Banx & Ranx: faire briller les talents d’ici, un succès à la fois

Entrevue réalisée par Jacob Langlois-Pelletier
Genres et styles : funk / hip-hop / hip-hop instrumental / reggae / soul/R&B

renseignements supplémentaires

Depuis plusieurs mois, Banx & Ranx, duo des producteurs, auteurs-compositeurs et remixeurs montréalais Zacharie « Soké » Raymond et Yannick « KNY Factory » Rastogi, résonne de plus en plus. Après de nombreuses années à œuvrer dans l’ombre pour des artistes de renoms tels que Dua Lipa, Sean Paul et J Balvin, ils se retrouvent désormais à l’avant-plan et sortent leur propre musique, notamment par l’entremise de leur maison de disques et d’édition 31 East. PAN M 360 a rencontré les deux hommes au Planet Studios afin de discuter de leur nouvelle réalité, de leur récent titre The Birds avec Zach Zoya et bien plus!

Pour la petite histoire, Yannick Rastogi est né à Paris et a emménagé à Montréal il y a plusieurs années, alors que Zacharie Raymond est natif de Gatineau. Dès leur jeune âge, les deux protagonistes commencent à publier des titres sur la plateforme SoundCloud. C’est de cette manière qu’ils se repèrent mutuellement et décident d’entrer en contact. Après plusieurs rencontres et d’innombrables séances d’enregistrement, Banx & Ranx a pris naissance en 2014. Depuis, le tandem a enchaîné les succès avec de nombreux artistes internationaux.

Récemment, ils ont mis sur pied leur maison de disque 31 East dans le but de faire briller les talents d’ici aux quatre coins du globe. C’est d’ailleurs depuis cette réalisation que les deux artistes gagnent en visibilité et se trouvent de plus en plus à l’avant-plan. Lauréat du Juno Révélation de l’année en 2023, Banx & Ranx a aussi obtenu sa première nomination aux GRAMMY en 2023 pour sa contribution à la production du 8e album studio de Sean Paul. Nul besoin de le préciser, les deux compères ont connu une ascension fulgurante au cours de la dernière année, entre autres avec les succès Flowers Need Rain avec Preston Pablo et Headphones avec Rêve, deux morceaux réalisés avec des artistes signés sous 31 East.

Début juin, Banx & Ranx est revenu à la charge avec The Birds, une collaboration avec le Québécois Zach Zoya en harmonie avec son but premier, soit de faire rayonner les artistes locaux. Au confluent de la pop, de l’électro, du reggae et du funk, ce morceau arrive à point pour l’été et risque de tourner allègrement en radio au cours des prochaines semaines. Difficile de demander mieux pour bien démarrer la période estivale!

PAN M 360 : Depuis quelques mois, vous êtes de plus en plus au premier plan et le nom Banx & Ranx gagne en visibilité auprès du public. Après autant d’années dans l’ombre, comment vivez-vous cette nouvelle réalité?  

ZACHARIE RAYMOND : C’est vraiment cool. On n’a réellement chassé cette visibilité, mais lorsque l’opportunité s’est présentée à nous, c’est certain qu’on était ouvert. On est des gars de studio, et c’est à cet endroit qu’on est à l’aise depuis plusieurs années. C’est donc un défi et un apprentissage de faire plus de performance en live et de se montrer davantage. C’est un immense plaisir que les gens connaissent davantage notre travail. Notre projet « artiste » aide à promouvoir les chansons qu’on fait dans l’ombre pour d’autres. Aussi, ça nous permet de faire connaître les talents signés avec notre maison de disque 31 East. 

PAN M 360 : Justement, parlez-moi davantage de ce que cette visibilité vous permet d’accomplir? 

