Une des découvertes de cette première fin de semaine des Francos est sans aucun doute le duo de sœurs françaises aux origines guadeloupéennes Malaka. Formé par Sasha et Laurina, ce groupe a clôturé sa petite tournée dans la province québécoise au Pub des Brasseurs des Francos.
Avec leurs voix distinctes mais complémentaires à la fois, elles interagissent merveilleusement bien sur scène avec une complicité touchante. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser au duo Ibeyi, ces sœurs jumelles franco-cubaines basées en France, en découvrant leur univers. Avec leur percussionniste Timothée Faure, elles parviennent à nous faire plonger dans la douceur de la soul et folk ainsi que vers des sons plus rythmés et percussifs caribéens.
L’une joue de la guitare, l’autre de la basse, qu’elles échangent par moments, ce qui rajoute à leur versatilité. C’est avec « Malaka Maï » qu’elles ont choisi d’ouvrir le bal.
« J’aime aller vite avec les gens que je ne connais pas, je vais danser pour vous », nous avertit Sacha avant de chanter et danser autour de sa sœur et autour de la scène. Leur plus récent EP Mang inclut de l’anglais, du français et du créole avec des thèmes allant de l’identité à l’acceptation des racines.
La calebasse de Timothée s’invite sur quelques morceaux, mettant ainsi l’accent sur les sonorités caribéennes pendant que le public est appelé à contribution en faisant des bruits d’oiseaux durant une des chansons.
Elles ont joué un morceau de leur premier album Maï, intitulé « Tino » mais c’est surtout pendant le morceau « Ulo » sur lequel elles ont collaboré avec la chanteuse et musicienne brésilienne Flavia Coelho que le public s’est rapproché de la scène pour danser. D’ailleurs, les festivaliers ont même eu droit à un cours de zouk, avant de terminer avec une portion de danse sur fonds de gwoka, en guise de clôture du spectacle, le tout avec une excellente mise en scène.
Retenez bien ce nom puisqu’on risque d’en parler dans les années à venir.
Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin























