folk-pop / pop / rap

Un 16 juin aux Francos | Pomme, Marco Ema et KNLO

par Jacob Langlois-Pelletier

L’équipe de PAN M 360 se fait un plaisir de fourmiller un peu partout aux Francos, dans les recoins évidents et moins évidents, pour le public francophile. Suivez notre couverture!

Pomme, tout en douceur à sa « deuxième maison »

Alternant entre la France et le Québec depuis déjà huit ans, Claire Pommat alias Pomme a sans aucun doute réussi au cours des dernières années à se tailler une place de choix au sein du folklore québécois. Dimanche soir aux Francos, l’auteure-compositrice-interprète et musicienne française a offert ce qu’elle qualifie de « consolation collective », une soirée de balades douces et assumées, toutes plus intimes les unes que les autres.

C’est vêtu d’un costume de fée que la Française fait son entrée sur scène, au grand plaisir de la marée d’admirateurs et d’admiratrices amassées sur la Place des Festivals. Parlant d’admiration, c’est dans cet état d’esprit que la foule restera plongée tout au long de sa prestation, une ambiance qui détonne après le passage du rappeur Souldia et de Québec Redneck Bluegrass Project lors des deux soirées précédentes. En ouverture, Pomme propose Nelly, titre hommage à l’écrivaine québécoise Nelly Arcan provenant de son album Consolation. « Cette chanson signifie encore plus lorsqu’elle est chantée au Québec. Ici, c’est ma deuxième maison », a-t-elle lancé, sourire aux lèvres.

Entourée de champignons géants sur scène, énième preuve de la singularité de son univers, Pomme enchaine les morceaux, allant de chansons plus récentes comme Jardin à Pourquoi la mort te fait peur ? et Soleil, soleil. Elle a interprété cette dernière en compagnie des sœurs Boulay, elles qui avaient foulé la scène tout juste avant son arrivée. La présence des deux Québécoises était loin d’être la seule surprise qu’elle réservait à son chaleureux public; Safia Nolin et Ariel Angel se sont joints à elle autour d’un seul micro pour une version acoustique de Lesbian Break-up Song puis Klô Pelgag est venu pour sorcières.

En cette douce soirée de juin, l’artiste de 27 ans aura fait voyager les Montréalais et Montréalaises à travers toute une gamme d’émotions, frissons garantis. Mention honorable aux quatre musiciens et musiciennes — Paulien Denize au violon et mandoline, Zoé Hochberg à la batterie et guitare, Michelle Blades à la basse et guitare ainsi que Olivier Corentin aux claviers et guitare — qui l’ont accompagné avec brio, contribuant à l’atmosphère détendue et mélancolique à souhait. Pomme l’a mentionné hier, assurer un tel spectacle avec le style musical qu’elle propose n’est pas une mince tâche. Vu l’intensité de la soirée et l’accueil des festivaliers, force est d’admettre qu’elle a réussi le défi haut la main.

Crédit photo: Benoit Rousseau

Marco Ema, musique pop sympathique et personnage charismatique

À pareille date l’an dernier, Marco Ema foulait les planches des Francos au sein de sa formation Vendôme. Dimanche, c’est en solo que le natif de Thetford Mines a monté sur scène pour présenter plusieurs morceaux de Anyway, Mommy Love, son deuxième album en carrière. « Merci d’être là à la place de checker l’émission Survivor! », lance-t-il avec charisme avant de s’élancer.

Passant de l’indie pop au folk tout en prenant un détour vers le rock, Marco Ema fait danser la foule présente devant lui, elle qui est surprenamment imposante pour une prestation en début de soirée. De prime abord, le jeune artiste propose une pop bienveillante et lumineuse qui donne envie de danser. Et pourtant lorsqu’on écoute attentivement, ses textes sont poignants et y abordent des thèmes tels que le deuil de son père ainsi que les ruptures amoureuses.

