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LES 100 MEILLEURS ALBUMS DE 2022 SELON PAN M 360 (1ÈRE PARTIE)

· par Rédaction PAN M 360

Avec la pandémie qui semble se résorber, il s’est créé beaucoup de musique en 2022. Que faire pour trier le bon grain de l’ivraie? Nous, de PAN M 360, pensons que nous ne sommes pas que des critiques et des journalistes culturels, mais aussi des prescripteurs de musique à une époque où il est plus compliqué que jamais d’identifier les meilleurs sons en circulation. À la fois experts et sans prétention, doit-on ajouter.

Alors ? Voici le premier volet de notre Top 100 des meilleurs albums en 2022, plus précisément la première de 4 parties. Vous observerez qu’il n’y a pas de classement dans cette liste, pas d’ordre de styles, pas de hiérarchie de sons, même pas d’ordre alphabétique.

Pourquoi donc ? Parce que nous pensons sincèrement que les mélomanes n’ont pas besoin de telles structures hiérarchiques afin qu’ils se fassent leur propre opinion après nous avoir fait confiance. Souhaitons donc que vous débusquerez ici de l’excellente nouvelle musique à la veille de la nouvelle année !

Hatis Noit
Aura (juin)
Erased Tapes
A Cappella, expérimental, ambient
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Originaire du Japon et établie à Londres, Hatis Noit est devenue une artiste de la voix après avoir été profondément émue par le chant d’un moine bouddhiste lors d’un voyage au Népal. Autodidacte, elle développera sa voix en s’inspirant du gagaku, de l’opéra, des chants bulgares et grégoriens, ainsi que de l’avant-garde et de la pop. Composant une musique que l’on pourrait qualifier à la fois digne et sauvage, cette voix mi-humaine, mi-animale chante avec extase : parfois à travers des chœurs composés de sa propre voix (superposée), ailleurs en solitaire, bercée de bruits ambiants. Merveilleux. (Isabelle Marceau)

Denzel Curry
Melt My Eyez See Your Future (mars)
Loma Vista
Hip Hop

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Ayant bénéficié des contributions d’une brochette de collaborateurs particulièrement éclectique- Robert Glasper, A-Track, JPEGMafia, Saul Williams, Kenny Beats, Thundercat, Slowthai et plusieurs autres – le plus récent opus de Denzel Curry est pourtant étonnamment homogène. C’est aussi son œuvre la plus introspective à ce jour. Plus solide que jamais, le mc floridien s’inspire de la nu-soul des années quatre-vingt-dix tout en ayant les yeux bien braqués vers le futur. (Steve Naud)

Wilco
Cruel Country (mai)
dBPM Records
Americana, country, indie folk

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Je suis rarement, voire jamais déçu par un nouvel album de Wilco. Et lorsque Wilco revient à ses racines country avec leur dernier album, j’en suis ravi. Un album tentaculaire et solide. A Lifetime to Find, Many Worlds et Country Song Upside-Down se distinguent pour moi. (Thomas Moultrie)

Carbon 96 (Peder Mannerfelt)
Carbonated (juillet)
Peder Mannerfelt Produktion
Électronique, techno

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D’une sublime noirceur, Carbon 96 se révèle tout simplement prophétique. Peder, en collaboration, ici, avec Ciarra Black, explorent les limites de l’expérimentation symphonique avec Hyper Hunter et Club Soda. Voilà une une approche avant-gardiste de la techno dite contemporaine. À la recherche constante de sons à sortir de son laboratoire offrant de nouvelles perspectives, il nous a livré un récit en deux volets. Le premier épisode est caverneux et terreux. Dans une répétition quasi religieuse à sombrer dans un état de transe, l’intensité industrielle développe une atmosphère envoûtante. Le second renvoie une tout autre image. Épicée par des soubresauts de shakers, de rythmes dubstep et autres sons contondants, la musique de Zoë Mc Pherson, révolutionne la techno depuis la Suède. Ses productions sont riches de diversité stylistique, offrant ainsi une vue macroscopique de ce que le large spectre de la musique électronique recouvre, loin des clichés commerciaux. Le messie Peder Mannerfelt ouvre ainsi la voie à une nouvelle ère du son. (Salima Bouaraour)

