rap / rap français

Francos 2026 | Juste Shani, la voix qui réécrit les codes du rap

par Sandra Gasana

Je l’ai découverte sur les réseaux sociaux à travers quelques « reels » qui sont devenus viraux tellement son talent de rapeuse était impressionnant.

Elle faisait donc partie des artistes qu’il fallait absolument que je découvre plus en profondeur.

Accompagnée par un DJ et un musicien au clavier et à la guitare, Juste Shani est apparue sur scène toute vêtue de rouge : une jupe en latex courte assortie à ses bottes également rouges et un top rouge et noir. Fidèle à elle-même, sa prestance sur scène est aussi impressionnante que sur les réseaux sociaux. Elle dégage une force de caractère qui inspire le respect et démontre la détermination de l’artiste.

Elle débute avec le morceau « Schengen » qui soulève la foule, certains semblent la connaitre, d’autres la découvrent. Ce morceau figure dans son microalbum Diamant Noir, paru en janvier 2025. D’ailleurs, elle a inclut plusieurs morceaux tels que « Princess », « Got U », « Liyana » sur laquelle elle a fait chanter le public et « Brillance ».

Le thème du rêve, surtout de suivre nos rêves, est revenu à plusieurs reprises. Elle partage son vécu, son parcours et comment elle en est arrivée à venir jouer aux Francos de Montréal. Non seulement son rap est intelligent, mais elle chante très bien aussi. Son fan club à Montréal connaissait toutes ses chansons

« Dans cette partie du spectacle, je vais recréer les ambiances des soirées open-mic, c’est là que j’ai commencé », annonce-t-elle, en invitant des festivaliers à monter sur scène et partager leur talent.

Elle a même chanté « La Vraie Vie », un freestyle qu’elle a partagé lors de la cérémonie des Flammes et qui est devenu viral. En fait, tout ce qu’elle fait devient viral. Elle réécrit les codes du rap, se démarque grâce à sa plume originale, sa confiance en elle et son côté militant.

Elle a terminé le concert avec une portion plus festive et dansante, avec « Tout Schuss », « I Got U », avec son DJ qui a animé la foule, avant de terminer avec « Epilogue », qui parle de son choix de suivre son rêve.

Crédit photo: Production Novak

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dub reggae / reggae

Francos 2026 | Un voyage entre Rio et Paris signé Luiza

par Sandra Gasana

Je ne connaissais pas Luiza avant mon entrevue avec David Cairol il y a quelques mois. Nous parlions de reggae et de sa place en 2026, et il a mentionné cette artiste franco-brésilienne qui avait du succès en France.

Lorsque j’ai vu qu’elle était dans la programmation des Francos cette année et en tant que fan de reggae moi-même, je ne pouvais pas manquer son spectacle. Coup de bol : la pluie s’est arrêtée juste à temps pour son spectacle sur la scène de Loto-Québec de la Place des Arts. Une petite foule attendait sur le gazon, des familles avec enfants, des groupes d’amis et cette foule grandissait au fur et à mesure que le spectacle avançait.

Luiza était accompagnée par deux musiciens : un saxophoniste et un trompettiste, ainsi qu’un laptop d’où sortaient des sons que contrôlait un des musiciens. Il faut faire preuve d’imagination lorsqu’on va en tournée et qu’on ne peut pas apporter tous nos musiciens.

Mais à trois, ils ont tout de même réussi à mettre le feu aux Francos. Certains morceaux étaient du pur reggae dub comme je les aime, mais d’autres étaient plutôt du reggae mélangé à de la pop. Luiza insère du portugais, sa deuxième langue maternelle sur plusieurs morceaux, même du créole sur un morceau, si je ne m’abuse. Bref, elle aime les langues, elle aime danser aussi, elle fait souvent des pas de danse aux allures maghrébines, ce qui démontre son ouverture à plusieurs cultures.