Sur scène, il multiplie les interactions cocasses avec le foule; Marco Ema est définitivement une des belles « bibittes » de la relève québécoise. Son plaisir sur scène et sa chimie avec ses différents musiciens sont contagieux. Sa musique solo est davantage linéaire que ce qu’on retrouve avec son band Vendôme. Le Québécois brille dans cette avenue, ce qui est prometteur pour l’avenir.

Crédit photo: Jacob Langlois-Pelletier

KNLO, jamais sans la famille

Cette année, les Francos présente « Les soirées urbaines », une série de spectacles à saveur rap. Après Raccoon et Yes* lors des deux premières journées du festival, c’était au tour du rappeur KNLO de fouler la scène Desjardins. Accompagné de son DJ, l’artiste de Sainte-Foy a fait son entrée débordant d’énergie, prêt à faire danser les festivaliers.

Dimanche, KNLO a offert une prestation honnête en rappant l’intégralité de ses morceaux, faits d’armes dorénavant devenus une denrée rare chez les artisans du hip-hop. Tout au long de son set, le protagoniste était accompagné à la voix par Caro Dupont, chanteuse qui a su ajouter son grain de sel aux différents projets solos du rappeur au cours des dernières années.

Première surprise de la soirée, KNLO invite Le Youngin à se joindre à lui pour GLACE, leur titre collaboratif tiré de l’album 438. Au grand plaisir du public, KenLo Craqnuques avait plus d’un tour dans son sac; Eman, Robert Nelson et Claude Bégin arrivent sur le plateau. Alaclair Ensemble, réuni aux Francos en plein mois de juin, n’en fallait pas plus pour réveiller la foule. « Tout ce qui compte, yeah. La famille, la famille, la famille, la famille », chantaient bruyamment les gens amassés autour de la scène pendant leur interprétation du titre La Famille. KNLO a toujours eu ce côté rassembleur et sa prestation nous a une fois de plus donné l’impression que nous faisons partie de la famille!

Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

Afrique / rap

Une soirée de clôture riche en émotions

par Sandra Gasana

De retour à la barre de l’animation après la soirée « Du Groove et des Mots » à la Place des arts, Fidjil Aby était accompagné cette fois-ci par nulle autre que Louise Abomba, activiste culturelle et panéliste lors du volet professionnel du Festival Afropolitain nomade. (Lire: Pour son 10ème, le Festival afropolitain nomade est de retour à Montréal – PAN M 360)

Après le dévoilement des deux toiles réalisées par Kando, artiste visuel montréalais d’origine congolaise et Guy Kouekam, originaire du Cameroun, les arts visuels ont mis la table pour faire place aux arts de la scène.

C’est un Abel Maxwell en pleine forme qui est apparu sur scène lors de la dernière soirée du Festival Afropolitain nomade. On remarque tout de suite le style vestimentaire impeccable chez cet artiste originaire du Togo, avant de le voir déployer tout son art. Devant quelques enfants qui dansaient en face de la scène, il interagissait avec un public quelque peu timide, alors que son énergie était débordante. Il nous livre une reprise du classique Georgia on My Mind, de Ray Charles suivie de Dancing in September, de Overwings, avant de retourner à ses compositions originales, comme Djin kélélé. Ce titre rythmé a fait bouger le public, qui se décoinçait peu à peu.

C’était ensuite au tour de la chanteuse camerounaise Isis Kingue de monter sur scène. La femme aux locks rouges et bottes à talons hauts nous charme tout de suite par sa  puissante voix et sa présence scénique. Elle parvient à suivre la chorégraphie de ses trois danseurs tout en leur laissant l’espace pour briller. « Toutes mes chansons parlent d’amour », confie-t-elle, devant un public de plus en plus séduit. Elle était accompagnée par Teddy, son chef d’orchestre, qui maniait si bien son clavier qu’on avait l’impression qu’ils étaient plusieurs sur scène.

