Top 20 des vidéos de 2020

par Rédaction PAN M 360

Peu importe la taille du budget de production et les techniques employées, voici la musique qui s’est le mieux illustrée cette année.

Les concerts devant public ayant été suspendus pendant presque toute l’année, l’expérience audiovisuelle en ligne est devenue un substitut essentiel. Confinés à la maison, les mélomanes ont jeté leur dévolu sur ce qu’ils pouvaient trouver en ligne. Les musiciens et leurs amis créatifs ont fait de leur mieux pour que cela en vaille la peine. Malgré les limites de la pandémie en matière de production, et dans de nombreux cas l’éternel manque d’argent, l’équipe de PAN M 360 a pu visionner beaucoup d’excellents vidéoclips cette année. Voici nos coups de cœur.

Sun Ra Arkestra – Seductive Fantasy

L’automne 2020 a été marqué par la sortie de Swirling, premier album de l’Arkestra en 20 ans. Dirigés par le saxophoniste Marshall Allen depuis la mort de Sun Ra en 1993, les disciples dévoués du roi du jazz cosmique y revisitent notamment la pièce Seductive Fantasy de 1979. La vidéo du morceau, créée par le rocker indie et cinéaste d’animation canadien Chad VanGaalen, est un tour de force hallucinant. – Rupert Bottenberg


Pottery – Take Your Time

Deuxième extrait de Welcome To Bobby’s Motel, l’excellent premier album de la formation montréalaise Pottery paru en avril dernier et réalisé par Jonathan Schenke (Parquet Courts, Snail Mail), Take Your Time est un morceau dance-punk hyperactif qui doit beaucoup à Andy Gill (guitariste de Gang of Four) et Devo, révélant de façon ludique le côté plus sombre de la consommation de drogues récréatives. Le vidéoclip, conçu, illustré, scénarisé et réalisé par le batteur de la formation, Paul Jacobs, reprend l’imagerie de la pochette de l’album, que le multi-instrumentiste a aussi conçu. Un long travail fait minutieusement par Jacobs, qui nous avait déjà admis en entrevue être très heureux de pouvoir marier ses deux passions, le dessin et la musique. Welcome To Bobby’s Motel explore le monde kaléidoscopique et viscéral d’un personnage fictif nommé Bobby et Take Your Time est la vidéo qui donne vie au décor psychédélique et imaginaire de son mystérieux motel. – Patrick Baillargeon

Conception, illustration et storyboard/réalisation : Paul Jacobs 
Animation et production : Raised by Bears


Circles Around The Sun – On My Mind, Live with Mad Alchemy Liquid Lights

Créé en 1971, Mad Alchemy est le projet d’art visuel analogique de l’artiste Lance Gordon qui s’inspire des liquid light shows de la scène psychédélique de San Francisco dans les années 60. Depuis 2017, il l’adapte dans une version numérique moderne tout en gardant le charme et la magie des projections analogiques. On a pu le voir notamment lors des concerts du festival Desert Daze ou pour différents groupes de la scène néopsychédélique actuelle comme The Brian Jonestown Massacre, Temples, Toy ou Kikagaku Moyo. Ses visuels accompagnent très bien l’atmosphère prog, jazzy et groovy de Circles Around The Sun, à la base un groupe hommage aux Grateful Dead. De quoi vous en mettre plein la vue. – Louise Jaunet


Byg Ben Sukuya, MC Yallah & Jora MC – Money Makes Money

En 2015, le film d’action Who Killed Captain Alex? a fait découvrir au monde ce qui se produit de beau à Wakaliga, le bidonville de Kampala aujourd’hui plus connu sous le nom de Wakaliwood. Le cinéaste ougandais Nabwana IGG et son équipe de production Ramon Film ont prouvé que l’enthousiasme et l’ingéniosité peuvent transcender les contraintes budgétaires, et c’est cet esprit qui triomphe dans leur premier clip vidéo. Money Makes Money est un appel public au financement d’un plan de relance économique pour le village de Bulambuli – et l’occasion de découvrir l’incroyable MC Yallah. – Rupert Bottenberg


