afro-antillais / jazz / konpa / reggae

Nuits d’Afrique 2026 | Chris Combette : l’élégance groovy du troubadour guyanais

par Frédéric Cardin

Fort de près de cinquante ans de carrière musicale, le chanteur et compositeur Chris Combette était de passage au Festival international Nuits d’Afrique 2026. Il était sur la scène du Balattou le 15 juillet dernier, avec ses ‘’Angels’’, Patrick Plénet à la basse, Aymeric Létard aux claviers et Éric Valérius à la batterie. 

INTERVIEW DE CHRIS COMBETTE AVEC ALAIN BRUNET

C’est un savoir faire et un savoir vivre complet, authentique et expérimenté que Combette présente dès les premières notes. On entend un panorama pas mal complet des titres qui ont fait son succès d’un demi-siècle, de La Danse de Flore à Maroni en passant par Salambô, Lè siel si ba, Lévanjil dan bouch (critique acerbe de la colonisation religieuse, sur des ruthmes chaloupés – ‘’ils nous ont laissé la bible, et sont reparti avec l’or’’), Les Enfants de Gorée, et plein d’autres. Un programme très généreux sur deux sets de plus d’une heure chacun. 

Des chansons qui parlent de la vie, de l’amour, du quotidien en Guadeloupe, en Guyane ou ailleurs dans les Antilles, des histoires qu’on y raconte, un peu comme un troubadour provençal le faisait dans la France médiévale. Tout cela sur des rythmes afrodescendants du 20e siècle, reggae, cumbia, folk créole, un peu de zouk. 

L’homme présente ses chansons avec un humour tranquille et une classe que l’on remarque chez tous ces artistes d’une génération de gentlemen qui savaient s’exprimer avec retenue et beaucoup d’honnêteté. En le voyant et en l’écoutant, j’ai pensé au grand Henri Salvador, qui avait ce genre de charme éduqué. 

Si vous avez envie d’avoir une (très) bonne idée du concert, écoutez son album Chris Combette & Angels – le Live paru en janvier dernier. C’est presque exactement ce qu’on a eu mercredi soir. 

Amérique latine / cumbia / cumbia électro / Hip Hop

Nuits d’Afrique 2026 | Systema Solar met le feu à la Place des Arts

par Sandra Gasana

J’avais entendu parler du groupe Systema Solar mais j’étais loin de réaliser à quel point ils étaient des vedettes aux yeux de la communauté colombienne mais également en Amérique latine en général. Composé de 4 membres, ce collectif mêle hip hop et électro de manière très naturelle et ont transformé la place des arts en une gigantesque discothèque à ciel ouvert.

Avec une batterie au centre de la scène et une station pas loin pour le DJ du groupe, les deux autres artistes animaient la foule en occupant tout le reste de l’espace. D’ailleurs le DJ se joint aux deux autres par moments pour rapper, danser ou les deux.

J’ai reconnu le drapeau colombien et un groupe de danseurs et danseuses apparaissaient sur scène à plusieurs reprises, je ne suis pas sûre qu’ils fassent partie de la formation ou s’ils sont Montréalais. Une chose est sûre : entre leurs danses en tenues traditionnelles colombiennes ou encore celles plus contemporaines avec des chorégraphies bien maitrisées, ils sont à l’image du groupe.

Partant d’instrumentaux électros aux rythmes dansants, sur lesquels ils rajoutent le rap ou le chant, ainsi que la batterie, le résultat est tout simplement magique.

« On a besoin que la terre respire », mentionne l’un d’eux, faisant allusion à quelques reprises à l’importance de la terre, à ce que l’on mange et aux fermiers, mais en le faisant à travers la musique, l’humour, la danse. Bref, on a vraiment l’impression qu’ils s’éclatent sur scène, tout en étant complémentaires.

Ils font participer la salle, ils dénoncent la corruption, rendent hommage aux personnes afro-caribéennes de la Colombie, tout en nous faisant voyager dans le temps. Par moment, on aurait dit qu’on était dans les années 90, lorsque le hip hop, le break-danse et le beat-box étaient à la mode. Même dans les habillements des danseurs, on était dans une autre  époque, optant pour des couleurs vives et lumineuses.

