expérimental / contemporain / improvisation libre

Le Vivier : Squid in Chains / Adrianne Munden-Dixon & Raphaël Foisy à l’église Sainte-Hilda

par Rédaction PAN M 360

Squid in Chains est un trio de Vancouver mêlant improvisation, électronique et instruments acoustiques. Il réunit François Houle (clarinette et électronique), Douglas Schmidt (bandonéon et saxophone) et John Oliver (synthétiseurs, échantillonneurs et traitement sonore). En première partie: Adrianne Munden-Dixon et Raphaël Foisy, explorent en duo ou avec des invité-es (Karen NG, Ben Bennett, James Goddard, Andrew Furlong, Yves Charuest, Joni Void, Geneviève Gauthier, Mark Molnar, Susanna Hood…) une musique pour violon et guitare où les instruments se confondent mimétiquement et s’interrompent dans un territoire de textures, de timbres, de dynamiques, de contrastes, de bruits, de réflexes et d’accidents.

Squid in Chains is a Vancouver-based trio blending improvisation, electronics, and acoustic instruments. It brings together François Houle (clarinet and electronics), Douglas Schmidt (bandoneon and saxophone), and John Oliver (synthesizers, samplers, and sound processing). Opening the evening: Adrianne Munden-Dixon and Raphaël Foisy explore, as a duo or with guests (Karen NG, Ben Bennett, James Goddard, Andrew Furlong, Yves Charuest, Joni Void, Geneviève Gauthier, Mark Molnar, Susanna Hood…), a music for violin and guitar in which the instruments merge mimetically and interrupt one another within a territory of textures, timbres, dynamics, contrasts, noises, reflexes, and accidents.

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classique / Piano

Grande finale du Concours OSM – Édition 2026 – Piano

par Rédaction PAN M 360

Depuis 1940, le Concours OSM a révélé des talents exceptionnels qui ont marqué durablement la scène musicale. Parmi ses lauréats figurent des pianistes aujourd’hui reconnus sur la scène internationale, tels que Bruce Liu, Jan Lisiecki et Angela Hewitt, dont les carrières illustrent le rôle déterminant du concours comme tremplin artistique. Pour cette 87e édition, le piano est à l’honneur, avec un programme riche et contrasté où les finalistes, accompagnés par l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction d’Antony Hermus, proposeront une interprétation à la fois virtuose et d’une grande intensité expressive.

Since 1940, the OSM Competition has brought to light exceptional talents who have left a lasting mark on the musical landscape. Among its laureates are pianists now acclaimed on the international stage, such as Bruce Liu, Jan Lisiecki, and Angela Hewitt, whose careers exemplify the competition’s pivotal role as an artistic springboard. For its 87th edition, the spotlight is on the piano, with a rich and contrasting program in which the finalists—performing with the Montreal Symphony Orchestra under the direction of Antony Hermus—will offer interpretations that are both virtuosic and deeply expressive.

Les finalistes et leur programme seront dévoilés à l’issue des épreuves de demi-finale du Concours OSM 2026, le 11 novembre 2026.

The finalists and their programme will be announced following the semifinal rounds of the 2026 OSM Competition, on November 11, 2026.

RÉSERVATIONS DÈS LE 22 OCTOBRE 2026 / GRATUIT

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baroque / classique

Arion Orchestre Baroque : Les quatre saisons à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Si Les quatre saisons de Vivaldi, œuvres oubliées pendant plus de deux siècles, sont aujourd’hui parmi les pages les plus appréciées du répertoire baroque, c’est parce qu’elles sont bien plus que des concertos pour violon. Illustrant en musique la morsure du froid, la chaleur accablante du soleil d’été ou encore le pépiement des oiseaux au printemps, ces œuvres sont depuis plus de 300 ans les bandes sonores de nos vies ! Sous l’archet de la brillante violoniste suisse Leila Schayegh que l’on retrouvera à la direction d’Arion, et assortie d’œuvres vocales de Vivaldi et de Bembo livrées par l’admirable soprano québécoise Sophie Naubert, cette présentation promet tout un carrousel d’émotions et de contrastes.