« Le prochain artiste nous vient du Cameroun et c’est l’un des rappeurs les plus prolifiques », nous annonce Fidjil. Accompagné par un full band composé de LA Révélation 2024-25 de Radio-Canada, l’Ivoirien Donald Dogbo à la batterie, Poppy Duverné d’Haïti, récemment installé à Montréal, au piano, Elijah Mansevani, à la guitare et Romuald N’Guessan à la basse, Leggo ouvre le bal avec son morceau Bombardé, qui met déjà la barre haute. Il poursuit avec Don’t Believe the Hype, où il mêle anglais et français, sur une musique qui rappelle les sons de D’Angelo de l’époque. Son rap à l’ancienne est parsemé de quelques solos de guitare d’Elijah, qui sont à couper le souffle.

Surprise de la soirée : Leggo fait monter Magdala, l’artiste montréalaise d’origine haïtienne avec laquelle il a collaboré sur Rendez-vous, en français et en créole. « C’est ma première fois à Montréal, mais ma musique est arrivée avant moi grâce à cette artiste », confie-t-il en parlant de Magdala.
Autre surprise de la soirée : le talent de chanteur du pianiste Poppy, qu’il a démontré en chantant « Di sè so ngando » qui signifie Allons-y, dansons ! dans la langue douala, maîtrisant parfaitement sa voix. Dans ce morceau, Leggo invite les jeunes, les vieux, les femmes, les hommes, les politiques, les citoyens à danser en faveur de la paix, de l’harmonie au lieu de toujours prôner un discours qui pousserait à la violence.
« Est-ce que vous connaissez la rue de la joie ? », demande-t-il à la foule, invitant les Camerounais dans la salle à approcher la scène. « On va transformer l’Afromusée en Rue de la joie », déclare-t-il devant un public en feu.

Retour de Louise sur la scène et, toujours avec sa touche d’humour, elle présente celle qui clôturera le festival : la grande Tyrane. D’emblée, la “Fille du soleil” débarque sous une mise en scène qui lui ressemble, et commence en tapant sur un tambour. Sa voix résonne ensuite dans l’Afromusée, accompagnée de ses musiciens pour nous servir sa Soul Mandingo, unique à elle. 

« Je suis championne d’Afrique. Je viens de la Côte d’Ivoire », affirme-t-elle fièrement en guise d’introduction. Tout comme ses consoeurs slameuses de la veille, elle aborde les violences faites aux femmes dans la chanson Fitinan, mais rend également hommage à sa maman avec Mvela, moment émouvant de son spectacle. Véritable boule d’énergie sur scène, elle invite le guitariste Elijah à plusieurs reprises pour des solos, au grand plaisir des mélomanes. Elle choisit la chanson Génération capable, pour clôturer ce beau rendez-vous musical sur une bonne note, avant d’inviter tous les artistes du festival pour la photo de famille. Et c’est exactement ce qui ressort de ce festival qui fête sa première décennie: il a créé une famille à travers les artistes qui y ont participé au fil des ans.

Crédit photo: Christian Tang – Festival afropolitain nomade

jazz

Festival International de Jazz: Apéro Jazz Molson – The Joy Lapps Project, Wajdhi Riahi Trio, Anthony Fung Quartet et plus!

par Rédaction PAN M 360

Le Festival International de Jazz est de retour à Montréal cette année pour une 44e édition!

Du 27 juin au 6 juillet 2024, la série « Apéro Jazz Molson » présentée par Molson propose des artistes Jazz aux esthétiques diversifiées, et ce, gratuitement!

  • The Joy Laps Project – Jeudi 27 juin 2024
  • Wajdi Riahi Trio – Vendredi 28 juin 2024
  • Anthony Fung Quartet – Samedi 29 juin 2024
  • Audrey Ochoa Quartet – Dimanche 30 juin 2024
  • Simon Denizart – Lundi 1 juillet 2024
  • Greenhouse Ensemble – Mardi 2 juillet 2024
  • Bellbird – Mercredi 3 juillet 2024
  • Andrés Vial Percussion Ensemble – Jeudi 4 juillet 2024
  • Donald Dogbo – Vendredi 5 juillet 2024
  • Tevet Sela Quartet – Samedi 6 juillet 2024

