Électro / folk / Indie

Mundial Montréal : Chances à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

Forte de son nouvel album, And Now You Become a Seeker, où folk et électro s’unissent avec audace et délicatesse, la formation CHANCES propose un spectacle unique et immersif. Porté par des harmonies vocales captivantes, des percussions vibrantes et des arrangements à la fois raffinés et intenses, l’ensemble trace une musique lumineuse, profondément tournée vers l’humain. Fondé en 2016 par Chloé Lacasse (clavier, guitare, voix), Geneviève Toupin (guitare, clavier, accordéon, voix) et Vincent Carré (batterie, percussions), Chances puise dans ses racines francophones, anglophones et métissées pour façonner une identité musicale unique en son genre. Entre textures organiques et sonorités électroniques, le trio célèbre la diversité culturelle et la force du collectif à travers une musique sensible et innovante.

With their new album, And Now You Become a Seeker, in which folk and electronic music blend with boldness and delicacy, the band CHANCES presents a unique and immersive show. Driven by captivating vocal harmonies, vibrant percussion, and arrangements that are both refined and intense, the group creates luminous music that is deeply rooted in the human experience. Founded in 2016 by Chloé Lacasse (keyboards, guitar, vocals), Geneviève Toupin (guitar, keyboards, accordion, vocals), and Vincent Carré (drums, percussion), Chances draws on its French-speaking, English-speaking, and mixed-heritage roots to forge a musical identity that is one of a kind. Blending organic textures with electronic sounds, the trio celebrates cultural diversity and the power of community through sensitive and innovative music.

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Ce contenu provient de Mundial Montréal et est adapté par PAN M 360

baroque / musique traditionnelle est-africaine

Concert au 9e : l’africanité de la chaconne

par Frédéric Cardin

Il y avait hier le premier concert de la série VoixMonde, menée par le percussionniste Ziya Tabassian. Une série qui nous mènera plus tard en Chine, en Amérique latine et dans l’univers juif du klezmer (avec le Montréalais Socalled). Hier à 17h dans le panorama Art déco du 9e étage du Centre Eaton, c’était l’africanité du Rwanda qui montait sur scène, avec le chanteur et instrumentiste Deo Munyakazi, interprète de l’inanga, un instrument traditionnel au coeur des traditions de ce petit pays de la régions des Grands Lacs africains. 

La particularité de la série VoixMonde, et aussi sa mission, c’est de permettre un dialogue entre les traditions savantes non européennes, et la musique classique occidentale. Ainsi, pour les besoins de ce dialogue, la violoniste Karin Cuellar et le violoncelliste baroque Kyran Assing se joignaient à Munyakazi, ainsi que Ziya Tabassian lui-même aux percussions. 

Dans un programme d’une heure, nous avons entendu des mélodies bellement déployées par la voix assurée de Munyakazi, qui s’accompagne élégamment avec son instrument à cordes pincées, dont le corps ressemble, un tant soit peu, à une planche de surf concave. Le son qui s’envole de cet instrument est d’une grande douceur, très velouté, mais doit parfois combattre désavantageusement la plus grande puissance de ses compagnons occidentaux, malgré l’amplification. Dans la dernière pièce, Ngwino urare, Munyakazi est sorti de sa réserve générale, en se levant et en enjoignant le public à chanter avec lui. Cette réserve était peut-être imposée par le lieu lui-même, car j’ai vu et entendu ce musicien ailleurs, et il sait faire lever le public avec passablement d’énergie. 

Le croisement entre tradition rwandaise et musique classique s’est fait via deux chaconnes de compositeurs relativement obscurs du baroque européen : Antonio Bertali (1605-1669) et Nicola Matteis (1650-1713). La raison de ce dialogue, historiquement plausible, est à chercher dans les origines de cette forme, initialement dansée dans les colonies espagnoles. Celles-ci étaient déjà un espace de syncrétisme entre les cultures espagnole, autochtones et surtout africaines, provenant de la traite exclavagiste. Évidemment, tout cela a été largement distillé dans le résultat final européen, mais le clin d’oeil a servi de justification suffisante pour permettre à Deo Munyakazi (et Ziya Tabassian aux percussions) de pouvoir s’intégrer au jeu musical des deux spécialistes du baroque (Cuellar et Assing). J’aurais bien aimé que l’inanga de Munyakazi y joue un plus grand rôle, cela dit. Il était très discret (et seulement présent dans la chaconne de Matteis). Un croisement poli, donc, mais néanmoins de beaux moments musicaux, surtout en ce qui concerne la violoniste Karin Cuellar, très bonne interprète de musique ancienne. À la basse continue, Assing, qu’on devine tout aussi bon, n’a pas eu beaucoup d’espace pour rayonner. Mais c’est la nature d’une bonne partie de la musique de cette époque pour le violoncelle. 

