anime l’œuvre dont il était le soliste, le Concerto pour piano no 5 de Beethoven appelé « L’empereur ».

Dès l’ouverture qui place le piano à l’avant-plan avec de larges cadences ornementales, Lang Lang a martelé les touches avec vigueur dans une envolée spectaculaire, poussant l’instrument à son maximum, faisant pratiquement résonner l’ivoire du clavier. Le deuxième mouvement a amené un contraste frappant avec le premier par ce tapis de cordes absolument éthéré et mélancolique auquel se greffe le piano. Autant Lang Lang martelait avec intensité les touches dans le premier mouvement, autant dans le deuxième, son toucher était d’une des plus grandes délicatesses. Une des grandes qualités palpables dans la technique et le jeu de Lang Lang est son contrôle des nuances et des dynamiques qu’il arrive à se faire manifester dans un naturel et avec des couleurs absolument impeccables. Cet effet était bien présent dans le deuxième mouvement, mais très apparent dans le premier ou l’enchaînement des nuances fortes vers pianos entre l’orchestre et le soliste s’imbriquait parfaitement. La communion et la communication entre le soliste, le chef et l’orchestre étaient naturels, notamment dans ce duo avec les timbales qui va en decrescendo vers un des silences les plus absolus avant d’entamer, attacca le dernier mouvement flamboyant.

Dès la dernière note, il a reçu des applaudissements sonores et nourris du public, digne des plus grands rocks-stars. Après au moins 5 minutes d’applaudissement, il a gratifié le public de non pas un, mais de deux rappels, soit la Consolation no 2 en mi majeur de Liszt et la « Danse rituelle du feu » extrait du ballet El amor brujo de Manuel de Falla. Il aura fallu à la fin de cette pièce qu’il prenne amicalement par le bras Andrew Wan, premier violon de l’orchestre, pour signifier au public, qui en aurait demandé, qu’il fallait passer à l’entracte. 

Le concerto était précédé de l’Ouverture no 2 de la compositrice allemande Emilie Mayer, au style beethovénien consommé et a été succédé par une représentation sonore des paysages scandinaves de la Finlande de Jean Sibelius avec sa Deuxième symphonie.

L’OSM et Rafael Payare récidivent jeudi soir le 24 septembre avec un programme reprenant ces deux œuvres avec comme grande pièce soliste, le Concerto pour orgues, timbales et orchestre de Francis Poulenc avec Jean-Willy Kunz aux commandes du grand orgue Pierre-Béique.

crédits photo : Antoine Saito

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art rock / indie pop / indie rock

POP Montréal 2026 : Plants and Animals et Sasha Cay au Divan Orange

par Rédaction PAN M 360

Plants and Animals

Plants and Animals a vu le jour au début des années 2000 comme un groupe d’improvisation atypique, avant de devenir rapidement l’un des fers de lance de la renaissance de la scène musicale montréalaise de l’époque. Le groupe a enchaîné les concerts à travers le monde, les premières parties d’artistes de renom et les nominations à des prix prestigieux, forts de cinq albums et d’un spectacle live réputé pour sa puissance et son élégance. Il y a quelques années, tout s’est arrêté net, même si les trois membres ont continué leurs activités, notamment à travers des projets comme Bibi Club et Unessential Oils. Eh bien, les voilà de retour, et avec eux, le mythique Divan Orange, la salle de concert où, comme tant d’autres groupes de cette époque, ils ont fait leurs premières armes. Cette grande dame, qui a connu son heure de gloire et est aujourd’hui une friperie, va redevenir le légendaire Divan Orange avec le légendaire Plants and Animals en live ! Vous plaisantez ? J’en suis !

Plants and Animals began in the early ’00s as a weird improvisational band and quickly evolved into one of the era’s Montreal music scene renaissance flag bearers, headlining all over the world and opening for big acts and getting nominated for prestigious awards on the wings of five full-length records and a live show reputed for its ferocity and grace. At some point a few years back it all just kind of stopped—though all three members have carried on, most notably via ongoing projects like Bibi Club and Unessential Oils. Well they’re rising again, and with them, the legendary Divan Orange, the music venue where they, like so many bands of the era, cut their teeth. The grand old lady that ran its course and is now a friperie but is going to be the legendary Divan Orange again with the legendary Plants and Animals playing in it, are you kidding, sign me up.