Le DJ occupait le rôle de MC à plusieurs reprises, allant et venant entre son ordinateur et la scène. Un morceau de leur nouvel album a particulièrement plu à la foule, il s’agit de « Futuro Primitivo » sur laquelle on pouvait se défouler mais les morceaux tels que « Rumbera » ou encore « Quien es el Patron ? » ont aussi reçu un bel accueil.

J’ai même reconnu un peu de raggamuffin sur une chanson, un indicateur de leur ouverture d’esprit en termes de musique, osant faire des mélanges inattendus. La soirée s’est terminée aux alentours de 23h30, dans la joie et la bonne humeur, sous une température idéale. Un autre pari réussi pour ce festival!

Crédit photo: André Vial

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Afrique / blues saharien / éthio-jazz

Nuits d’Afrique 2026 | Sahra Halgan fait résonner la voix du Somaliland

par Sandra Gasana

Je suis arrivée sur la scène Loto Québec un peu avant le show et j’ai pu assister au test de son du groupe originaire de Somaliland qui allait suivre. Et déjà, je reconnaissais plusieurs Somaliens dans la foule, tous venus voir ou découvrir leur sœur artiste et activiste Sahra Halgan.

Cette dernière était vêtue d’une tenue traditionnelle somalienne, une longue robe que l’on retient autour de la taille puisqu’elles sont habituellement très longues, par-dessus quoi elle avait rajouté une écharpe jaune. Avec son micro, le drapeau de Somaliland qu’elle n’a pas lâché de tout le concert.

 Dès le début du concert, on reconnaissait dans ses mélodies millénaires une modulation typique de cette région. Cela me faisait beaucoup penser aux chants venant d’Ethiopie, d’ailleurs Sahra puise dans l’ethio-jazz, en y insufflant du blues touareg, des percussions et des riffs.

Les musiciens, qui semblent être français, faisaient les chœurs sur la plupart des chansons et maitrisaient la langue maternelle de la chanteuse, qui s’adressait à la foule dans cette même langue.

Le spectacle a commencé avec des chansons plus douces et plus ça allait, plus le rythme s’accélérait. Les interactions avec le public étaient plus rares mais lorsqu’elle a pris la parole, c’était surtout pour parler de la situation politique de son pays. En effet, et grâce à mes échanges avec certains festivaliers, le Somaliland veut son indépendance du reste de la Somalie. Avec un français impeccable, Sahra a expliqué pourquoi c’était important de reprendre son pays et que la musique a joué un grand rôle dans sa vie puisque « c’est la seule chose qui nous réunit ».

Sahra a rajouté une petite maraca sur quelques morceaux, alors que la batterie, la guitare électrique et une sorte de claviers venaient agrémenter le tout.

On pouvait reconnaitre d’autres drapeaux de Somaliland dans la foule, et sur certains morceaux, les musiciens mettaient leurs instruments de côté pour applaudir et encourager la foule à le faire. On pouvait lire la fierté dans le visage des compatriotes présents dans la foule, certains semblaient connaitre les paroles de certaines chansons, alors que d’autres découvraient Sahra.

Lors de mon entrevue avec Suzanne Rousseau, co-fondatrice du Festival international des Nuits d’Afrique, je lui avais fait la remarque qu’il n’y avait pas beaucoup d’artistes d’Afrique de l’Est dans la programmation. C’était avant de voir le nom de Sahra Halgan, mais il en faudrait d’autres comme elle, venant de la région des Grands Lacs et de la Corne de l’Afrique. Je vais en faire ma mission.

Crédit photo: André Rival

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Afrique / afro-électro / percussions

Nuits d’Afrique 2026 | Guiss Guiss Bou Bess électrise le sabar sénégalais

par Sandra Gasana

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant découvrir le groupe franco-sénégalais Guiss Guiss Bou Bess. Composé de trois membres, ce groupe mélange les percussions du Sénégal, notamment le sabar, avec des rythmes électroniques éclectiques.

Mara Seck est chanteur et percussionniste, Assane Samba maitrise le sabar, un tambour traditionnel sénégalais, et ils sont accompagnés par Stéphane Costantini, un beatmaker français. Ensemble, ils créent ce que l’on appelle l’électro-sabar.