Finalement, nous avons eu droit à une rencontre agréable et respectueuse, un interculturalisme chic parfois touchant, et des mélodies de grande qualité (comme celle de la vidéo ci-haut). Un programme parfaitement calibré pour l’imposante aura du 9e étage.

Chanson francophone / chant lyrique / classique occidental

Mots de Gilles Vigneault, musique de Simon Leclerc: grand moment d’émotion à Bourgie

par Julie Thériault

Moment historique de poésie à la salle Bourgie. Notre Vigneault national accueilli par une chaleureuse ovation, avant même que le concert ne commence…

Cette coproduction entre la salle Bourgie et le Festival international de la littérature (FIL) qui mettait en musique des poèmes de Gilles Vigneault n’a visiblement laissé personne indifférent samedi après-midi… Tous étaient en communion dans cette magnifique église transformée en salle de concert. À quelques jours des élections, nous contemplions notre riche patrimoine, toustes ensemble…

« Sentiers intérieurs », projet inspiré par la présentation des lieder de Schubert à la salle Bourgie (échelonnée sur plusieurs années comme ce fut le cas, sous la direction d’Isolde Lagacé, pour les cantates de Bach), visait à créer un cycle de lieder sur des textes de notre grand poète. Olivier Godin, directeur artistique de la salle Bourgie, se remet au piano à notre grand bonheur pour cette occasion et offre la titanesque commande de composition à nul autre que Simon Leclerc. 

Érudit du monde de la musique, (ex-petit chanteur du Mont-Royal, compositeur de musiques de film, de comédies musicales, chef d’orchestre, choriste (pour Céline Dion!), cerveau arrangeur d’Harmonium symphonique et, plus récemment, une version lyrique de Notre-Dame de Paris, réalisateur pour des artistes du monde entier, et j’en passe), Simon Leclerc a su déployer pour l’occasion un langage très personnel, sorte d’amalgame de styles, nourri par sa vaste expérience. Habitué aux concerts à grand déploiement, il semble néanmoins s’être régalé de cette formule plus intimiste , plus dénudée, qu’offre le piano et la voix. 

Ce cycle inédit, brillamment interprété par un duo de complices, incarné par Olivier Godin (piano) et Hugo Laporte (baryton), nous révèle, avec sa riche écriture, de nouvelles facettes des textes de Vigneault. Parfois déchirés entre la richesse de la musique et la beauté des textes (beau problème!), on aura particulièrement apprécié certains lieder comme Les menteurs et Funambule où le mariage musique/texte semblait particulièrement heureux, ou encore L’écolier, plus théâtral, qui a bien amusé un public immédiatement séduit!

La dernière chanson intitulée Après bouclait parfaitement le cycle, réussite d’un compositeur mature, d’une musique merveilleusement jouée et chantée d’où émanait nostalgie, grandeur, une certaine tristesse même. 

Et que dire des derniers mots de Vigneault projetés à l’écran (comme l’ensemble des textes) à l’aube de ses 98 ans : « de n’être qu’une horloge à moudre le passé… »

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OM | Gabriela Montero et l’Orchestre Métropolitain : la musique comme acte de liberté

par Alexandre Villemaire

La pianiste vénézuélienne de renommée internationale Gabriela Montero concluait sa présence à Montréal samedi avec l’Orchestre Métropolitain, dirigée pour l’occasion par la cheffe polonaise Barbara Dragan. Dans le mot d’ouverture que cette dernière à adresser au public – en français -, elle le taquine un peu en disant qu’ils pensaient être venus ici en passant échapper aux considérations politiques seraient déçu. En effet, les œuvres des trois compositeurs au programme, soit Gracyna Bacewicz, Dmitri Chostakovitch et Segrgueï Prokofiev, portaient toute l’empreinte de musiciens ayant expérimenté l’anxiété de la guerre, la censure et le contrôle politique 