Sasha Cay

Avec son art-rock curieux et ses concerts déchaînés, Sasha Cay cultive un univers où s’entrechoquent la clarté émotionnelle et le mystère — sincère mais abstrait, nostalgique mais insaisissable, quelque part entre les groupes de guitares les plus bruyants de Montréal et les marginaux du folk occulte.

With their inquisitive art-rock and raucous live show, the band Sasha Cay stirs a contradictory feeling of emotional clarity and mystery in their world— honest but abstracted, nostalgic but unpinnable, paying tribute to both the loud-as-hell guitar bands and occult folk freaks of their hometown Montreal.

LES BILLETS POUR CET ÉVÉNEMENT SONT ÉPUISÉS!

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expérimental / indie rock / rap-jazz

POP Montréal 2026 : Haha Laughing, Living Hour, Frown line et Sofia Wolfson à la Casa del Popolo

par Rédaction PAN M 360

Haha Laughing

haha Laughing est un projet de rap noise expérimental basé à Austin, composé de Jay Dilick et Aby Oviedo. Le duo fusionne des éléments de rap hardcore, de free-jazz, de musique électronique déformée et d’énergie punk pour créer des explosions de catharsis accrocheuses d’une durée de trois minutes. Le chaos qu’ils orchestrent prend toute sa dimension lors de leurs concerts : les échanges vocaux entre Dilick et Oviedo, les ruptures noise, les détournements d’échantillons et leur sens du jeu donnent naissance à une performance scénique incontournable, à la fois énergisante et délicieusement désorientante. haha Laughing a sorti plusieurs EP et singles depuis 2021, et a sorti son premier album, « LOSING TEETH DREAM », en mai 2025. Leur EP suivant, « BIG WHATEVER », est sorti en avril 2026. haha Live. haha Laugh. haha Love.

haha Laughing is an Austin-based experimental noise rap project consisting of Jay Dilick and Aby Oviedo. The duo blends elements of hardcore rap, free-jazz, distorted electronic music and punk energy into 3 minute explosions of catchy catharsis. The chaos they curate is driven home through their live shows where Dilick and Oviedo’s back and forth vocals, noise breakdowns, sample flips, and sense of playfulness create a must see live performance that is energetically engaging and delightfully disorienting. haha Laughing has released multiple EP’s and singles since 2021, and released their first album « LOSING TEETH DREAM » in May of 2025. Their follow up EP « BIG WHATEVER » is was released April 2026. haha Live. haha Laugh. haha Love.

Living Hour

Living Hour est un groupe rock canadien originaire de Winnipeg, au Manitoba.

Living Hour is a Canadian rock band from Winnipeg, Manitoba.

Frown line

frown line est le projet indie rock d’Annika Devlin, originaire de Montréal. En 2021, alors qu’elle vivait encore dans sa ville natale d’Ottawa, en Ontario, Annika a commencé à sortir des titres sous le nom de « frown line ». En 2023, après avoir signé avec le label Lauren Records, basé à Los Angeles, frown line a sorti son premier EP, « Come Around », et s’est constitué une solide base de fans sur diverses plateformes de streaming. En 2025, le groupe composé de quatre membres a sorti trois singles et s’est rendu à Los Angeles pour se produire au festival local « Growing Up Is Dumb », organisé de manière indépendante, avant d’enchaîner avec une tournée sur la côte est du Canada cet été-là. En 2026, frown line prévoit de partir en tournée aux États-Unis et au Canada, ainsi que d’enregistrer son premier album.

frown line is the indie rock project of Montreal-based Annika Devlin. In 2021, while still living in her hometown of Ottawa, Ontario, Annika began releasing music under the name ‘frown line’. In 2023, after signing with LA-based label Lauren Records, frown line released their debut EP ‘Come Around’ and gained a comfortable following on various streaming platforms. In 2025, the four-piece band released 3 singles and travelled to LA to play the local DIY festival ‘Growing Up Is Dumb’, followed by an east-coast Canada tour that summer. In 2026, frown line plans on touring in the US and Canada, as well as recording their first album.