Ce contenu provient du site officiel du Festival International de Jazz de Montréal et est adapté par PAN M 360.

classique moderne / classique occidental / opéra

Der Kaiser von Atlantis : malgré sa modestie, une production importante

par Frédéric Cardin

Un moment que j’attendais depuis longtemps a eu lieu hier à la salle Claude-Champagne de l’Université de Montréal : la représentation de l’opéra Der Kaiser von Atlantis, de Viktor Ullman par le Nouvel Opéra Métropolitain (NOM) et le Festival Classica. Enfin, presque ce que j’attendais car il s’agissait d’une version concert, étoffée, cela dit, grâce à des projections vidéo. Der Kaiser est un grand chef-d’œuvre en petit format (une heure, même pas), un opéra fondamental du 20e siècle qui a failli disparaître sous l’incurie des Nazis, mais à survécu des décennies sous un vieux matelas. Suivez le lien ci-bas pour connaître une partie de l’histoire.

REGARDEZ L’ENTREVUE RÉALISÉE AVEC LE CHEF MATHIAS MAUTE À PROPOS DE DER KAISER VON ATLANTIS 

Der Kaiser raconte une histoire simple : l’Empereur Overall (quel nom approprié) fait la guerre à tous ses voisins. Il se targue d’avoir la Mort à ses côtés, ‘’sous sa bannière’’, et qu’avec elle, aucun ennemi ne peut survivre. La Mort, qui en a assez d’être instrumentalisée de la sorte, décide de faire la grève. Plus personne ne pouvant mourir, la guerre devient inutile, et plus personne n’a peur du vilain dictateur impérial. À tel point que même des soldats tombent amoureux à travers les lignes ennemies. Overall se désespère, lorsque la Mort lui apparaît et lui propose un marché : elle reprendra son service à condition que sa première victime soit l’Empereur lui-même. Dans un geste final de rédemption, celui-ci accepte, pour le bien de tous. La référence directe à Hitler et au fascisme est évidente (la rédemption en moins), et fait figure de symbole puissant, hyper concentré, et de réquisitoire contre l’absurdité de la mégalomanie. Ullmann est mort à Auschwitz en 1944. Il n’aura jamais pu constater que son sujet n’a jamais eu la force de caractère du personnage fictif. 

La partition de Ullmann est merveilleuse. Un chef-d’œuvre absolu de modernisme éclectique, typique d’un certain style des années 1920, 30 et 40, qui osait mélanger allègrement la musique atonale, le Romantisme tardif, le jazz, les musiques populaires, la consonance et la dissonance. Bref, ce à quoi nous sommes aujourd’hui habitués, un siècle d’avance. 

L’orchestre de chambre d’une quinzaine de musiciens comprend un harmonium, un banjo, une guitare et les cordes, bois et cuivres classiques. C’est une musique pétillante de motifs et de bribes de mélodies qui se juxtaposent et s’enchaînent rapidement, sans jamais donner l’impression de s’amalgamer dans une soupe informe. Au contraire, des lignes ultra-limpides, dessinées au scalpel, anticipant parfois celles de Chostakovitch. Ullmann nous garde constamment en alerte. Un modernisme souvent cynique, qui grince et joue serré dans les coins, mais bourré d’humour et d’une contagieuse vitalité. 

Le côté vocal est divisé entre scansions et chant. Il faut noter la très belle prestation de Frédéric Caton (la Mort), une basse ronronnante, très collée au personnage. Également, Florence Bourget dans le rôle du Tambour, magnifique projection et timbre agréable. Éric Laporte en Arlequin (qui symbolise la Vie) est adéquat mais un peu mince dans les aigus. Pierre-Yves Pruvot joue l’Empereur Overall et son vibrato grandiloquent a la chance de profiter d’un personnage qui s’en accommode. Je ne suis pas certain que j’aurais aimé dans un autre contexte. Le Haut-Parleur, la radio nationale en sommes, est mené ‘’impérialement’’ par Tomislav Lavoie, mais dans un Allemand qui manque de clarté. Emmanuel Hasler et Sophie Naubert sont très corrects dans leurs petits rôles de soldats. 

