Pays : Canada Label : True North Genres et styles : chanson / folk Année : 2023

Bruce Cockburn – O Sun O Moon

· par Michel Labrecque

Aussi bien vous le dire: je suis un fan de Bruce Cockburn depuis ses tout débuts. L’auteur-compositeur ontarien a toujours été adulé par l’intelligentsia de Québec, à partir du milieu des années 70. Alors qu’à Montréal, il était davantage perçu comme un chanteur « pour les anglais ».

Je me rappelle de ma consternation, quand en 1978, alors étudiant à l’UQAM,  je l’avais vu dans une salle à moitié vide, au Théâtre St-Denis, alors que la Palais Montcalm de Québec était toujours plein à craquer.

Du premier homonyme, de 1970 jusqu’a O Sun O Moon, il y a eu plus de 30 albums. Et le gars, originaire de Québec, les a presque tous écoutés. 

Bruce Cockburn est avant tout un formidable guitariste, diplômé de Berklee. Il a connu des périodes plus, folk, plus jazz, plus rock, plus blues, mais tout est construit autour des guitares. Complexes, inventives, brillantes.

À mon avis, Bruce Cockburn est, après Paul Simon, l’auteur compositeur qui sait le mieux marier guitare et chanson.

O Sun O Moon ne réinvente pas la musique de Cockburn. A bientôt 78 ans, le monsieur s’est déjà beaucoup réinventé. Ici, on est plus proche d’un album testament. Un peu, encore une fois comme Paul Simon et son génial Seven Psalms. 

Ça commence sur un rock acoustique bluesy. On a Roll, avec des couches de guitare bottleneck électrique. 

« Le temps fait son oeuvre, mais mon âme est toujours le vent en poupe »chante-t-il.

Puis, suit tout l’écosystème cockburnien: folk méditatif, ballade jazzy, pièce instrumentale, country folk. Avec de l’accordéon, du violon, des marimbas. Et des tonnes de guitares. Du dulcimer. Et de très jolis solos ciselés. 

Et beaucoup de méditations spirituelles dans le texte. Cockburn a toujours été un croyant, un chrétien progressiste . To Keep the Word we Know nous rappelle que notre planète brûle, de l’Australie à l’Italie en passant par l’Amazonie. Une chanson dans laquelle on entend Susan Aglukark chanter en inuktitut.

Bruce Cockburn a écrit beaucoup de chansons engagées durant sa longue carrière , parfois trop, selon certains critiques. Ici, nous sommes davantage dans l’humanisme, les connections spirituelles et le pardon. 

Et sa voix, malgré l’âge, tient très bien la route.

Bonne fin de route, Bruce. Je peux te le dire en français puisque tu as écrit plusieurs chansons dans notre langue.  

Si vous souhaitez écouter du Cockburn instrumental, je vous suggère Crowing Ignites , de 2019. Un fantastique album guitaristique. 

Tout le contenu 360

Orientalys 2026 | DJ Mina, du chant sacré au DJisme oriental !

Orientalys 2026 | DJ Mina, du chant sacré au DJisme oriental !

Orientalys 2026 | Du 13 au 16 août, les meilleures prises du festival!

Orientalys 2026 | Du 13 au 16 août, les meilleures prises du festival!

Présence autochtone | En attendant la (vraie) Grande Paix de MTL, Forestare, Joséphine Bacon, Richard Desjardins et tant d’autres sur scène

Présence autochtone | En attendant la (vraie) Grande Paix de MTL, Forestare, Joséphine Bacon, Richard Desjardins et tant d’autres sur scène

Orientalys 2026 | Qi Shen et Jasmine Xu, un duo erhu/piano, mère/fille, à découvrir

Orientalys 2026 | Qi Shen et Jasmine Xu, un duo erhu/piano, mère/fille, à découvrir

Présence autochtone | Leonard Sumner, une autre perspective

Présence autochtone | Leonard Sumner, une autre perspective

Margaret Glaspy – I Am Both

Margaret Glaspy – I Am Both

DOMi & JD BECK – WHO ASKED?

DOMi & JD BECK – WHO ASKED?

Présence autochtone | Rei hydrate et décolonise

Présence autochtone | Rei hydrate et décolonise

Présence autochtone | Big Tones et DJ Shub, indigènes du présent et de l’avenir

Présence autochtone | Big Tones et DJ Shub, indigènes du présent et de l’avenir

Orientalys 2026 | Alex Iskandar : porteur de traditions de l’Asie centrale à Montréal

Orientalys 2026 | Alex Iskandar : porteur de traditions de l’Asie centrale à Montréal

Présence Autochtone I Anyma Ora envoûte la Place des Festivals

Présence Autochtone I Anyma Ora envoûte la Place des Festivals

Jacob Wutzke – Double Down

Jacob Wutzke – Double Down

Alain Trudel; Orchestre symphonique de Trois-Rivières; Élisabeth Pion; Valérie Milot – Ravel

Alain Trudel; Orchestre symphonique de Trois-Rivières; Élisabeth Pion; Valérie Milot – Ravel

Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière

Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière

Présence autochtone I Rei: décoloniser par le rap maori, procurer du bonheur

Présence autochtone I Rei: décoloniser par le rap maori, procurer du bonheur

Concerts aux Îles du Bic | Robin Servant : la musique comme lieu de rencontre

Concerts aux Îles du Bic | Robin Servant : la musique comme lieu de rencontre

Domesicle Series: The Story of Sister Zo

Domesicle Series: The Story of Sister Zo

Domaine Forget 2026 | Bach éternel et éternelles passions avec Rachel Barton Pine

Domaine Forget 2026 | Bach éternel et éternelles passions avec Rachel Barton Pine

OSHEAGA 2026 I Mother Mother is Still Ghosting Our Dreams

OSHEAGA 2026 I Mother Mother is Still Ghosting Our Dreams

OSHEAGA 2026 I CMAT Vs. The World

OSHEAGA 2026 I CMAT Vs. The World

Lanaudière 2026 | Macbeth, une tragédie portée par des voix d’exception

Lanaudière 2026 | Macbeth, une tragédie portée par des voix d’exception

OSHEAGA 2026 | Lorde clôture le festival Osheaga au rythme de son propre cœur

OSHEAGA 2026 | Lorde clôture le festival Osheaga au rythme de son propre cœur

OSHEAGA 2026 I Zara Larsson’s Lush, Yet Dull Symphony

OSHEAGA 2026 I Zara Larsson’s Lush, Yet Dull Symphony

OSHEAGA 2026 I Clipse Drip with Swag on the Mountain

OSHEAGA 2026 I Clipse Drip with Swag on the Mountain

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné