Afrique / blues / folk / Océan Indien

Nuits d’Afrique 2026 | De duo à quatuor, The Two enrichit son blues créole

par Sandra Gasana

Ils s’appellent peut-être The Two, mais c’est à quatre qu’ils se sont illustrés lundi soir au Club Balattou dans le cadre de la 40ème édition du Festival international Nuits d’Afrique. En effet, Yannick et Thierry sont à l’origine de ce duo mais en cours de route, Loris Martenet s’est joint au duo, puis tout récemment un nouveau membre a embarqué dans l’aventure. Ce dernier est un ami de longue date de Yannick et après 20 ans sans nouvelles, ils ont repris contact via Facebook il y a quelques années, and … the rest is history.

Contrairement à leur première performance au Balattou il y a plusieurs mois, l’ajout du clavier était une excellente idée et permet d’insuffler de nouvelles couleurs à leur répertoire.

Yannick vient de l’Ile Maurice, Thierre de Suisse et ensemble, ils nous emmènent dans un univers de « blues qui vient du sud, de l’océan indien », comme l’a si bien décrit Yannick. Faisant allusion aux différents types de créoles à travers le monde, incluant le québécois selon eux, plusieurs morceaux avaient des titres à consonnance française mais dans une version dérivée. Par exemple, le titre « Tiombo » veut en fait dire « Tiens bon ».

Plusieurs dialogues entre les nombreuses guitares de Yannick et Thierry, des rythmes presque spirituels inspirés de sonorités venant de l’Ile Maurice et la région, avec des percussions qui nous emmènent dans toutes les directions. Un banjo qui vient rajouter la touche folk au blues, avec un triangle par moments pour aggrémenter le tout.

Nous célébrions également les 44 ans de Yannick lors de cette soirée et d’ailleurs, la famille du fêté était présente dans la salle. La sœur de Yannick est même montée sur scène pour chanter un refrain avec son frère, moment de douceur fort apprécié par l’audience.

La chanson « Fam Couma Ou » qui signifie « femme comme toi » a aussi plu au public qui se retenait de danser. The Two passe de la douceur à l’intensité sans transition, nous transportant à leur guise dans leur univers. Les percussions contribuent à créer du relief, l’harmonica jouée par Yannick trouve sa place dans tout cela, alors que le public se transforme en véritable chorale à plusieurs reprises durant la soirée.

Un autre instrument traditionnel, le kayamb, une sorte de planche en bois comme celle que l’on joue à l’Ile de la Réunion a aussi été incluse dans le spectacle.

Mes voisines d’origine haïtienne m’ont dit qu’elles comprenaient quasiment toutes les paroles chantées en créole mauricien. Par moments, on sentait une transe sur scène, surtout pendant les solos intenses de Thierry, avant de poursuivre avec des moments de douceur. « Mo ale » ou encore « Lao », un hommage aux disparus, étaient mes coups de cœur de la soirée.

« Tu as 44 ans aujourd’hui mais je me souviens de tes 33 ans lors de notre participation au festival de Montreux : c’est toujours autant un plaisir de travailler avec toi », se confie Thierry sous les applaudissements du public.

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Afrique / afro-pop / blues mandingue

Nuits d’Afrique 2026 | Le MTELUS s’incline devant le Grand Lamine Touré

par Sandra Gasana

J’ai rarement vu le MTelus aussi plein à craquer. Et c’était majoritairement la communauté guinéenne qui a répondu présente à l’hommage au « Baobab de Nuit » le Grand Lamine Touré. Et pour l’occasion, un line up d’artistes populaires en Guinée et ailleurs était prévu au programme, chacun attirant son fan club et rendant la fête grandiose.

À l’animation, la chanteuse et animatrice brésilienne Bïa a su animer la foule pendant qu’un house band de musiciens exceptionnels ont sublimé la soirée.