Il s’agissait d’une version concert, mais ‘’augmentée’’, disais-je, grâce à des projections vidéo, combinant de très belles illustrations partiellement animées de Maxime Bigras et un montage de films d’archives réalisé par Matthieu Thoër, de Lumifest en cavale. Sans cette dimension visuelle, l’expérience aurait pu paraître aride. Ne reste plus qu’à espérer maintenant une réelle production scénique, dans un avenir pas trop lointain.

Je ne suis pas de l’avis d’un collègue qui regrette l’absence de costumes dans une version concert. À quoi peut bien servir de ‘’grayer’’ des chanteurs en Halloween quand ils sont condamnés à rester fixes? Ça serait ridicule. Enfin…

Le concert s’est terminé avec la présentation de la Symphonie pour orchestre de chambre no 1 « Remember to Forget », du Montréalais Jaap Nico Hamburger. Un complément adéquat, le thème sous-jacent de cette symphonie étant celle d’un train qui se dirige vers la mort (1er mouvement) et d’un autre qui se dirige vers la libération, ou la vie (2e mouvement).

Le lien avec Der Kaiser se faisait sentir avec la musique de Hamburger, qui manifeste des traits de ressemblance avec celle de Ullmann, bien qu’elle soit bâtie sur une architecture discursive beaucoup plus linéaire. Pas de bonds soudains, voire violents, entre des affects, des textures et des rythmes opposés. Plutôt une musique assez consonante, bien qu’occasionnellement parcourue de poussées atonales, campée sur une pulsation soutenue, illustrant ainsi la marche du train. Dépendant si celui-ci se dirige vers la mort ou la vie, l’atmosphère change, bien sûr. Hamburger ferait un très bon compositeur de cinéma. Cette musique possède un indéniable supplément d’âme : les parents de Hamburger ont survécu grâce au débarquement allié de 1944. Après Ullmann, assassiné, l’existence permise de cet homme fait figure de conclusion positive. Un train vers la mort, un autre vers la vie. 

Hamburger a passé beaucoup de temps en début de concert à offrir un concentré 101 de l’histoire de la musique, avec de nombreuses approximations et raccourcis. Curieux, de la part d’un éminent professeur et musicien.

Il faut regretter que la salle Claude-Champagne n’ait été que partiellement remplie. Serait-ce la salle elle-même, le problème? Pas son acoustique, excellente, mais plutôt son emplacement. Un cul-de-sac (littéralement) dépourvu de toute forme de commodités dans un large rayon tout autour (zéro resto, bar, ou activités quelconque). Un quartier dortoir. Quel dommage, elle sonne si bien. 

Il reste qu’un tel trésor opératique encore trop caché doit absolument être monté et montré partout. Il peut servir autant de document anti-totalitarisme puissant que d’introduction à l’opéra et au langage musical modernes. Sa durée très brève, ses archétypes compréhensibles par tous et toutes et les possibilités infinies qu’il offre en termes de mise en scène, sont autant d’éléments qui en font un incontournable absolu de l’art musical. Ce n’est pas avec ça que le Festival Classica remplira ses coffres, mais l’importance culturelle et sociale de ce genre de proposition est notable, et pourra certainement inspirer d’autres passionnés dans le futur. Il faut donc saluer la vision et le courage de l’équipe Classica, malgré les moyens très modestes à leur disposition pour réaliser ce projet (soulignés à grands traits par d’autres médias…). Que les commanditaires qui le soutiennent le sachent : votre investissement ira infiniment plus loin qu’une ristourne monétaire. 

