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Leonard Sumner, maître de cérémonie, chanteur et auteur-compositeur anishinaabe, puise son art du récit sur les rives de la Première Nation de Little Saskatchewan, au cœur de la région de l’Interlake, au Manitoba. Son univers musical, qu’il façonne en toute liberté, témoigne de sa capacité à naviguer entre plusieurs genres à la fois : le hip-hop, le spoken word, la country ainsi que le rhythm and blues. À chaque vibration des cordes de sa guitare, Leonard fait remonter à la surface des vérités enfouies depuis bien trop longtemps. Sur scène, il éveille avec poésie la conscience de son public, invitant chacun à sortir de sa torpeur. À une époque marquée par une histoire bouleversante et par le processus de guérison des blessures du passé, la musique de Leonard Sumner agit comme un remède, trouvant un équilibre entre force et vulnérabilité.
Anishinaabe MC, singer, and songwriter Leonard Sumner draws his storytelling from the shores of Little Saskatchewan First Nation, in the heart of Manitoba’s Interlake region. His self-defined musical style reflects his ability to move effortlessly across multiple genres, including hip-hop, spoken word, country, and rhythm and blues. With every strum of his guitar, Leonard brings long-buried truths to the surface. On stage, his poetic performances awaken audiences, inviting them to reflect, connect, and see the world through a new lens. In an era shaped by the need to confront history and heal from the wounds of the past, Leonard Sumner’s music serves as a form of medicine, balancing strength with vulnerability.
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ANYMA ORA’ transporte son public dans un univers électro-pop envoûtant, où musique et danse s’entrelacent pour créer un spectacle hors du commun et d’une qualité exceptionnelle. Originaire de Wendake, elle fusionne son héritage autochtone avec des sonorités modernes, offrant un spectacle à la fois mystique et électrisant. Une véritable célébration de la connexion entre le passé et le futur. Sur scène, rythmes électroniques et percussions traditionnelles se mêlent à des tableaux chorégraphiques saisissants, portés par la présence magnétique d’ANYMA ORA’. Avec un premier EP, Humans (2021), acclamé par la critique et plusieurs distinctions marquantes en 2025 (Prix Stingray, ROSEQ et LOJIQ), ANYMA ORA’ s’impose comme une artiste incontournable, à la croisée des mondes et des cultures. À ne pas manquer!
ANYMA ORA’ transports her audience into an enchanting electro-pop universe, where music and dance intertwine to create an extraordinary, high-quality performance. Originally from Wendake, she blends her Indigenous heritage with modern sounds, delivering a show that is both mystical and electrifying—a true celebration of the connection between past and future. On stage, electronic rhythms and traditional percussion merge with striking choreographic tableaux, carried by ANYMA ORA’s magnetic presence. With her debut EP, Humans (2021), acclaimed by critics, and several notable distinctions in 2025 (Stingray Award, ROSEQ and LOJIQ), ANYMA ORA’ is establishing herself as a must-see artist at the crossroads of worlds and cultures. A performance you don’t want to miss!
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Cherry Pick
Cherry Pick est un projet grunge-gaze basé à Vancouver, en Colombie-Britannique, construit sur une dynamique fort-faible-fort. Mêlant une distorsion vaporeuse à un chant intime et vulnérable, la musique navigue entre des couplets doux et empreints d’émotion et des refrains explosifs et cathartiques, canalisant une émotion brute à travers des guitares texturées et une atmosphère immersive.
Cherry Pick is a Vancouver, BC–based grunge-gaze project built on a loud-quiet-loud dynamic. Blending hazy distortion with intimate, vulnerable vocals, the music moves between soft, emotional verses and explosive, cathartic choruses, channeling raw feeling through textured guitars and immersive atmosphere.