Retorunose – Haisen Session

Même si cette année les performances musicales en webdiffusion ont atteint un nombre record, ce jam improvisé du duo de jazzcore japonais Retorunose est inoubliable. La batterie de #STDRUMS est sismique et le saxophone de Ruby Nakamura volcanique. Ensemble, ils sont une force de la nature, captée au vol par le réalisateur Taro Maruyama à l’espace artistique indé Zengyo Z, dans la banlieue de Tokyo. – Rupert Bottenberg


Arca – Nonbinary

Pour imager sa propre transition, l’artiste Arca met en scène la gestation symbolique d’Alejandra dans une salle d’opération tout droit sortie d’un futur de science-fiction dystopique plus ou moins proche. Elle immortalise cette magnifique renaissance artistique en incarnant la Vénus de la prochaine décennie, redéfinissant le concept de la diva pour une nouvelle génération qui s’exprime ouvertement sur son identité de genre. Se définissant non binaire, trans et gay, Arca renverse les clichés misogynes associés au reggaeton et participe au mouvement grandissant d’artistes féminines latines appelées les reggaetoneras, qui se réapproprient les codes du reggaeton non pas pour se plier au désir des hommes mais bien pour s’émanciper. – Louise Jaunet


Backxwash – God Has Nothing To Do With This Leave Him Out Of It | Prix Polaris 2020

Avec l’aide de sa directrice artistique Chachi Revah, Backxwash écrit une lettre ouverte à son père dans ce clip réalisé à l’occasion de sa nomination au prix Polaris 2020. Prise de fièvre démoniaque, elle se laisse guider par l’esprit de ses ancêtres Tumbuka et Chewa. En défaisant les chaînes de son passé, elle réussit à s’affirmer en tant que sorcière, aujourd’hui symbole intemporel de l’archétype de la femme indépendante et insoumise. Effet de mode ou pas, de plus en plus se revendiquent comme telles, pas seulement pour jeter des mauvais sorts au patriarcat, mais également pour développer un nouveau regard introspectif et spirituel. Dans son livre Sorcières : la puissance invaincue des femmes, Mona Chollet résume que ce sont des femmes « qui osent regarder à l’intérieur d’elles-mêmes. » – Louise Jaunet


Sufjan Stevens – Video Game

Montez de niveau avec Video Game ! Réalisé par Nicole Ginelli, le clip met en scène Jalaiah Harmon, qui a chorégraphié sa propre danse sur l’extrait de Sufjan Stevens. L’adolescente a par ailleurs créé Renegade, une autre danse qui est devenue virale sur TikTok. The Ascension, huitième album studio de Sufjan Stevens, serait « un appel à la transformation personnelle et un refus de faire partie des systèmes qui nous entourent ». Un mouvement à la fois, on peut inciter au changement. – Roxane Labonté


Sheenah Ko – Wrap Me Up

Sheenah Ko et sa chorégraphe Brittney Canda ont remporté en octobre dernier le prix de la meilleure chorégraphie lors des UK Music Video Awards, face à nulles autres que Beyoncé et Christine and the Queens. Malgré son petit budget, l’équipe a réussi à créer un clip réaliste, poétique et poignant montrant la réunion d’un groupe de soutien dans un sous-sol d’église. Sans trop d’indications, on suit l’évolution d’un auditoire qui passe de la colère à la bienveillance devant le discours livré par Sheenah Ko. Le clip illustre parfaitement le processus de guérison des blessures intérieures, qui n’est pas toujours qu’un travail individuel. Il peut s’agir également d’un processus collectif qui reste souvent invisible aux yeux de la société. – Louise Jaunet


Shortparis – КоКоКо/Cтруктуры не выходят на улицы

Les structures ne descendent pas dans la rue : ce slogan de Mai 68, peint sur un mur au tout début du vidéo, a donné son titre à cette pièce galvanisante. Le groupe file la métaphore animalière comme illustration de l’exploitation ouvrière. Le coq apparaît tantôt comme chair dont on se repaît, tantôt comme symbole de résistance. Cette association de l’humain avec l’animal donne lieu à des images saisissantes, entre autres celle où les corps font office de carcasses, ou encore l’imitation que fait le chanteur, Nikolai Komyagin, du chant du coq. La seule présence de ce dernier, magnétique et maniéré, suffirait à nous épater. Or, cette théâtralité est mise au service de la dénonciation, la pièce s’achevant sur une libération des travailleurs. – Geneviève Gendreau 