Sofia Wolfson

Sofia Wolfson est une musicienne et écrivaine originaire de Los Angeles, désormais installée à Brooklyn. Son album de 2024, Imposing on a Hometown, coproduit par Gabe Wax (Zach Bryan, Soccer Mommy), lui a valu de figurer dans les listes de fin d’année de Cosmopolitan, The Line of Best Fit et New Commute. Cet album comprend des collaborations avec Hand Habits, The Milk Carton Kids et Harrison Whitford. En 2025, elle a obtenu son MFA en écriture créative à la New School et ses nouvelles ont été publiées dans Oyez Review, Superstition Review, Open Ceilings, Flash Fiction Magazine et Westwind. Sa musique mêle les influences indie-folk-rock de son enfance à Los Angeles à des allusions à la littérature et aux beaux-arts (son dernier album est une ekphrase inspirée du poème « Soir Bleu » d’Edward Hopper). Ces dix dernières années, elle a tourné aux États-Unis et au Royaume-Uni, assurant les premières parties d’artistes et de personnalités telles que Laura Veirs, Frances Quinlan, Kath Bloom, Fenne Lily, Katy Kirby, et bien d’autres.

Sofia Wolfson is a musician and writer from Los Angeles, now based in Brooklyn. Her 2024 record Imposing on a Hometown, produced in-part by Gabe Wax (Zach Bryan, Soccer Mommy), landed her on year-end lists in Cosmopolitan, The Line of Best Fit, and New Commute, a record with contributions from Hand Habits, The Milk Carton Kids, and Harrison Whitford. In 2025, she received her MFA in creative writing from the New School and her fiction has appeared in the Oyez Review, Superstition Review, Open Ceilings, Flash Fiction Magazine, and Westwind. Her music combines the indie-folk-rock sonic influences of her LA upbringing with allusions to literature and fine art (her latest record being an ekphrastic response to Edward Hopper’s “Soir Bleu”). For the last decade, she has toured the US and UK, opening for artists and heroes such as Laura Veirs, Frances Quinlan, Kath Bloom, Fenne Lily, Katy Kirby, and more.

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country / indie rock

POP Montréal 2026 : Dale Watson & His Lone Stars et Ben Vallee à la Toscadura

par Rédaction PAN M 360

Dale Watson & His Lone Stars

Dale Watson est un musicien et producteur country authentique récompensé à plusieurs reprises, actif sur scène depuis plus de 40 ans. Il a partagé la scène avec des légendes comme Merle Haggard, Johnny Cash, Willie Nelson et Kris Kristofferson. Avec plus de trente albums et singles à son actif, Dale Watson perpétue l’esprit des racines de la musique country à travers le monde. Il est également propriétaire du Wat-sun Studio à Memphis, équipé de la célèbre console de Sun Studio datant de 1937.

Dale Watson is an award-winning hardest working real country musician and producer who has been creating music and performing live for over 40 years. He has shared the stage with such icons as Merle Haggard, Johnny Cash, Willie Nelson, and Kris Kristofferson, just to name a few. He has been seen on David Letterman, Jimmy Kimmel, and Austin City Limits, but most of the time, he is touring the world, killing it for his fans, keeping the country music roots sound alive. With over 30 albums and singles, Dale knows his way around the recording studio, which is why he built Wat-sun Studio in Memphis, Tennessee, complete with the 1937 board from Sun Studio.

Ben Vallee

L’auteur-compositeur-interprète et guitariste de pédale-steel Ben Vallee fait partie de la scène underground pittoresque de la musique roots montréalaise depuis près d’une décennie. Ses compositions sincères et authentiques évoquent la vie et ses peines d’amour, sur fond de musique country et western traditionnelle, avec au programme deux violons, une guitare steel et une contrebasse.

Singer-songwriter/pedal steel guitarist Ben Vallee has been a part of Montreal’s quaint underground roots music scene for nearly a decade. His earnest and honest songwriting spells life and its heartaches beneath the blanket of traditional country and western music featuring twin fiddles, steel guitar and upright bass.