Après quelques discours de plusieurs officiels venus tout droit de Guinée pour cet hommage, le premier artiste programmé est arrivé sur scène acclamé par les jeunes dans la salle. Il s’agit de Degg J, qui a débuté en force, chaque chanson étant plus populaire que la précédente. L’énergie a suivi en crescendo culminant avec un morceau que tout le public connaissait par cœur, mêlant parfois dance hall ou encore des rythmes latins à son répertoire.

Entre les performances, Bïa a même eu le temps de faire chanter le public en portugais, le temps que les musiciens fassent leur installation pour l’artiste guinéenne et sierra-léonaise Sia Tolno. Débutant avec le morceau « L’homme qui vient de loin », qui faisait quelque peu référence à Lamine Touré, elle a ouvert le bal avec une signature de blues africain tout en nous partageant ses talents de danseuse. « Comme partout dans le monde, on demande l’unité », affirme-t-elle entre deux chansons. Elle en profite pour rajouter un solo à couper le souffle du guitariste sénégalo-malien Amady Sidibè que tout le monde s’arrache à Montréal, ce qui a particulièrement plu à l’audience qui attendait ses moments forts tout au long de la soirée.

Mais c’est l’arrivée sur scène de AK qui m’a particulièrement surprise puisqu’il était accueilli telle une icône. Je pourrais le comparer à une version guinéenne de Tayc, vu son style de musique et son côté lover. Très populaire chez les jeunes, particulièrement la gente féminine, il a mis le feu au MTelus, faisant chanter le public sur chacun de ces morceaux. Plusieurs de ses chansons sont des hits, allant même jusqu’à rajouter du mbalax made in Senegal à son répertoire. Je sens que cet artiste reviendra à Montréal pour un plus long concert, si l’on se fie à l’effet qu’il a eu sur ses fans.

La dernière performance, celle que plusieurs attendaient, était bien entendu le couple légendaire Soul Bang’s et Manamba Kanté, mais avant cela, la grande diva Oumou Sangaré, qui a ouvert la 40ème édition est apparue sur scène pour honorer M. Lamine Touré. Accompagnée par les Hauts-dignitaires venus de la Guinée, la co-fondactrice du festival Suzanne Rousseau et des artistes telles que Djely Tapa, ce monument de la musique africaine a reçu la plus haute reconnaissance à travers des discours, des cadeaux, un cadre, pour souligner son énorme contribution.

Et c’était partie pour une dernière performance haute en couleurs, alliant le répertoire de Soul Bang’s et celui de son épouse Manamba Kanté, pour nous offrir un medley de leurs plus grands succès. Alors que l’un soutient l’autre, selon la chanson en question, c’est lors de leur rapprochement sur scène que l’on pouvait noter la complicité entre ces deux artistes. Alors que Manamba et sa voix unique résonnait dans la salle de spectacles, Soul Bang’s nous charmait avec ses improvisations, parfois en anglais, et son énergie contagieuse. Ensemble, ils ont partagé des chansons parlant des femmes, d’amour, de combat, mêlant tradition et modernité, à travers les rythmes guinéens et le dance hall par moments. Ils ont également rendu hommage au papa de Manamba, feu Mory Kanté dans la reprise de « Yeke Yeke », moment fort de la soirée.

Le « Baobab de Nuit » a sûrement ressenti cette reconnaissance venant de ses pairs à Montréal et en Guinée lors de cette soirée hommage, même s’il est habitué à rester dans l’ombre. Mais lorsqu’on a bâti un festival qui célèbre ses 40 ans, on ne peut plus rester dans l’ombre, il faut accepter de se faire célébrer.

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R&B / reggae / trap

Festival international Nuits d’Afrique : Sika Rlion au Ministère

par Rédaction PAN M 360

Véritable vent de fraîcheur, Sika Rlion est « l’étoile montante de la nouvelle scène afro‑reggae » (FIP, 2026). En français et en créole réunionnais, la lauréate du Reggae Dancehall Award de l’artiste féminine la plus streamée affirme avec conviction une énergie rebelle et un esprit festif qui traversent des rythmes urbains ondoyant de manière organique entre maloya, seggae, trap, reggae et RnB. Ses textes imagés et finement ciselés, résolument engagés et lumineux, pulsent au fil d’une voix texturée et intense, mettant en valeur son héritage insulaire et apportant poésie et lucidité sur le dancefloor.