Tomáš Král, Wroclaw Baroque Orchestra, Jarosław Thiel
Kings in the North (octobre)
Aparté
Classique, baroque, opéra

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Le baryton tchèque Tomáš Král se pare de différentes couronnes sur cet album aux accents royaux en mettant de l’avant la musique lyrique de compositeurs ayant pris comme inspiration des monarques issus de l’histoire du Vieux Continent. L’incarnation des divers personnages endossés par Král capte notre attention de manière saisissante avec son timbre rond et boisé, tantôt plein de rage et tantôt plein de tendresse : une performance qui inspire révérence. (Alexandre Villemaire)

Tim Bernardes
Mil Coisas Invisíveis (juin)
Psychic Hotline

Listen Here

Un Nick Drake brésilien avec un look de Frank Zappa ? Une énorme surprise ce second album de l’artiste paolista (de Sao Paolo) de 31 ans. Des ballades folk avec arrangements orchestraux somptueux et très originaux. Imprégnés d’influences bossa et tropicalia, mais résolument contemporaines. Tim Bernardes parle de ce pays compliqué et ses divisions tout en réfléchissant beaucoup sur la vie. Il joue plusieurs instruments et à réalisé un bon nombre des arrangements orchestraux. Un nouveau génie brésilien? Espérons l’entendre bientôt dans nos terres. (Michel Labrecque)

Haru Nemuri
Shunka Ryougen (avril)
TO3S Records
Punk, hardcore, J-pop, prog, jazz-fusion

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Connue sous le pseudo Haru Nemuri, la surdouée japonaise Haruna Kimishima a tous les atouts des plus grandes figures avant-pop, celles capables de modifier le cours des choses. On a encaissé son incroyable charge émotive à Pop Montréal en septembre dernier, venue en éclaireuse avec un seul beatmaker. Si elle avait été connue en Occident, elle tournerait avec les excellents musiciens qu’elle convoque en studio dans ce deuxième album studio, une œuvre à la fois sombre et solaire, à la fois viscérale et cérébrale. Mâtiné de poésie punk, de J-Pop, rap, soul-pop, rock hardcore, d’électro, chant choral, classique occidental ou même jazz-fusion, l’opus Shunka Ryougen nous instruit sur la culture nipponne d’aujourd’hui… en plus de nous séduire profondément. (Alain Brunet)

Moor Mother
Jazz Codes (août)
ANTI
Electro, Brutalism, Jazz, Ambient

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Les « codes du jazz » (et aussi ceux de la soul ou du hip hop) sont ici absorbés par la productrice et afro-américaine Moor Mother et ainsi réinjectés dans son art bruitiste et radical, lui conférant ici une volupté et une profondeur qui ne sont pas, somme toute, incompatibles avec sa rugosité apparente. Y sont évoqués les grands d’hier et d’aujourd’hui, de Jason Moran à Mary Lou Williams en passant par Sun Râ et Jelly Roll Morton, ces citations s’imbriquent dans un art parfaitement singulier. Moor Mother s’impose ici comme une artiste d’une immense culture dont les œuvres sont aussi de solides réflexions sur le processus créatif et le legs culturel de ses ancêtres et contemporains. (Alain Brunet)

Ezra Collective
Where I’m Meant to Be
(novembre)
Partisan
Jazz, afrobeat, grime, latin jazz, dancehall, reggae

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Ezra Collective est un incontournable du jazz groove ayant germé sur la scène londonienne, et cet album témoigne d’un vocabulaire empreint d’afrobeat, dub, latin jazz, grime/hip hop, reggae, dancehall et sons électros dont l’objet est d’alimenter le legs des générations précédentes. Le Nigeria et les antilles anglaises s’invitent à ce festin jazzy auquel sont conviés des Anglais de haute volée tels que les rappeurs Kojey Radical et Sampa the Great, le cinéaste et artiste Steve McQueen ou encore les chanteuse Nao et Emely Sandé. Cette musique ne pourrait pousser ailleurs qu’à Londres, au confluent de l’Afrique de l’Ouest anglo, des West Indies et de l’Occident où le jazz a est né de cultures métissées. (Alain Brunet)

