Une exploration sonore autour de l’identité et des déplacements de soi, c’est ce que la flûtiste Albane Tamagna et Le Vivier nous ont proposé à la salle bleue du Wilder mardi soir 13 octobre. Dans une période où l’immigration est souvent source de polémique, Albane Tamagna offre un autre regard sur l’immigration, un regard humain, et ce, en donnant la parole à celles et ceux ayant choisi Montréal comme terre d’accueil.
Mêlant éclairage, électronique et flûte traversière, le concert se veut une exploration au travers des témoignages recueillis lors d’une semaine de résidence, où des personnes immigrantes ont partagé avec l’équipe du concert leur histoire personnelle.
Des extraits de ces témoignages ont alors été sélectionnés, puis retravaillés dans le but d’être inclus dans une trame sonore qui guide le concert, parallèlement avec la flûte. Au cœur du programme, la flûte s’articule autour de la composition Itacà, voyage d’un flûtiste, du compositeur mexicain Wilfrido Terrazas, dans laquelle des extraits de témoignages sont intégrés avec l’électronique.
Avec ses quatre flûtes, Albane Tamagna nous offre une performance exécutée en chair et en os. Mais la beauté du projet, comme elle l’a mentionné après le concert, réside dans le fait qu’elle n’est pas réellement seule sur scène. Des voix l’accompagnent et habitent la scène, et ce, tout au long de la performance.
Qui plus est, la pièce de Wilfrido Terrazas est interprétée avec une grande émotion. Le souffle humain et le chant fondus dans le jeu de la flûtiste sans compter d’autres modes de jeux, des mouvements de l’interprète dans l’espace lorsqu’elle change d’instrument, voilà autant de facteurs ayant conduit l’auditoire à une expérience continue, agréable et nourrissante du début à la fin de cette prestation.