Poolgirl
Poolgirl est un groupe alt-punk à cinq membres basé à Montréal, QC. Combinant des influences riot grrl et punk à un indie rock mélodique, le groupe apporte à sa musique une énergie à la fois antagoniste et festive, avec des harmonies chantantes entrecoupées de breakdowns distordus, de cris et de rires. Depuis la sortie de la démo « is this it??? » en janvier 2024, Poolgirl enchaîne les concerts sans relâche, des sous-sols et espaces extérieurs DIY jusqu’aux festivals et showcases. Les spectacles en direct se transforment en fêtes en sueur, où le groupe se donne carte blanche pour sauter, crier et tomber les uns sur les autres, sur scène comme en dehors. Avec un souci constant de maintenir des espaces de spectacle sécuritaires pour tout le monde, les concerts de Poolgirl attirent invariablement une foule d’ami·es prêts à danser, faire du mosh et crier en chœur.
Poolgirl is a five-piece alt-punk group based in Montreal, QC. Combining riot grrl and punk influences with melodic indie rock, the band brings an equally antagonistic and cheerful energy to playing music, with singsong harmonies interspersed with distorted breakdowns, screams and laughter. Since releasing the demo “is this it???” in January 2024, Poolgirl have been playing live nonstop, from DIY basement and outdoor venues to festivals and showcases. Live shows devolve into sweaty parties offering the band free reign to jump, scream and fall onto one another, both on and off stage. With an emphasis on maintaining live spaces that are safe for everyone, Poolgirl shows consistently bring out a crowd of friends to dance, mosh and scream along.
Mad Iris
Mad Iris, de Toronto, s’est formé en 2023 avec le look, le son et l’esprit d’un groupe garage du milieu des années 90. Leur musique navigue entre noise rock, punk, shoegaze et grunge, empruntant des sonorités à des groupes comme Sonic Youth et les Breeders.
Toronto’s Mad Iris formed in 2023 with the look, sound, and feel of a mid-90s garage band. Their music pivots between noise rock, punk, shoegaze, and grunge, plucking sounds from bands like Sonic Youth and the Breeders.
Cistern
Cistern est un groupe indie rock basé à Squamish, en Colombie-Britannique, reconnu pour son approche brute et DIY de l’écriture, de l’enregistrement et de la production visuelle. Puisant dans l’indie rock des années 2000, le slowcore des années 90 et le post-punk des années 80, le groupe mélange ces influences en un son atmosphérique et chargé d’émotion, façonné par les projets antérieurs de ses membres, dont Loam, Good Normal, Painted Fruit et N0V3L. Depuis leur album de 2024 Head Full of Questions et l’EP suivant New Standard, le groupe a continué d’évoluer avec son album 2025 Rhizome, explorant des thèmes comme le pouvoir sociétal, les relations et la crise sociale à travers des arrangements dynamiques et texturés. Leurs singles 2026 « The Start » et « Spiral » poursuivent cette trajectoire, alliant intensité et profondeur mélodique. Cistern s’est bâti une solide réputation sur scène grâce à des performances locales et des tournées européennes, et continue d’élargir son public à travers des sorties indépendantes et des tournées.
Cistern is a Squamish, British Columbia–based indie rock band known for their raw, DIY approach to songwriting, recording, and visual production. Drawing from 2000s indie rock, 90s slowcore, and 80s post-punk, they blend influences into an atmospheric and emotionally charged sound shaped by members’ previous projects including Loam, Good Normal, Painted Fruit, and N0V3L. Since their 2024 debut album Head Full of Questions and follow-up EP New Standard, the band has continued to evolve with their 2025 LP Rhizome, exploring themes of societal power, relationships, and social crisis through dynamic, textured arrangements. Their 2026 singles “The Start” and “Spiral” continue this trajectory, pairing intensity with melodic depth. Cistern has built a strong live reputation through local performances and European tours, and continues to expand their audience through independent releases and touring.
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Sister Nancy
Sister Nancy (Ophlin Russell) a ouvert la voie en tant que première femme deejay de dancehall jamaïcaine à connaître une renommée internationale. Son tube de 1982, « Bam Bam » — enregistré aux studios Channel One et publié sous le label Techniques de Winston Riley — repose sur le riddim Stalag, un groove aussi intemporel que le reggae lui-même. L’expression « bam bam » trouve son origine chez Toots & The Maytals (1966), inscrivant ainsi la version de Nancy dans une tradition jamaïcaine plus profonde fondée sur l’échange rythmique de type « appel et réponse ». Son interprétation, toutefois, lui est propre : fougueuse, assurée et affirmée.
