Pays : Canada (Québec) Label : Bonbonbon Genres et styles : folk Année : 2023

Arielle Soucy – Il n’y a rien que je ne suis pas

· par Théo Reinhardt

L’émergente autrice-compositrice-interprète montréalaise nous ouvre les portes à un sanctuaire folk légèrement fantasque, où le réel est paradoxal.

Il n’y a rien que je ne suis pas est la nouvelle sortie d’Arielle Soucy, un album bilingue que j’ai eu la chance d’écouter en primeur au Ministère le mois passé. La performance naturelle et légère offerte par l’artiste en septembre était assez pour me donner hâte à ce 20 octobre. Sur l’album, il y a du sérieux et du merveilleux, de l’amical et de l’amoureux.


Ce qu’on remarque tout de suite est le talent d’Arielle Soucy pour dénicher des compositions qui paraissent nouvelles à l’oreille. Les mélodies montent et descendent en escalier sur Promenade. Ailleurs, des cadences de mots ne rentrent pas tout à fait dans leur case rythmique. On a aussi des harmonies  mouvantes à plusieurs parties construites par voie de looping. Sur la chanson Light Grief, ces trois éléments se superposent et donnent un effet étourdissant et magique.

Les textes s’ancrent dans la réalité, avec ses multiples formes et ses contradictions. « Je contiens des multitudes », chante-t-elle sur L’amour des peupliers. Et l’album s’intitule Il n’y a rien que je ne suis pas. Sacrée portée. L’album montre Arielle Soucy qui a déjà fait l’effort d’accepter les paradoxes en elle et de remarquer ce qui peut-être est le mieux caché, c’est-à-dire le normal.

Les tuiles du plancher, les fleurs sur le chemin, le petit chat à ses pieds, les draps qui collent, le verre d’eau que l’autre porte dans sa main… Aucune image n’est trop banale pour celle dont l’écriture porte sur le monotone l’effet d’un prisme. Et on la remercie de cette diligence pour le quotidien, puisque toutes ces choses semblent instantanément infusées d’un poids nouveau.

J’en conclus que cette artiste fait bien exprès de colorier en dépassant les lignes, et que c’est ce qui fait la beauté de son œuvre. Ce n’est pas un travail simple que de donner une impression de spontanéité à ses chansons, et je crois qu’elle y arrive particulièrement bien. Le rendu est magnétique. Le vent d’automne est bon pour le folk keb!

Tout le contenu 360

FIJM 2026 | 27 Juin | Jour 3| Les choix de Modibo Keita

FIJM 2026 | 27 Juin | Jour 3| Les choix de Modibo Keita

L’été 2026 à Cammac : Stéphane Tétreault, Schubert, jazz, brunch et hypnose au programme

L’été 2026 à Cammac : Stéphane Tétreault, Schubert, jazz, brunch et hypnose au programme

FIJM 2026 | We Want Miles… et aussi l’auréole de mystère, le pouvoir hypnotique, le génie de la direction

FIJM 2026 | We Want Miles… et aussi l’auréole de mystère, le pouvoir hypnotique, le génie de la direction

FIJM 2026 | Lila Downs enflamme un MTELUS devenu mexicain 

FIJM 2026 | Lila Downs enflamme un MTELUS devenu mexicain 

FIJM 2026 | Solarium, lumière trad dans le prisme du jazz

FIJM 2026 | Solarium, lumière trad dans le prisme du jazz

FIJM 2026 | Vendredi 26 juin | Jour 2 | Les choix de Modibo Keita

FIJM 2026 | Vendredi 26 juin | Jour 2 | Les choix de Modibo Keita

Suoni 2026 | Voyage dans le temps avec Wendy Eisenberg

Suoni 2026 | Voyage dans le temps avec Wendy Eisenberg

FIJM 2026 | 25 juin | Jour 1 | Les choix de Modibo Keita

FIJM 2026 | 25 juin | Jour 1 | Les choix de Modibo Keita

May Wells: battante, inspirée, émancipée

May Wells: battante, inspirée, émancipée

Francos 2026 | Lancement de Fuudge : le feu prend

Francos 2026 | Lancement de Fuudge : le feu prend

Francos 2026 | Lost, la rue en catharsis au MTELUS

Francos 2026 | Lost, la rue en catharsis au MTELUS

FIJM | Modibo Keita, tête de jazz pour la programmation 2026

FIJM | Modibo Keita, tête de jazz pour la programmation 2026

Lila Downs – Cambias mi mundo

Lila Downs – Cambias mi mundo

Francos 2026 | Disiz impose son univers rock devant une foule immense

Francos 2026 | Disiz impose son univers rock devant une foule immense

FMCM 2026 | John-Henry Crawford, jeune artiste passionné

FMCM 2026 | John-Henry Crawford, jeune artiste passionné

Francos 2026 | Aupinard, du spleen à la fête

Francos 2026 | Aupinard, du spleen à la fête

Francos 2026 | Dead Obies, un show réparateur au-delà de la nostalgie

Francos 2026 | Dead Obies, un show réparateur au-delà de la nostalgie

Suoni 2026 | Sunken Cages, « musique bizarre et intéressante » de Ravish Momin

Suoni 2026 | Sunken Cages, « musique bizarre et intéressante » de Ravish Momin

Suoni 2026 | Jardin botanique, pont céleste

Suoni 2026 | Jardin botanique, pont céleste

Francos 2026 | Deux (albums de Pierre Lapointe) par deux rassemblés… et magnifiés

Francos 2026 | Deux (albums de Pierre Lapointe) par deux rassemblés… et magnifiés

Suoni 2026 | Alex Motta, contrebassiste mexicain pour toutes les expressions contemporaines

Suoni 2026 | Alex Motta, contrebassiste mexicain pour toutes les expressions contemporaines

Francos 2026 | Quand le hasard mène à Myra

Francos 2026 | Quand le hasard mène à Myra

Francos 2026 | Quebec Redneck Bluegrass Project et Alice Bro fusionnent au MTelus

Francos 2026 | Quebec Redneck Bluegrass Project et Alice Bro fusionnent au MTelus

Dômesicle/SAT X Francos | L’équation Romane Santarelli

Dômesicle/SAT X Francos | L’équation Romane Santarelli

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné