Composés en 1948, les Quatre derniers Lieder de Richard Strauss font figure d’œuvre-phare dans le répertoire vocal du XXᵉ siècle. Ultime méditation du compositeur sur la vie, la nature et l’adieu, ce cycle pour soprano et orchestre met en musique des poèmes d’Hermann Hesse et de Joseph von Eichendorff. Dans cette version réarrangée pour formation de chambre par Olivier Larue, chaque lied devient une confession suspendue où la sérénité crépusculaire, la nostalgie lumineuse et l’acceptation apaisée de la fin s’expriment avec une clarté saisissante. Cette relecture chambriste souligne le caractère intemporel et profondément humain de ce chef-d’œuvre. La Symphonie no 1 en ré majeur de Gustav Mahler, présentée en deuxième partie de programme, est grandement inspirée par l’univers du Lied. Cette première symphonie de Mahler marquera son entrée dans le genre symphonique en annonçant déjà son langage musical unique.
Richard Strauss composed his Four Last Songs in 1948, a year before his death. A cornerstone of the 20th-century vocal repertoire, this cycle forms the composer’s valedictory meditation on life and nature. In this arrangement for soprano and chamber ensemble, each of the four songs—settings of poems by Hermann Hesse and Joseph von Eichendorff—becomes an unfolding confession that expresses twilight serenity, luminous nostalgia, and ultimately calm acceptance, with gripping clarity. Olivier Laure’s intimate rereading of the masterpiece brings out its timeless and profoundly human nature. Gustav Mahler’s Symphony No. 1 in D major, presented in the second part of the program, was strongly inspired by the universe of Lieder. Mahler’s first symphony marks his entry into the genre and is an early statement of his musical language.
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Ce contenu provient du Festival Classica et est adapté par PAN M 360























