Idéal pour les férus de groove ayant atteint une certaine maturité mélomane, ce trio franco-marocain devrait normalement remplir la place et casser la baraque. À défaut de place bien remplie, la baraque , la Baraka en fait, fut cassée devant une contingent très motivé d’adopteurs précoces.
Après avoir assisté à la majeure partie de ce set donné au Ministère ce jeudi 9 juillet, je puis louanger le chanteur et guembriste marocain Adil Smaâli et ses potes français, Lakay à la trompette et électroniques , Mélaine Cogez aux percussions, le tout sous la bannière Elements of Baraka.
Ces mecs, fin de trentaine et plus, ont visiblement beaucoup d’expérience dans le groove transculturel. Outre le Maroc et ses inspirations maghrébines ou gnawas, outre la voix très habitée d’Adil Smaâli, il y a dans cette pâte la psytrance de Goa en Inde, le dub jamaïcain et ses prolongements jungle, une touche de jazz et plus encore. Trois humains sur scène, une instrumentation hybride, des instruments anciens, d’autres électriques ou numériques, un savoir-faire assuré.
Les structures des chansons ne sont pas particulièrement exigeantes pour l’oreille, le sont au contraire les choix rythmiques, les interventions électroniques, les lignes de guembri ou de trompette, les multiples percussions. Excellents musiciens en live, ces trois mecs se connaissent et sont capables de faire lever la pâte sans problème aucun.
Ainsi va la baraka.