Bravo et merci pour avoir osé.

breakbeat / électronique / techno

Dystopique. Futuriste. Visionnaire: DJ STingray 313, l’oracle de la techno sombre

par Salima Bouaraour

DJ STINGRAY 313 X SAT X PANM360 

1er juin 2024 

Ce 1er juin, au Club SAT, le public a pu se délecter d’un symbole iconique de la techno de Détroit: DJ Stingray 313. Le nouveau système son a permis de fournir un cadre idyllique pour savourer les sélections de Sherard Ingram. Dystopique. Futuriste. Sombre. Un set de 2 heures où se succèdent les variations d’électro breakée, texturée, analogique, à la teinte scientifique et empreinte de techno au kick martelant. 

Depuis 2006, cet adepte de la scène souterraine a su développer une esthétique unique : toujours masqué et habillé d’un maillot de baseball de Détroit, emmenant le public dans les antres les plus sombres de leur intellect repoussant ainsi les limites de la musique. Des transitions tranchantes contrastant avec le calme constant de ce magicien nocturne. Ce qui fait l’exceptionnel qualité et renommé de ce sagace DJ est sa capacité à offrir des prestations parfaites en modulant constamment la trame sonore tant dans les styles que dans les crescendo brusques et explosifs, ou les diminuendo abrupts. 

L’ambiance dans l’Espace SAT était électrique et joyeuse à souhait. En effet, les fidèles se réjouissaient de cette séance d’exorcisme à s’en évanouir! Invité à maintes reprises à Montréal, on ne se lassera jamais de voir ce virtuose adepte des grands clubs comme Le Basement à New York, le Tangent Galerie à Détroit, Le Tresor à Berlin, le Human Club à Barcelone ou le Festival Intonal à Malmo ou les soirées Dekmantel à Amsterdam. La liste est bien longue! 

Retrouvez toute la programmation de la SAT ici:

expérimental / contemporain

Suoni Per Il Popolo: Peter Zummo Quartet + Malcolm Goldstein + Guy Thouin & Aaron Leaney

par Rédaction PAN M 360

Peter Zummo Quartet est composé de Josh Cole à la basse, Michael Davidson au vibraphone, Blake Howard aux percussions et Peter Zummo au trombone, à la voix et au synthétiseur. Ils joueront « Different Birds », des compositions et des arrangements pour percussions improvisées et ensemble mélodique, avec des pistes d’accompagnement synthétisées d’un genre encore non spécifique et des segments de paroles non linéaires qui suggèrent des conversations entendues et des pensées intérieures. Malcolm Goldstein, contemporain de Zummo et Thouin, présent depuis les années 1960 sur la scène musicale internationale et locale, rejoint le quartet après une courte performance en solo. En ouverture de la soirée, le saxophoniste Aaron Leaney (Ratchet Orchestra) retrouve le légendaire batteur Guy Thouin pour interpréter la musique de leur premier album vinyle en duo, « Lockdown », sorti sur le label Astral Spirits Records, basé à Austin, au Texas. Leur musique est profondément axée sur l’intersection entre l’héritage indo-caribéen de Leaney, les multiples exodes de Thouin en Inde dans les années 1970, lorsqu’il a étudié avec le gourou du tabla Karamuthulla, et leur vocabulaire commun d’improvisateurs acharnés, malgré l’écart d’âge de quatre décennies qui les sépare.

Peter Zummo Quartet consists of Josh Cole on bass, Michael Davidson on vibraphone, Blake Howard on percussion and Peter Zummo on trombone, voice and synthesizer. They will perform “Different Birds”, compositions and arrangements for improvised percussion and melodic ensemble, with as yet non-specific synthesized accompaniment tracks and non-linear lyric segments that suggest overheard conversations and inner thoughts. Zummo and Thouin’s contemporary Malcolm Goldstein, a fixture on the international and local music scene since the 1960s, joins the quartet after a short solo performance. Opening the evening, saxophonist Aaron Leaney (Ratchet Orchestra) reunites with legendary drummer Guy Thouin to perform music from their first duo vinyl album, “Lockdown”, released on Austin, Texas-based Astral Spirits Records. Their music is deeply focused on the intersection between Leaney’s Indo-Caribbean heritage, Thouin’s multiple exoduses to India in the 1970s, when he studied with tabla guru Karamuthulla, and their shared vocabulary of relentless improvisers, despite the four-decade age gap between them.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de Suoni Per Il Popolo et est adapté par PAN M 360.