YANNICK RASTOGI : Au niveau du live, ça nous permet de faire de plus en plus de shows. Ainsi, nous avons de plus en plus d’opportunités pour montrer notre musique et de nous attirer de nouveaux fans. Veux, veux pas on a été dans l’ombre pendant plusieurs années et il est important d’aller conquérir de nouveaux auditeurs. Par le passé, on a eu l’occasion de composer pour plusieurs artistes internationaux. On est très fiers de ça c’est certain, mais c’était toujours behind the scenes. Cette nouvelle visibilité nous permet de montrer nos personnalités davantage, car nous avons clairement plus à partager que de la musique. On a envie de partager nos positivités et nos énergies. Récemment, on a fait des interviews qui sont super drôles, et parfois d’autres, plus sérieuses. Le fait d’être de plus en plus connu par le public nous permet de réaliser des choses qu’on n’aurait jamais pu faire avant.  C’est clair que nous avons énormément de travail à faire, mais c’est super intéressant de voir les possibilités qui s’ouvrent à nous. Ça nous permet de continuer à avancer vers notre but ultime. 

PAN M 360 : Quel serait ce but ultime? Est-ce possible de l’atteindre?

ZACHARIE RAYMOND : On n’y arrive jamais, je pense. On dit souvent qu’on se base sur le modèle du suédois Max Martin, ou même DJ Snake qu’on respecte énormément. Les modèles de carrière de ces deux hommes sont très inspirants pour nous. On souhaite atteindre un niveau international et devenir une sorte de référence en musique. On aimerait qu’un jour on retrouve des Banx & Ranx type beat sur YouTube!

YANNICK RASTOGI : Je ne pourrais pas être plus d’accord avec ça. The Neptunes, Timbaland et Diplo sont aussi des bons exemples de ce qu’on souhaite accomplir. Ces artistes-là ont tous laissé leur empreinte sur l’industrie musicale, et c’est un peu ça notre but ultime.  

ZACHARIE RAYMOND : Si un jour on arrive à ce niveau, on aimerait aussi prendre de jeunes réalisateurs sous notre aile pour les former. On aimerait presque créer une école de pensée de créateurs de musique. 

YANNICK RASTOGI : On aimerait ça pouvoir montrer aux jeunes que c’est possible de commencer en créant dans sa chambre et de se rendre au plus haut niveau. Que tout ce qu’il faut, c’est de la détermination et de la persévérance. 

PAN M 360 : Récemment, vous avez fait paraître The Birds, un titre avec le Québécois Zach Zoya. Comment est née cette collaboration?

YANNICK RASTOGI :  Le début de ce titre remonte à 2018 lorsqu’on était en studio à Londres. Zacharie a eu l’idée d’un morceau qui s’appellerait The Birds ayant pour but de représenter le moment où l’on revient à la maison après une grosse soirée passée jusqu’à ce que le soleil se lève et qu’on entend les oiseaux chanter. C’est un certain retour à la réalité et, en quelque sorte, la grande claque qui fait mal à cinq ou six heures du matin. 

ZACHARIE RAYMOND : On avait ce morceau-là qui traînait, et on l’avait soumis à plusieurs artistes dans l’espoir qu’il aime la chanson et qu’il décide de l’enregistrer et de la sortir. On l’avait même montré au directeur artistique de Maroon 5 à Los Angeles. À un certain moment, notre A&R chez Universel nous a dit qu’on devrait garder ce morceau pour nous. Au début, on n’était pas convaincu, mais c’est ce qu’on a fait. On a modifié et remixé le titre en reggae et funk, parce qu’on aime explorer et mélanger les genres musicaux. 

À l’époque, on n’avait pas d’artiste pour chanter et on avait seulement Ian James qui est un des auteurs du titre. On s’était dit que ce n’était pas grave et qu’on allait la sortir telle quelle, sans créditer Ian, car il ne voulait pas l’être. Il est plus un songwriter, donc il ne voulait pas être crédité. On a presque opté pour cette option, mais on avait un certain doute dans nos têtes. On se disait que ça serait bien d’avoir un artiste afin de nous aider à promouvoir le titre et la faire en spectacle. 