Bacewicz a composé sa Symphonie no 2 en 1951. On y perçoit un langage néoclassique ainsi que des passages musicaux innovants. Les premières mesures du premier mouvement peignent des sonorités aux contours ambiguës, évoluant vers de percussions dissonantes avant de dévoiler un paysage lumineux et pastoral. Cette énergie très vive demeure toujours matinée d’un caractère un peu angoissant qui s’incruste dans l’harmonie en arrière-plan, comme si l’ombre de l’omniprésence des affres de la guerre n’était jamais vraiment loin. Ce jeu d’ombre et de lumière se traduit également dans le deuxième mouvement, marqué « Lento tranquille ». Le troisième mouvement est un « Scherzo » habituel au caractère de fanfare, un peu comme s’il évoquait les parades de la Libération. Le dernier mouvement vient conclure l’œuvre de manière vive et incisive, reprenant l’énergie du premier mouvement.

L’éclectisme caractérise le premier Concerto pour piano de Chostakovitch qui « bouscule un peu les bonnes manières » pour reprendre les mots d’introduction de maestra Dragan. Frappé lui aussi par le contrôle de l’Union soviétique sur son œuvre, son œuvre est imprégnée à différents égards des bouleversements sociaux et politiques qui ont traversé la Russie au XXe siècle. Son concerto passe par une ou plusieurs gammes d’émotions et d’attitudes. Il n’est pas d’une virtuosité aérienne, comme on pourrait trouver dans les concertos de Chopin, Beethoven ou Rachmaninov, mais il demande une maîtrise instrumentale très serrée ainsi qu’un contrôle des dynamiques et des affects. Gabriela Montero et Antoine Mailloux, qui joue une partie de trompette prépondérante dans ce concerto, s’enquièrent de cette tâche avec fougue et énergie communicative. Les premiers et troisièmes et quatrièmes mouvements sont ceux dans lesquels on retrouve le plus l’espièglerie, l’ironie et la parodie humoristique que Chostakovitch a dispersées dans son œuvre. Le deuxième mouvement, « Lento tranquille » est de facture plus classique, avec une énergie qui oscillait entre intensité et contemplation.  Comme elle à l’habitude de le faire, Montero qui a été chaudement applaudi, a offert en rappel une improvisation au public en lui demandant de lui proposer un thème musical. En bon public québécois, la Maison symphonique a entonné avec ferveur Gens du pays de Vigneault, que la pianiste vénézuélienne a utilisé comme matériau pour créer une œuvre d’une grande virtuosité.

En conclusion, l’Orchestre Métropolitain proposait des extraits du ballet Roméo et Juliette de Prokofiev. L’agencement des mouvements reflétait bien la trame narrative du drame shakespearien et Dragan aux commandes de l’orchestre, a donné vie à la partition avec un très grand dynamisme et une énergie.  Que ce soit dans les tonitruants passages de percussions, où Barbara Dragan laissait les musiciens s’en donner à cœur joie, ou dans les moments d’une extrême délicatesse, comme la scène de Frère Laurent, avec ce thème ecclésiastique et noble entonné par le basson que les cordes accompagnent avec élégance. La « Mort de Juliette »  a conclu le concert dans une apothéose élégiaque.

