Faisant d’abord partie de la vague des groupes néo-psychédéliques, Tame Impala produit d’abord deux albums caractérisés notamment par les intonations john lennonesques de Kevin Parker, sur fond de guitares planantes à la Dungen. C’est avec le suivant, Currents, sorti en 2015, plus synthpop, que le projet devient moins excitant et que les choses se gâtent. La suite ne s’annonce guère mieux. Dans ce nouvel opus aussi attendu que la fin de l’hiver, Kevin Parker reprend les harmonies disco des Bee Gees et les amplifie grâce à une production aux sonorités house. Les ballades soft rock à l’ère du numérique se succèdent, sans relief. Les synthés sont agréablement aérés mais deviennent rapidement une sorte de tapisserie en fond sonore. Il suffit de prêter attention aux mélodies ultra léchées des chansons Borderline et Breathe Deeper pour se rendre compte qu’on est plus proche d’un album de Toto que des Flaming Lips. Rien pour satisfaire les fans de la première heure. Kevin Parker démontre clairement ses aptitudes de producteur capable de créer des hits accessibles et entraînants, mais manquant cruellement d’excentricité. Aucun morceau ne ressort vraiment, tant sur le plan des mélodies que des paroles. Parker réalise probablement son album le plus personnel, partageant ses introspections sur le temps qui passe, sauf que les textes sont malheureusement trop dans la retenue, peu imagés, parfois même superficiels, comme sur le titre It Might Be Time. Sans vraiment mettre de poésie dans ses textes, il écrit ses pensées comme on pourrait le faire dans une publication Instagram.
Tout le contenu 360
Critique de concert rock/microtonal
La Noce 2026 | The Day I Discovered Angine de Poitrine
Par Fabio Pregnolato
Interview classique occidental/classique
Concerts Lyriques de l’ICAV | Nathalie Deschamps enseigne la mise en scène d’opéra et la pratique
Par Alain Brunet
Critique de concert Afrique/blues/americana
La Noce 2026 | Etran de L’Aïr lights Up La Noce
Par Fabio Pregnolato
Interview classique occidental/classique
Concerts lyriques de l’ICAV | Premières impressions d’une stagiaire australienne: Cassandra Doyle
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Concerts lyriques de l’ICAV| Un Gala d’opéra expliqué par maestro Simon Charette
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Concerts lyriques et formations de l’ICAV | Marc Antoine d’Aragon à la barre
Par Alain Brunet
Interview Afrique
Échanges franco-béninois, en concert aux Nuits d’Afrique, en ITV à PAN M
Par Alain Brunet
Interview Afrique
Nuits d’Afrique 2026 | Senny Camara et Yamoussa Bangoura au sommet de l’art de la kora
Par Sandra Gasana
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | Solarium : plein soleil sur du bon jazz Keb
Par Frédéric Cardin
Critique de concert
Lanaudière 2026 | Immersion dans la nature au Gala de la Terre
Par Chloé Rouffignac
Critique de concert rock/punk
La Noce 2026 | Enfants Sauvages éclairs chauds chauds
Par Florence Cantin
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | McBride / Lage, quelle façon de conclure le FIJM !
Par Vitta Morales
Interview jazz
FIJM 2026 | A Love Supreme interprété sans fioritures par le quartette d’Isaiah Collier
Par Alain Brunet
Critique de concert classique occidental/classique
FIJM 2026 | Se pâmer pour Pamart
Par Alain Brunet
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | Chez Kassa Overall, pas de frontière entre jazz et hip-hop
Par Harry Skinner
Interview folk/americana/rock/traditionnel
Chants de Vielles | Paruline: indie folk, indie rock, trad, aviaire
Par Jeremy Fortin
Interview musique traditionnelle mexicaine
Chants de Vielles | Los Vega: le son jarocho de Veracruz à Saint-Antoine-sur-Richelieu
Par Alain Brunet
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | Anamaria Oramas fait rayonner un jazz colombien authentique
Par Michel Labrecque
Interview
Chants de Vielles | Vishtèn, trad acadien de référence… avec attitude rock !
Par Jeremy Fortin
Critique de concert jazz