Amenés à voyager autour du monde grâce à leur musique, ils ont partagé un morceau né à la suite d’un voyage au Brésil. Mara est également un excellent danseur, il intègre des pas de salsa par moments, quand il n’est pas en train de danser le mbalax.

On a assisté à des moments percussifs durant lesquels les trois membres se mettaient au sabar de manière tout à fait synchronisée, notamment sur la chanson « Tik Tik », qui est aussi le nom de leur plus récent album.

Avec des tenues vestimentaires mêlant vintage et motifs d’inspiration africaine, cela vient rajouter à leur aspect intemporel.

« Nous allons faire un voyage dans le nord du Sénégal », nous annonce Mara avant de poursuivre avec un morceau mettant à l’honneur les femmes.

Assane jouait principalement sur 4 sabars, alors que Mara alternait entre le chant, la danse et les percussions sur 2 autres sabars. Pendant ce temps, Stéphane passait du beatmaking au sabar, venant ainsi rajouter sa couleur à l’ensemble percussif. Le reste du temps, il partait d’instrumentaux qui sortaient de son ordinateur, auxquels il rajoutait des beats à l’aide de son pad beat, intégrant parfois des effets sur la voix de Mara.

Plus la soirée avançait, plus les spectateurs embarquaient dans la danse et c’est surtout durant la deuxième partie du spectacle que le party a pogné. Toute la salle s’est mise à danser et l’a fait jusqu’à la fin du spectacle. Par moment, les bruits d’ambiance contribuaient à l’aspect festif mais rajoutaient aussi un côté mystique au groupe, surtout lorsque la voix de Mara s’apparentait aux chants sanskrits du yoga.

Le public a également servi de chorale puisqu’ils ont embarqué en force sur le morceau « Insh’Allah ». Des amis des musiciens étaient dans la salle et ces derniers ont pu contribuer au succès de la soirée à travers leur danse ou encore leur talent au tama, aussi appelé talking drum, joué par Pape Ndiaye. Ce dernier est resté sur scène jusqu’à la fin du spectacle, le groupe ne voulant pas qu’il quitte la scène.

« Sur le prochain morceau, on va être fous », prévient Mara, « alors soyez fous avec nous » ! En effet, on avait l’impression d’être en transe, transportés vers le Sénégal à travers ses rythmes traditionnels sublimés avec des sonorités électroniques et mystiques.

À la fin du spectacle, je ne pouvais m’empêcher de faire le parallèle avec le spectacle de Soul of Zoo quelques jours plus tôt, qui combine également électro et rythmes traditionnels afros et latins. Guiss Guiss Bou Bess devrait rencontrer Soul of Zoo. Ils auraient sûrement beaucoup de choses à partager.

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Afrique / blues / folk / Océan Indien

Nuits d’Afrique 2026 | De duo à quatuor, The Two enrichit son blues créole

par Sandra Gasana

Ils s’appellent peut-être The Two, mais c’est à quatre qu’ils se sont illustrés lundi soir au Club Balattou dans le cadre de la 40ème édition du Festival international Nuits d’Afrique. En effet, Yannick et Thierry sont à l’origine de ce duo mais en cours de route, Loris Martenet s’est joint au duo, puis tout récemment un nouveau membre a embarqué dans l’aventure. Ce dernier est un ami de longue date de Yannick et après 20 ans sans nouvelles, ils ont repris contact via Facebook il y a quelques années, and … the rest is history.

Contrairement à leur première performance au Balattou il y a plusieurs mois, l’ajout du clavier était une excellente idée et permet d’insuffler de nouvelles couleurs à leur répertoire.

Yannick vient de l’Ile Maurice, Thierre de Suisse et ensemble, ils nous emmènent dans un univers de « blues qui vient du sud, de l’océan indien », comme l’a si bien décrit Yannick. Faisant allusion aux différents types de créoles à travers le monde, incluant le québécois selon eux, plusieurs morceaux avaient des titres à consonnance française mais dans une version dérivée. Par exemple, le titre « Tiombo » veut en fait dire « Tiens bon ».