Like a breath of fresh air, Sika Rlion is “the rising star of the new Afro-reggae scene,” (FIP, 2026). Singing in French and Réunion creole, this Reggae Dancehall Award winner of the Most Streamed Female Artist confidently asserts her rebellious spirit and a festive vibe that runs through urban rhythms, seamlessly moving between Maloya, seggae, trap, reggae, and R&B. Her finely-honed lyrics, evocative, vibrant and engaging, resonate with her textured, powerful voice to reflect her island heritage, bringing poetry and eloquence to the dance floor.

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chaâbi / gnawa / Rumba

Festival international Nuits d’Afrique : Labess au National

par Rédaction PAN M 360

La carrière internationale de Labess fait la fierté de Nuits d’Afrique, là même où tout a commencé pour lui dans les années 2000, alors qu’il enchaînait les prestations au Balattou et levait systématiquement la main pour assurer les premières parties de figures comme Salif Keita ou Idir. Authentique et résolument spontané, Labess est de ceux qui saisissent leur guitare sur le vif, prêts à faire vibrer quelques cordes au détour d’une allée, pour le simple plaisir de partager la musique. Bourlingueur invétéré, animé par l’esprit libre des gens du voyage, il parcourt le monde sur les traces des rythmes d’ascendance africaine. Infusée de chaâbi, de gnaoua, de rumba, de flamenco et de sonorités manouches, sa guitare — tour à tour mélancolique et euphorique —, sublimée par sa voix éraillée, donne naissance à une musique profondément métissée, où les mots oscillent « entre réalisme lucide et grand espoir » (RFI, 2025), et où la fête finit toujours par l’emporter. Il a marqué les esprits lors de sa dernière apparition au festival, l’an dernier, signant un retour retentissant à Montréal.

Labess’s international career is a source of pride for Nuits d’Afrique, where it all began for him in the 2000s when he performed regularly at the Club Balattou and was always ready to open for more established artists like Salif Keita and Idir. Authentic and resolutely spontaneous, he doesn’t hesitate to grab his guitar on a whim to strum a few chords by an alleyway, for the simple pleasure of sharing music. Driven by an innately nomadic spirit, this inveterate globetrotter travels the world seeking out music rooted in Africa to bring together a rich blend of musical traditions infused with Chaâbi, Gnawa, rumba, flamenco and Manouche rhythms. His guitar playing—at times melancholic or euphoric—accompanied by his gritty voice give rise to a style where lyrics oscillate “between lucid realism and great hope,” (RFI, 2025) but in which a festive atmosphere always prevails. He left a lasting impression at last year’s Festival, presaging a resounding return this summer.

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Afrique / jazz-fusion / kora

Festival international Nuits d’Afrique : Zal Sissokho et Laurent Perrault-Jolicoeur au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Vibrations croisées entre les cordes de la kora et celles de la contrebasse, Racines est l’histoire intime d’une rencontre lumineuse entre le griot sénégalais Zal Sissokho et le jazzman montréalais Laurent Perreault-Jolicoeur. À fleur de peau et empreintes de complicité, leurs compositions forment « une conversation vivante entre l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique du Nord » (RFI, 2025), un happening atmosphérique, captivant et hors du temps, où la mémoire mandingue et l’instantanéité du jazz se répondent avec poésie et élégance. Racines est un album de 11 morceaux, paru en 2025 sous l’étiquette Disques Nuits d’Afrique.

Resonating vibrations between the kora’s strings and those of the double bass, Racines is the sweet fruit of a magical encounter between griot Zal Sissokho and jazz musician Laurent Perreault-Jolicoeur. Intimate and imbued with a sense of complicity, their collaboration forms “a lively exchange between West Africa and North America,” (RFI, 2025), creating an evocative experience where Mandinka tradition and the spontaneity of jazz come together with poetry and elegance. Released in 2025 under the Nuits d’Afriques label, Racines contains 11 spellbinding and timeless tracks.

