dancehall / reggae

PAN M 360 aux Nuits d’Afrique 2024 | Queen Omega, du haut de son trône

par Sandra Gasana

Willy B Rose était à l’animation lors du spectacle tant attendu de la Reine du Reggae, venue accompagner l’Entourloop avec qui elle collabore depuis plusieurs années déjà. À ma grande surprise, nous avons débuté avec Queen Omega, le public étant venu majoritairement pour voir le groupe français qui compte plusieurs fans à Montréal. 

L’icône du reggae Trinidadienne était accompagnée pour l’occasion par The Royal Souls, composés par Ons Barnat aux claviers, Thomas Broussard à la guitare, Thierry « Titi » Lechauve à la basse et David Dub Akom à la batterie.

Ce sont d’abord les musiciens qui préparent le terrain pour accueillir la Royauté sur scène, dont la voix se fait déjà entendre au loin. Et quoi de mieux que de débuter avec Fittest, tiré de son plus récent album Freedom Legacy, un des morceaux phares. Avec sa longue robe orange, et son turban légendaire qui fait sa signature, elle débarque sur scène telle une reine. Elle enchaîne sans transition avec Make a Sacrifice, durant lequel il y a eu un petit souci technique avec le micro, suivi de Judgement, avec la participation du public sur le refrain. Elle saute sur scène, fait des pas de militaires par moment, bref cette Queen est en bonne forme physique.

« C’est bon d’être ici Montréal », dit-elle en anglais, ne parlant pas la langue de Molière malgré ses nombreux séjours dans l’Hexagone. Sur Dirty Minds, elle parle de corruption qu’elle veut éradiquer avant de poursuivre avec Bite the Dust.
« Je sens votre énergie, merci beaucoup. C’est le temps du renouveau », annonce-t-elle.
Elle fait une magnifique reprise d’Amazing Grace, qu’elle a renommé Jahmazing Grace, en y ajoutant sa petite touche, mixant reggae et dancehall. Par moment, nous avions l’impression d’être dans une église aux États-Unis. Elle saute en l’air, danse avec le guitariste, parfois en transe, chantant Glory et terminant avec un Halleluia
Elle fait un saut en arrière dans le temps lorsqu’elle chante Ganja Baby, tiré de son album Away from Babylon, paru en 2004. « Bravo au gouvernement du Canada d’avoir légalisé la Ganja ici. L’herbe n’est pas une drogue, c’est une plante, mais il ne faut pas en abuser », rappelle-t-elle à l’audience qui semble apprécier ses paroles.
Elle est complètement en feu lors du morceau Elevate mais mon moment préféré de la soirée est sans aucun doute lorsqu’elle nous partage un nouveau son comme Head Above the Water, avec son message d’encouragement qui a suivi. « Même quand les choses semblent insurmontables, dites-vous que ça passera ! Ne baissez pas les bras ! », dit-elle sous des applaudissements d’appréciation.

« Est-ce que vous vous souvenez de I Can’t Breathe ? Vous vous souvenez de Black Lives Matter ? », demande-t-elle à la foule avant de jouer Elimination. Elle fait quelques pas de danse, fait même le robot à un moment donné, en plus de danser et sauter sur la scène. Une chose est sûre, cette reine a une présence scénique incontestable et est infatigable.
Elle ne pouvait pas partir sans rendre hommage aux femmes, ce qu’elle fait dans Black Woman. « Encouragez les femmes, aimez-les, vénérez-les ! » déclare-t-elle. Et en s’adressant directement aux femmes : « Femmes, gardez votre couronne sur la tête et gardez la tête haute ! Je vous aime. »

Elle a gardé le meilleur pour la fin, notamment le succès planétaire qui l’a fait connaître mondialement, le morceau No Love, suivi de Local, sur lequel elle se revendique comme une chanteuse internationale et une ambassadrice du Reggae. Cela a permis à la foule de se défouler à fond et d’être prêts pour L’Entourloop. 

Je suis restée sur ma faim car j’en voulais plus. Une heure de performance n’était pas assez pour les spectateurs venus voir Queen Omega. Espérons qu’elle reviendra pour un show complet très bientôt.