Vêtue d’une jupe parfaite pour du tennis et un top mauve, elle joue de la flûte, ce qui s’agence bien avec les deux instruments de cuivres. D’ailleurs, la complicité des musiciens est apparente, ils font plusieurs mises en scène, ce qui rajoute à l’ambiance festive du spectacle, tout en faisant les chœurs par moments. D’ailleurs, l’un d’eux avoue qu’il est très heureux de jouer avec Luiza puisqu’ils sont potes à la base.

« Moi c’est Luiza, c’est ma première fois à Montréal », annonce-t-elle avant de jouer un morceau de son EP Soleil bleu, en faisant chanter la foule. En effet, la chanson qui l’a fait connaitre est justement « Soleil bleu » que toute la foule, majoritairement composée de Français, connaissait par cœur.

Et c’était parti pour une section carnavalesque avec des morceaux qui nous rappelaient son Brésil natal.

« Je vois qu’il y a des Brésiliens, j’ai la chance d’avoir cette double culture française et brésilienne », affirme-t-elle avant d’enchaîner avec « Oxàla ».

Elle a invité les femmes à monter sur la scène avec elle, et ce sont toutes les générations qui ont joué le jeu, de la petite fille de 3 ans à la grand-maman de 70 ans. Mon moment coup de cœur était la reprise de « Manha De Carnaval », un classique de la musique brésilienne qu’elle a repris en dub. Une pépite pour les oreilles.

Et elle a terminé avec un bain de foule, accompagnée par un de ses musiciens qui l’a porte sur ses épaules, et c’est ainsi que le spectacle s’est clôturé, sous un vrai « soleil bleu » montréalais.

DJ set / Électro

Francos 2026 | Une foule en transe pour Trinix

par Sandra Gasana

J’ai découvert ce duo de DJ français lorsqu’ils ont repris la chanson de Corneille « Avec classe » et qu’ils ont rajouté Aya Nakamura au mix. Résultat : un succès planétaire. Originaires de Lyon et des amateurs de musique depuis leur plus jeune âge, Josh Chergui et de Lois Serre se sont fait connaitre principalement à travers les réseaux sociaux en reprenant des chansons connues mondialement et en rajoutant leur touche électronique pour redonner une autre vie à la chanson.

Dès leur entrée sur la scène du Club Soda, ils débutent avec un des leurs nombreux succès, la reprise de « Baianà » qui a tout de suite mis le ton à la soirée. Ils connaissent les paroles de la plupart des chansons qu’ils jouent dans de nombreuses langues. J’ai noté leur penchant pour la musique brésilienne, entre autres sur leur plus récent hit « Vaitimbora » de la chanteuse Mari Froes, qui sera dans la métropole le 24 septembre.

Avec un écran derrière eux sur lequel défilaient des images s’alliant parfaitement à la musique, ils ont réussi à illustrer leur univers musical éclectique. Nous avons eu droit à des sons venant de l’Inde, du Moyen-Orient, d’Afrique du Sud, et le tout sans que ça ne choque nos oreilles.

On avait l’impression d’être dans une discothèque tellement ça dansait. Par moments, ils se mettaient debout sur leur table de mixage, attisant la foule qui le leur rendait bien. On a vraiment l’impression de faire un tour du monde musical puisqu’ils prennent le temps de choisir des pépites qu’on n’aurait jamais découvert autrement.

Le morceau « Quedate Luna » a soulevé la foule alors que tout de suite après, ils nous emmenaient vers une reprise d’un morceau de Bonga, ce monstre de la musique angolaise. Des remix improbables qu’ils mettent au goût du jour avec leur touche unique, qui leur a valu plusieurs prix au fil des années. En effet, ce duo remplit des salles en Europe et en Amérique du Nord. L’un des moments forts de la soirée était sans aucun doute durant « Emorio », que toute la foule connaissait.

« Etes-vous prêts à voyager avec nous ? » demandent-ils au public avant d’enchainer avec des morceaux aussi exotiques les uns que les autres, notamment le morceau « Awilo », un remix en collaboration avec Patomat, dont les images apparaissaient à l’écran. Une visibilité qu’ils offrent à tous ces artistes à travers leurs remix.