crédits photo : François Goupil

Antilles / Caraïbes / zouk

Mois du Créole 2026 | Jocelyne et Tony : deux voix, des générations et un Monument-National debout

par Sandra Gasana

Tout comme lors des Francos en juin dernier, Jocelyne Béroard a offert un spectacle mémorable pour son tout premier concert en solo à Montréal. Elle alternait entre chant, pas de danse, quelques chorégraphies tout en s’amusant sur scène devant une foule déjà conquise. La plupart connaissait les paroles de ses plus grands succès par cœur. Elle s’est même aventurée vers le raggamuffin, démontrant ainsi sa polyvalence artistique. Bien entendu, ses plus grands hits tels que « Pa Bizwen Palé », « Wèp » ou encore « Siwo » ont beaucoup plu à l’audience qui était debout pour une bonne partie de son spectacle. Elle passait d’une chanson triste qui parle d’enfants pas comme les autres à une chanson plus festive, presque sans transition. La surprise de la soirée est lorsque Rebecca Jean est venue se joindre à elle sur scène pour chanter sur « Siwo ». Et comme Jocelyne l’a mentionné durant son entrevue avec Alain Brunet, elle est dans l’esprit de transmission aux plus jeunes générations et c’est clairement ce qu’elle a fait avec Rebecca Jean.

Rapide changement de costume et elle réapparait resplendissante, vêtue d’une tunique jaune, et c’était parti pour une deuxième portion de son spectacle qui a embrasé le Monument national. La voix de Jocelyne, unique et reconnaissable dès les premières notes, n’a pas changé malgré l’âge. Elle parvient à pousser les notes tout en chantant juste. Mais c’est la chanson « Kay-Manman » qui a réellement levé la foule et qui a permis de clôturer ce spectacle d’ouverture en apothéose. Et pour couronner le tout, Jocelyne et Tony ont reçu une plaque d’honneur remise par Pierre-Roland Bain.

Et tout juste avant le show de Jocelyne Béroard, Tony Chasseur a partagé plusieurs de ses succès, notamment « La vie » ou encore « Dansé soleil », sur lequel le pianiste Ronald Tulle nous a offert des solos à couper le souffle. En effet, Tony Chasseur donne beaucoup de place à ses musiciens afin qu’ils brillent à leur tour, portant par moments son chapeau de chef d’orchestre. Il a même invité Jean-Christophe Germain sur scène pour un petit bout d’improvisation, malgré quelques soucis techniques. Ces deux artistes ont eu l’occasion de collaborer au sein du groupe Malavoi dans le passé et se retrouvent à Montréal plusieurs années plus tard. La gente féminine était particulièrement expressive durant la portion de Tony Chasseur, connaissant certaines de ses chansons par cœur. « Merci pour l’accueil. J’étais déjà venu à Montréal mais c’est la première fois que je me produis ici », nous apprend-il.

Mais avant la portion des deux têtes d’affiche, nous avons eu plusieurs artistes en première partie, à commencer par le compositeur, auteur et guitariste Harold Faustin et la chanteuse-auteure Samina, du groupe KoulKoulDuo. Ils ont ouvert le bal avec leur musique mélodieuse, teintée de solos de guitares époustouflants de Harold. La voix de Samina, tantôt apaisante, tantôt rythmée, vient bien s’intégrer au groove jazzy et afro des musiciens et ensemble, ils ont su nous transporter le temps de trois morceaux.

Après ce duo, j’ai découvert Jean-Christophe Germain, un violoniste et chanteur virtuose basé à Montréal. Même s’il était seul sur scène, on avait l’impression d’avoir un band complet devant nous. Avec sa petite machine qui envoyait des instrumentaux élaborés, avec des chœurs intégrés, il y rajoutait sa voix et son violon au son particulier. Un pur délice à l’oreille.

Tout juste après lui, Rebecca Jean a pris d’assaut la scène avec son piano et ses trois musiciens, Jim Louis-Marie à la basse, le talentueux Amady Sidibè à la guitare et son percussionniste de longue date Moïse Yawo. Elle a débuté avec sa reprise d’« Hier encore », de Charles Aznavour, en créole. Cette Haïbecoise a participé au Spectacle de la Saint-Jean, ce qui l’a fait connaitre à un plus large public. Elle enchaine avec « Amour lumière », un autre de ses succès sur lequel elle a fait chanter toute la salle.