Plusieurs dialogues entre les nombreuses guitares de Yannick et Thierry, des rythmes presque spirituels inspirés de sonorités venant de l’Ile Maurice et la région, avec des percussions qui nous emmènent dans toutes les directions. Un banjo qui vient rajouter la touche folk au blues, avec un triangle par moments pour aggrémenter le tout.

Nous célébrions également les 44 ans de Yannick lors de cette soirée et d’ailleurs, la famille du fêté était présente dans la salle. La sœur de Yannick est même montée sur scène pour chanter un refrain avec son frère, moment de douceur fort apprécié par l’audience.

La chanson « Fam Couma Ou » qui signifie « femme comme toi » a aussi plu au public qui se retenait de danser. The Two passe de la douceur à l’intensité sans transition, nous transportant à leur guise dans leur univers. Les percussions contribuent à créer du relief, l’harmonica jouée par Yannick trouve sa place dans tout cela, alors que le public se transforme en véritable chorale à plusieurs reprises durant la soirée.

Un autre instrument traditionnel, le kayamb, une sorte de planche en bois comme celle que l’on joue à l’Ile de la Réunion a aussi été incluse dans le spectacle.

Mes voisines d’origine haïtienne m’ont dit qu’elles comprenaient quasiment toutes les paroles chantées en créole mauricien. Par moments, on sentait une transe sur scène, surtout pendant les solos intenses de Thierry, avant de poursuivre avec des moments de douceur. « Mo ale » ou encore « Lao », un hommage aux disparus, étaient mes coups de cœur de la soirée.

« Tu as 44 ans aujourd’hui mais je me souviens de tes 33 ans lors de notre participation au festival de Montreux : c’est toujours autant un plaisir de travailler avec toi », se confie Thierry sous les applaudissements du public.

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Afrique / afro-pop / blues mandingue

Nuits d’Afrique 2026 | Le MTELUS s’incline devant le Grand Lamine Touré

par Sandra Gasana

J’ai rarement vu le MTelus aussi plein à craquer. Et c’était majoritairement la communauté guinéenne qui a répondu présente à l’hommage au « Baobab de Nuit » le Grand Lamine Touré. Et pour l’occasion, un line up d’artistes populaires en Guinée et ailleurs était prévu au programme, chacun attirant son fan club et rendant la fête grandiose.

À l’animation, la chanteuse et animatrice brésilienne Bïa a su animer la foule pendant qu’un house band de musiciens exceptionnels ont sublimé la soirée.

Après quelques discours de plusieurs officiels venus tout droit de Guinée pour cet hommage, le premier artiste programmé est arrivé sur scène acclamé par les jeunes dans la salle. Il s’agit de Degg J, qui a débuté en force, chaque chanson étant plus populaire que la précédente. L’énergie a suivi en crescendo culminant avec un morceau que tout le public connaissait par cœur, mêlant parfois dance hall ou encore des rythmes latins à son répertoire.

Entre les performances, Bïa a même eu le temps de faire chanter le public en portugais, le temps que les musiciens fassent leur installation pour l’artiste guinéenne et sierra-léonaise Sia Tolno. Débutant avec le morceau « L’homme qui vient de loin », qui faisait quelque peu référence à Lamine Touré, elle a ouvert le bal avec une signature de blues africain tout en nous partageant ses talents de danseuse. « Comme partout dans le monde, on demande l’unité », affirme-t-elle entre deux chansons. Elle en profite pour rajouter un solo à couper le souffle du guitariste sénégalo-malien Amady Sidibè que tout le monde s’arrache à Montréal, ce qui a particulièrement plu à l’audience qui attendait ses moments forts tout au long de la soirée.

Mais c’est l’arrivée sur scène de AK qui m’a particulièrement surprise puisqu’il était accueilli telle une icône. Je pourrais le comparer à une version guinéenne de Tayc, vu son style de musique et son côté lover. Très populaire chez les jeunes, particulièrement la gente féminine, il a mis le feu au MTelus, faisant chanter le public sur chacun de ces morceaux. Plusieurs de ses chansons sont des hits, allant même jusqu’à rajouter du mbalax made in Senegal à son répertoire. Je sens que cet artiste reviendra à Montréal pour un plus long concert, si l’on se fie à l’effet qu’il a eu sur ses fans.