Ils ne pouvaient pas clôturer la soirée sans LA chanson qui m’a fait découvrir le groupe, « Avec classe ».

« La prochaine chanson, il s’agit d’un artiste de chez vous, Corneille, avec une artiste de chez nous Aya Nakamura » annonce l’un d’eux avant de lancer « Avec classe » au grand plaisir des spectateurs.

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baroque / classique occidental / violon

FMCM 2026 | D’un midi avec Sirena Huang et Bach

par Alexandre Villemaire

Quoi de plus relaxant pour les oreilles et de mieux pour ouvrir la moitié d’une journée de fin de semaine chaude et ensoleillée que la musique de Bach ? Dans le cadre serein (et frais) de la Salle Bourgie, la violoniste Sirena Huang est venue parachever une série de trois courts concerts du midi, commencée le mardi 9 juin et le jeudi 11 juin dernier, où les œuvres pour violon seul de Johann Sebastian étaient à l’honneur.

Lauréate du prestigieux concours d’Indianapolis en 2022, Sirena Huang, que nous ne connaissions pas avant de venir l’entendre en ce samedi midi, possède une feuille de route bien garnie et des plus enviables, s’étant produite comme soliste avec de nombreux ensembles prestigieux, notamment l’Orchestre philharmonique de New York, l’Orchestre de Cleveland, ainsi que ceux de Baltimore, de Shanghai, Evergreen, de Taïwan et de Singapour, sans oublier la Staatskapelle de Weimar en Allemagne. Elle nous a été également présentée par Dennis Brott, fondateur et directeur artistique du Festival de musique de chambre de Montréal, comme une des meilleures violonistes qu’il lui ait été donné d’entendre. Le court programme qui avait été conçu par la violoniste pour cette dernière séance opposait la Sonate pour violon nᵒ 3 en do majeur et la Partita en ré mineur de Johann Sebastian Bach. C’est un contraste entre la lumière et l’ombre, la chaleur et l’intériorité qui nous a été donnée d’entendre.

Il y a indéniablement un caractère lumineux à cette sonate du Kantor de Leipzig. Le premier mouvement introduit un aspect méditatif avec sa ligne mélodique descendante soutenue par un ostinato rythmique donnant au mouvement un aspect minimaliste qui ne nous évoque pas immédiatement Bach. Le deuxième est une prouesse technique en soi avec sa double fugue et ses multiples entrées de sujets que Huang cisèle à la perfection pour les rendre intelligibles. Tout cela, en assurant un contrôle des dynamiques et des nuances qui entretient constamment l’intérêt de la ligne musicale. Le quatrième et dernier mouvement, vivant et solaire, de la sonate est également un des moments qui nous a permis de voir et de goûter à la dextérité et à la technique de Sirena Huang, alors qu’elle a enfilé avec aisance une ligne musicale qui était un véritable feu roulant motivique à l’archet.

La Partita introduit un caractère introspectif à la dernière portion de ce récital. L’œuvre aurait été composée par Bach suite au décès de sa première femme Maria Barbara. C’est donc la mort et le deuil qui traversent cette œuvre. Le caractère plaintif dans la Sarabande est magnifié par les figures de notes haletantes et la manière dont les frottements entre les notes sont amenés. Mais, c’est l’immense Chaconne venant clore le mouvement qui retient l’attention et qui s’inscrit comme sommet de la performance de Huang. C’est une œuvre qu’elle maîtrise depuis longtemps et, de son aveu, qu’elle a probablement apprise trop jeune. Qu’à cela ne tienne, l’avoir abordé sans en avoir mesuré l’ampleur et la difficulté dans le passé, fait qu’aujourd’hui cette pièce, elle l’habite totalement. Le son est élégant et intense à la fois, les nuances sont signifiantes et magnifiquement contrôlées pour donner de la dimension et de la rondeur à cette œuvre dont le parcours musical se renouvelle sans cesse. Alors que l’on croit qu’on arrive à un moment cadentiel final, une nouvelle phrase est lancée par le violon et toujours avec une intensité renouvelée par Sirena Huang.