post-rock / psychédélique / shoegaze

Suoni Per Il Popolo: Yoo Doo Right + Shunk + Aspirateur

par Rédaction PAN M 360

avec Mothland

Une nuit consacrée à une approche honnête de l’expérimentation, Yoo Doo Right s’engage dans des éléments de krautrock, de shoegaze, de post-rock et de psychédélisme, créant un son unique qui pourrait être décrit comme un « accident de voiture au ralenti », avec le rock cataclysmique de Shunk qui repousse les limites, ils vous laisseront revigoré, choqué et amoureux de leur son intense mais subtil. Et Aspirateur, musique pour saxophone et guitare électrique du duo James Goddard et Mat Ball.

with Mothland

A night dedicated to an honest approach to experimentation, Yoo Doo Right engage with elements of krautrock, shoegaze, post-rock and psychedelia, creating a unique sound that could be described as a “slow-motion car crash”, with Shunk’s cataclysmic boundary-pushing rock, they’ll leave you invigorated, shocked and in love with their intense yet subtle sound. And Aspirateur, music for saxophone and electric guitar by duo James Goddard and Mat Ball.
POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de Suoni Per Il Popolo et est adapté par PAN M 360.

classique

Domaine Forget: Le Domaine sur la route – Saint-Joseph-de-la-Rive

par Rédaction PAN M 360

Église de Saint-Joseph-de-la-Rive

Offerts gratuitement, ces concerts intimes aux styles variés vous amèneront dans différents lieux de Charlevoix pour un été rempli d’escapades musicales.

JEUDI 13 JUIN
19 h 30 – Musique de chambre pour cordes

SAMEDI 22 JUIN
14 h
Jacinthe Forand, flûte
Stéphane Fontaine, clarinette
Olivier Hébert-Bouchard, piano

SAMEDI 6 JUILLET
14 h – Marc-Étienne Leclerc, guitare

DIMANCHE 21 JUILLET
11 h
Dominique Beauséjour-Ostiguy, violoncelle
Dantonio Pisano, piano

SAMEDI 27 JUILLET
14 h – Cordes en balade

JEUDI 15 AOÛT
19 h 30
Ariane Girard, mezzo-soprano
Dominique Côté, baryton
Anne-Marie Bernard, Louise Pelletier, Jean-François Mailloux, piano

Saint-Joseph-de-la-Rive Church

Offered free of charge, these intimate concerts in a variety of styles will take you to different Charlevoix venues for a summer full of musical escapades.

THURSDAY JUNE 13
7:30 pm – Chamber music for strings

SATURDAY JUNE 22
14 h
Jacinthe Forand, flute
Stéphane Fontaine, clarinet
Olivier Hébert-Bouchard, piano

SATURDAY, JULY 6
2 p.m. – Marc-Étienne Leclerc, guitar

SUNDAY, JULY 21
11 h
Dominique Beauséjour-Ostiguy, cello
Dantonio Pisano, piano

SATURDAY, JULY 27
2 p.m. – Cordes en balade

THURSDAY AUGUST 15
19 h 30
Ariane Girard, mezzo-soprano
Dominique Côté, baritone
Anne-Marie Bernard, Louise Pelletier, Jean-François Mailloux, piano

CET ÉVÈNEMENT EST GRATUIT!

Ce contenu provient du Domaine Forget Charlevoix et est adapté par PAN M 360.

classique

L’OSM dans les parcs SiriusXM – Beaconsfield

par Rédaction PAN M 360

Retrouvez l’OSM dans les parcs lors d’un concert gratuit en plein air dirigé par le chef d’orchestre Andrei Feher! Sous la thématique du Noël des campeurs, venez écouter, en famille ou entre ami.es, des extraits du répertoire classique des fêtes comme Casse-Noisette de Tchaïkovski ou la Farandole de Bizet. Profitez de moments magiques sous les étoiles en compagnie d’André Robitaille, du violoncelliste d’origine sino-canadienne Leland Ko, lauréat du premier prix du Concours OSM 2023, ainsi que de l’Orchestre.