J’ai eu le temps de voir quelques minutes de l’Entourloop avant de partir. Je ne connaissais pas du tout le groupe ni le concept mais ce que j’ai cru comprendre, c’est qu’il s’agit d’un duo de DJ d’un certain âge, qui mixe des sons reggae mais aussi dancehall, dub, ragga, downtempo et hip-hop, accompagnés d’un trompettiste et deux MC qui animent la soirée en chantant et rappant principalement en anglais. La salle était principalement composée de français et sur l’écran derrière eux, des animations de toute sorte. Lorsque j’ai quitté le MTelus, le public avait l’air de s’éclater.

Crédit photo: Nuits d’Afrique

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afrobeat / funk / highlife

Festival International Nuits d’Afrique : Ibibio Sound Machine

par Jacob Langlois-Pelletier

La musique d’Ibibio Sound Machine « traverse les genres et dépasse les frontières musicales » (The Guardian, 2022). Diva aux multiples visages, Eno Williams régente de sa voix puissante, tantôt sauvage, tantôt sensuelle, tantôt plus formelle, ce groupe euphorisant aux sons bien touffus, pleins de surprise et hyperélastiques. Tension entre Funk ouest-africain agitée de Highlife et d’Afrobeat, post-Punk tendance New Wave et électro tout droit sorti des clubs branchés des grandes capitales, les rythmes d’Ibibio Sound Machine émergent de l’émulation entre des percussions impulsives, des cuivres étourdissants et des synthés analogiques issus d’un autre temps. Ibibio Sound Machine présente son album tout frais, « Pull The Rope ».

Ibibio Sound Machine’s music « crosses genres and musical boundaries » (The Guardian, 2022). A diva with many faces, Eno Williams’ powerful voice – at times wild, at times sensual, at times more formal – governs this euphoric group, whose sounds are full of surprises and hyper-elasticity. Tension between West African funk, highlife and Afrobeat, post-punk with a New Wave edge and electro straight out of the trendy clubs of the big capitals, Ibibio Sound Machine’s rhythms emerge from the emulation between impulsive percussion, dizzying brass and analog synths from another time. Ibibio Sound Machine presents its brand-new album, « Pull The Rope ».

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Ce contenu provient des Productions Nuits d’Afrique et est adapté par PAN M 360.

Afrique / rap

PAN M 360 aux Nuits d’Afrique 2024 | Def Mama Def : Deux sœurs en art !

par Sandra Gasana

C’est ce qui ressort du spectacle de Defa et Mamy Victory, aka Def Mama Def, hier soir au Ministère, lors de la 38ème édition du Festival Nuits d’Afrique. Le duo explosif féminin sénégalais de l’heure est bien plus qu’un duo, ce sont des soeurs en art. Vêtues d’une combinaison moulante à capuche, lunettes fumées, elles arrivent sur scène accompagnées par Simsa à la batterie et Mr No One aux platines.
Entre rap et chant, les deux artistes se complètent et dialoguent musicalement sur scène. « On n’a presque pas dormi cette nuit tellement on avait hâte », nous confie Mamy Victory, aux cheveux teintés de bleu pour l’occasion. En plus de chanter et rapper, elles dansent parfaitement bien, jouent des percussions, le tout avec une énergie électrisante. « La prochaine chanson est pour les amoureux » nous disent-elles avant de nous enseigner le lembel, une des nombreuses danses du Sénégal.

Devant un public encore timide, elles ont réussi à monter la température dans la salle sur le morceau Jigeen, qui signifie femme en wolof. Justement, elles s’adressent à la foule dans leur langue maternelle à quelques reprises, au grand plaisir des Sénégalais dans la salle. « Cette fois-ci, nous allons au nord du Sénégal », nous avertit Defa, qui nous fait des pas de danse de chez elle tout en faisant chanter le public. Les deux artistes se taquinent beaucoup surtout lorsqu’elles abordent la question épineuse des ethnies. « Y a pas que les Toucouleurs, y a aussi les Sérères », se défend Mamy Victory.