Pour le 25ème du Mois du Créole, les organisateurs ont mis le paquet, lançant ainsi un mois de programmation riche. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Crédit photo: Valérie Gassien

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free jazz / jazz moderne

Festival Flux : Bill Cole + Ras Burnett + Althea SullyCole + Taylor Ho Bynum + Bob Stewart à la Chapelle Saint-Louis

par Rédaction PAN M 360

Bill Cole

Bill Cole est un musicien de jazz, compositeur, pédagogue et auteur américain. Innovateur reconnu, il marie avec brio les sonorités d’instruments non tempérés à une forme d’art américaine : le jazz. Cole se spécialise dans les instruments à vent non occidentaux, particulièrement ceux à anche double, notamment les sonas chinoises; les hojok et piri coréens; les nagaswaram et shehnai indiens; et la trompette tibétaine. Il joue également du didgeridoo australien et de la flûte ghanéenne. Pendant 31 ans, il a dirigé l’Untempered Ensemble, groupe qu’il a fondé en 1992. Il s’est produit avec Sam Rivers, Billy Bang, Jayne Cortez, Julius Hemphill, Ornette Coleman, James Blood Ulmer, William Parker, Fred Ho, Gerald Veasley et plusieurs autres, notamment au Carnegie Hall, au Lincoln Center, au Town Hall et à Symphony Space, ainsi que dans de nombreuses salles aux États-Unis et en Europe. Ses enregistrements ont paru sur l’étiquette Boxholder Records.

Bill Cole is an American jazz musician, composer, educator and author. An admired innovator, Cole successfully combines the sounds of untempered instruments with an American art form – jazz. Cole specializes in non-Western wind instruments, especially double reed horns: including Chinese sonas, Korean hojok and piri; Indian nagaswarm and shenai and Tibetan trumpet; as well as the Australian didgeridoo and Ghanaian flute. For 31 years Cole led the Untempered Ensemble, a group he founded in 1992. He has performed with Sam Rivers, Billy Bang, Jayne Cortez, Julius Hemphill, Ornette Coleman, James Blood Ulmer, William Parker, Fred Ho, Gerald Veasley and others; at Carnegie Hall, Lincoln Center, Town Hall, Symphony Space and venues around the U.S. and in Europe; and has recorded for Boxholder Records.

Ras Burnett

Ras Burnett est un saxophoniste, flûtiste, compositeur, auteur et pédagogue né à Brooklyn. Issu d’une famille de musiciens, il a été initié à la musique par son grand-père et son père, tous deux saxophonistes et compositeurs. Il a étudié auprès d’eux tout en jouant au sein d’ensembles scolaires, de la cinquième année jusqu’à la fin de ses études secondaires. Dès 1987, il se produit avec des groupes de reggae locaux et des ensembles de percussions africaines,à parallèlement à un engagement de longue date envers le free jazz. Il obtient en 2018 un baccalauréat en études musicales de SUNY Empire State College, puis, en août 2023, une maîtrise en composition musicale du Vermont College of Fine Arts. Il a reçu des bourses de la Jerome Foundation, de New Music USA et de Media Alliance Inc. Ras croit profondément au pouvoir de la musique créative et à sa capacité de susciter des transformations sociales et personnelles.

Ras Burnett is a Brooklyn born saxophonist, flautist, composer, writer and educator. He hails from a musical family via his grandfather and father, both saxophonist/composers. He studied music with both as well as public school bands from 5th grade through high school. In 1987 he began performing in local reggae bands and African drum ensembles concurrent with his lifelong free jazz engagement. In 2018 he received a BA in Music Studies from SUNY/Empire State College and in August 2023, his MFA in Music Composition from Vermont College of Fine Arts. He is a recipient of grants from The Jerome Foundation, New Music USA and Media Alliance Inc. Ras believes in the power of creative music and its effect on social and personal change.

Althea SullyCole

Althea Sully Cole est une multi-instrumentiste, compositrice et ethnomusicologue originaire de New York. Elle vit actuellement à Montréal, où elle est professeure adjointe d’ethnomusicologie à l’École de musique Schulich de l’Université McGill. Althea a étudié son instrument principal, la kora — une harpe à 21 cordes originaire de la région mandingue d’Afrique de l’Ouest — auprès des koristes Yacouba Sissoko et Edou Manga. Elle a également consacré trois années à l’étude de l’instrument à Dakar, au Sénégal. Outre son travail en solo, elle a collaboré avec Billy Harper, Billy Bang, Fred Ho, Daara J Family, Sahad Sarr, Royal Messenger, LaFrae Sci, Lisette Santiago, Joseph Daley, Craig Harris et son père, Bill Cole, parmi de nombreux autres artistes.