C’est à ce moment qu’on nous a proposé Zach Zoya. C’est un ami depuis quelques années et on a travaillé avec lui sur quelques projets. Le match était parfait pour The Birds. On est super heureux de pouvoir partager ce titre avec un artiste d’ici, c’est évidemment en harmonie avec la mission de notre maison de disque 31 East. Zach a fait un travail incroyable et il a amené la chanson à un autre niveau.

PAN M 360 : Vous mentionnez que cette dernière sortie s’inscrit dans votre mission avec votre maison de disque. Parlez-moi davantage de cette quête que vous menez. 

YANNICK RASTOGI : Notre directeur nous a toujours dit que le jour où nous allions trouver nos propres artistes et que nous allions les développer, c’est à ce moment-là que nous allions laisser notre empreinte dans le monde musical. C’est un rêve qu’on a depuis longtemps et c’est pour ça que nous avons entrepris l’aventure 31 East. On a commencé par la signature de JujuBoy, et ensuite de Rêve et Preston Pablo. JujuBoy est hors Canada, mais le but est qu’il arrive bientôt au pays. 

Au cours des dernières années, on a eu la chance de voyager à travers le monde et d’acquérir énormément d’expérience au niveau de l’écriture, la structure, la production et le mixage. En bref, sur tout ce qui a trait à la réalisation d’un titre. Pour nous, il était temps de revenir ici et de la faire from Montreal to the world. Le but, c’est de faire de la musique montréalaise, québécoise et canadienne pour le reste du monde.

Prenons par exemple Preston Pablo, il est Ontarien, mais Montréal c’est en quelque sorte sa deuxième maison. Il adore être ici et il pense même s’y installer éventuellement. Il vient souvent à Montréal et c’est à ces moments qu’on crée. On essaie le plus possible d’utiliser des ressources québécoises, sans toutefois s’empêcher d’aller voir ailleurs si nécessaire.

On souhaite montrer au Québec que la collaboration est extrêmement importante dans la musique. Le Québec regorge de créateurs et ils se connectent de plus en plus. Les scènes différentes collaborent de plus en plus, c’est ça l’avenir. Ça se voit justement aux Francos dans un show comme celui de Loud où il joue un morceau avec Charlotte Cardin et que quelque temps plus tard tu as Muzion qui embarque sur scène. Il y a une superbe fusion des genres qui est en train de se passer. 

On souhaite amplifier ce mouvement autant que possible et montrer que des connexions internationales avec le Québec sont faisables. 

ZACHARIE RAYMOND : Il y a une certaine formule qu’on retrouve aux États-Unis ou en Angleterre, par exemple, qui optimise la qualité musicale dans toutes les étapes de création, et qu’on ne retrouve pas nécessairement au Québec. Au Québec, c’est quand même un marché fermé en raison de notre français qui est particulier. On aime défendre la langue française et ça a beaucoup de côtés positifs, mais parfois, ça peut fermer des portes au niveau international. Donc nous, on aime ça mélanger les cultures afin d’optimiser les résultats. 

YANNICK RASTOGI : Je dirais que c’est exactement ça l’effet Banx & Ranx. C’est de mélanger les cultures et d’en faire notre propre résultat. Si on me demandait quel est le plat qui m’identifierait le plus, je dirais une poutine au poulet au beurre. On est pour ce mélange de cultures afin d’amplifier le paysage musical québécois. 

PAN M 360 : Vos multiples années de carrière dans l’industrie musicale vous ont permis d’observer les manières de faire dans plusieurs pays. Est-ce qu’il nous manque quelque chose au Québec afin de briller davantage musicalement ? Si oui, c’est quoi ? 