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électro-pop / pop

Ariana Grande au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

Avec plus de 115 milliards d’écoutes en ligne dans le monde et 30 milliards aux États-Unis, ainsi que 70 millions d’albums vendus à travers le monde, Ariana Grande est l’une des artistes les plus populaires de sa génération. Elle est l’artiste féminine dont les chansons ont été les plus écoutées sur Spotify, l’artiste ayant obtenu le plus grand nombre de numéros 1 au Billboard Hot 100 cette décennie (7, à égalité) et a remporté deux disques de diamant de la RIAA. Son dernier album, eternal sunshine, est devenu l’album numéro 1 le plus longtemps classé de sa carrière au Billboard 200, tout en produisant plusieurs titres classés en tête du Hot 100.
La tournée « The Eternal Sunshine » marque le retour d’Ariana sur scène après six ans d’absence, suite à sa tournée mondiale Sweetener  qui a battu tous les records en attirant plus de 1,3 million de fans lors de près de 100 concerts. Cette nouvelle tournée fait la promotion de son septième album studio, Eternal Sunshine, sorti le 8 mars 2024.

With over 115 billion global streams and 30 billion U.S. streams, along with 70 million albums sold worldwide, Ariana Grande stands as one of the most successful artists of her generation. She is the female artist with the most billion-streamed songs in Spotify history, the artist with the most No. 1 hits on the Billboard Hot 100 this decade (7, tie), and has earned two RIAA Diamond singles. Her latest release, eternal sunshine, became the longest-running No. 1 album of her career on the Billboard 200, while also producing multiple Hot 100 chart-toppers.
‘The Eternal Sunshine Tour’ marks Ariana’s first return to the stage in six years following her record-breaking Sweetener World Tour, which drew more than 1.3 million fans across nearly 100 shows. The new tour supports her seventh studio album, Eternal Sunshine, released on March 8, 2024.

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Afrique / afro-électro / DJ set

Nuits d’Afrique 2026 | Soul of Zoo confirme ses « connexions » sur scène

par Sandra Gasana

Vendredi soir, le Ministère vibrait aux sons tirés de l’album Connections de Soul of Zoo dont on vous a parlé il y a quelques mois, lors de sa sortie sous le label Cosmovision Records.

Avec en première partie un DJ set de l’Argentin Nat Barrera qui a su animer la foule avec ses grooves électroniques avec des influences musicales du monde, la soirée s’est poursuivie avec la participation de la grande griotte malienne Djely Tapa, qui venait de terminer son spectacle quelques minutes plus tôt au Club Balattou pour la soirée spéciale Griots.

C’est donc elle qui a ouvert le bal avec une performance remarquable, mêlant sa puissante voix aux sonorités électroniques de Soul of Zoo, tout en rajoutant ses propres percussions. Pour l’occasion, elle était accompagnée par Adama Daou au djembe et un autre percussionniste ivoirien au conga. Ensemble, ils ont mis le feu à la salle qui semblait apprécier ce mélange inhabituel.

Sans transition, le chanteur et guitariste originaire du Niger Alradik a pris le relais, lui qui figure également dans l’album Connections sur le morceau « Je vis pour le moment ». Tout comment Djely Tapa, Alradik a démontré sa polyvalence en intégrant l’électro dans son univers musical, faisant ainsi tomber les barrières entre ces différents styles.

« C’était important pour moi de jouer que mes compositions originales ce soir », m’a confié Soul of Zoo avant le concert. « C’est une première, on va voir ce que ça donne ».

Pour terminer son set, il a fait revenir Djely Tapa sur scène pour le bouquet final et pour clôturer en force, avant de laisser la place au DJ set de Mixwell, un artiste que je découvrais, et l’artiste extravagant Papish qui a poursuivi la fête avec le même élan.

