Pour commémorer 40 ans d’existence au coeur de l’été montréalais, le Festival International Nuits d’Afrique a choisi Oumou Sangaré pour son concert d’ouverture, présenté le mardi 7 juillet au MTELUS.
Dix artistes sur scène, incluant cette diva malienne très aimée à l’évidence, qui se produit à Montréal depuis des décennies.
Une fois de plus avec l’altière Oumou Sangaré on a eu droit à un vrai groove subsaharien chapeauté par cette grande voix aux inclinations wassouloues, zone méridionale du Mali, un carrefour des pays limitrophes (Côte d’Ivoire et Guinée), propice aux échanges et hybridations dont elle fait usage aujourd’hui.
Artiste d’une grande et longue expérience, elle évoluait au centre d’un véritable ensemble de culture mandingue, maîtres des grooves via ngoni et percussions traditionnelles auxquels se greffent claviers, guitares, basse, batterie, et tout et tout.
Les appels et réponses de la soliste avec ses instrumentistes et choristes constituent un irrésistible chapelet de groove dont les Africains de l’Ouest ont le secret. Bref cette patte qu’on connaît et qui revient bon an mal an flatter le public « classique » des Nuits d’Afrique.
Puisant entre autres dans ses deux plus récents opus, Acoustic et Timbuktu,Oumou Sangaré est en elle-même un gage de grande qualité, elle est une chanteuse de référence, qui plus est une féministe africaine assumée doublée d’une humaniste et d’une panafricaniste convaincue.
Elle nous a souhaité une bonne étoile , nous a enclins à l’amour, elle a exprimé sa réprobation de l’extrémisme violent qui fait rage au nord du pays, elle a défendu la femme africaine et qualifié de braves les hommes de l’assistance venus célébrer une femme aux Nuits d’Afrique.
Omou Sangaré est une dame. Femme forte dont la voix porte. Dont l’autorité s’impose encore et toujours.
Crédit photo : Yassine Sanou