Autre moment fort de la soirée, lors du morceau Oh Maliko, sur lequel tradition et modernité se marient de manière fusionnelle. La deuxième partie du concert s’ouvre avec des percussions, puisqu’elles nous dévoilent leurs talents avec cet instrument. Les deux femmes reviennent sur scène munies de bâtons et on sent tout de suite que le niveau va monter en intensité. La complicité des deux femmes se ressent durant toute la performance. À travers des regards, des sourires, des chorégraphies improvisées, on sent qu’elles ont du plaisir à jouer ensemble, tel un yin et son yang, valsant entre douceur et dureté. Douceur à travers la voix mielleuse de Defa quand elle pousse la note, et dureté par moments lors des raps torrides de Mamy Victory.
Un autre moment électrisant est sans doute lors du morceau Dieuredieuf, paru en 2022, et qui signifie merci en wolof. « On va chanter pour toute l’Afrique », nous annoncent-elles, dans une ambiance aux airs de discothèque. On a même eu droit à une petite séance de cardio durant laquelle elles nous ont fait bouger les bras, avant de revenir aux percussions accompagnées par leur DJ, qui s’y est mis aussi. Mon coup de cœur restera Kalanakh, qui figure dans le EP Oh Maliko, qu’elles qualifient comme « sonnette d’alarme annonçant leur prochain album », lors de mon entrevue avec elles. En effet, 2025 sera l’année de Djar Djar, premier album du duo. Avant de clôturer leur spectacle, elles ont tenu à rendre hommage à tous les artistes qui ont frayé leur chemin avant elles, entre autres Positive Black Soul (PBS) ou encore l’Orchestre Baobab, pour ne nommer que ceux-là. Seule déception : la communauté sénégalaise n’a pas répondu présente en grand nombre pour accueillir les deux sœurs en art, mais on va dire que c’est leur premier concert, sûrement pas leur dernier à Montréal. D’ici là, le bouche à oreille fera son travail, je l’espère.

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Brésil / forró

PAN M 360 aux Nuits d’Afrique | Alberto Salgado transforme le Balattou en laboratoire percussif

par Michel Labrecque

L’auteur-compositeur brésilien me l’avait dit en entrevue : « Je fais de la MPB, de la musique percussive brésilienne », faisant un jeu de mot avec la signification réelle de MPB (Musique populaire brésilienne). Nous avons pu constater, jeudi soir au Balattou, qu’il disait vrai. 

Le guitariste et chanteur originaire de Brasilia nous a offert un concert en deux parties, constitué très largement de morceaux de ses disques Além do Quintal et Cabaça de Agua, ainsi que de l’album à paraître Tutorial de Ebo. La température a rapidement monté dans le club dédié aux musiques du monde.

Alberto Salgado est entouré d’un groupe musical restreint : Marcelo Marinho au cavaquinho, Valerio Xavier au pandeiro (petit tambour) et autres percussions diverses, et un joueur de triangle (ben oui!) occasionnel. Cela tranche avec la multitude d’instruments, y compris électroniques, qu’on entend sur ces enregistrements studio. En revanche, les accompagnateurs débordent d’énergie communicatrice. De quoi alimenter la Place Ville-Marie en électricité!

Marcelo Marinho est le John McLaughlin du cavaquinho, cette guitare minuscule aux notes aiguës. Il multiplie les envolées en solo, dévalant les notes par dizaine à la seconde. C’est lui qui assure la fondation mélodique du groupe, avec la voix et la guitare d’Alberto Salgado.

La guitare de Salgado est très percussive, c’est ce qui nous ramène à cette idée de musique très axée sur le rythme. Il y a des rythmiques de forró, de samba, d’afro-brésilien, souvent très subtiles. C’est une force essentielle de la musique brésilienne, au-delà de la Bossa-Nova et des formes plus connues chez nous.

C’est ce qui a fait que le Balattou s’est transformé en laboratoire percussif. En plus des musiciens, tout le public battait du pied ou tapait sur la table ou sur ses cuisses. Celles et ceux qui ne tapaient pas se sont levés pour danser.

Alberto Salgado et ses musiciens parlent un anglais très limité, ce qui les a privés de nous partager leurs univers au-delà de la musique. Mais ça n’a pas empêché le public de sentir la communion et le désir de partage.

