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Aux Chants de Vielles, l’objet de Paruline est de présenter la matière d’un premier album, À ceux qui veillent . En après-midi, un concert acoustique précédera un programme complet, déployé dans la nuit de samedi à dimanche. Couche-tôt s’abstenir ! Paruline possède ce pouvoir de mêler les sonorités traditionnelles québécoises à l’indie folk ou à l’indie rock. Est-il besoin d’ajouter que Paruline pourrait fort bien déborder le cadre trad et conquérir un vaste public… tout en conservant ses acquis ! Et c’est sur le terrain des acquis que PAN M 360 fait connaissance avec Paruline, peu avant les prestations données à Saint-Antoine-sur-Richelieu, aux Chants de Vielles.
Paruline est mené par Charles Labrèche, dont le verbe puise dans notre littérature orale, légendes et récits traditionnels traversés d’une sensibilité actuelle. Jeremy Fortin lui a posé ces questions pour PAN M 360:
PAN M 360 : Pourrais-tu nous parler des raisons t’ayant poussé à choisir le nom de Paruline ?
Charles Labrèche : Paruline, c’est parti de l’idée de vouloir mettre une figure d’oiseau comme élément central de mon projet. Dans la chanson traditionnelle québécoise, il y a beaucoup d’oiseaux qui sont évoqués, dont le rossignol ou l’hirondelle, tout ça. Mais, moi, je voulais trouver un nom d’oiseau un peu plus funky et un oiseau qui vole au Québec. Donc, je suis tombé sur le mot Paruline, puis ça m’a inspiré et, depuis ce temps-là, c’est toujours resté.
PAN M 360 : Quelles sont tes inspirations pour le projet? Que forge l’identité musicale de Paruline?
Charles Labrèche : En fait, c’est parti de ma grande passion pour la musique Trad québécoise. C’est vraiment l’élément central de ma démarche, mais après ça, j’ai voulu inclure aussi toutes les influences musicales qui m’ont marqué au courant de mon plus jeune temps. J’écoutais beaucoup de musique rock, alternative, folk, etc. Je suis très familier avec plusieurs groupes, comme Alt-J, Fleet Foxes, Bon Iver, Harmonium, et plusieurs autres projets qui m’ont beaucoup influencé pendant mon adolescence. J’ai trouvé intéressant de combiner l’esthétisme traditionnel québécois avec la musique que j’écoutais, sans nécessairement les fusionner. Pour le texte, je m’inspire beaucoup de la chanson traditionnelle, mais aussi de toutes les légendes et les récits traditionnels québécois, donc je m’inspire de légendes, je les raconte en chansons. C’est un beau mélange de tout ça, en fait.
PAN M 360 : Voudrais-tu me parler un peu de l’album que tu as sorti l’année dernière dont tu fais présentement la promotion? C’est quand même un projet sur plusieurs années, considérant que Paruline est né pendant la pandémie si je ne me trompe pas?
Charles Labrèche : Oui, j’ai effectivement commencé à écrire des chansons pour mon propre plaisir pendant la pandémie. Cependant, le projet a réellement pris forme en 2024. Nous avons été sélectionnés aux Francouvertes, ce qui nous a permis de former un groupe et de nous produire sur scène.
Entre la pandémie et l’année 2024, j’ai révisé ces esquisses de chansons avec mon ami Thierry Clouette, qui a coréalisé l’album. Après notre participation aux Francouvertesm plusieurs opportunités supplémentaires se sont présentées. Nous avons donc décidé de produire l’album.
On a sorti un album intitulé À ceux qui veillent , l’automne dernier. Çai regroupe toutes les chansons qu’on a faites au cours des dernières années. Ce sont toutes des compositions originales à l’exception de deux chansons traditionnelles qu’on a reprises. Je suis heureux de l’écho que cet album a reçu jusqu’à présent : on a eu la chance d’aller présenter notre premier concert à l’international en Écosse en janvier dernier, et on s’est aussi produits au cabaret festif de Baie-Saint-Paul.
Bref, nous avons eu de nombreuses occasions de présenter le résultat de notre travail. Nous sommes donc ravis d’aller au Chant de Vielles cette fin de semaine, car assister à des festivals de musique trad est toujours un plaisir pour nous. C’est vraiment notre univers, alors nous sommes heureux de partager notre projet.
PAN M 360 : Dans la nuit de samedi à dimanche, tu présentes donc ton concert. À quoi les gens peuvent-ils s’attendre d’un concert de Paruline?
Charles Labrèche : Ah mon Dieu, beaucoup d’ambiance ! Il y a des moments beaucoup plus intimistes, des moments où ça lève beaucoup, je pense qu’il y a une belle variété au niveau de l’intensité de l’atmosphère, puis il y a une mise en scène aussi qui a été faite par Delphine Véronneau, avec ce spectacle-là, qui nous amène vraiment dans le monde de l’album, sans toutefois être un peu trop dramatique.
On ne joue pas des personnages, on joue vraiment nous-mêmes qui présentons nos chansons ne devient pas des conteurs, on n’embarque pas nécessairement dans un monde, mais tu sais, on rentre quand même en immersion avec les chansons, puis c’est un beau spectacle, j’espère vraiment que les gens vont répondre à ce nouveau concept de spectacle nocturne, en tout cas, j’espère que les gens vont être au rendez-vous, je les invite à être parmi nous, ça risque d’être un moment bien spécial, d’autant plus que c’est dans une église, donc l’ambiance risque d’être bien particulière avec l’acoustique et tout, donc on a très, très hâte.


