If Vivaldi’s Four Seasons—works forgotten for over two centuries—are today among the most beloved pieces in the Baroque repertoire, it is because they are far more than just violin concertos. Depicting the biting cold, the oppressive heat of the summer sun, or the chirping of birds in spring, these works have become the soundtracks of our lives after over 300 years! Brought to life by the brilliant Swiss violinist Leila Schayegh, who returns to conduct Arion, and paired with vocal works by Vivaldi and Bembo performed by the remarkable Quebec soprano Sophie Naubert, this presentation promises a whirlwind of emotions and contrasts.

Programme

Antonio Vivaldi (1678 –1741)
Les quatre saisons, RV 269, RV 315, RV 293, RV 297
Concerto pour cordes en si bémol majeur, RV 163 « Conca »
In Furore iustissimae irae, RV 626
« Vedrò con mio diletto » (Il Giustino, RV 717)
« Agitata da due venti » (Griselda, RV 718)
Antonia Bembo (1640-1720)
Cantate “Per il natale”

Program

Antonio Vivaldi (1678 –1741)
The Four Seasons, RV 269, RV 315, RV 293, RV 297
Concerto for strings in B-flat Major, RV 163 “Conca”
In Furore iustissimae irae, RV 626
“Vedrò con mio diletto” (Il Giustino, RV 717)
“Agitata da due venti” (Griselda, RV 718)
Antonia Bembo (1640-1720)
Cantate “Per il natale”

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baroque / classique

Arion Orchestre Baroque : Les quatre saisons à l’église Saint-Viateur d’Outremont

par Rédaction PAN M 360

Si Les quatre saisons de Vivaldi, œuvres oubliées pendant plus de deux siècles, sont aujourd’hui parmi les pages les plus appréciées du répertoire baroque, c’est parce qu’elles sont bien plus que des concertos pour violon. Illustrant en musique la morsure du froid, la chaleur accablante du soleil d’été ou encore le pépiement des oiseaux au printemps, ces œuvres sont depuis plus de 300 ans les bandes sonores de nos vies ! Sous l’archet de la brillante violoniste suisse Leila Schayegh que l’on retrouvera à la direction d’Arion, et assortie d’œuvres vocales de Vivaldi et de Bembo livrées par l’admirable soprano québécoise Sophie Naubert, cette présentation promet tout un carrousel d’émotions et de contrastes.

If Vivaldi’s Four Seasons—works forgotten for over two centuries—are today among the most beloved pieces in the Baroque repertoire, it is because they are far more than just violin concertos. Depicting the biting cold, the oppressive heat of the summer sun, or the chirping of birds in spring, these works have become the soundtracks of our lives after over 300 years! Brought to life by the brilliant Swiss violinist Leila Schayegh, who returns to conduct Arion, and paired with vocal works by Vivaldi and Bembo performed by the remarkable Quebec soprano Sophie Naubert, this presentation promises a whirlwind of emotions and contrasts.

Programme

Antonio Vivaldi (1678 –1741)
Les quatre saisons, RV 269, RV 315, RV 293, RV 297
Concerto pour cordes en si bémol majeur, RV 163 « Conca »
In Furore iustissimae irae, RV 626
« Vedrò con mio diletto » (Il Giustino, RV 717)
« Agitata da due venti » (Griselda, RV 718)
Antonia Bembo (1640-1720)
Cantate “Per il natale”

Program

Antonio Vivaldi (1678 –1741)
The Four Seasons, RV 269, RV 315, RV 293, RV 297
Concerto for strings in B-flat Major, RV 163 “Conca”
In Furore iustissimae irae, RV 626
“Vedrò con mio diletto” (Il Giustino, RV 717)
“Agitata da due venti” (Griselda, RV 718)
Antonia Bembo (1640-1720)
Cantate “Per il natale”

