Grâce aux Nuits d’Afrique, on connaît la culture mandingue, dont les formes musicales ont traversé les siècles sans perdre de leur superbe. Les griots qui constituent une caste d’artistes maintenue depuis d’innombrables générations et agissent au-delà du territoire ancestral. En l’occurrence… à Montréal. On l’observe depuis les années 80, d’authentiques griots s’installent à Montréal et y font rayonner leur savoir ancestral, sorte de culture classique.
Plus précisément, la griotte Djely Tapa est installée à Montréal depuis plusieurs années et prodigue son savoir traditionnel lorsque l’occasion se présente. Vendredi soir au Balattou, l’occasion s’est présentée : Djely Tapa, chant, Aboulaye Koné, guitare,Fah Cissokho, kora, Adama Daou, balafon,sans compter le joueur djembé, ont constitué cet ensemble griotique, dont l’objet est de transmettre et perpétuer les airs, harmonies, rythmes, contes, faits historiques et autres enjeux de la société à son auditoire.
Les frappes de tambour traditionnel (djembé) sont franches, les lignes de balafons sont très bien exécutés, la kora est joué avec précision, la voix porte et s’impose. Comme le fait valoir la chanteuse griotte, cet art traditionnel (ou classique, c’est selon) doit être écouté avec attention, sa fonction n’est pas exclusivement festive, bien au contraire.
Cette intervention de « nos » griots s’inscrit parfaitement dans le quarantième anniversaire de l’événement, car son instigateur a toujours tenu le plus haut respect pour cette caste d’artiste et leur a toujours fait une place de choix dans ses programmations. On ne s’étonnera pas qu’Aboulaye Koné et ses collègues aient chanté le parcours de Touré, qui s’est amené au pied de l’orchestre et a exécuté une petite danse bien sentie, entouré de festivaliers très motivés.
