Crédits vidéo : Shortparis
DOP : Ayrat Ramilov


OBI – Slave We

Tourné sans mise en scène, Slave We témoigne du style de vie hors norme de l’artiste OBI. On le voit qui déambule dans le squat du Collège Maurice Scève à Lyon, où il habite actuellement parmi plusieurs centaines d’autres migrants africains. Sur des rythmes hip-hop, électro, afrotrap et soul, il parle du sentiment d’être enchaîné à la ville, mais aussi de la lumière et de l’espoir qui sont toujours présents. Lui et ses compagnons d’infortune se demandent toutefois s’ils possèdent la liberté fondamentale de circuler. Les paroles affichées dans une fonte jaune criarde ajoutent à l’esthétique du vidéo. – Roxane Labonté


Marzhan Kapsamat – Korugly 

Nous devrions être reconnaissants à tous ceux et celles qui ont fait un effort pour arrêter le flot implacable des mauvaises nouvelles en 2020 et nous ont donné à tous de quoi nous rendre heureux, ne serait-ce que quelques instants. Marzhan Kapsamat, une joueuse de dombra de 23 ans, s’est vêtue somptueusement, a saisi son luth à long manche et s’est installée au beau milieu du lac Kobeytuz au Kazakhstan. Le résultat : une minute de pure et sublime beauté qui, sans surprise, est devenue massivement virale. – Rupert Bottenberg


Gojira – Another world

Another world souligne comment Internet peut permettre à quiconque d’apprendre ce qu’il désire. Ici, le groupe décide de construire une fusée ! On suit alors les quatre protagonistes dans leur voyage jusqu’aux confins de l’espace, où ils arrivent devant un symbole leur rappelant d’où ils viennent. Un clip superbement animé par Maxime Tiberghien et Sylvain Favre. – Roxane Labonté


UNI – Debris

Le groupe rock/glam art-pop UNI a présenté cette année Debris, clip captivant réalisé par Kemp Muhl (bassiste du groupe), qui s’est inspirée notamment des films Man Who Fell To Earth, Nam June Paik et Mandy. Le chanteur Jack James y joue un extraterrestre androgyne, jouant sur les rôles des genres un peu à la manière de Marilyn Manson dans The Dope Show. David Strange, le guitariste, incarne un guerrier, et Kemp Muhl, une femme dirigeante glaciale. Les nombreuses télévisions (un mur complet et une contrebasse fabriquée de celles-ci) semblent dénoncer l’abrutissement causé par les écrans. – Roxane Labonté


Richelieu – Camion

L’animation image par image (stop motion) est toujours pour moi une source d’émerveillement, pas tant pour le résultat que pour la somme de travail nécessaire. Et venant d’un groupe indépendant comme Richelieu, avec manifestement peu de moyens, l’exploit est encore plus impressionnant. Non pas que le résultat soit si unique, le procédé a été maintes fois utilisé, mais il vient appuyer de façon quand même originale une chanson qui déjà ressortait par rapport aux autres sur son dernier album et lui donner un peu plus de portée. Difficile à reproduire, mais chaque objectif a été atteint avec ce vidéoclip. 10/10. – Patrice Caron


Terrace Martin – Pig Feet (avec Denzel Curry, Kamasi Washington, G Perico & Daylyt)

Le raz-de-marée de protestations dénonçant la violence faite aux Afro-Américains cet été aura des répercussions pendant longtemps, et cela, bien au-delà des frontières des États-Unis. Démontrant que dans le feu de l’action la chaleur peut être assez puissante pour forger l’acier, le musicien de Los Angeles Terrace Martin et ses amis ont décidé de créer « une œuvre de vérité » qui puisse témoigner de l’époque et ils ont réussi. Chacun des noms défilant à la fin atteste de son caractère essentiel. – Rupert Bottenberg