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classique / post-romantique

OSM : Les mille et une notes de Shéhérazade – Express

par Rédaction PAN M 360

Dans ce programme condensé, la force des individualités de l’Orchestre se déploie comme rarement. Les Danses polovtsiennes de Borodine ouvrent la soirée dans une effervescence charnelle : chaque pupitre y brille, sollicité avec une virtuosité tantôt sauvage, tantôt caressante, comme si l’orchestre tout entier se muait en un ensemble de solistes. Puis surgit Shéhérazade, où la voix du violon – celle d’Andrew Wan – trace en filigrane le destin de l’héroïne des Mille et une nuits. Ses lignes souples et envoûtantes esquissent les stratégies, les doutes, la douceur et l’audace de cette femme qui apprivoise peu à peu le sultan et transforme sa propre histoire en salut. Deux œuvres qui magnifient la richesse expressive d’un orchestre en pleine incarnation.

In this condensed program, the orchestra’s individuality shines as rarely before. Borodin’s Polovtsian Dances open the evening in a sensual whirlwind: every section dazzles, summoned to a virtuosity that is at times wild, at times tender, as if the entire orchestra were transformed into a constellation of soloists. Then comes Sheherazade, where the violin—Andrew Wan’s voice—traces the destiny of the heroine from One Thousand and One Nights. Its supple, mesmerizing lines sketch her strategies, doubts, gentleness, and audacity as she gradually tames the sultan and turns her story into salvation. Two works that magnify the expressive richness of an orchestra in full incarnation.

Programme/program

Alexandre Borodine, Prince Igor : Danses Polovtsiennes/Polovtsian Dances (14 min)
Nikolaï Rimski-Korsakov, Shéhérazade, op. 35 (42 min)

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musique contemporaine

Prix Azrieli : en route pour 2028 avec Linda Bouchard, Luis Arias et Matthew Rosenblum!

par Frédéric Cardin

La Fondation Azrieli a annoncé aujourd’hui les trois compositeur-ice-s qui recevront les commandes d’œuvres en vue de la remise des Prix de musique Azrieli. Les compositions primées seront présentées lors d’un concert gala à l’automne 2028, et jouées par le Nouvel Ensemble Moderne (NEM) sous la direction de Jean-Michaël Lavoie, partenaire de cette édition. Et la cagnote, pour chaque lauréat-e est substantielle : près de 250 000 $ en valeur : 50 000 $ en argent, et le reste en assurances de prestations en concert, en enregistrements discographiques, etc. Les prix Azrieli sont les plus importants au Canada, de loin, mais aussi parmi les plus importants au monde.

CONSULTEZ LA CRITIQUE DU CONCERT GALA 2026 PRÉSENTÉ LE 15 OCTOBRE DERNIER À LA MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL

Les trois lauréats sont : 

Linda Bouchard – Commande Azrieli de musique canadienne 2028 : Le Saguenay, Saki-nip

La compositrice proposera Le Saguenay, Saki-nip, un portrait majestueux du fjord du Saguenay, inspiré également des relations entre les colons français et les Innus au 17e siècle. Bouchard dit puiser dans les impressions laissées par le livre Le peuple rieur de Simon Bouchard et Marie-Christine Lévesque, qui relate justement cette relation amicale et paisible. En entrevue lors du dévoilement des lauréats, Mme Bouchard dit vouloir créer des textures métalliques, cuivrées, afin de rendre compte de la grandeur rayonnante du Saguenay. 