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Baião / Brésil

PAN M 360 aux Nuits d’Afrique 2024 | Kirá a mis le feu au Balattou

par Sandra Gasana

Accompagné de son batteur, percussionniste, bassiste et guitariste, Kirá a lancé le coup d’envoi de la 38ème édition du Festival Nuits d’Afrique, muni de sa guitare. C’est une salle comble qui attendait le fils de Manu Chao au Club Balattou hier soir, alors qu’il en est à sa première visite dans la métropole.

« Y a-t-il des Brésiliens dans la salle ? », demande-t-il. « Je suis content de partager ça avec vous », dit-il en anglais. Contrairement à plusieurs concerts donnés par des Brésiliens, celui-ci avait un public diversifié et multigénérationnel. Il alterne entre ses deux derniers albums, Semente de Peixe et Olho Açude, l’un étant plus introspectif et l’autre tourné vers l’extérieur. 

Le public s’est mis à danser très tôt dans le concert, et plus le spectacle avançait, plus c’était difficile de rester assis. Les chœurs étaient assurés par le percussionniste et le guitariste, alors que le bassiste se faisait discret. Parfois, dans la même chanson, nous avions un changement complet de rythme, mélangeant parfois le reggae avec du baião ou du maracatu. Nous avons eu droit à des solos de guitare époustouflants avant d’écouter le morceau Mar Mangão. « Là, nous allons à la mer, dans la côte est du Brésil », nous explique-t-il avant ce morceau.

C’est lors de la 2ème partie du spectacle qu’il dévoile son côté bête de scène, notamment lorsqu’il met de côté sa guitare pour mieux danser. La scène du Balattou était clairement trop petite pour les envolées de danse de Kirá.

« Nous existons grâce à vous, alors merci de nous faire exister, de nous faire jouer, chanter, d’être en vie avec nous », confie-t-il entre deux chansons.
On sentait une bonne synergie entre les musiciens, et Kirá interagissait avec eux souvent durant le spectacle. « Là, on va direct à Bahia » dit-il en portugais avant de laisser sa guitare de côté et là, c’est la folie totale sur scène. Il fait sauter le public, il leur fait faire des mouvements de danse, il leur demande de descendre au sol et de remonter en sautant, ce qu’ils font avec grand plaisir. Il remercie la foule en français, en espagnol et en portugais, changeant de langues d’une chanson à l’autre. Il prend le temps de remercier chacun des musiciens, le technicien de son et le festival Nuits d’Afrique, sous les applaudissements de la salle.
« C’est la dernière chanson, nous avons besoin de votre énergie maximale », demande-t-il avant de jouer son plus récent succès Bota Pra Rodar. « C’est la folie, cette chanson, au Brésil », nous apprend-il, avant de poursuivre avec deux ou trois morceaux, un peu plus rock. Je ne serais pas surprise de le revoir très vite à Montréal, sur une plus grande scène qui lui permettra de danser à sa guise.

Crédit photo: Nuits d’Afrique

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Afrique

Festival International Nuits d’Afrique | AFRIQUE EN CIRQUE AVEC KALABANTÉ

par Rédaction PAN M 360

« J’ai travaillé pour presque tous les cirques québécois à l’international et j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose, les acrobaties africaines me manquaient. J’ai donc voulu monter un spectacle qui parlait de mon pays d’origine qui est la Guinée », explique Yamoussa Bangoura, fondateur de la troupe (RFI, 2022). Afrique en cirque, qui revient d’une tournée internationale, est un condensé rafraîchissant et hyper énergisant de l’immense talent artistique qu’abrite l’Afrique de l’Ouest. Exploits acrobatiques, explosifs, chorégraphies agiles et athlétiques, percussions palpitantes, kora authentique, tableaux qui se succèdent dans un rythme effréné… Le spectacle fédère le théâtre, la musique, la danse et les arts du cirque.

BILLETS ICI

L’Afrique en Cirque with Kalabanté

As the troupe’s founder explained, “I’ve worked with almost every Québec circus internationally and I felt that something was missing, I yearned for the African style of acrobatics. So, I wanted to create a show that reflected my country of origin, which is to say Guinea” (RFI, 2022). Afrique en cirque, returning from an international tour, is a refreshing and superbly energizing showcase of West Africa’s immense talent. Explosive acrobatics, choreographies displaying powerful athletic prowess, thundering percussions and rhythmic kora music, scene upon scene in rapid succession… their shows are a combination of theatre, music, dance and circus arts.