Sister Nancy (Ophlin Russell) broke ground as Jamaica’s first internationally recognized female dancehall deejay. Her 1982 hit “Bam Bam”, recorded at Channel One Studios and released on Winston Riley’s Techniques label, sits atop the Stalag riddim, a groove as eternal as reggae itself. The chant “bam bam” dates back to Toots & The Maytals (1966), connecting Nancy’s version to a deeper Jamaican lineage of rhythmic call-and-response. Her interpretation, however, is wholly her own: fierce, confident, and declarative.
Jah Cutta
Jah Cutta est une figure incontournable de la scène reggae depuis plus de quatre décennies. Ses premiers succès à l’étranger lui ont valu une renommée et un statut légendaire à Montréal, sa ville natale. Né à Saint-Thomas, en Jamaïque, et installé à Montréal, au Québec, au Canada, il est réputé pour ses performances scéniques explosives. Jah Cutta a partagé la scène avec les plus grands noms de la musique, parmi lesquels Peter Tosh, UB40, James Brown, Patti LaBelle, Steel Pulse, Luciano the Messenger, The Mighty Diamonds, Ken Boothe, The Wailers, Gregory Isaacs, Beenie Man, Buju Banton, Toots & The Maytals, Public Enemy, Lee Scratch Perry, King Yellowman, et bien d’autres.
Jah Cutta has been a powerhouse in the reggae scene for over four decades. Early successes overseas led to his fame and legendary status at home in Montreal. Born in St-Thomas, Jamaica and based in Montreal, Quebec, Canada, he is renowned for his ferocious live performances. Jah Cutta has shared the stage with some of music’s greatest entertainers, including Peter Tosh, UB40, James Brown, Patti LaBelle, Steel Pulse, Luciano the Messenger, The Mighty Diamonds, Ken Boothe, The Wailers, Gregory Isaacs, Beenie Man, Buju Banton, Toots & The Maytals, Public Enemy, Lee Scratch Perry, King Yellowman, and many more.
Honeydrip
Depuis dix ans, Honeydrip est un nom marquant de la scène électronique underground montréalaise. Après s’être bâti une réputation dans la scène rave en pleine effervescence, elle est aujourd’hui une productrice de bass music, DJ et bâtisseuse de haut-parleurs respectée, qui anime des ateliers pour aider les femmes et la communauté LGBTQ+ à s’impliquer davantage dans la culture sound system. Sa pratique s’inspire fortement du dub, du reggae et du dancehall, qu’elle hybride et explore pour créer sa signature sonore. Honeydrip a tourné comme DJ et performeuse live en Europe, au Royaume-Uni, en Amérique du Sud et au Canada, et a publié sur des labels tels que Banoffee Pies Records, Woozy, Early Reflex et plusieurs autres. Elle continue de s’associer à certains des labels les plus avant-gardistes de la musique électronique et d’approfondir son lien avec la culture sound system.
Honeydrip has been a notable name in the Montreal underground electronic scene for a decade. Having built her reputation in the burgeoning rave scene, she is now a revered bass music producer, DJ, and speaker builder who hosts workshops for women and LGBTQ+ to get more involved in sound system culture. Her practice is heavily inspired by dub, reggae, and dancehall, which she hybridizes and explores to create her signature sound. Honeydrip has been touring as a DJ and a live performer in Europe, UK, South America, and Canada and has released on labels such as Banoffee Pies Records, Woozy, Early Reflex, and more. She continues to affiliate herself with some of the most avant-garde labels in electronic music and deepen her connection to sound system culture.