Mathew Rosenblum – Commande Azrieli de musique juive 2028 : Tamim (Simplicity)

L’États-unien Rosenblum présentera Tamim (Simplicity), une oeuvre mémoire qui incluera des enregistrements de sa grand-mère chantant ou parlant de sa vie en Ukrainien et en Yiddish. À travers, également, des artefacts sonores liés à la terre natale de son aïeule (l’Ukraine), et une voix de mezzo-soprano, ce sont les thèmes de la migration, de la perte, de l’identité, que Rosenblum explorera, en faisant aussi de la partition de mezzo-soprano un relais de sa propre identité de compositeur et humain issu d’une famille qui a vécu l’exil. 

Luis Arias – Commande Azrieli pour la musique internationale 2028 : Optimized for Loneliness 

Arias composera Optimized for Loneliness, une réflexion sur la manière dont la médiation numérique contemporaine transforme la perception et la mémoire des processions traditionnelles de la Semana Santa (Semaine Sainte) andalouse. Arias se rappelle que, tout jeune, il écoutait avec plaisir les fanfares qui jouaient lors de ces processions. Il voulait les imiter et faire comme les musiciens déambulant. Aujourd’hui, le se questionne sur le fait que les nouvelles générations observent ces événements par principe rassembleurs et collectifs, dans leurs bulles individuelles, connectés via Instagram ou d’autres réseaux sociaux. 

Le quatrième prix habituellement octroyé, le Prix Azrieli pour la musique juive, qui n’est pas une commande mais plutôt l’interprétation d’une œuvre existante, changera de formule. Finie l’obligation de choisir une œuvre créée dans les 75 dernières années par un compositeur vivant. Le focus deviendra plutôt de récompenser une oeuvre de musique juive du passé, peu importe l’année, en mettant l’accent sur des compositeurs ou compositrices négligés, et/ou des œuvres oubliées ou occultées par l’Histoire. L’accent sera mis sur la découverte et la recherche historique. La pièce lauréate n’a pas encore été choisie. Autre modif : l’œuvre retenue bénéficiera de son propre concert, afin d’en souligner davantage l’importance. 

classique arabe / Musiques du Monde

FMA 2026 | MaqaMorphose présente Abdelwahab, compositeur Romantique

par Frédéric Cardin

Ceux et celles qui connaissent la musique classique européenne comprendront la signification de la majuscule dans le terme Romantique du titre. Pour les autres, permettez-moi d’expliquer : le terme Romantique avec une majuscule ramène à la période de musique Romantique, celle qui fait environ tout le 19e siècle et se poursuit jusqu’au début du 20e, voir jusqu’à nos jours car cette esthétique continue d’être pratiquée (dans la grande musique de film, par exemple). Le mot ne fait pas référence à la sensualité amoureuse (quoique, c’est très possible), mais plutôt à l’affirmation personnelle et individuelle, l’expressivité intense, et d’autres caractéristiques précises qui font de la Période Romantique l’une des plus emblématiques de la musique occidentale. Pensez à Tchaïkovsky, pensez à Brahms, pensez aux opéras de Puccini, de Verdi, pensez à Mahler, pensez à Rachmaninov, etc., etc. Voilà. 

MaqaMorphose a proposé dimanche soir une relecture en format quintette de chambre atypique (piano, violoncelle, qanun, ney et percussions) des musiques icôniques de Mohammed Abdelwahab, compositeur qui a écrit de nombreux tubes de la grande chanson classique arabe, et qui en a écrit d’autres pour des divas célèbres comme Fairouz, Warda et Oum Kalthoum. 

Des relectures informées par le désir des deux initiateurs du projet, la qanuniste Chaima Gaddour et le violoncelliste Samih Souissi, de faire dialoguer la musique arabe et la  musique occidentale, dans une esthétique près du classicisme savant transculturel. Abdelwahab se portait bien à cette initiative car il a lui-même puisé quelque fois chez Beethoven et d’autres, par respect et par ouverture. 