Contenu tiré du site Productions Nuits d’Afrique et adapté par PAN M 360

afrobeat / soul/R&B

Festival International Nuits d’Afrique : Joyce N’Sana

par Rédaction PAN M 360

« On est sous le parapluie de l’Afrobeat, avec des touches de Soul et de R&B, parce que c’est ce que la voix de Joyce N’Sana porte. Il faut se déplacer pour aller la voir » (Radio-Canada, 2022). La Révélation Radio-Canada, qui a un nouvel album en préparation pour 2024, exorcise les heures sombres qu’elle a vécues dans son pays d’origine lors de la guerre civile en délivrant de sa voix puissante aux inflexions soul un message de paix et d’harmonie. Bête de scène, l’autrice, compositrice et interprète conjugue Reggae, Gospel, Hip-hop, Jazz et Afroblues en ce qu’elle nomme son Afrobluehop, un cocktail explosif bien ancré dans la tradition musicale du Congo.

« We’re under the umbrella of Afrobeat, with touches of Soul and R&B, because that’s what Joyce N’Sana’s voice is all about. You have to go out of your way to see her » (Radio-Canada, 2022). The Radio-Canada Revelation, who has a new album in the works for 2024, exorcises the dark hours she lived through in her homeland during the civil war, delivering a message of peace and harmony with her powerful, soul-inflected voice. The singer-songwriter combines Reggae, Gospel, Hip-hop, Jazz and Afroblues in what she calls her Afrobluehop, an explosive cocktail firmly rooted in the musical tradition of the Congo.

CET ÉVÈNEMENT EST GRATUIT!

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jazz / rock / salsa

Festival International Nuits d’Afrique : Team Salsa Sextet

par Jacob Langlois-Pelletier

« La Salsa n’est pas un rythme. C’est un concept » (Willie Colón, pionnier du New York Sound dans les années 70). Cette musique de la rue, née dans la Grosse Pomme, est une musique d’immigrés. Une musique entrelaçant différents rythmes, propulsée par la diaspora latine, particulièrement cubaine et portoricaine, dans une tentative éperdue de se forger une identité propre, sur fond de revendications sociales. Aussi inspirée par la liberté d’improvisation du Jazz et du Rock, la Salsa met en valeur les rythmes afro-descendants qui ont pollinisé les folklores caribéens dès le 16e siècle. Elle défie tous les codes. C’est cette fureur de vivre, d’exister, de danser, que cultive Team Salsa Sextet à la ferveur des percussions et à la puissance des cuivres.

« Salsa is not a rhythm. It’s a concept » (Willie Colón, pioneer of the New York Sound in the 70s). This street music, born in the Big Apple, is the music of immigrants. A music that interweaves different rhythms, propelled by the Latin diaspora, particularly Cuban and Puerto Rican, in a frantic attempt to forge its own identity, against a backdrop of social demands. Also inspired by the improvisational freedom of Jazz and Rock, Salsa highlights the Afro-descendant rhythms that have pollinated Caribbean folklore since the 16th century. It defies all codes. Team Salsa Sextet cultivates this fury for living, for existing, for dancing, with the fervor of percussion and the power of brass.

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cumbia / latino / salsa

Festival International Nuits d’Afrique : Boogát

par Jacob Langlois-Pelletier

« Boogát est un des porte-étendards les plus prolifiques de la musique latine au Québec » (La Presse, 2024). Poirier, Marie-Mai, Karim Ouellet, Grégory Charles, les 7 Doigts, Alfa Rococo, Radio Radio et bien d’autres : Boogát est de toutes les collaborations. Alors le voir en tête d’affiche, avec son nouvel opus Del Horizonte, ça fait plaisir ! Juste équilibre entre les Cumbia, Salsa, Reggaeton, des scandés Hip-hop et des sons digitaux, la musique de ce lauréat d’un prix Juno, qui traite autant d’identité que d’amour en espagnol (surtout), en anglais et en français, est diablement efficace, dansante et joyeusement insoumise.