En somme, la soirée était festive, les spectateurs ont dansé tout le long et un groupe de jeunes tout près de moi semblait être des professionnels puisqu’ils créaient des chorégraphies sur le champ, en s’inspirant des rythmes qu’ils entendaient. Un pari réussi pour une première collaboration entre le Festival international Nuits d’Afrique et les nombreuses « Connections » créées par Soul of Zoo.

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baroque / classique / opéra

Violons du Roy : Didon et Énée à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Le chef-d’œuvre absolu de Purcell
Composé vers 1689, Dido and Æneas de Henry Purcell demeure l’un des sommets du théâtre musical baroque. En moins d’une heure, le compositeur anglais déploie une tragédie d’une intensité déchirante, où chaque note porte le poids du destin. 
L’histoire d’un amour impossible 
Didon, reine de Carthage, accueille le prince troyen Énée après la chute de Troie. Leur amour naissant est brisé par l’intervention de forces maléfiques qui convainquent Énée de poursuivre sa destinée vers l’Italie. Abandonnée, Didon choisit la mort plutôt que de vivre sans son amour. 
Le lamento : un sommet d’émotion 
Le lamento final, « When I am laid in earth », compte parmi les pages les plus bouleversantes de toute l’histoire de la musique. Sur une basse obstinée descendante, Didon fait ses adieux à la vie avec une dignité tragique qui émeut depuis plus de trois siècles. Ema Nikolovska incarne cette reine déchue, soutenue par Tyler Duncan dans le rôle d’Énée et Magali Simard-Galdès en Belinda, la confidente.
Purcell et le monde mythologique 
Trois extraits de The Indian Queen forment un prologue qui situe l’action dans un monde mythologique. Bernard Labadie dirige La Chapelle de Québec et Les Violons du Roy dans cette production qui réunit les forces vocales et instrumentales pour donner vie à l’une des plus grandes tragédies lyriques du répertoire baroque. 

Purcell’s absolute masterpiece
Composed around 1689, Henry Purcell’s Dido and Aeneas remains one of the pinnacles of Baroque musical theater. In less than an hour, the English composer unfolds a tragedy of heartbreaking intensity, where every note carries the weight of destiny.
The story of an impossible love
Dido, Queen of Carthage, welcomes the Trojan prince Aeneas after the fall of Troy. Their budding love is shattered by the intervention of evil forces who convince Aeneas to pursue his destiny in Italy. Abandoned, Dido chooses death rather than life without her love.
The lament: a peak of emotion
The final lament, “When I am laid in earth,” is one of the most moving pieces in the entire history of music. Over a descending bass line, Dido bids farewell to life with a tragic dignity that has moved audiences for more than three centuries. Ema Nikolovska embodies the fallen queen, supported by Tyler Duncan as Aeneas and Magali Simard-Galdès as Belinda, her confidante.
Purcell and the mythological world
Three excerpts from The Indian Queen form a prologue that sets the action in a mythological world. Bernard Labadie conducts La Chapelle de Québec and Les Violons du Roy in this production, which brings together vocal and instrumental forces to bring to life one of the greatest lyrical tragedies in the Baroque repertoire.

Programme

H. PURCELL
Dido and Æneas, Z. 626 (En version concert, avec prologue reconstruit par T. Dart et M. Laurie)

Program

H. PURCELL
Dido and Æneas, Z. 626 (Concert version, with prologue reconstructed by T. Dart and M. Laurie)

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Ce contenu provient des Violons du Roy et est adapté par PAN M 360

Afrique / cirque / kora

Nuits d’Afrique 2026 | Senny Camara et Yamoussa Bangoura unissent leurs cordes

par Sandra Gasana

C’est devenu une tradition au fil des années, la Nuit de la Kora est un incontournable dans mon programme de l’été. Et cette année, c’était particulier puisque je savais que j’allais revoir Senny Camara, qui était de passage au Club Balattou en février en duo avec le grand maitre de la Kora, Zal Sissokho.