Que ce soit par son aisance sur scène, sa maîtrise technique, son jeu enlevant et senti, sa sonorité ample et précise, la jeune violoniste a conquis le public de la Salle Bourgie en menant à terme une série de concerts accessibles et rafraîchissants de haute qualité.

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classique / Création / période moderne

Festival de musique de chambre de Montréal : Midi-Classique – Les étoiles de demain! à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Les lauréats de la Banque d’instruments de musique du Conseil des arts du Canada jouent sur de précieux instruments signés Stradivarius, Guarneri et Guadagnini. Le programme est annoncé sur scène — découvrez dès aujourd’hui les prodiges de demain!

Winners of the Canada Council Musical Instrument Bank perform on priceless Stradivarius, Guarneri, and Guadagnini instruments. The program is announced onstage—hear tomorrow’s stars today.

CES SPECTACLES SONT GRATUITS!

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art-pop / chanson keb franco / pop baroque

Francos de Montréal : Klô Pelgag à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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chanson française / pop

Francos de Montréal : Pierre Lapointe – La forêt des cœurs abîmés à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

2026 marque deux anniversaires importants dans la carrière de Pierre Lapointe: le premier anniversaire de Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé et le vingtième anniversaire de La forêt des mal-aimés.
Deux albums, deux succès exceptionnels, à presque vingt ans d’écart. Fait remarquable, qui rappelle à quel point Pierre Lapointe n’a cessé, depuis son arrivée dans le paysage artistique, de surprendre et d’exceller avec une agilité sans égale. 
Pour souligner cette période charnière, Pierre a décidé de nous offrir un spectacle symphonique accompagné de l’Orchestre Métropolitain en deux actes : Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé suivi de La forêt des mal-aimés tous deux présentés dans leur intégralité. 
Les chansons composant ces deux opus se mariant naturellement aux arrangements symphoniques, nous pouvons d’ors et déjà parier que cette tournée sera un des faits saillants de la carrière de celui qui a fait de la chanson triste sa marque de commerce.

2026 marks two important anniversaries in Pierre Lapointe’s career: the first anniversary of Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé and the twentieth anniversary of La forêt des mal-aimés. 
Two albums, two exceptional successes, almost twenty years apart. This is remarkable, reminding us how Pierre Lapointe has never ceased, since his arrival on the artistic scene, to surprise and excel with unparalleled agility.  
To mark this pivotal period, Pierre has decided to treat us to a symphonic show accompanied by the Orchestre Métropolitain in two acts: Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé followed by La forêt des mal-aimés, both presented in their entirety.  

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

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hip-hop / rap keb / rap-pop

Francos de Montréal : Loud à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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hip-hop / rap keb

Francos de Montréal : KORIASS à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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chanson française / soul/R&B

Francos 2026 | Quand la pluie rencontre le R&B de Wamen

par Sandra Gasana

Malgré la pluie, de nombreux festivaliers n’ont pas voulu manquer le spectacle de Wamen, cette artiste originaire du Cameroun basée en France dont le pseudonyme rend hommage à sa grand-mère, figure inspirante de son parcours. Autrice, compositrice et interprète, Wamen a une voix chaude, profonde et expressive. Son timbre velouté mêle la douceur de la soul à l’intensité du R&B, avec une interprétation sincère qui donne l’impression qu’elle raconte chaque histoire de l’intérieur.

Vêtue d’une longue robe rouge, avec un corset intégré, elle avait une prestance hors-pair sur scène, ce qui n’a rendu personne insensible. Reine du storytelling, ses textes, ancrés dans l’universel, explorent des expériences partagées, alliant profondeur et mélodies envoûtantes. Wamen signe une musique qui transcende les frontières, portée par une identité artistique aussi singulière qu’universelle.

Accompagnée d’un guitariste et d’un batteur, le trio ne s’est pas laissé perturbé par la pluie. Au contraire, Wamen a intégré cela à son spectacle le rendant encore plus magique : « Y a quelque chose de beau avec la pluie et le R&B ».