La dernière performance, celle que plusieurs attendaient, était bien entendu le couple légendaire Soul Bang’s et Manamba Kanté, mais avant cela, la grande diva Oumou Sangaré, qui a ouvert la 40ème édition est apparue sur scène pour honorer M. Lamine Touré. Accompagnée par les Hauts-dignitaires venus de la Guinée, la co-fondactrice du festival Suzanne Rousseau et des artistes telles que Djely Tapa, ce monument de la musique africaine a reçu la plus haute reconnaissance à travers des discours, des cadeaux, un cadre, pour souligner son énorme contribution.

Et c’était partie pour une dernière performance haute en couleurs, alliant le répertoire de Soul Bang’s et celui de son épouse Manamba Kanté, pour nous offrir un medley de leurs plus grands succès. Alors que l’un soutient l’autre, selon la chanson en question, c’est lors de leur rapprochement sur scène que l’on pouvait noter la complicité entre ces deux artistes. Alors que Manamba et sa voix unique résonnait dans la salle de spectacles, Soul Bang’s nous charmait avec ses improvisations, parfois en anglais, et son énergie contagieuse. Ensemble, ils ont partagé des chansons parlant des femmes, d’amour, de combat, mêlant tradition et modernité, à travers les rythmes guinéens et le dance hall par moments. Ils ont également rendu hommage au papa de Manamba, feu Mory Kanté dans la reprise de « Yeke Yeke », moment fort de la soirée.

Le « Baobab de Nuit » a sûrement ressenti cette reconnaissance venant de ses pairs à Montréal et en Guinée lors de cette soirée hommage, même s’il est habitué à rester dans l’ombre. Mais lorsqu’on a bâti un festival qui célèbre ses 40 ans, on ne peut plus rester dans l’ombre, il faut accepter de se faire célébrer.

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R&B / reggae / trap

Festival international Nuits d’Afrique : Sika Rlion au Ministère

par Rédaction PAN M 360

Véritable vent de fraîcheur, Sika Rlion est « l’étoile montante de la nouvelle scène afro‑reggae » (FIP, 2026). En français et en créole réunionnais, la lauréate du Reggae Dancehall Award de l’artiste féminine la plus streamée affirme avec conviction une énergie rebelle et un esprit festif qui traversent des rythmes urbains ondoyant de manière organique entre maloya, seggae, trap, reggae et RnB. Ses textes imagés et finement ciselés, résolument engagés et lumineux, pulsent au fil d’une voix texturée et intense, mettant en valeur son héritage insulaire et apportant poésie et lucidité sur le dancefloor.

Like a breath of fresh air, Sika Rlion is “the rising star of the new Afro-reggae scene,” (FIP, 2026). Singing in French and Réunion creole, this Reggae Dancehall Award winner of the Most Streamed Female Artist confidently asserts her rebellious spirit and a festive vibe that runs through urban rhythms, seamlessly moving between Maloya, seggae, trap, reggae, and R&B. Her finely-honed lyrics, evocative, vibrant and engaging, resonate with her textured, powerful voice to reflect her island heritage, bringing poetry and eloquence to the dance floor.

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Ce contenu provient du Festival international Nuits d’Afrique et est adapté par PAN M 360

chaâbi / gnawa / Rumba

Festival international Nuits d’Afrique : Labess au National

par Rédaction PAN M 360

La carrière internationale de Labess fait la fierté de Nuits d’Afrique, là même où tout a commencé pour lui dans les années 2000, alors qu’il enchaînait les prestations au Balattou et levait systématiquement la main pour assurer les premières parties de figures comme Salif Keita ou Idir. Authentique et résolument spontané, Labess est de ceux qui saisissent leur guitare sur le vif, prêts à faire vibrer quelques cordes au détour d’une allée, pour le simple plaisir de partager la musique. Bourlingueur invétéré, animé par l’esprit libre des gens du voyage, il parcourt le monde sur les traces des rythmes d’ascendance africaine. Infusée de chaâbi, de gnaoua, de rumba, de flamenco et de sonorités manouches, sa guitare — tour à tour mélancolique et euphorique —, sublimée par sa voix éraillée, donne naissance à une musique profondément métissée, où les mots oscillent « entre réalisme lucide et grand espoir » (RFI, 2025), et où la fête finit toujours par l’emporter. Il a marqué les esprits lors de sa dernière apparition au festival, l’an dernier, signant un retour retentissant à Montréal.