LISEZ L’ENTREVUE AVEC CHAIMA GADDOUR ET SAMIH SOUISSI

On est d’abord frappé par la sono, puissante. Personnellement, je trouve cela too much. J’aimerais entendre ces instruments dans leur personnalité authentique, et leurs relations croisées sans entraves. Dans cette amplification poussive, on perd le grain naturel du violoncelle. Du ney aussi. Je me suis renseigné : en raison de l’utilisation d’un piano synthétique, inévitablement amplifié, il a fallu amplifier les autres. Bon. Cela dit, quand vous aurez un piano acoustique, faites-moi signe, j’aurais beaucoup de plaisir à goûter l’essence véritable de cette jolie musique de chambre. Samih Souissi me dit d’ailleurs que c’est un work-in-progress. Des ajustements restent à faire. Je me rassure.

Faisant finalement abstraction de ce détail, je me concentre sur la musique elle-même, bien entendu. La première partie se focalise sur les chansons qu’Abdelwahab a interprétées lui-même, ainsi que sur sa musique de film et quelques pièces qu’il appelait ‘’symphonies instrumentales’’. Jolies compositions qui superposent parfois les inflexions en quart de ton, typique de la musique arabe, et orientale en générale, à la tonalité à tempérament égal imposée par la présence du piano. Des frottements qui paraîtront d’abord étranges, qui donneront parfois l’impression qu’on joue faux, mais qui demandent que l’on patiente jusqu’à leur résolution. 

C’est dans la deuxième partie du concert que la musique soulève l’Ausgang Plaza pour de bon. MaqaMorphose propose alors une série de medleys en hommage au chansons qu’Abdelwahab a réalisées pour les chanteuses les plus populaires de l’âge d’or de la chanson arabe. Fairouz, Warda, Oum Kalthoum, trois noms qui ont traversé en Occident, mais qui résonnent encore comme des idoles dans le monde arabe. Un peu comme Édith Piaf, Juliette Gréco et Dalida, une Trinité de la mémoire collective. Les arrangements sont vivants, agréablement polyphoniques et les mélodies évoquées souvent reprises en chœur par le public, connaisseur, qui remplit l’espace intime du Ausgang Plaza. 

Entre les pièces, de beaux textes récités par les divers musiciens, qui mettent la table pour une appréciation bonifiée de ce qu’on va entendre. Au départ, ces musiques étaient presque toutes chantées. Les textes, en musique arabe, sont centraux à la démarche artistique. La poésie, en général, reste une discipline reine, contrairement à l’Occident où elle est devenue marginale. Au final, même si MaqaMorphose souhaite émanciper cette musique de son lien subordonné au texte, l’ensemble ne peut faire totalement abstraction de son esprit omnipésent derrière ces compositions. L’astuce est bonne. 

On sent que le matériel passe la rampe. Non seulement pour les nostalgiques, mais, pour ma part, pour le mélomane curieux et inspiré autant par la musique classique européenne que par les traditions non-européennes. Abdelwahab prend ici des habits de Romantique imprégné d’une personnalité créative unique et gonflée de belles richesses. 

Au-delà de cet hommage à un compositeur bien connu de la tradition arabe, c’est un univers de rencontres et de dialogues transculturels et savants (dans un sens très positif, tout sauf pédant) que laisse entrevoir la démarche du groupe largement basé à Montréal (sauf pour le violoncelliste, basé à Paris). 

En attendant, trouvez un bon Yamaha de bonne gamme classique (même pas obligés de courir les Steinway), et ramenez-nous cette musique en déploiement purement acoustique, dans une salle à cet effet, pour que l’on puisse jouir pleinement de cette offre stimulante. 