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Origine(s) propose un voyage à travers la riche diversité musicale des Amériques, réunissant des compositeurs aux héritages autochtones et afro-diasporiques ainsi que plusieurs voix de la création sud-américaine. Portée par le Quatuor Kimya, Strum de Jessie Montgomery, œuvre vibrante aux accents de folk américain, côtoiera la première canadienne de The Fire Moon, ambitieuse pièce pour quatuor à cordes du compositeur cherokee Louis Wayne Ballard, ainsi qu’une création mondiale de Baptiste Cathelin. Aux côtés du quatuor, la pianiste Magali Goimard, le bandonéoniste Amichai Ben Shalev et le contrebassiste Pierre-Alexandre Maranda feront ensuite résonner les couleurs du tango. Des œuvres des compositeurs argentins Alex Nante et Saúl Cosentino seront présentées en premières nord-américaines, tandis qu’Amichai Ben Shalev interprétera son Tango inoxidable. L’incontournable Libertango d’Astor Piazzolla réunira finalement l’ensemble des interprètes pour conclure ce parcours aux origines et aux esthétiques multiples.
Origine(s) takes audiences on a journey through the rich musical diversity of the Americas, bringing together composers with Indigenous and Afro-diasporic heritage alongside a range of voices from the South American contemporary music scene. Performed by the Quatuor Kimya, Jessie Montgomery’s Strum, a vibrant work infused with American folk influences, will share the program with the Canadian premiere of The Fire Moon, an ambitious work for string quartet by Cherokee composer Louis Wayne Ballard, as well as a world premiere by Baptiste Cathelin. Joining the quartet, pianist Magali Goimard, bandoneonist Amichai Ben Shalev and double bassist Pierre-Alexandre Maranda will then bring the colours of tango to the stage. Works by Argentine composers Alex Nante and Saúl Cosentino will receive their North American premieres, while Amichai Ben Shalev will perform his Tango inoxidable. Finally, Astor Piazzolla’s iconic Libertango will bring all the performers together to conclude this journey through a multitude of origins and musical styles.
Programme
Strum (2012), 7:00
Jessie Montgomery
quatuor à cordes
The Fire moon (1998), 17:00
Louis Wayne Ballard
quatuor à cordes
Première (Canada)
[titre à déterminer], 10:00
Baptiste Cathelin
quatuor à cordes, piano, bandonéon et contrebasse
Création
Tango nuevo (1986), 5:00
Saúl Cosentino
bandonéon et piano
Première (Amérique du Nord)
Toccata Portena (1986), 5:00
Saúl Cosentino
quatuor à cordes et piano
Première (Amérique du Nord)
Convicciones (1997), 5:00
Saúl Cosentino
quatuor à cordes et piano
Première (Amérique du Nord)
Tango-Etude (2026), 10:00
Alex Nante
accordéon, violoncelle et piano
Première (Amérique du Nord)
Transcription pour bandonéon d’Amichai Ben Shalev
Tango inoxidable, 6:00
Amichai Ben Shalev
quatuor à cordes et bandonéon
Libertango, 10:00
Astor Piazzolla
Arr. Amichai Ben Shalev
bandonéon, quatuor à cordes, piano et contrebasse
Program
Strum (2012), 7:00
Jessie Montgomery
string quartet
The Fire moon (1998), 17:00
Louis Wayne Ballard
string quartet
Premiere (Canada)
[title to be determined], 10:00
Baptiste Cathelin
string quartet, piano, bandoneon and double bass
Premiere
Tango nuevo (1986), 5:00
Saúl Cosentino
bandoneon and piano
Premiere (North America)
Toccata Portena (1986), 5:00
Saúl Cosentino
string quartet and piano
Premiere (North America)
Convicciones (1997), 5:00
Saúl Cosentino
string quartet and piano
Premiere (North America)
Tango-Etude (2026), 10:00
Alex Nante
accordion, cello and piano
Premiere (North America)
Transcription for bandoneon by Amichai Ben Shalev
Tango inoxidable, 6:00
Amichai Ben Shalev
string quartet and bandoneon
Libertango, 10:00
Astor Piazzolla Arr. Amichai Ben Shalev
bandoneon, string quartet, piano and double bass
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Ce contenu provient de la Société de musique contemporaine du Québec et est adapté par PAN M 360
La série Jazz@Vue est présentée par le Théâtre Outremont en collaboration avec Effendi, l’une des étiquettes jazz les plus importantes au Canada, les Productions Yves Léveillé et les Productions Félix Stüssi, organismes voués à la production et la présentation de concerts de jazz contemporain. Du 29 octobre au 1er novembre, découvrez chaque soir un plateau double d’artistes.