The Smile
A Light For Attracting Attention (mai)
XL Recordings
Rock, électro, prog rock

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Les deux têtes principales de la Tête de radio n’avaient pas l’habitude de travailler ensemble dans leurs projets parallèles, d’où l’intérêt de The Smile qui les réunit à Tom Skinner, qu’on a connu au sein des Sons of Kemet. Sorti en mai dernier, l’album A Light For Attracting Attention attire effectivement notre attention et nous informe des récents travaux. Thom Yorke (chant, guitare, basse, clavier) , Jonny Greenwood (guitare, basse, clavier) et Tom Skinner (batterie). La réalisation de l’album est de Nigel Godrich qui est à Radiohead ce que George Martin fut aux Beatles : membre externe, membre essentiel. On reconnaît bien la patte de Thom Yorke, ses thèmes et accords préférés, on contemple la vaste palette de Jonny Greenwood, on apprécie l’excellent batteur… et l’on ne peut éviter d’y voir un prolongement de Radiohead, néanmoins inspiré et créatif pour l’enregistrement, plus cru et moins subtil sur scène. (Alain Brunet)

Fresh Pepper
Fresh Pepper (juin)
Telephone Explosion Records
Alternatif, adulte contemporain, jazz

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C’était juste assez bizarre. Juste assez intéressant. Et juste assez cool. Les musiciens étaient excellents, et ça rendait hommage à une industrie que j’aime et que je déteste à la fois. Oui, Fresh Pepper avait quelque chose de spécial. Depuis que je l’ai écouté et chroniqué l’été dernier, je n’ai pu l’oublier. Il me trotte encore dans la tête. (Thomas Moultrie)

Denise Rabe
Blame Me (septembre)
Cri Du Coeur
Électro, techno, industriel

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L’unicité de l’œuvre de Denise Rabe s’illustre à travers le brouillage subtil des frontières entre l’expérimental et la techno purement orientée dancefloor, comme le prouve son dernier EP Blame Me – avec des remix de The Advent, TWR72 et Cri Du Cœur. DJ et productrice, l’Allemande a joué dans les clubs les plus réputés de son pays et a collaboré avec des figures de l’industriel atmosphérique et de l’abstract techno comme le producteur Rrose et Shxcxchcxsh. (Elsa Fortant)

Lydia Képinski
Depuis (avril)
Chivi Chivi
Pop, Art-pop

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Véritable récit autobiographique, Depuis, le deuxième album studio de l’autrice compositrice et interprète détonne d’intensité et d’originalité. Ce n’est qu’en écoutant attentivement l’album que l’on peut rendre honneur aux riches textes empreints de poésie et d’autodérision de l’autrice. Par contre, c’est indéniablement en spectacle qu’on peut vraiment apprécier le véritable talent d’interprète de Lydia Képinski et le pouvoir enivrant et dansant des différentes sonorités synth-pop explorées sur l’album. (Geneviève Gauthier)

Rebecca Delle Piane
Soltera EP (juillet)
mord
Électronique, techno

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Après un EP remarquable chez Symbolism (Ben Sims) l’Italienne poursuit son ascension avec la sortie d’un six titres (+ trois en digital) chez MORD, label européen techno incontournable des dix dernières années. La DJ dévoile des productions dark techno puissantes où les effets de dissonance créent un sentiment d’oppression libératrice, de quoi faire sortir le malin qui sommeille en chacun de nous. (Elsa Fortant)

Loraine James
Building Something Beautiful For Me (octobre)
Phantom Limb
Électro, ambient, expérimental, psychédélique, musique contemporaine, minimaliste

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Parmi les révélations du dernier festival MUTEK à MTL, la productrice et compositrice afro-britannique Loraine James a réalisé un superbe album à la croisée du minimalisme américain, de l’ambient et du psychédélisme électronique. Elle rend ici hommage au compositeur afro-américain Julius Eastman (1940-1990), mort d’usure prématurée, dans la misère matérielle et psychologique, dans la pauvreté et la toxicomanie. Cette relecture de son œuvre méconnue nous rappelle indirectement que Steve Reich s’est inspiré des tambours du Burundi pour imaginer ses fameux décalages rythmiques… et qu’il n’était pas le seul à penser ainsi. Loraine James le souligne à grands traits et relance l’œuvre de son ancêtre au destin tragique, de l’artiste incompris jusqu’à l’autodestruction. (Alain Brunet)