Labess’s international career is a source of pride for Nuits d’Afrique, where it all began for him in the 2000s when he performed regularly at the Club Balattou and was always ready to open for more established artists like Salif Keita and Idir. Authentic and resolutely spontaneous, he doesn’t hesitate to grab his guitar on a whim to strum a few chords by an alleyway, for the simple pleasure of sharing music. Driven by an innately nomadic spirit, this inveterate globetrotter travels the world seeking out music rooted in Africa to bring together a rich blend of musical traditions infused with Chaâbi, Gnawa, rumba, flamenco and Manouche rhythms. His guitar playing—at times melancholic or euphoric—accompanied by his gritty voice give rise to a style where lyrics oscillate “between lucid realism and great hope,” (RFI, 2025) but in which a festive atmosphere always prevails. He left a lasting impression at last year’s Festival, presaging a resounding return this summer.

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Afrique / jazz-fusion / kora

Festival international Nuits d’Afrique : Zal Sissokho et Laurent Perrault-Jolicoeur au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Vibrations croisées entre les cordes de la kora et celles de la contrebasse, Racines est l’histoire intime d’une rencontre lumineuse entre le griot sénégalais Zal Sissokho et le jazzman montréalais Laurent Perreault-Jolicoeur. À fleur de peau et empreintes de complicité, leurs compositions forment « une conversation vivante entre l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique du Nord » (RFI, 2025), un happening atmosphérique, captivant et hors du temps, où la mémoire mandingue et l’instantanéité du jazz se répondent avec poésie et élégance. Racines est un album de 11 morceaux, paru en 2025 sous l’étiquette Disques Nuits d’Afrique.

Resonating vibrations between the kora’s strings and those of the double bass, Racines is the sweet fruit of a magical encounter between griot Zal Sissokho and jazz musician Laurent Perreault-Jolicoeur. Intimate and imbued with a sense of complicity, their collaboration forms “a lively exchange between West Africa and North America,” (RFI, 2025), creating an evocative experience where Mandinka tradition and the spontaneity of jazz come together with poetry and elegance. Released in 2025 under the Nuits d’Afriques label, Racines contains 11 spellbinding and timeless tracks.

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électro-pop / pop

Ariana Grande au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

Avec plus de 115 milliards d’écoutes en ligne dans le monde et 30 milliards aux États-Unis, ainsi que 70 millions d’albums vendus à travers le monde, Ariana Grande est l’une des artistes les plus populaires de sa génération. Elle est l’artiste féminine dont les chansons ont été les plus écoutées sur Spotify, l’artiste ayant obtenu le plus grand nombre de numéros 1 au Billboard Hot 100 cette décennie (7, à égalité) et a remporté deux disques de diamant de la RIAA. Son dernier album, eternal sunshine, est devenu l’album numéro 1 le plus longtemps classé de sa carrière au Billboard 200, tout en produisant plusieurs titres classés en tête du Hot 100.
La tournée « The Eternal Sunshine » marque le retour d’Ariana sur scène après six ans d’absence, suite à sa tournée mondiale Sweetener  qui a battu tous les records en attirant plus de 1,3 million de fans lors de près de 100 concerts. Cette nouvelle tournée fait la promotion de son septième album studio, Eternal Sunshine, sorti le 8 mars 2024.

With over 115 billion global streams and 30 billion U.S. streams, along with 70 million albums sold worldwide, Ariana Grande stands as one of the most successful artists of her generation. She is the female artist with the most billion-streamed songs in Spotify history, the artist with the most No. 1 hits on the Billboard Hot 100 this decade (7, tie), and has earned two RIAA Diamond singles. Her latest release, eternal sunshine, became the longest-running No. 1 album of her career on the Billboard 200, while also producing multiple Hot 100 chart-toppers.
‘The Eternal Sunshine Tour’ marks Ariana’s first return to the stage in six years following her record-breaking Sweetener World Tour, which drew more than 1.3 million fans across nearly 100 shows. The new tour supports her seventh studio album, Eternal Sunshine, released on March 8, 2024.