Gentiane MG
La pianiste et compositrice montréalaise Gentiane MG présente Can You Hear the Birds? (Entends-tu les oiseaux?), un projet profondément humain, façonné par la connexion et l’écoute. La musique de cet album, enregistré avec son trio de longue date, composé du bassiste Levi Dover et du batteur Mark Nelson, se déploie comme une expérience partagée, ancrée dans la confiance, l’intuition et l’expression collective.
LéNo
LéNo c’est Arnaud Dolmen et Léonardo Montana, un duo français piano/batterie avec voix. Entraîné par les rythmes et la danse, envoûté par les ostinatos du piano, les cascades et sauts dans le vide, l’esprit s’abandonne… Un monde où deux musiciens sonnent comme cinq ou dix, et où dans chaque interstice jaillit l’histoire, les convictions, l’imaginaire et le rêve. Tirant le meilleur de sa Jazzette, la plus petite espèce de kit de batterie, Dolmen transcende l’héritage, décuple son champ d’expression et montre une inventivité folle, donnant à chaque ligne de Leonardo de nouveaux reliefs.
The Jazz@Vue series is presented by Théâtre Outremont in collaboration with Effendi, one of the most important jazz labels in Canada, Productions Yves Léveillé and Productions Félix Stüssi, organizations dedicated to the production and presentation of contemporary jazz concerts. From 29 October to 1 November, every evening discover a double platter of artists.
Gentian MG
Montreal pianist and composer Gentiane MG presents Can You Hear the Birds? , a profoundly human project, shaped by connection and listening. The music on this album, recorded with his longtime trio of bassist Levi Dover and drummer Mark Nelson, unfolds as a shared experience rooted in trust, intuition and collective expression.
LéNo
LéNo is Arnaud Dolmen and Léonardo Montana, a French piano/drums duo with vocals. Driven by the rhythms and the dance, bewitched by the ostinatos of the piano, the cascades and jumps into the void, the spirit abandons itself… A world where two musicians sound like five or ten, and where in each interstice springs history, convictions, imagination and dream. Making the best of his Jazzette, the smallest kind of drum kit, Dolmen transcends heritage, multiplies its field of expression and shows a crazy inventiveness, giving each line of Leonardo new reliefs.
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Je suis allé voir le show gratuit du quatuor québécois Solarium, samedi dernier au Pub Molson du Festival international de Jazz de Montréal. Je ne les avais jamais yeutés et entendus live, et je vous garantis que ce ne sera pas la dernière fois que je le ferai.
Ils sont quatre jeunots, entrecroisés lors de leur passage au cégep de Saint-Laurent (on bouillon de culture musicale, le ‘’St-Lo’’) : Karl-André Rozankovic (Compositions, Pianos, Claviers), Léo Minville (Compositions, Batterie, Guitare), Louis Plouffe (Saxophones) et Vincent Dessureault (Contrebasse, Basse). Leur marque est celle d’un post-bop vigoureux, agrémenté de touches modernes rock et, occasionnellement, de références trad. Ça lève, ça groove, ça déchire un peu, parfois, et on aime ce qu’on entend d’une toune à l’autre. Les gars s’amusent, de toute évidence, et nous laissent postuler un bel avenir autant pour eux que pour nous, musicophiles attentifs et attentives.
En attendant d’avoir l’immense plaisir de le retrouver sur une scène quelque part, je vais me retremper dans leur discographie (dispo sur Bandcamp). Leur plus récent album (sorti il y a quelques semaines à peine) s’appelle Live à Montréal. Mettez-vous ça dans les oreilles, ça vous donnera une bonne idée.