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indie pop / post-rock / prog

POP Montréal 2026 : SAMWOY, Mellonella, Palomine et Taupe au Quai des brumes

par Rédaction PAN M 360

SAMWOY

SAMWOY est un artiste, producteur et auteur-compositeur basé à Montréal qui façonne une indie pop riche en émotions, à la croisée des univers alternatif, électronique et expérimental. Nourrie par ses expériences personnelles et une approche résolument DIY, sa musique marie une écriture intime à des productions immersives, donnant naissance à un spectacle à la fois vulnérable, captivant et électrisant. Depuis la sortie de son plus récent projet, Even Sad Boys Like to Have Fun, SAMWOY a su développer un public à l’international grâce à des prestations dans des festivals tels que SXSW, Focus Wales, New Colossus Festival et M pour Montréal, tout en recevant l’appui de CBC Music, Exclaim!, RANGE Magazine, The Line of Best Fit et de nombreux prescripteurs musicaux au Canada et à l’étranger.

SAMWOY is a Montréal-based artist, producer, and songwriter crafting emotionally rich indie-pop that blurs the lines between alternative, electronic, and experimental music. Drawing from personal experiences and a DIY ethos, his music balances intimate songwriting with immersive production, creating a live show that is both vulnerable and electrifying. Since releasing his latest project, Even Sad Boys Like to Have Fun, SAMWOY has steadily built an international audience through performances at festivals including SXSW, Focus Wales, New Colossus Festival, and M for Montreal while earning support from CBC Music, Exclaim!, RANGE Magazine, The Line of Best Fit, and tastemakers across Canada and beyond.

Mellonella

Mellonellla est un groupe de prog-rock expérimental de Montréal. Il cherche à fusionner le style du prog britannique des années 1970 avec des influences expérimentales modernes pour créer quelque chose de vraiment nouveau. En 2026, le groupe a lancé son premier album, Galleria, et travaille actuellement à son deuxième disque.

Mellonellla is an experimental prog-rock band from Montreal. They strive to merge the style of 1970s British prog with modern experimental influences and create something truly new. In 2026, they released their debut album, Galleria, and are currently working on their sophomore record.

Palomine

Palomine est un groupe montréalais dont la musique marie l’éthique indie rock aux atmosphères tentaculaires du post-rock. Ce groupe de six musiciens en voie de devenir un collectif (formé de Jiwon Yun, Alex Leitman, Lex Bowden, Julia Gribinski, Zach Johnson et, plus récemment, Aija Tso) a commencé comme un duo. Comme l’amitié et le lien avec les autres demeurent un moteur créatif central dans l’écriture de leur musique, de nouvelles amitiés sont vite devenues, au fil du temps, de nouveaux membres. Avant même de s’en rendre compte, leur formation live, en expansion constante, comptait trois guitares, un banjo, un violoncelle et des magnétophones. Avec un éventail de timbres aussi varié à leur disposition, et autant inspirés par la musique folk que par le shoegaze, ils parviennent à créer un mélange unique de paysages sonores réverbérés et d’arrangements de chambre. Palomine s’apprête à lancer son premier album, enregistré avec Nick Bendzsa au Studio Toute Garnie, cet automne.

Palomine is a Montreal band whose music blends indie rock ethos with the sprawling atmospheres of post-rock. The six-piece band-soon-to-be-collective (comprised of Jiwon Yun, Alex Leitman, Lex Bowden, Julia Gribinski, Zach Johnson, and recently Aija Tso) began as a duo, but as friendships and connection with others remain a main creative factor in writing their music, over time, new friendships quickly became new members. Before they knew it, their ever expanding live lineup included three guitars, banjo, cello, and tape machines. With such a varied roster of timbres to draw from, and being as inspired by folk music as they are by shoegaze, they are able to achieve a unique blend of reverberated soundscapes and chamber arrangements. Palomine is set to release their debut album, recorded with Nick Bendzsa at Studio Toute Garnie, this fall.

