J’avais entendu parler du groupe Systema Solar mais j’étais loin de réaliser à quel point ils étaient des vedettes aux yeux de la communauté colombienne mais également en Amérique latine en général. Composé de 4 membres, ce collectif mêle hip hop et électro de manière très naturelle et ont transformé la place des arts en une gigantesque discothèque à ciel ouvert.
Avec une batterie au centre de la scène et une station pas loin pour le DJ du groupe, les deux autres artistes animaient la foule en occupant tout le reste de l’espace. D’ailleurs le DJ se joint aux deux autres par moments pour rapper, danser ou les deux.
J’ai reconnu le drapeau colombien et un groupe de danseurs et danseuses apparaissaient sur scène à plusieurs reprises, je ne suis pas sûre qu’ils fassent partie de la formation ou s’ils sont Montréalais. Une chose est sûre : entre leurs danses en tenues traditionnelles colombiennes ou encore celles plus contemporaines avec des chorégraphies bien maitrisées, ils sont à l’image du groupe.
Partant d’instrumentaux électros aux rythmes dansants, sur lesquels ils rajoutent le rap ou le chant, ainsi que la batterie, le résultat est tout simplement magique.
« On a besoin que la terre respire », mentionne l’un d’eux, faisant allusion à quelques reprises à l’importance de la terre, à ce que l’on mange et aux fermiers, mais en le faisant à travers la musique, l’humour, la danse. Bref, on a vraiment l’impression qu’ils s’éclatent sur scène, tout en étant complémentaires.
Ils font participer la salle, ils dénoncent la corruption, rendent hommage aux personnes afro-caribéennes de la Colombie, tout en nous faisant voyager dans le temps. Par moment, on aurait dit qu’on était dans les années 90, lorsque le hip hop, le break-danse et le beat-box étaient à la mode. Même dans les habillements des danseurs, on était dans une autre époque, optant pour des couleurs vives et lumineuses.
Le DJ occupait le rôle de MC à plusieurs reprises, allant et venant entre son ordinateur et la scène. Un morceau de leur nouvel album a particulièrement plu à la foule, il s’agit de « Futuro Primitivo » sur laquelle on pouvait se défouler mais les morceaux tels que « Rumbera » ou encore « Quien es el Patron ? » ont aussi reçu un bel accueil.
J’ai même reconnu un peu de raggamuffin sur une chanson, un indicateur de leur ouverture d’esprit en termes de musique, osant faire des mélanges inattendus. La soirée s’est terminée aux alentours de 23h30, dans la joie et la bonne humeur, sous une température idéale. Un autre pari réussi pour ce festival!
Crédit photo: André Vial























