Au Pub Molson sur l’Esplanade Tranquille, nous étions assez nombreux mercredi soir pour goûter la musique de Kalia Vandever, nouvelle voix du trombone, dont vous pouvez par ailleurs explorer les réflexions plus conséquemment en lisant l’entrevue que j’ai réalisée avec iel.
LISEZ L’ENTREVUE AVEC KALIA VANDEVER
L’artiste basée à New York (Brooklyn) manipule sont instrument d’une manière différente de ses collègues du jazz habituel. Ne pensez pas à Trombone Shorty, Steve Turre, Wycliffe Gordon, etc. Vandever ne prend pas tellement de plaisir à distribuer des bouquets de notes en feux d’artifice virtuoses. Ce sont les longues et patientes lignes mélodiques, autant de coussins pour des impros élégantes, qui l’inspirent.
Vandever crée des atmosphères, qui oscillent entre l’ambient et le groove rock-chambriste hérité de la précédente génération (E.S.T.), adoubé par l’actuelle (Bad Plus). Iel est appuyé solidement par ses collègues sur scène dans le déploiement de structures horizontales bien charpentées. Le squelette rythmique est bien tenu par Kayvon Gordon (batterie) et Kanoa Mendenhall (contrebasse), les mêmes que sur l’album Another View (sorti en 2025) et qui constitue l’essentiel de la prestation. À la guitare, seule incartade au line up du disque, Gregory Uhlmann sait y faire. Bien que Mary Halvorsen soit inimitable dans ses créations timbrales inusitées, Uhlmann tire tout de même son épingle du jeu. Il sait colorer le discours et même générer des espaces sonores étonnants. Il nous surprend à imiter un saxophone dans un passage bluffant.
Une prestation qui laisse un agréable souvenir, comme un moment moelleux de mood nocturne et groovy dans une fin de soirée moite et légèrement pluvieuse.
On a beaucoup aimé.





