MaqaMorphose : 

Chaima Gaddour, qanun

Samih Souissi, violoncelle

Arden Arapyan, piano

Mohsen Achour, percussions

Aymen Trabelsi, ney

jazz

Jazz@Vue | Léno show et l’élégance de Gentiane

par Frédéric Cardin

Un samedi soir d’Halloween à Outremont. La rue Bernard frémissait de monstres sympathiques, petits et grands. Sans se douter, probablement, qu’à l’intérieur du Théâtre Outremont se déroulait le troisième ‘’plateau double’’ du nouveau festival Jazz@vue, organisé par le Théâtre Outremont en collaboration avec le label Effendi, les Productions Yves Léveillé et les Productions Félix Stüssi. Troisième soirée ou deux ensembles se partagent la scène à tour de rôle. En cette soirée des morts, c’était la musique plutôt vitale et tonique du duo parisien Léno (pour le pianiste LÉonardo Montana et le batteur ArNAUD Dolmen) qui couvrait la première moitié de l’affiche. 

LISEZ L’ENTREVUE AVEC LE DUO LÉNO

Musique énergisante, oui, tout à fait. Un piano palpiteur, percussif, qui s’épanouit généreusement en intensité dramatique et en force expressive à mesure que progressent les pièces. Un discours mélodique hachuré, fragmenté mais incessamment groovy. Un ami me faisait remarquer que ce type (Leonardo Montana, tout comme Dolmen le batteur, j’y reviendrai) doit avoir un troisième bras caché pour ajouter des notes. 

Arnaud Dolmen, autre doué des mains, impressionne par sa technique hyper assurée. Cet artiste des baguettes maintient la pulsation, mais s’amuse avec elle comme un chat avec une balle, la faisant s’envoler, rouler et bondir dans des parcours surprenant, toujours excitants. 

Les deux garçons mélangent les sonorités et influences du jazz moderne très informé de bop et post bop, mais aussi beaucoup de résonances antillaises (Dolmen est Guadeloupéen) et moderno brésilienne (plusieurs échos à Milton Nascimento, du moins à mes oreilles). Ce bel oecuménisme sert de cadre expressif à des relectures épatantes de Mongo Santamaria (Afro Blue), Wayne Shorter (Joy Rider), du Pedro Aznar et certaines compos personnelles (Spirale) issues de leur album éponyme sorti en 2024.

Le genre de show qui me rend heureux, car c’est assurément l’une des belles perfos musicales jazz de mon année 2026! Il faudra les réinviter. Mais aussi, le genre de show qui, malheureusement, m’attriste, parce que le Théâtre Outremont semblait bien trop vaste pour le public présent. Un peu gênant. Comment ce haut niveau de qualité artistique peut-il rester aussi confidentiel dans les médias (à part chez PanM)?

La deuxième partie était assurée par la musique tout en élégance et en finesse contemporaine, mais accessible, du trio de Gentiane MG. De bons extraits de l’album Can You hear the Birds? sorti en mars dernier, et dont je vous proposais une recension positive. 

LISEZ LA RECENSION DE L’ALBUM CAN YOU HEAR THE BIRDS? DE GENTIANE MG TRIO

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE D’ALAIN BRUNET AVEC GENTIANE MG

Je disais ceci de la musique de l’album : … invite instinctivement à respirer, à nous détendre et à laisser l’impulsion du moment se faire un nid et stimuler notre imagination. Une aération du jeu et des phrases, une douceur des interactions entre les trois artistes…

Évidemment, sur scène, la spontanéité prend de l’expansion, la liberté s’ébroue un peu plus, mais en général l’esprit est entièrement respecté et contribue à conclure une très belle soirée, unie par la juxtaposition de deux visions différentes mais complémentaires du jazz contemporain. 