« Boogát is one of the most prolific standard-bearers of Latin music in Quebec » (La Presse, 2024). Poirier, Marie-Mai, Karim Ouellet, Grégory Charles, les 7 Doigts, Alfa Rococo, Radio Radio and many others: Boogát is part of every collaboration. So it’s great to see him headlining with his new opus Del Horizonte! Striking the right balance between Cumbia, Salsa, Reggaeton, hip-hop rhythms and digital sounds, the music of this Juno award-winner, which deals as much with identity as love in Spanish (mostly), English and French, is devilishly effective, danceable and joyfully rebellious.

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afrobeat / soukouss

Festival International Nuits d’Afrique : Sia Tolno

par Jacob Langlois-Pelletier

Révélation RFI en 2011, Sia Tolno est de celles qui sortent des sentiers battus, qui personnifient la force et la résilience des femmes africaines. Elle est de celles qui ouvrent des portes, déconstruisent les préjugés. Soutenue par Tony Allen, l’acolyte de Fela Kuti, cette survivante de la guerre en Sierra Léone, pays où elle a grandi, s’est taillé une place de choix dans le milieu très masculin de l’Afrobeat. Toujours à l’affût de nouveaux défis, en quête d’intensité et de nouveaux groove, cette voix puissante que l’on compare à Angélique Kidjo et Miriam Makeba, se démarque également par sa participation au collectif Afro Dead, qui réinvente à grand renfort d’Afrobeat, de Soukous et de Highlife les morceaux de l’éclectique Grateful Dead. Son dernier EP, Baya (2023) fait la part belle aux rythmes mandingues et Afro-blues.

RFI Revelation in 2011, Sia Tolno is one of those who think outside the box, who personify the strength and resilience of African women. She’s one of those who opens doors and deconstructs prejudice. Supported by Tony Allen, Fela Kuti’s acolyte, this survivor of the war in Sierra Leone, the country where she grew up, has carved out a place for herself in the male-dominated world of Afrobeat. Always on the lookout for new challenges, in search of intensity and new grooves, this powerful voice, which has been compared to Angélique Kidjo and Miriam Makeba, also stands out for its participation in the Afro Dead collective, which reinvents the tracks of the eclectic Grateful Dead with Afrobeat, Soukous and Highlife. His latest EP, Baya (2023), features Mandinka and Afro-blues rhythms.

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bossa nova / flamenco

Festival International Nuits d’Afrique : Aboulaye Koné

par Jacob Langlois-Pelletier

Avoir des racines profondes permet d’explorer d’autres horizons sans se perdre. Zal Sissokho l’a bien compris, lui qui, de la Bossa nova au Flamenco, en passant par la Folk québécoise, multiplie les amitiés musicales sans jamais perdre son identité. Au contraire. La source, son 6e album, sorti l’automne dernier sous étiquette Disques Nuits d’Afrique, témoigne de la profondeur de l’attachement du griot à ses origines mandingues. Avec toute l’agilité, l’authenticité et l’humilité qu’on lui connaît, ce passeur d’histoires met de l’avant l’essence de la kora dans une approche « plutôt moderne » jumelant « basse sautillante aux    » (La Presse, 2023).  

Having deep roots allows you to explore other horizons without losing yourself. Zal Sissokho understands this well, and from Bossa nova to Flamenco, via Quebecois Folk, he multiplies musical friendships without ever losing his identity. Quite the contrary, in fact. La source, his 6th album, released last autumn on the Disques Nuits d’Afrique label, bears witness to the depth of the griot’s attachment to his Mandingo origins. With all the agility, authenticity and humility he’s known for, this storyteller brings the essence of the kora to the fore in a « rather modern » approach that combines « bouncy bass with » (La Presse, 2023).

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Brésil / samba

Les Gilsons ont conquis les cœurs des Montréalais

par Sandra Gasana

Avant l’entrée sur scène du trio qui fait fureur au Brésil, Gilsons, leur percussionniste Ricardo Guerra et leur trompettiste Osiel Junior s’installent d’abord avant d’accueillir José, João et Francisco Gil, sous les applaudissements d’un public majoritairement brésilien. Tous vêtus de bleus et de blanc pour l’occasion, les trois descendants de Gilberto Gil ont une complicité indéniable sur scène, ce qui rend l’atmosphère agréable d’emblée.

