Avec une grande confiance et un programme varié, les étudiants de l’atelier d’opéra ont foulé la scène de la salle Claude Champagne, samedi soir à la salle Claude-Champagne de l’Université de Montréal. Sur près de 2 h, chanteurs et chanteuses se sont présentés à tour de rôle pour y interpréter différents airs d’opéra à travers les époques, et ce, avec sous différentes configurations.
Outre la performance lyrique en tant que telle, le défi principal pour ses jeunes interprètes se trouve dans leur capacité à nous immerger dans l’univers d’un opéra, le temps d’un air. Parfois, le texte écrit en français ou en anglais contribue à la compréhension, il reste que le texte est inaccessible pour le fan de nombreux opéras italiens. Dans ce dernier cas, les artistes doivent faire preuve d’un grand jeu d’acteur pour partager les états d’âme de leur personnage.
Parmi les œuvres jouées lors du concert, plusieurs performances ont capté mon attention, commençant par la performance solo de Qingyue Yang dans le rôle de Macduff dans l’opéra Macbeth de Verdi. C’est avec une grande intensité que ce dernier a présenté l’air Ah, la paterna mano.
Le quatuor dans l’acte trois de la Bohème de Puccini, composé de Clotilde Morretti, Cloée Morissette, Qingyue Yang et Philippe Lacaille, a pour sa part su illustrer la complexité de certains d’opéra en ce qui concerne la mise en place de plusieurs voix superposées.
La soprano Kevisha Williams a interprété Glitter and Be Gay tiré de l’opérette Candide du compositeur américain Leonard Bernstein. Dans le rôle de Cunegonde, elle nous a transportés directement dans l’univers du compositeur, et ce avec brio.
Par ailleurs, les prestations de Marie France Eba-Koua dans l’air Signore ascolta de l’opéra Turandot de Puccini, ainsi que celle de Catherine St-Arnaud dans Non, monsieur mon mari de Les mamelles de Tirésias de Francis Poulenc, méritent d’être soulignées pour leur engagement dans leur rôle respectif. Il en va de même pour la performance de Joé Lampron dans la pièce Kuda Kuda de l’opéra Eugene Onegin de Tchaikovsky et pour le duo Cheti cheti immantinente de l’opéra Don Pasquale de Donizetti, interprété par Philippe Lacaille et Élie Lefebvre-Pellegrino.
Si la deuxième partie du concert était d’un niveau plus élevé, les étudiants de l’atelier d’opéra ont su donner un excellent concert au public de la salle Claude-Champagne.