ZACHARIE RAYMOND : Je pense qu’on a tout en place pour exceller. On a déjà énormément de subventions qui enlèvent les barrières financières, donc on n’a plus vraiment d’excuses. Je pense qu’il faut tout simplement collaborer davantage. Il faut sortir du Québec et revenir avec un bagage d’expériences différentes. Aussi, la mise en place de plus de camps d’écriture aiderait beaucoup.

YANNICK RASTOGI : Plus il va y avoir de collaborations avec d’autres cultures, plus le niveau musical au Québec va s’améliorer. C’est un effort collaboratif. Si on peut donner un conseil aux Québécois et Québécoises, c’est qu’on ne doit pas garder le « pain » pour soi, il faut le partager pour lui permettre de grandir et de s’améliorer. 

ZACHARIE RAYMOND : Il ne faut pas craindre de demander de l’aide aussi. Il y a beaucoup d’artistes qui sont auteurs et compositeurs, mais c’est le fun parfois de sortir de sa zone de confort et d’avoir un ou même deux écrivains dans la pièce pour t’aider. Ça permet de discuter et de dire « Ah, peut-être que si tu disais ça comme ça, ça serait encore meilleur. Ou bien ton refrain, il est bon, mais j’ai une meilleure idée ». Souvent, ce sont avec des détails comme ça qu’une chanson a plus de succès. 

YANNICK RASTOGI : Puis les plus gros écrivains avec qui on a travaillé dans le monde, pour la plupart, je dirais 95% des cas, font ça. C’est-à-dire qu’ils pourraient écrire solo, mais ils vont se retrouver à être quatre ou cinq à écrire un morceau. C’est une ambiance de collaboration et tout le monde propose des idées. Ils ne sont même pas attachés à ce qu’il crée, et font tout pour le bien de la chanson. Ça, c’est quelque chose où on pousse le monde à aller explorer. 

PAN M 360 : La dernière fois que nous avions discuté, vous aviez parlé de votre rêve de créer un album Banx & Ranx. Où en êtes-vous rendu? 

ZACHARIE RAYMOND : On se rapproche et on en parle beaucoup.  On aimerait vraiment faire un album qui se rapproche de ce qu’on fait en live. Quelque chose de plus énergique, plus électronique et moins pop. C’est certain qu’il va y avoir des morceaux pop, mais on aimerait avoir une proposition différente autour de ça. Ça va être un album pop et musique électronique qui nous ressemble vraiment. On va peut-être faire deux projets aussi. Un qui est plus pop et un qui est vraiment festival. On sait pas encore. 

YANNICK RASTOGI : On en discute un peu tous les jours. Ça serait intéressant aussi d’appliquer le concept du yin et du yang. Même là, on vient peut-être de trouver une autre idée encore. On n’aime pas se mettre des barrières. Je pense qu’au moment où tous les deux on va se regarder et qu’on va dire « We got it », ce sera le moment de sortir l’album. On n’a pas encore de date précise ou un moment prévu, mais on aimerait que ça soit en 2024. 

PAN M 360 : Pour terminer, discutons de votre été 2023. Vous serez notamment présent au Festival de Montgolfières de Gatineau à la fin du mois d’août. Comment s’annoncent vos prochains mois?

YANNICK RASTOGI : Nous allons aussi être au Festival d’été Québec le 7 juillet. Nous avons aussi des dates en Colombie-Britannique et au Québec. C’est surtout au début juillet et en août. On doit avoir sept ou huit spectacles qui sont confirmés et d’autres à venir. On est très content et on a hâte à cet été. 

ZACHARIE RAYMOND : En plus de ça, c’est certain qu’il y aura beaucoup de créations au menu, soit avec nos artistes ou pour d’autres projets sur lesquels on travaille. On va aussi retourner à Londres, car ça fait longtemps qu’on y est allés. Nous allons aussi peut-être aller en Corée du Sud en juillet. On a eu une invitation, mais rien n’est confirmé à ce jour. Ça risque d’être un été incroyable.