The Weeknd
Dawn FM (janvier)
XO / Republic Records
Hip-hop, dance-pop, synth-pop, pop

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Près de deux ans après la parution d’After Hours, la star de la pop et du R&B est revenue à la charge avec Dawn FM, un opus quelque peu moins sombre que son précédent. Dans cet album infusé de sonorités rétros, The Weeknd plonge ses auditeurs au cœur de 103,5 Dawn FM, une station de radio fictive animée par le célèbre Jim Carrey. Ce projet est sans aucun doute une (autre) superbe démonstration de l’immense talent pop du Torontois. (Jacob Langlois-Pelletier)

The 1975
Being Funny in a Foreign Language (octobre)
Dirty Hit
Pop-rock, indie rock, funk, alt-pop

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Groupe chouchou de la scène alt-pop de Manchester, The 1975 revient en 2022 avec un cinquième album studio. Being Funny est le meilleur de The 1975, avec des compositions raffinées et une production étincelante. Bien que ses artisans soient liés à un sentiment de jeunesse immortelle, The 1975 continue de s’adapter, de changer de forme et de grandir aux côtés de leur public – non pas pour les extraits sonores et les tendances audio, mais pour l’amour de faire partie du groupe. (Lyle Hendriks)

Miriodor
Elements (octobre)
Cuneifrom Records
Expérimental, art rock

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Voilà le 10e album studio pour le groupe originaire de Québec, qui fait rimer rock progressif et musique actuelle. Miriodor refait ainsi surface en format trio, soit Bernard Falaise aux guitares, Pascal Globensky aux claviers et Rémi Leclerc aux percussions. Cinq ans après la sortie de Signal 9, le groupe maintient admirablement la forme et creuse le filon qui lui vaut tant de succès à l’international. (Réjean Beaucage)

Wand
Spiders in the Rain (octobre)
Drag City
Rock psychédélique, alternati
f
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S’il y a un événement que vous avez certainement manqué, c’est la venue de Wand à Montréal. C’est bien dommage parce que le groupe est tout simplement excellent en live. Composé d’un savant mélange de post-rock, de longues périodes de jam et juste un peu de psychédélisme à la Syd Barret, il s’agit d’un art qui se doit d’être vu et entendu en spectacle. Spiders In The Rain, la première collection en spectacle du groupe permet un compromis acceptable mêlant un excellent enregistrement avec l’énergie d’un spectacle déjanté! (Louis Garneau- Pilon

Yaadcore
Reggaeland (mars)
Delicious Vinyl Island
Roots reggae, trap, R&B, hip-hop, jazz

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Rory Cha, alias DJ Yaadcore, réalisateur des mixtapes Reggae Aroma et fondateur de la plateforme Dubwise Jamaica, affiche une progression inespérée avec ce premier album, ou il partage vocalement la vedette avec ses collaborateurs Pressure Busspipe, I Wayne, Jah9, le Subatomic Sound System- avec qui il reprend la monumentale Police In Helicopter de John Holt- Richie Spice, Sarah Couch et le regretté Lee Scratch Perry, échantillonné sur Play God. Ses textes, déjà plus songés et plus justes que beaucoup de ses contemporains, se couchent sur des rythmiques de réalisateurs allemands, suisses, américains et jamaïcains bien au fait des sonorités roots actuelles. Et contrairement aux nombreux DJs et danseurs qui s’improvisent récemment chanteurs, Yaadcore possède un véritable talent vocal qui fait de ce premier album l’un des plus remarquables de 2022. (Richard Lafrance)

November Ultra
bedroom walls (avril)
Universal Music, Virgin Records
Soul/ R&B, indie pop, variété française