folk-pop / indie pop / pop de chambre

Gracie Abrams au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

Depuis ses débuts avec « Mean It » en octobre 2019, Gracie Abrams s’est imposée comme l’une des auteures-compositrices les plus fascinantes de sa génération, suscitant l’admiration d’artistes partageant les mêmes valeurs, tels que Lorde, Billie Eilish et Olivia Rodrigo. Auteure-compositrice accomplie qui cite Joni Mitchell comme sa principale influence, elle a écrit sa première chanson à l’âge de huit ans, puis s’est constitué un public fidèle grâce à ses paroles intimistes et à son sens de la création DIY. Au fur et à mesure que sa notoriété grandissait, Abrams a été désignée comme une artiste à suivre par des médias influents tels que Pigeons & Planes, Fader et -iD, en plus d’être couronnée comme l’une des sept musiciennes émergentes par Vogue UK. Avec la sortie de son premier album, minor, à l’été 2020, elle a reçu des critiques élogieuses de la part de magazines tels que NME, qui a salué ses « récits douloureusement honnêtes de chagrin d’amour, enveloppés de mélodies délicates qui suscitent bien plus d’intérêt que celles des auteurs-compositeurs-interprètes habituels ». Produit par Blake Slatkin – et réalisé en collaboration avec des producteurs de renom tels que Joel Little et benny blanco –, cet album de sept titres comprend ses singles très appréciés « 21 », « I miss you, I’m sorry » et « Long Sleeves ». En mars, Abrams a sorti « Unlearn », une collaboration avec le hitmaker benny blanco (qui a également produit le titre éponyme de son premier album acclamé, minor). En mai, Abrams a partagé son dernier single poignant, « Mess It Up », accompagné d’un clip réalisé par Matty Peacock.

Since making her debut with « Mean It » in October 2019, Gracie Abrams has emerged as one of the most compelling songwriters of her generation, earning the admiration of such likeminded artists as Lorde, Billie Eilish, and Olivia Rodrigo. A consummate songwriter who names Joni Mitchell as her most formative influence, she penned her first song at the age of eight, then went on to amass a devoted following on the strength of her emotionally intimate lyrics and DIY sensibilities. As her profile rose, Abrams was named an artist to watch by tastemaking outlets like Pigeons & Planes, Fader, and -iD, in addition to being crowned one of seven breakout female musicians by Vogue UK. With the arrival of her debut project minor in summer 2020, she received glowing reviews from the likes of NME, who praised her « painfully honest tales of heartbreak draped in delicate melodies that carry much more intrigue than the usual run-of-the-mill singer-songwriter. » Executive-produced by Blake Slatkin – and also made with leading producers like Joel Little and benny blanco – the seven-song effort features her beloved singles « 21, » « I miss you, I’m sorry, » and « Long Sleeves. » In March Abrams released « Unlearn, » a collaboration with hitmaker benny blanco (who also served as producer on the title track to her acclaimed debut project minor). Abrams shared her most recent poignant single « Mess It Up » in May with a video directed by Matty Peacock.

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métal alternatif / post-grunge / rock alternatif

Nickelback au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

Un coup d’œil à la liste des titres de The Best of Nickelback Volume 1, la compilation des plus grands succès que les rockeurs post-grunge canadiens ont lancée en 2013, révèle à quel point le groupe domine les ondes depuis sa percée avec son troisième album, Silver Side Up, paru en 2001. Des succès comme « How You Remind Me », « Someday », « Photograph » et « Rockstar » ont contribué à faire vendre plus de 22 millions d’albums de Nickelback aux États-Unis, faisant du groupe l’un des plus vendeurs des années 2000. Les fans qui ont acheté des billets pour « The Hits Tour » en 2013 ont pu découvrir sur scène des interprétations percutantes de ces chansons et de bien d’autres. Le chanteur Chad Kroeger a fondé Nickelback avec deux de ses frères — le guitariste Mike et le batteur Brandon — ainsi que le guitariste et claviériste Ryan Peake, dans leur petite ville natale isolée de Hanna, en Alberta. Ils ont ensuite déménagé à Vancouver pour travailler sur leurs propres compositions et ont décroché un contrat avec Roadrunner Records après avoir lancé leur premier album, Curb, de façon indépendante en 1996 et s’être bâti un vaste public à Vancouver. Brandon Kroeger a quitté le groupe peu après ses débuts; le batteur actuel de Nickelback est Daniel Adair.