Taupe

Groupe fondé par Heather Ogilvie et Jess Barry qui ont commencé à écrire des chansons inspirées par leur amour mutuel pour les groupes de guitare mélodique dont Pinback, Dog Day, et Duster. Pour les fans de 6/8, riffs mélodiques et voix entrelacées.

Heather Ogilvie and Jess Barry started writing songs together based on a mutual love of melodic guitar bands like Pinback, Dog Day and Duster. For fans of 6/8, melodic riffs, and interlaced vocals. Genres include alternative rock, indie, guitar rock.

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Alternative / indie rock

POP Montréal 2026 : Spencer Krug à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

En tant que musicien canadien derrière Sunset Rubdown et Moonface, co-leader de Wolf Parade, membre auteur-compositeur de Swan Lake et claviériste de Frog Eyes et Fifths of Seven, Spencer Krug a joué un rôle majeur sur plus de vingt-cinq albums au cours des deux dernières années. décennies. Il écrit et publie actuellement de la musique sous son propre nom et interprète sur scène un mélange de morceaux nouveaux et anciens.

As the Canadian musician behind Sunset Rubdown and Moonface, co-frontman of Wolf Parade, songwriting member of Swan Lake, and keyboardist for Frog Eyes and Fifths of Seven, Spencer Krug has been a major player on over twenty-five releases within the past two decades. He currently writes and releases music under his own name, and performs a mix of new and old material on stage.

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chant choral / indie pop

POP Montréal 2026 : Toujours Ensemble au Rialto Hall

par Rédaction PAN M 360

« Toujours Ensemble » est une célébration de l’interconnectivité de la scène musicale montréalaise. Cette soirée spéciale réimagine les oeuvres des artistes montréalais, transformant leurs chansons dans de nouveaux arrangements pour orchestre de chambre et choeur. C’est une invitation à découvrir l’esprit de collectivité qui anime notre communauté et la beauté que nous créeons ensemble grâce à l’art!

“Toujours Ensemble” is a celebration of the interconnectivity of the Montreal music scene. This special evening reimagines the work of some of Montreal’s cherished artists, translating their songs into expansive new arrangements for chamber orchestra and choir. It is an invitation to witness the collectivity of our community and the beauty we build through art and togetherness!

Avec/with : orchestre de chambre, choeur, Thanya iyer, Sarah Rossy, Cedric Noel, Pompey, Common Holly, Emilie Kahn et Eve Parker Finley

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classique indien / musique contemporaine

Opér’actuel : Akasha, opéra masala

par Frédéric Cardin

En ce moment a lieu la première édition d’Opér’actuel, dans sa mouture festival biennal. Fidèle à la vision portée par la directrice artistique Marie-Annick Béliveau (LIRE L’ENTREVUE AVEC ELLE À PROPOS DU FESTIVAL), le premier événement invitait le public à une rencontre interculturelle entre l’Inde spirituelle et l’Occident artistique. 

Akasha, le souffle de l’univers est une production de la soprano Kripa Nageshwar et de sa compagnie Hamsa Créations Lyriques, basées à Longueuil. Une formation de chambre composée d’un piano, d’une clarinette, d’un violon carnatique (tradition du Sud de l’Inde), d’un sarod et d’un santour accompagne la soprano qui chante et récite des poèmes indiens (de Tagore, entre autres) mis en musique par Colin Eatock, et des pièces lyriques inspirée de la culture indienne. Parmi celles-ci, un extrait des Pêcheurs de perles de Bizet (Ô Dieu Brahma), des Poèmes hindous et Ragamalika de Maurice Delage et un extrait d’un ‘’Messie’’ composé par le Canadien Amirthan Sothivannan. 

INFOS ET BILLETS POUR LE FESTIVAL OPÉR’ACTUEL 2026

La musique d’Eatock agit comme un liant entre toutes ces musiques qui, exception faite de Bizet, fusionnent assez bien dans le langage tonal moderne, teinté de reflets évoquant la musique classique indienne. Le résultat musical évoque quelque chose que Britten aurait pu pondre s’il avait eu la fibre sud-asiatique. C’est donc assez accessible et les arrangements pour le petit orchestre de chambre aux combinaisons inusitées fonctionnent bien. On réussit surtout à éviter l’impression d’exotisme New Age un peu gna-gna qui finit souvent par colorer les projets occidentaux, surtout grand public, qui souhaitent plonger dans la spiritualité indienne. 

