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Le leader du Kanazoé Orkestra s’appelle Seydou Diabaté. Si vous connaissez un tantinet la structure sociale des peuples d’Afrique de l’Ouest, vous savez probablement que le nom Diabaté est étroitement associé à l’art des Griots, des passeurs de savoir, d’histoire et de culture indispensables au bon fonctionnement de la société. Des dynasties familiales sont consacrées à cet art (principalement celui de la musique), et ce depuis des siècles, dans certains cas. Comme celui des Diabaté. Du coup, le petit Seydou, alors que ses copains allaient jouer au ballon, devait se lever tôt et pratiquer son instrument (le balafon, un xylophone traditionnel) et aller en jouer un peu partout dans les villages avoisinants. Résultat: Seydou est un virtuose, qui se rappelle des moments précieux passés avec son père, même parfois il aurait préféré aller jouer avec ses amis. Arrivé à Toulouse il y a quelques années, il a rapidement formé un ensemble de musiciens originaires d’Afrique et de France, pour explorer la fusion de styles traditionnels, certes, mais aussi de jazz, d’Afrobeat, de groove et d’électro. Les personnes qui seront au Festival international Nuits d’Afrique pourront apprécier le mélange dansant et chaleureux du Kanazoé Orkestra le 14 juillet, gratuitement, sur la scène TD. À la veille de cette première visite du groupe à Montréal, j’ai parlé avec Seydou et le batteur (et gérant) du groupe, Laurent Planells.