« Toxique », « Mon autre », « Les miens », « Maman » ou encore son plus récent single « La vie d’adulte » faisaient partie de son répertoire pour les Francos. Mais la chanson qui l’a fait connaitre mondialement est « Discipline » qu’elle a gardé pour la fin. Ce morceau a été viral et compte plus de 6 millions de streams sur Spotify. C’est d’ailleurs avec cette chanson que je l’ai découverte et c’est cette même chanson qui m’a poussé à assister à son spectacle sous la pluie. Heureusement, la slameuse LYDOL, qui était également dans la foule, est venue m’abriter sous son parapluie. Elle aussi originaire du Cameroun, elle a pu m’en dire plus sur le parcours de Wamen.

Morale de l’histoire: la pluie peut gâcher un concert mais tout dépend de l’attitude de l’artiste sur scène. On peut transformer un obstacle en opportunité pour créer du beau, tel que l’a fait Wamen aux Francos.

Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

afro-antillais / Antilles / Caraïbes / gwo-ka / soul

Francos 2026 | Malaka, entre soul, folk et héritage caribéen

par Sandra Gasana

Une des découvertes de cette première fin de semaine des Francos est sans aucun doute le duo de sœurs françaises aux origines guadeloupéennes Malaka. Formé par Sasha et Laurina, ce groupe a clôturé sa petite tournée dans la province québécoise au Pub des Brasseurs des Francos.

Avec leurs voix distinctes mais complémentaires à la fois, elles interagissent merveilleusement bien sur scène avec une complicité touchante. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser au duo Ibeyi, ces sœurs jumelles franco-cubaines basées en France, en découvrant leur univers. Avec leur percussionniste Timothée Faure, elles parviennent à nous faire plonger dans la douceur de la soul et folk ainsi que vers des sons plus rythmés et percussifs caribéens.

L’une joue de la guitare, l’autre de la basse, qu’elles échangent par moments, ce qui rajoute à leur versatilité. C’est avec « Malaka Maï » qu’elles ont choisi d’ouvrir le bal.

« J’aime aller vite avec les gens que je ne connais pas, je vais danser pour vous », nous avertit Sacha avant de chanter et danser autour de sa sœur et autour de la scène. Leur plus récent EP Mang inclut de l’anglais, du français et du créole avec des thèmes allant de l’identité à l’acceptation des racines.

La calebasse de Timothée s’invite sur quelques morceaux, mettant ainsi l’accent sur les sonorités caribéennes pendant que le public est appelé à contribution en faisant des bruits d’oiseaux durant une des chansons.

Elles ont joué un morceau de leur premier album Maï, intitulé « Tino » mais c’est surtout pendant le morceau « Ulo » sur lequel elles ont collaboré avec la chanteuse et musicienne brésilienne Flavia Coelho que le public s’est rapproché de la scène pour danser. D’ailleurs, les festivaliers ont même eu droit à un cours de zouk, avant de terminer avec une portion de danse sur fonds de gwoka, en guise de clôture du spectacle, le tout avec une excellente mise en scène.

Retenez bien ce nom puisqu’on risque d’en parler dans les années à venir.

Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

classique / musique de chambre

Festival de musique de chambre de Montréal : Soirée à Vienne à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Le temps d’un concert, laissez-vous transporter au cœur de Vienne. De la profondeur lyrique du quintette de Schubert avec le Barbican Quartet et le violoncelliste Denis Brott, au charme de Fritz Kreisler, avec le violoniste virtuose Kevin Zhu, en passant par l’esprit pétillant des Valses de Johann Strauss II avec le flûtiste Christopher James et le clarinettiste Antonin Cuerrier. Ce programme fait revivre l’atmosphère unique des salons et des salles viennoises.

Schubert’s sublime Cello Quintet, performed by the Barbican Quartet and cellist Denis Brott, is hailed as one of the greatest chamber works ever. Then Kreisler’s elegant violin pieces and Johann Strauss II Waltzes, with flutist, Christopher James and clarinetist, Antonin Cuerrier.

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Ce contenu provient du Festival de musique de chambre de Montréal et est adapté par PAN M 360

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