Join the OSM in the parks for a free outdoor concert led by conductor Andrei Feher! Under the theme of Christmas for campers, come and listen to excerpts from the classical holiday repertoire, such as Tchaikovsky’s Nutcracker and Bizet’s Farandole, with family and friends. Enjoy magical moments under the stars in the company of André Robitaille, Chinese-Canadian cellist Leland Ko, winner of first prize in the OSM Competition 2023, and the Orchestra.

CET ÉVÈNEMENT EST GRATUIT!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360.

punk / rock n' roll

Suoni Per Il Popolo: Puffer + Purity Culture + Zeal + White Knuckle

par Rédaction PAN M 360

La musique effrayante de Purity Culture à Toronto, le D-Beat Raw Punk de Zeal à Ottawa, le mélange de Rock ‘n’ Roll et de Punk de Puffer à Montréal et pour finir, le « Progressive Punk Outfit » de White Knuckle.

Purity Culture’s scary music in Toronto, Zeal’s D-Beat Raw Punk in Ottawa, Puffer’s mix of Rock ‘n’ Roll and Punk in Montreal, and last but not least, White Knuckle’s “Progressive Punk Outfit”.
POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de Suoni Per Il Popolo et est adapté par PAN M 360.

classique

L’OSM dans les parcs Sirius XM – Brossard

par Rédaction PAN M 360

Retrouvez l’OSM dans les parcs lors d’un concert gratuit en plein air dirigé par le chef d’orchestre Andrei Feher! Sous la thématique du Noël des campeurs, venez écouter, en famille ou entre amis, des extraits du répertoire classique des fêtes comme Casse-Noisette de Tchaïkovski ou la Farandole de Bizet. Profitez de moments magiques sous les étoiles en compagnie d’André Robitaille, du violoncelliste d’origine sino-canadienne Leland Ko, lauréat du premier prix du Concours OSM 2023, ainsi que de l’Orchestre.

Join the OSM in the parks for a free outdoor concert led by conductor Andrei Feher! Under the theme of Christmas for campers, come and listen, with family or friends, to excerpts from the classical holiday repertoire such as Tchaikovsky’s Nutcracker or Bizet’s Farandole. Enjoy magical moments under the stars in the company of André Robitaille, Chinese-Canadian cellist Leland Ko, winner of first prize in the OSM Competition 2023, and the Orchestra.
CET ÉVÈNEMENT EST GRATUIT!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360.

hardcore / psychédélique / punk

Suoni Per Il Popolo: Hez + Mirage + Acid Casualties + Tenaz + Recall

par Rédaction PAN M 360

Le Panama n’est peut-être pas sur la carte du DIY punk pour la plupart des gens, mais Hez le déchire depuis un certain temps. Mirage, avec son chant en italien ( principalement), les place dans la riche histoire du hardcore italien, tandis que la musique s’inspire d’une atmosphère post-punk et d’une texture psychédélique. Acid Casualities, malgré toute leur négativité, ont encore un peu d’amour dans leur cœur, mais il est réservé au Hardcore et à la vitesse qui déchire la peau. Plus récents dans la scène, Tenaz, avec son anarco-punk mélodique et Recall, hardcore-punk avec des d beats, tous deux de Montréal.

Panama may not be on the DIY punk map for most people, but Hez have been tearing it up for some time. Mirage, with its ( mostly) Italian vocals, places them in the rich history of Italian hardcore, while the music draws on a post-punk atmosphere and psychedelic texture. Acid Casualities, for all their negativity, still have a little love in their hearts, but it’s reserved for hardcore and skin-ripping speed. Newer to the scene are Tenaz, with their melodic anarco-punk, and Recall, hardcore-punk with d beats, both from Montreal.
POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de Suoni Per Il Popolo et est adapté par PAN M 360.

Inscrivez-vous à l'infolettre