Althea SullyCole is a multi-instrumentalist, composer, and ethnomusicologist from New York City. She is currently based in Montréal, QC, where she is Assistant Professor of Ethnomusicology at the Schulich School of Music at McGill University. Althea studied her primary instrument, the kora, a 21-stringed harp from the Mandé region of West Africa, under korists Yacouba Sissoko and Edou Manga. She spent 3 years studying the instrument in Dakar, Senegal. In addition to her solo work, she has worked with Billy Harper, Billy Bang, Fred Ho, Daara J Family, Sahad Sarr, Royal Messenger, LaFrae Sci, Lisette Santiago, Joseph Daley, Craig Harris and father Bill Cole, among many others.

Taylor Ho Bynum

Taylor Ho Bynum est un interprète, compositeur et chef d’ensemble accompli. Il dirige l’ensemble de jazz et de musique créative du Dartmouth College, où il enseigne également la composition et l’improvisation. Ses activités éclectiques comprennent la direction de ses propres formations — dont son Sextet, actif depuis de nombreuses années, et The PlusTet, son orchestre créatif de 15 musiciens —, ses Acoustic Bicycle Tours, dans le cadre desquels il parcourt des milliers de kilomètres à vélo pour se rendre à ses concerts, ainsi que son engagement auprès de la Tri-Centric Foundation d’Anthony Braxton. Il en a été le directeur général de 2010 à 2018, produisant de nombreux projets majeurs de Braxton et y participant comme interprète, notamment deux opéras et plusieurs festivals. Bynum a travaillé avec des figures légendaires telles que Bill Dixon et Cecil Taylor. Il poursuit aujourd’hui différents projets avec des artistes novateurs de sa génération, dont Tomas Fujiwara, Mary Halvorson et Tomeka Reid.

Taylor Ho Bynum is an accomplished performer, composer, and bandleader. He is the director of the jazz and creative music ensemble at Dartmouth College, where he also teaches composition and improvisation. His varied endeavors include leading his own bands (such as his long-running Sextet and his 15-piece creative orchestra The PlusTet), his Acoustic Bicycle Tours (where he travels to concerts solely by bike across thousands of miles) and his stewardship of Anthony Braxton’s Tri-Centric Foundation (which he served as executive director from 2010-2018, producing and performing on many major Braxton projects, including two operas and multiple festivals). Bynum has worked with legendary figures such as Bill Dixon and Cecil Taylor and maintains current collaborative projects with forward thinking peers like Tomas Fujiwara, Mary Halvorson, and Tomeka Reid, among others.

Bob Stewart

Bob Stewart est un tubiste pionnier et un pédagogue de jazz réputé. Il s’est produit et a enregistré aux États-Unis comme à l’international avec le First Line Band, son quintette actuel, ainsi qu’avec Carla Bley, Charlie Mingus, Arthur Blythe, Gil Evans, Bill Frisell, Taj Mahal, Henry Threadgill, McCoy Tyner et d’innombrables autres artistes.

Bob Stewart is a pioneering tubist and renowned jazz educator who has toured and recorded nationally and internationally with the First Line Band (his current quintet), as well as with Carla Bley, Charlie Mingus, Arthur Blythe, Gil Evans, Bill Frisell, Taj Mahal, Henry Threadgill, McCoy Tyner, and countless others.

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DJ set / électronique

Pré-Piknic : Minzi Roberta et flleur au Casino de Montréal

par Rédaction PAN M 360

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classique / électronique / pop symphonique

Apashe x OSM

par Rédaction PAN M 360

Artiste et producteur à la signature sonore unique, Apashe s’est imposé comme une figure majeure mêlant électronique, hip-hop et influences orchestrales. Son univers puissant et cinématographique lui a valu une place singulière sur la scène internationale. Montréalais d’adoption, ce Belge au parcours fulgurant s’est produit sur de nombreuses scènes prestigieuses. Il franchit aujourd’hui une étape importante en présentant pour la première fois une version symphonique de son répertoire avec l’Orchestre symphonique de Montréal, offrant une expérience immersive d’une rare intensité.