Tout le contenu 360

Suoni per il popolo | On pique un jasette avec une légende de la musique contemporaine : Howard Skempton

Suoni per il popolo | On pique un jasette avec une légende de la musique contemporaine : Howard Skempton

Tali Rose partage son Piknic Electronik

Tali Rose partage son Piknic Electronik

Festival Classica pour enfants | Denis Gougeon et Julie Daoust nous causent « biscuits, tempêtes et mélodies »

Festival Classica pour enfants | Denis Gougeon et Julie Daoust nous causent « biscuits, tempêtes et mélodies »

Festival Classica – Fauré et Dubois au siècle dernier

Festival Classica – Fauré et Dubois au siècle dernier

Habitat Sonore au Centre Phi| Playlist estivale et lieu idéal pour l’écoute active et immersive

Habitat Sonore au Centre Phi| Playlist estivale et lieu idéal pour l’écoute active et immersive

Piknic Électronik | Pretty Privilege, transidentité,  joie, insolence

Piknic Électronik | Pretty Privilege, transidentité, joie, insolence

Suoni | Sarah Davachi et l’enjeu d’être jouée par No Hay Banda

Suoni | Sarah Davachi et l’enjeu d’être jouée par No Hay Banda

Suoni Per Il Popolo | The Jellicle Kiki Ball

Suoni Per Il Popolo | The Jellicle Kiki Ball

Centre PHI | KALLITECHNIS incarne sensualité et introspection.

Centre PHI | KALLITECHNIS incarne sensualité et introspection.

Festival Classica – Hommage à Queen

Festival Classica – Hommage à Queen

Vincent Lauzer parle de la programmation de Montréal baroque 2024

Vincent Lauzer parle de la programmation de Montréal baroque 2024

Au Gala de la Terre, l’Orchestre de l’Agora, Natasha Kanapé Fontaine, Claudie Bertounesque, Richard Strauss, Élizabeth St-Gelais | Nicolas Ellis explique

Au Gala de la Terre, l’Orchestre de l’Agora, Natasha Kanapé Fontaine, Claudie Bertounesque, Richard Strauss, Élizabeth St-Gelais | Nicolas Ellis explique

Bell Orchestre immersif et interactif: House Music devient Sound House à la SAT

Bell Orchestre immersif et interactif: House Music devient Sound House à la SAT

Festival Classica | La parole de Georges Sand, les mots de Denis Plante

Festival Classica | La parole de Georges Sand, les mots de Denis Plante

Festival Classica | Un anniversaire symphonique pour Starmania et Jacques Lacombe

Festival Classica | Un anniversaire symphonique pour Starmania et Jacques Lacombe

Festival Classica | Un hommage à Théodore Dubois signé Lavigueur et Sinfonia

Festival Classica | Un hommage à Théodore Dubois signé Lavigueur et Sinfonia

Dumai Dunai sort son premier album… et en cause

Dumai Dunai sort son premier album… et en cause

SAT Dômesicle | Elena Colombi, beaucoup de la tête pour le corps

SAT Dômesicle | Elena Colombi, beaucoup de la tête pour le corps

Humidex Records fête ses cinq ans à la SAT!

Humidex Records fête ses cinq ans à la SAT!

Jill Barber : en français encore et toujours!

Jill Barber : en français encore et toujours!

Festival Classica – Piazzolla, de New York à Paris

Festival Classica – Piazzolla, de New York à Paris

38e Nuits d’Afrique | Sépopo Galley explique la programmation

38e Nuits d’Afrique | Sépopo Galley explique la programmation

Karina Gauvin dans les traces de Marie Hubert, Fille du Roy

Karina Gauvin dans les traces de Marie Hubert, Fille du Roy

Présente ta chanson ! Joyce N’Sana nous parle de Zola

Présente ta chanson ! Joyce N’Sana nous parle de Zola

Inscrivez-vous à l'infolettre