Car Akasha est surtout un portrait de l’un des aspects fondamentaux de la religion hindoue. « Akasha » (en sanskrit) désigne l’élément éther ou espace qui, dans la culture sud-asiatique, est associé au cinquième chakra (la gorge), d’où jaillit la voix. C’est également le champ primordial d’où émerge toute la création et la force invisible qui relie tous les êtres. 

C’est un espace où transitent les âmes des défunts dans leur voyage vers l’ultime connexion avec le Tout universel. Dans le cycle des naissances-renaissances, l’âme qui n’a pas atteint le détachement suffisant des choses superficielles passe par cet espace avant de renaître dans le Monde terrestre, et recommencer le voyage. Celles, plus rares, qui ont atteint le niveau requis passeront par Akasha pour atteindre l’unité universelle et ne plus revenir.

Akasha, l’opéra, permet donc au public de rencontrer l’un de ces âmes (incarnée par Kripa Nageshwar), qui raconte ses premières extases émotionnelles devant la beauté de la vie terrestre, ses attraits, ses joies, toutes les découvertes à faire. Puis viennent les déceptions, les aléas de la vie, les angoisses. L’un des textes cités disait, bellement : les joies sont des durées (trop courtes) entre les souffrances. Le parcours de cette âme dans le samsara (l’errance) est exprimé en sanskrit, anglais et français.

Il est à noter que ce qui a été donné hier soir à la salle Paul-Buissonneau du Centre Calixa-Lavallée (en plein cœur du Parc Lafontaine à Montréal) est une partie seulement de l’opéra final qui sera créé au complet en 2027 à Toronto. J’imagine qu’avec une mise en scène plus élaborée et des décors conçus pour la cause, l’œuvre prendra encore plus d’étoffe. 

S’il est vrai que j’aurais aimé que le matériel musical soit plus exigeant, il reste que Akasha, le souffle de l’univers est une création contemporaine pleine de bonnes intentions et franchement plaisante, qui sait étonner sans recourir strictement aux techniques expérimentales afin de justifier sa modernité. 

classique / période romantique / Piano

OSM : Le grand retour de Lang Lang

par Rédaction PAN M 360

Le phénomène Lang Lang revêt, l’espace d’une soirée, les atours d’un empereur. Dans le Concerto n° 5 de Beethoven, il déploie une virtuosité flamboyante, souveraine, qui semble s’affranchir de toutes les pesanteurs. Sous le geste visionnaire de Rafael Payare, cette quête de lumière se prolonge dans l’Ouverture n° 2 d’Emilie Mayer puis culmine dans la Symphonie n° 2 de Sibelius, cri d’émancipation d’un peuple écrasé. De l’Europe napoléonienne à la Finlande sous tutelle russe, la musique devient au final un espace où l’esprit refuse de se soumettre. Une soirée où l’art rappelle que la liberté est d’abord une force intérieure.

For one unforgettable evening, the phenomenon that is Lang Lang takes on the mantle of an emperor. In Beethoven’s Piano Concerto no. 5, he unleashes a dazzling, sovereign virtuosity that seems to transcend all weight and constraint. Under Rafael Payare’s visionary direction, this quest for light continues with Emilie Mayer’s Overture no. 2 and reaches its summit in Sibelius’s Symphony no. 2—a cry of emancipation from an oppressed nation. From Napoleonic Europe to Finland under Russian rule, music becomes a space where the spirit refuses to yield. An evening where art reminds us that freedom is, above all, an inner strength.

Programme

Emilie Mayer, Ouverture nᵒ 2 (10 min)
Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano nᵒ 5, op. 73 (38 min)
Jean Sibelius, Symphonie nᵒ 2, op. 43 (43 min)

Program

Emilie Mayer, Overture no. 2 (10 min)
Ludwig van Beethoven, Piano Concerto no. 5, op. 73 (38 min)
Jean Sibelius, Symphony no. 2, op. 43 (43 min)

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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

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