11h36, SAT, j’entre sur guest list avec mon +1. J’feel ben swell.
Ce samedi 10 janvier, coup d’envoi de la dixième édition du Dômesicle, une série de soirées DJ/VJ hivernales au cœur du dôme immersif de de la SAT. Ma première fois. Excitant. On descend d’un étage, coat check, les pulsations de la musique traversent le bâtiment dans toute sa profondeur. La piste de danse nous attend trois étages plus haut et nous le fait savoir.
Le temps de mettre nos bouchons d’oreille, l’audition est un bien précieux, et on y go!
On m’a promis une soirée pure techno, des rythmes hypnotiques entrelacés de sonorités organiques, de l’intensité. Le tout couplé de projections tant minimalistes et hypnotiques qu’enveloppantes et architecturales.
On pénètre dans le dôme sous une un kaléidoscope aux airs de cathédrale, Mike Larry vient de débuter son set. La foule est plutôt calme. Passive, au goût de mon ami: « North Americans don’t know how to party”. Il m’entraine à l’avant des platines. Là, ça danse, ça se secoue, ça se laisse emporter par la musique. Le DJ est bon, arrache à plusieurs reprises des exclamations à la foule aux changements de morceaux.
Je m’accote aux barrières, le DJ à portée de regard. J’absorbe l’ambiance. Des rythmiques soutenues, répétitives, pourtant variées, d’où émergent des échantillons sonores inattendus. On se laisse entraîner. Les stroboscopes m’aveuglent, mais les images du dôme me plaisent. J’ai un faible pour les éléments les plus minimalistes : cette grille pulsatile qui surplombe la foule comme un filet rouge néon, l’inattendu ciel étoilé formé de lettres de l’alphabet flottant dans l’espace, cette boite remplie de sphères grises qui s’évaporent continuellement derrière le DJ.
La foule demeure assez placide, contente d’être là, mais peu dansent. Plusieurs placotent.
Mon ami, lui, danse à n’en plus finir. L’électro, c’est sa came. Moi, un peu moins.
Le volume, les flashs de lumière, c’est beaucoup pour moi, un peu trop. Je suis facilement surstimulé, mauvais combo. Je prends des pauses, retourne danser. Danse, pause, danse. C’est paradoxal, mais je pense que je profiterais davantage d’une production plus intense, plus noise, plus décousue. L’intensité peut être un antidote à la surstimulation, mais je me sens dans un entre deux.
Retour de pause, une heure du matin, la foule s’active davantage depuis un moment déjà. Changement de set, Measure Divide entre en scène. Le dôme semble se déplacer à toute vitesse dans un tunnel de lumière oscillant entre le bleu et l’orange. Un gars pratique ses meilleurs moves de manière déchaînée à l’entrée de la satosphère. La sélection m’apparaît moins variée qu’avec Mike Larry, plus intense peut-être.
Viens le temps de rentrer une demi-heure plus tard, mon ami passe un bon moment mais tombe de sommeil. J’ai mal au crâne. J’aurais été là deux heures et des poussières. Je ne pense pas être le public cible. Je regrette avoir manqué le set de XIA. Malgré cela, je serais prêt à tenter l’expérience de nouveau, l’environnement est pour sûr impressionnant. À voir avec d’autres genres musicaux.

