A glance at the tracklisting of The Best of Nickelback Volume 1, the greatest hits set that the Canadian post-grunge rockers released in 2013, shows how dominant the band has been on the airwaves since breaking through with their third album, 2001’s Silver Side Up. Hits like « How You Remind Me, » « Someday, » « Photograph, » and « Rockstar » have helped Nickelback to sell more than 22 million albums in the U.S., making them one of the top-selling groups of the 2000s. Fans who bought tickets for the band’s 2013 « The Hits Tour » got to see crunching renditions those songs and more in concert.Frontman Chad Kroeger formed Nickelback with two of his brothers — guitarist Mike and drummer Brandon — and guitarist-keyboardist Ryan Peake in their isolated hometown of Hanna, Alberta. They eventually moved to Vancouver to work on original music, and landed a deal with Roadrunner Records after self-releasing their debut album, Curb, in 1996 and building a large fan base in Vancouver. Brandon Kroeger left the group early in its run; Nickelback’s current drummer is Daniel Adair.

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country / pop / pop-rock

Niall Horan au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

Niall Horan est un chanteur-compositeur aux multiples disques de platine qui s’est d’abord fait connaître à l’échelle mondiale en tant que membre du groupe One Direction et s’est depuis imposé comme un artiste solo incontournable. Il a vendu plus de 90 millions de disques à travers le monde et sorti plusieurs albums en tête des classements, dont Heartbreak Weather, qui a atteint la première place au Royaume-Uni et s’est classé en tête du classement « Top Album Sales » de Billboard. En 2024, son album The Show a donné lieu à une tournée mondiale à guichets fermés sur plusieurs continents, consolidant encore davantage son statut de l’un des artistes pop les plus captivants sur scène. Horan a également remporté trois fois le titre de coach dans l’émission The Voice sur NBC, et sortira son nouveau single « Dinner Party » le 20 mars, en avant-première de son quatrième album studio.

Niall Horan is a multi platinum selling singer/songwriter who first rose to global fame as a member of One Direction and has since established himself as a powerhouse solo artist. He has sold over 90 million records worldwide and released multiple chart topping albums, including Heartbreak Weather, which reached No. 1 in the U.K. and topped Billboard’s Top Album Sales chart. In 2024, his album The Show sparked a sold out global arena tour across multiple continents, further cementing his status as one of pop’s most compelling live performers. Horan is also a three time winning coach on NBC’s The Voice, and will release his new single « Dinner Party » on March 20 ahead of his fourth studio album.

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dance-pop / électro-pop / pop de chambre

Angèle au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

Au fil des dernières années, Angèle s’est imposée comme l’une des artistes européennes les plus influentes de sa génération. Avec plusieurs sorties certifiées, près de 4 milliards de streams dans le monde, des tournées en arenas à guichets fermés et une empreinte culturelle qui s’étend à la musique, à la mode et au cinéma, elle a construit l’une des identités artistiques les plus singulières de la pop européenne. Angèle vient de dévoiler son nouveau single « une seule vie », un hymne pop solaire qui ouvre les portes de l’univers d’INSTINCT. Son nouvel album sortira le 16 octobre, et est désormais disponible en précommande. Construit sur les fondations électroniques d’INSTINCT, le titre fait évoluer le son vers quelque chose de plus lumineux, pensé pour fonctionner aussi bien sur une piste de danse qu’à la radio en journée.

Over the past few years, Angèle has established herself as one of the most influential European artists of her generation. With multiple certified releases, nearly 4 billion streams worldwide, sold-out arena tours and a cultural footprint spanning music, fashion and film, she has built one of the most distinctive artistic identities in European pop. Angèle recently releases her new single « Une seule vie », a radiant pop anthem that opens the door to the world of INSTINCT. Her new album will be released on October 16 and is now available for pre-order. Built on the electronic foundations of INSTINCT, the song evolves into something brighter, designed to work just as well on the dancefloor as it does on daytime radio.

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