Avec une première partie mettant en lumière Yamoussa Bangoura, artiste pluridisciplinaire et fondateur des Productions Kalabanté, il a su mettre la table pour ce qui allait suivre. Commençant par un morceau entièrement instrumental, les suivants étaient accompagnés de chants, parfois très doux, parfois très rythmés, et un mélange des deux.

La plupart des morceaux étaient tirés de leurs deux spectacles « Afrique en cirque » et « Won’Ma Africa », qu’ils ont eu l’occasion de jouer aux États-Unis et ailleurs. Ils préparent d’ailleurs un spectacle dans le cadre de la 40ème édition du Festival international Nuits d’Afrique avec la troupe au complet le 14 juillet.

Yamoussa nous a également partagé sa toute première création à la kora, avant de nous faire voyager vers la Nouvelle-Zélande, un pays qu’il affectionne particulièrement.

Mais c’est lors de sa chanson pour Karim, l’un de ses frères acrobates qui est paralysé depuis deux ans suite à une piqure de moustique, que le public a eu des frissons.

Nous avons eu droits à une démonstration d’acrobatie de trois membres de la troupe Kalabanté, avant l’entracte annonçant Senny Camara en 2ème partie.

Cette dernière est entrée sur scène vêtue d’un boubou en basin coloré, telle une reine venant s’asseoir sur son trône. Alors qu’elle atterrissait à Montréal quelques heures avant le spectacle, elle nous a offert un show digne de ce nom, en nous jouant plusieurs morceaux de son album Yéné, paru en 2024, mais également Boolo, qui signifie Unité en wolof, sorti en 2020.

« Avant de monter sur scène, j’ai cassé une corde de ma kora. Elle est capricieuse aujourd’hui alors on va être patients avec elle », nous annonce-t-elle, tout en accordant son instrument entre deux chansons.

Tout comme lors de son concert en février, l’humain est une source d’inspiration pour l’artiste qui se demande pourquoi on se fait du mal si l’homme est le remède de l’homme. C’est cela qu’elle aborde dans la chanson « Niit », avant d’inviter Zal Sissokho sur scène le temps d’une chanson, la surprise de la soirée.

« C’est grâce à lui que je suis là ce soir », nous apprend-elle, lui qu’elle considère comme son maitre et pour qui elle a beaucoup de respect.

Le concert s’est clôturé avec Yamoussa et Senny sur scène, qui nous ont fait voyager entre le Sénégal et la Guinée, avec des passages d’improvisation et de communion comme on les aime.

Malgré un décalage horaire dans le corps, Senny Camara a relevé le défi avec brio : nous offrir une Nuit de la Kora où sensibilité et humilité étaient au rendez-vous.

Crédit Photo: Peter Graham

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art-rock / folk-rock / indie rock

POP Montréal 2026 : Charlotte Cornfield, Heaven 4 Real et Pony Girl à La Sotterenea

par Rédaction PAN M 360

Charlotte Cornfield

Hurts Like Hell, le premier album de Charlotte Cornfield chez Merge Records paru le 27 mars 2026, est l’album le plus ouvert et affirmé de sa carrière, ainsi que le premier qu’elle enregistre depuis la naissance de sa fille en 2023. Installée au studio Sugar Mountain de Philip Weinrobe à Brooklyn en janvier 2025, Cornfield est accompagnée de El Kempner de Palehound, Bridget Kearney de Lake Street Drive, Adam Brisbin et Sean Mullins. Elle et Weinrobe invitent ensuite Feist, Buck Meek, Christian Lee Hutson et Maia Friedman à participer aux voix. Ces dix chansons réaffirment la place de Cornfield parmi les grandes autrices-compositrices de sa génération tout en ouvrant une nouvelle étape de sa vie artistique.