Ils débutent avec Pra gente acordar, qui figure dans l’album qui porte le même nom, paru en 2022. Au centre de la scène, Francisco qui chante la plupart des morceaux, avec José et João, parfois aux chœurs, parfois uniquement à la guitare et/ou à la basse. C’est fascinant de les voir interchanger les guitares tout au long du spectacle, une véritable chaise musicale mais avec les guitares. Ils enchaînent avec Algum ritmo, une collaboration avec Jovem Dionisio.

En fait, ils ne sont pas tous fils de Gilberto Gil, comme je pensais, mais seul José est le fils, tandis que João et Francisco sont les petits-fils du grand nom de la musique brésilienne. « Nous sommes contents d’être ici, pour la première fois au Canada », nous partage José, avant de poursuivre avec Vento Alecrim, tiré de l’album Varias Queixas, paru en 2018. Cet opus fusionne plusieurs styles tels que la samba, le rap, le funk, l’afoxé mixés avec de l’électronique.

Pour le morceau Vem de là, c’est José qui prend le lead cette fois-ci et les deux autres font les chœurs, tout en encourageant le public a chanté avec eux sur Devagarinho, sur laquelle ils ont collaboré avec Mariana Volker. La complicité de trois artistes est palpable tout le long du concert. Ils se taquinent, se parlent parfois à l’oreille en rigolant, se lancent des blagues à tout bout de champ.

Un autre morceau que la foule semblait apprécier, India, une collaboration avec Julia Mestre. C’est au tour de João de répéter à plusieurs reprises qu’ils sont contents d’être au Canada, qu’ils n’auraient jamais imaginé que leur musique les aurait amenés jusqu’ici, suivi d’applaudissements. 

Lorsqu’ils jouent les premières notes de Swing de Campo Grande, la foule se met à crier et à se trémousser aux rythmes de la musique. Idem avec Love, Love sur laquelle ils font chanter le public avec des lalalala sur fond de trompette délicieuse à l’oreille.

Ils alternent entre les deux albums, avec A voz, ou Proposta, qui contient des solos de João à tomber à la renverse. Ils ne pouvaient pas clôturer le show sans chanter Varias queixas, le tube qui a mis ce trio sur la map, comme on dit. 

Le rappel est arrivé très vite, sous les cris « Eu não vou embora » ou « Je ne m’en vais pas », de la foule qui tapait du pied, faisant trembler le plancher du National. Ils reviennent donc pour nous partager Um so, Duas cidades et Voltar na Bahia, en intégrant le cavaquinho de José, qui s’amuse aussi sur les percussions par moments, laissant les deux autres dialoguer avec leur guitare. Ils reprennent ensuite quelques classiques de samba, comme Alguém me aviso, de Dona Ivone Lara, au grand plaisir des spectateurs qui semblent apprécier le long rappel. Mon coup de cœur restera certainement João, dont la voix s’apparente le plus à celle de Gilberto Gil, et qui semble être le rebelle du trio. Et on aime tous les rebelles, n’est-ce-pas ?

La première partie a été assurée par une chanteuse brésilienne de Toronto, JØY Brandt, qui a partagé plusieurs de ses compositions originales avec le public, telles que son plus récent morceau Vem. Elle a aussi fait le plaisir de l’audience lorsqu’elle a repris la chanson classique d’Edson Gomes Árvore qu’elle a revisité en y mettant sa touche. Elle était accompagnée pour l’occasion par des musiciens tous originaires de Bahia, le percussionniste et batteur The Real WheresBaiano, Bernardo à la guitare et Luciano Vila Nova à la basse. Bien entendu, tout cela n’aurait pas été possible sans les Productions Showzaço, plus particulièrement Ulysses de Paula, qui nous ramène des artistes de haut calibre à Montréal depuis quelques années déjà. Entre Emicida, Zeca Pagodinho, Nando Reis et bientôt Jorge Aragão en août, il n’a plus besoin de faire ses preuves. Ce visionnaire est devenu un joueur clé dans la scène artistique brésilienne au Canada.

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