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November Ultra, c’est la révélation de l’année dont la douceur s’est diffusée comme une traînée de poudre. Elle porte en elle toute la puissance et l’élégance des harmonies guidées par les émotions. Son emblématique Soft & Tender résume à lui seul son univers tendre et sa voix grave enclenche les larmes mais désarme les peurs. Pour tous ceux que cette année n’a pas épargné, elle a été ce pansement sur le cœur, avec un humour sans pareil lors de ses live, et une précision inouïe dans le placement de ses notes, et de son intention. L’équilibre trilingue (anglais, français, espagnol, du fait de ses origines) repose sur un ensemble de guitares folk dépouillées et de sons électroniques discrets, et de piano qu’elle a soigneusement mixés durant une année entière. Rien n’a été laissé au hasard, pour que Nova transperce 2022 et nos corps, depuis sa chambre rose. (Anne-Sophie Rasolo)

FKJ
V I N C E N T (juin)
Mom + Pop
Soul/R&B, alternatif

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Le dernier album de FKJ se veut un projet riche et vibrant, avec des guitares santanesques, des arrangements profonds et complexes qui se fondent parfaitement dans d’irrésistibles tapisseries musicales. Chaque morceau semble avoir été placé avec amour et avec la plus grande attention. Et pourtant, l’art V I N C E N T ne devient jamais trop compliqué. Pour le meilleur ! Ainsi, FKJ introduit son style distinctif dans l’ère moderne avec V I N C E N T, et c’est une belle chose à voir. (Lyle Hendriks)

Wiz Khalifa
Multiverse (juillet)
Taylor Gang, Asylum
Hip-hop, R&B

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Dans l’ensemble, Multiverse est beaucoup plus funky et poppy que tout ce que Wiz Khalifa a fait jusqu’à présent. L’album comprend tout plein de cordes de guitare et de sons de synthétiseurs et de tambours de la vieille école, mais il n’hésite pas non plus à partager les rimes et les flows délicieux de Wiz. En se plongeant dans les riffs funk et les bruits hip-hop des années 90, Wiz m’apparaît vraiment comme le Snoop Dogg de ma génération. (CCJ Gabriel)

Burna Boy
Love, Damini (juillet)
Atlantic Records
Afrobeats, hip-hop
, juju, soul/R&B
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Le tabac de Burna Boy sur les scènes du monde n’est certes pas l’effet du hasard. La musique du Nigérian est tout simplement excellente ! Maître-es afrobeats, le chanteur propose une musique composite de juju, hip-hop, dancehall, soul/R&B superbe mélange orchestral avec claviers, guitares, cuivres, anches et tout et tout, approche se démarquant des clichés de la mouvance afrobeats. Artiste brillant et sensuel, le magnétique Burna Boy est d’ores et déjà une figure dominante de l’Afrique, d’autant plus que son art se lie naturellement avec les Amériques, les Antilles et l’Occident. On en veut encore plus ! (Alain Brunet)

Les Louanges
Crash (janvier)
Bonsound
Rap kab, indie pop, hip-hop, soul-jazz, synth-pop

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Les Louanges, alias Vincent Roberge, sortait son deuxième album en janvier dernier. Crash est un mélange de synth-pop et de R&B qui démontre que notre homme est l’un des artistes les plus talentueux de sa génération. Les 15 chansons au programme sont autant émouvantes qu’entraînantes et témoignent de la capacité du chanteur à créer un album sans faiblesses, sans défauts apparents. (Arielle Caron)

Magi Merlin

Gone Girl (mai)

Bonsound

Néo soul / R&B

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Gone Girl révèle Magi Merlin, la plus solide des chanteuses néo soul à émerger de la scène montréalaise, cet enregistrement ne comporte que 7 titres mais ici, la qualité l’emporte largement sur la quantité. Le compositeur et beatmaker Funkywhat a fait du très bon boulot pour la jeune chanteuse soul/R&B, aussi ouverte à d’autres sonorités, on pense entre autres à la house ou même au dance-punk. La plupart des observateurs applaudissent ses progrès extraordinaires depuis son éclosion il y a deux ans. Succès international dans un avenir proche ? Il est permis de le croire. (Djazia Idir)

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