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Ce contenu provient d’evenko et est adapté par PAN M 360

Afrique / afro-électro / DJ set

Nuits d’Afrique 2026 | Soul of Zoo confirme ses « connexions » sur scène

par Sandra Gasana

Vendredi soir, le Ministère vibrait aux sons tirés de l’album Connections de Soul of Zoo dont on vous a parlé il y a quelques mois, lors de sa sortie sous le label Cosmovision Records.

Avec en première partie un DJ set de l’Argentin Nat Barrera qui a su animer la foule avec ses grooves électroniques avec des influences musicales du monde, la soirée s’est poursuivie avec la participation de la grande griotte malienne Djely Tapa, qui venait de terminer son spectacle quelques minutes plus tôt au Club Balattou pour la soirée spéciale Griots.

C’est donc elle qui a ouvert le bal avec une performance remarquable, mêlant sa puissante voix aux sonorités électroniques de Soul of Zoo, tout en rajoutant ses propres percussions. Pour l’occasion, elle était accompagnée par Adama Daou au djembe et un autre percussionniste ivoirien au conga. Ensemble, ils ont mis le feu à la salle qui semblait apprécier ce mélange inhabituel.

Sans transition, le chanteur et guitariste originaire du Niger Alradik a pris le relais, lui qui figure également dans l’album Connections sur le morceau « Je vis pour le moment ». Tout comment Djely Tapa, Alradik a démontré sa polyvalence en intégrant l’électro dans son univers musical, faisant ainsi tomber les barrières entre ces différents styles.

« C’était important pour moi de jouer que mes compositions originales ce soir », m’a confié Soul of Zoo avant le concert. « C’est une première, on va voir ce que ça donne ».

Pour terminer son set, il a fait revenir Djely Tapa sur scène pour le bouquet final et pour clôturer en force, avant de laisser la place au DJ set de Mixwell, un artiste que je découvrais, et l’artiste extravagant Papish qui a poursuivi la fête avec le même élan.

En somme, la soirée était festive, les spectateurs ont dansé tout le long et un groupe de jeunes tout près de moi semblait être des professionnels puisqu’ils créaient des chorégraphies sur le champ, en s’inspirant des rythmes qu’ils entendaient. Un pari réussi pour une première collaboration entre le Festival international Nuits d’Afrique et les nombreuses « Connections » créées par Soul of Zoo.

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autochtone / chanson / folk

Présence autochtone : Ici fut planté l’arbre de paix au Théâtre Outremont

par Rédaction PAN M 360

La mémoire devient musique; l’histoire se fait souffle et lumière. Au 325e anniversaire de la Grande Paix de 1701, musique, chanson et poésie s’entrecroisent tissant un pont entre hier et aujourd’hui. 1701 quand les nations se sont rencontrées, non dans le fracas des armes, mais dans la dignité des paroles échangées et dans la promesse d’un avenir partagé. Avec l’Ensemble de guitares Forestare, Richard Desjardins, Joséphine Bacon, Jacques Newashish, Andrée Levesque Sioui, Marianne Lambert, Sandrine Masse-Savard, Éric Dupont, Élise Turcotte, Hélène Collin, Kate Bevan Baker, Benjamin Tremblay Carpentier, Marc Morin, Elvira Misbakhova.

Memory becomes music; history becomes breath and light. On the occasion of the 325th anniversary of the Great Peace of 1701, music, song, and poetry intertwine, weaving a bridge between past and present. In 1701, nations came together not amid the clash of arms, but through the dignity of words exchanged and the promise of a shared future. Featuring the Forestare Guitar Ensemble, Richard Desjardins, Joséphine Bacon, Jacques Newashish, Andrée Levesque Sioui, Marianne Lambert, Sandrine Masse-Savard, Éric Dupont, Élise Turcotte, Hélène Collin, Kate Bevan Baker, Benjamin Tremblay Carpentier, Marc Morin, and Elvira Misbakhova.

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Ce contenu provient du festival Présence autochtone et est adapté par PAN M 360

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