IC3PEAK – Плак-Плак 

Sorti quatre jours après le lancement de l’album До Свидания (Au revoir), en février dernier, ce clip a déjà passé le cap des 19 millions de vues ! Le succès foudroyant d’IC3PEAK n’a d’égal que son immense talent. Les deux complices produisent avec audace à la fois leur musique, leurs albums et leurs clips, léchés et sans merci. Entre chorégraphies réglées au quart de tour et réalisation inventive, Плак-Плак ne présente aucun temps mort. La pièce dénonce la violence conjugale et familiale en adoptant le point de vue de l’enfant, puis de la mère. Cela donne lieu à des images fortes, dont un théâtre de marionnettes de la taille d’une maison de poupées, où la fillette assiste avec effroi au drame se jouant entre ses parents. Des basses viscérales, surmontées de la voix de Nastya Kreslina, angélique dans le refrain, accrocheuse et vociférante dans les couplets, achèvent de nous subjuguer. – Geneviève Gendreau

Réalisation : IC3PEAK (Nastya Kreslina et Nikolay Kostylev)
СG / SFX : Studio CG Company
Productrice exécutive : Maria Vladimirova


 

Bronson – Keep Moving

Troisième extrait de l’album homonyme du trio Bronson, qui regroupe en fait le producteur australien Golden Features et le duo américain Odesza, Keep Moving est une représentation visuelle du chaos créé par une société axée sur la carrière, la réussite et la rentabilité au détriment de l’humain. La vidéo de Keep Moving dépeint de manière satirique les employés d’un BRONSON Inc. fictif qui « continuent à se démener » malgré le chaos qui les entoure. Les employés, tous vêtus plus ou moins de la même manière tels ces salarymen japonais, sont jetés dans des escaliers roulants et sont assaillis par une avalanche de matériel de bureau et d’appareils électroniques avant de jaillir à travers un écran d’ordinateur ou de téléphone portable. Les corps sont bousculés de façon dramatique dans le bureau alors que la chanson défile sans entrave au rythme des pulsations mécaniques.

Réalisé par le collectif suédois StyleWar en collaboration avec la société de production Smuggler et le monteur Noah Herzog, le clip est composé de séquences d’archives de vidéos d’entreprises qui sont manipulées et superposées très subtilement avec des images de synthèse pour créer une vision satirique et cauchemardesque de la vie de bureau. Les réalisateurs ont voulu mettre l’accent sur le caractère hypergénérique d’une grande entreprise; les acteurs, les costumes, les accessoires, les décors et surtout le jeu des comédiens, tout est superficiel et paraît faux. Ne manquant pas d’humour, le collectif se fend même d’un petit clin d’œil à la pochette de Wish You Were Here de Pink Floyd. Avec Keep Moving, StyleWar a créé l’un des vidéoclips les plus convaincants et les plus inventifs réalisés durant le confinement. – Patrick Baillargeon

Réalisateur et VFX : StyleWar 
Producteur exécutif : Elizabeth Doonan 
Monteur : Noah Herzog 
Société de production : SMUGGLER


Neon Dreams – Sick Of Feeling Useless

Le duo d’Halifax, composé du chanteur et guitariste Frank Kadillac et du batteur Adrian Morris, a travaillé d’arrache-pied pour réaliser ce vidéoclip en stop motion : ils ont pris précisément 2477 photos ! L’ensemble suinte la nostalgie de la fin des années 90 et du début des années 2000 (lorsqu’il y avait encore des vidéoclips sur les chaînes musicales). Véhicule d’un message important, soit celui que l’on n’est pas seuls à se sentir impuissants, détachés ou blasés en ce moment, la pièce nous accompagne dans de possibles crises identitaires, dans ces moments cruciaux mais libérateurs où l’on se redéfinit. – Roxane Labonté


Solo Ansamblis – Baloje

Cette vidéo produite par l’artiste lituanienne Dr GoraParasit captive par son excentricité bédéesque. Des créatures affublées de combinaisons de vinyle rouge pompier sortent de l’eau pour ensuite, sur fond jaune serin, effectuer des mouvements chorégraphiés on ne peut plus loufoques, singeant des vidéos de spectacles de dauphins en captivité. Le clip intègre également des planches dessinées par l’illustrateur Edvinas Špetas. Issue de l’album OLOS lancé en février, Baloje est tout aussi musicalement décalée, avec son chaos final de distorsion, de guitares hallucinées, de plaintes et sa rythmique sautillante. Un objet musico-visuel au surréalisme jouissif. – Geneviève Gendreau

Scénario, réalisation et montage : Dr GoraParasit
Production : Damn Good / Dr GoraParasit

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