Ça ne va pas particulièrement bien pour L. Teez sur The Index to My Inner Thoughts. Désillusionné, le rappeur montréalais y déplore avec une certaine amertume l’hypocrisie de l’amour et de ses jeux de séduction, comme en témoignent d’emblée des titres assez évocateurs tels que Pain et No More Love Letters. Heureusement, l’auteur-compositeur-interprète qui a signé avec Hydrophonik Records (branche hip-hop du label rock québécois Indica), sait nous attirer avec autre chose que sa désolation sur ce deuxième EP en carrière. Écrit entre Montréal, Tokyo, Séoul et Paris, des villes qu’il a visitées dans la foulée de quelques concerts donnés en soutien à son premier EP The Half Full, le mini-album témoigne d’une évolution tangible de la part du rappeur, même si celle-ci n’a rien de très audacieux. Excellente entrée en matière, Questions met la barre bien haut avec ses réflexions sommaires mais sincères sur la situation assez catastrophique dans laquelle semble s’enliser l’humanité. L’urgence du texte est décuplée par la remarquable trompette de Jérôme Dupuis-Cloutier, qui y ajoute une saisissante profondeur. On ne retrouve pas la même intensité dans le reste de The Index to My Inner Thoughts. Bien construites, les chansons manquent néanmoins d’originalité et de saveur dans leur mélange de jazz et de rap. Portée par de chaleureuses teintes soul, l’ultime Hold On, en collaboration avec la chanteuse Lea Keeley (qui participe à la moitié des chansons), termine ce mini-album sur une meilleure note, autant au niveau musical que poétique. Comme la promesse d’un jour meilleur.
Tout le contenu 360
Interview chanson/classique/pop
Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière
Par Alexandre Villemaire
Interview autochtone/classique/trad québécois/traditionnel
Concerts aux Îles du Bic | Robin Servant : la musique comme lieu de rencontre
Par Chloé Rouffignac
Interview classique occidental/classique
Domaine Forget 2026 | Bach éternel et éternelles passions avec Rachel Barton Pine
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert classique occidental/classique
Lanaudière 2026 | Macbeth, une tragédie portée par des voix d’exceptions
Par Chloé Rouffignac
Critique de concert rock/pop
OSHEAGA 2026 I Not For Radio se réincarne sur la scène de la Forêt
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert rock
OSHEAGA 2026 I Viagra Boys au centre d’un gigantesque défouloir
Par Marc-Antoine Bernier
Critique de concert rock/punk
OSHEAGA 2026 I Turnstile, fièvre technicolore
Par Marc-Antoine Bernier
Critique de concert
Lanaudière 2026 | Un festin symphonique en quatre services, signé Liu et Payare
Par Julie Thériault
Critique de concert Hip Hop
OSHEAGA 2026 I Little Simz: classe décontractée, énergie phénoménale
Par Marc-Antoine Bernier
Critique de concert rock/pop
OSHEAGA 2026 I Sofia Isella is Visceral and Muddy
Par Stephan Boissonneault
Critique d'album Électro/expérimental / contemporain 2026
Visible Cloaks – Paradessence
Par Frédéric Cardin
Critique de concert hip-hop/rap
OSHEAGA 2026: JID s’efface peut-être mais ne faiblit pas
Par Lyle Hendriks
Interview classique
Élan de cordes dans les parcs de Montréal avec Andrei Feher et l’Orchestre classique de Montréal
Par Frédéric Cardin
Critique de concert classique occidental/classique
Lanaudière 2026 | Concert aux multiples héros pour Marie-Nicole Lemieux et Rafael Payare
Par Alexis Desrosiers-Michaud
Critique de concert rock/pop/soul/R&B/jazz
OSHEAGA 2026 | Blood Orange, au yable la promo, place au divin
Par Stephan Boissonneault
Critique d'album autochtone/Électro/folklore/latino/rock 2026