Hurts Like Hell, Toronto songwriter Charlotte Cornfield’s March 27, 2026 Merge Records debut, is the most open-hearted, full-voiced album of her career and the first she’s recorded since the birth of her daughter in 2023. Decamping to Philip Weinrobe’s Sugar Mountain studio in Brooklyn, New York in January 2025, Cornfield was joined by Palehound’s El Kempner (guitar/vocals), Lake Street Drive’s Bridget Kearney (bass/vocals), Adam Brisbin (guitar/pedal steel), and Sean Mullins (drums). She and Weinrobe then recruited Feist, Buck Meek, Christian Lee Hutson and Maia Friedman to sing on the album. “Every musician involved was a dream collaborator,” Cornfield says. These ten songs are at once a reaffirmation of Cornfield standing among the great singer-songwriters of her generation and the first articulation of her future, whatever uncertainty and love it may bring.

Heaven 4 Real

Le projet Heaven For Real, basé entre Montréal et Toronto (orignée Halifax), existe depuis longtemps sous différentes formes, en tordant le pop rock pour le transformer en quelque trucs de nouveau, un peu déroutant et vraiment poétique. Mené par les jumeaux iconoclastes Mark Grundy et J. Scott Grundy, leur album 2025 Who Died & Made You The Dream? (Mint Records) a été décrit comme étant « rempli à craquer de mélodies accrocheuses et hyper travaillées qui restent dans la tête », avec « une approche surréaliste du indie rock » et « joyeusement étrange ».

This Montreal/Toronto (by way of Halifax) project has taken on many shapes over the last decade, twisting pop rock structures into new and perplexingly poetic configurations. Helmed by iconoclastic songwriter twins Mark & J. Scott Grundy, their 2025 LP “Who Died & Made You The Dream?” (Mint Records) is described as « filled to the brim with infectiously intricate earworm melodies », a “surrealist approach to indie rock » and « gleefully strange ».

Pony Girl

Pony Girl est un groupe d’art rock à géométrie variable : « pure magic to see live » (Ottawa Showbox) et « astonishing to experience in person » (Exclaim!). Leurs concerts sont imprévisibles et immersifs, alliant une virtuosité musicale à une dimension conceptuelle toujours surprenante. Le groupe est récipiendaire du Prix du Festival d’Été de Québec. Pony Girl a bénéficié d’une diffusion soutenue sur ICI Musique (L’Effet Pogonat), CBC Music (Q, Drive, Afterdark, no. 1 sur CBC Radio 3), ainsi que sur KEXP, KCRW, et de nombreuses radios universitaires et communautaires à travers l’Amérique du Nord (atteignant la 4e position du !earshot National Top 50). En 2026–2027, le groupe se concentre sur la réinvention : tester de nouvelles compositions en concert, affiner une direction artistique renouvelée, et créer des liens avec des diffuseurs et d’autres artistes — en particulier au Québec et à l’international — en vue de la sortie d’un nouvel album prévue pour 2027.

Pony Girl is a shape-shifting art rock band described as “pure magic to see live” (Ottawa Showbox) and “astonishing to experience in person” (Exclaim!). They are recipients of Le Prix du Festival d’Été du Québec. Their live shows feel unpredictable, combining next-level musicianship with conceptual flair. Blending artful pop, rock guitar, jazz drumming and electronic textures, Pony Girl crafts an immersive sound that transforms the familiar into something surreal. After self-releasing two albums, the band signed with Paper Bag Records (Austra, Stars, Broken Social Scene) to unveil two more acclaimed records. Their music has charted across North America (#1 on CBC Radio 3) with features on KEXP, KCRW, CBC Radio Q, and more. Pony Girl made its international debut at SXSW in 2024; and UK debut at FOCUS Wales in 2026. The Canadian band is preparing to release its fifth studio album, « FIRE! », produced by longtime collaborator Austin Tufts (BRAIDS).

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Ce contenu provient de POP Montréal et est adapté par PAN M 360

DJ set / électronique

Pré-Piknic : Tali Rose et Andrea de Tour au Casino de Montréal

par Rédaction PAN M 360

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Ce contenu provient du Piknic Électronik et est adapté par PAN M 360

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