Apashe, an artist and producer with a truly distinctive sound, has carved out a unique place in the music world by blending electronic beats, hip-hop rhythms, and orchestral grandeur. His bold, cinematic style has earned him international acclaim. Originally from Belgium and now proudly calling Montreal home, Apashe has lit up some of the world’s most prestigious stages. Today, he reaches a new milestone: unveiling, for the very first time, a symphonic interpretation of his repertoire with the Orchestre symphonique de Montréal—an immersive experience of extraordinary intensity.

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arabe / DJ set / électronique

Festival Flux : 3Phaz + Liliane Chlela à la SAT

par Rédaction PAN M 360

3Phaz

3Phaz est un producteur de musique électronique établi au Caire, principalement reconnu pour son premier album, Three Phase. Paru en 2020 sur l’étiquette égyptienne 100Copies, l’album propose une relecture puissante et novatrice des sonorités égyptiennes du mahraganat et du shaabi. Grâce à plusieurs simples et remix publiés notamment par Rinse, Boomkat, Polaar, Nashazphone et Irsh, 3Phaz s’est rapidement taillé une place sur la scène internationale des musiques de club, se produisant un peu partout en Europe. Son deuxième album, Ends Meet, est paru en février 2023 chez Souk, sous-étiquette de Discrepant. Il a été suivi en mai 2023 par le minialbum DramTraTrax, publié par Tratratrax. Ces deux parutions ont figuré dans plusieurs palmarès de fin d’année, notamment ceux de= Pitchfork, The Quietus et Bandcamp.

3Phaz is a Cairo based electronic producer mostly known for his debut album ‘Three Phase’, an album that presented a powerful and fresh new take on Egyptian mahraganat/shaabi sound; the record was released on Egyptian label 100Copies in 2020. With further singles and remixes released on the likes of Rinse, Boomkat, Polaar, Nashazphone, and Irsh, 3Phaz quickly carved his way into the international club music scene allowing him to perform all around Europe. 3Phaz’s sophomore album ‘Ends Meet’ was released in Feb 2023 on Discrepant sub-label Souk followed by his EP ‘DramTraTrax’ released on Tratratrax in May 2023, both of which were featured in multiple end of year lists including Pitchfork, The Quietus, and Bandcamp to name a few.

Liliane Chlela

Productrice de musique électronique, DJ et interprète, Liliane Chlela est reconnue pour sa manière de faire éclater les frontières des paysages sonores. Née et élevée à Beyrouth, aujourd’hui établie à Montréal, elle s’est d’abord imposée comme une figure incontournable des foisonnantes scènes expérimentale et électronique libanaises, avant d’acquérir une renommée internationale grâce à ses explorations sonores singulières. Son travail solo conjugue avec maîtrise enregistrements de terrain, rythmes électroniques déconstruits et dialogue intérieur sans fard, dans un langage sonore audacieux, novateur et affranchi des genres. Sa musique naît d’un processus spontané et improvisé : guidée par un instinct aiguisé et une profonde conscience de soi, elle pousse ses expérimentations toujours plus loin avant de donner aux enregistrements leur forme définitive. Farouchement indépendante, Chlela façonne une identité sonore qui n’appartient qu’à elle, tant dans son travail de compositaire et de productrice que dans l’énergie saisissante de ses prestations comme DJ.

As an electronic producer, DJ, and performer, Liliane Chlela is revered for the way she shatters the boundaries of auditory landscapes. Born and raised in Beirut and currently based in Montréal, she came up as a key member of Lebanon’s thriving experimental and electronic scenes and has since gained international acclaim for her distinctive sonic explorations. Her solo work masterfully combines field recordings, deconstructed electronic beats, and a transparent inner dialogue with bold, cutting-edge sounds and a genre-defying approach. Her music is born out of a spontaneous, improvisational process, and she relies on sharp instincts and a deep sense of self-awareness to push her experiments to the next level and shape recordings into their final form. Fiercely independent, she aims to forge an unparalleled sonic persona, whether through her role as a composer and producer or in her dynamic prowess as a DJ.

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