Ava Mendoza
Ava Mendoza est une guitariste, chanteuse, autrice-compositrice et compositrice établie à Brooklyn. Principalement reconnue pour ses performances en solo à la guitare et à la voix, ainsi que comme fondatrice du groupe de rock expérimental Unnatural Ways, elle est saluée par la critique pour un jeu de guitare qui conjugue avec force virtuosité technique et impact viscéral. Quel que soit le contexte, elle insuffle à sa musique de l’expressivité, de l’énergie et d’une vaste palette sonore. Mendoza s’est produite en tournée aux États-Unis et en Europe. Elle a enregistré et joué avec de nombreux artistes, dont Carla Bozulich, Malcolm Mooney (CAN), Bill Orcutt, Abiodun Oyewole (The Last Poets), Mike Watt, Adele Bertei, Mick Barr, William Hooker, Nels Cline, Matana Roberts, John Zorn, Jamaaladeen Tacuma, Fred Frith, William Parker, Hamid Drake, ROVA, Negativland, Violent Femmes, ainsi que des membres de Caroliner. Ses enregistrements ont paru sur les étiquettes Tzadik, Astral Spirits, Weird Forest, Clean Feed, Resipiscent et New Atlantis. Le magazine Guitar World l’a notamment classée parmi les « 10 guitaristes féminines à connaître ».
Ava Mendoza is a Brooklyn-based guitarist, singer, songwriter and composer. Best known for her solo guitar and vocal performances, and as the leader of the experimental rock band Unnatural Ways, she has received critical acclaim for her guitar work’s compelling combination of technical virtuosity and visceral impact. In any context she is committed to bringing expressivity, energy and a wide sonic range to the music. Mendoza has toured throughout the U.S. and Europe and recorded/performed with musicians including Carla Bozulich, Malcolm Mooney (CAN), Bill Orcutt, Abiodun Oyewole (Last Poets), Mike Watt, Adele Bertei, Mick Barr, William Hooker, Nels Cline, Matana Roberts, John Zorn, Jamaaladeen Tacuma, Fred Frith, William Parker, Hamid Drake, John Zorn, ROVA, Negativland, the Violent Femmes, and members of Caroliner. Recordings are available on labels Tzadik, Astral Spirits, Weird Forest, Clean Feed, Resipiscent, and New Atlantis. She was featured as one of Guitar World‘s “10 Female Guitarists You Should Know”.
Soledad Coyoli
Lx artiste sonore Soledad Coyoli a grandi entre les peintures surréalistes de Leonora Carrington et Remedios Varo, les sculptures de sa grand-mère, la Malinche, la Llorona, les pièces détachées des robots que son oncle construisait et la musique sacrée que son père écoutait. Son travail sonore s’inspire de la tradition de la chanson mexicaine et latino américaine, et s’intéresse à la rencontre entre différentes voix / langues / cultures / technologies, ainsi qu’aux racines identitaires náhuatl (son nom signie « clochette » en náhuatl). Sa musique, lauréate de l’UNESCO-ASCHBERG en 2014, a été présentée dans certains des centres culturels les plus importants du Mexique, tels que le MUAC (Musée Universitaire d’art Contemporain), le musée Franz Mayer et le Centre de Culture numérique à la ville de Mexique. Depuis son arrivée à Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal, son travail a trouvé une nouvelle orientation : la voix et le corps comme territoires uniques, propres et non répétables, mais aussi comme matières fluides, mystérieuses, mutantes et collaboratives. Soledad explore des territoires musicaux et corporels métisses, à la recherche d’une racine – d’une identité – d’un nepantla, un mot náhuatl qui signifie « la terre au milieu » qu’iel peut appeler « sa maison ».
Soledad Coyoli grew up surrounded by the surrealist paintings of Leonora Carrington and Remedios Varo, her grandmother’s sculptures, La Malinche, La Llorona, the robot parts their uncle used to build, and the sacred music her father listened to. Their sound work draws inspiration from the tradition of Mexican – Latin American song and explores the intersection of different languages, cultures, and technologies, as well as their Nahuatl roots (their name means “bell” in Nahuatl). Their music, recipient of the Unesco-Aschberg bursary in 2014, has been presented at some of Mexico’s most important cultural centers, such as the MUAC (University Museum of Contemporary Art), the Franz Mayer Museum, and the Center for Digital Culture in Mexico City. Since arriving in Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal, their work has taken a new direction: the voice and the body as fluid, mysterious, mutable and collaborative materials. Soledad explores hybrid musical and bodily territories, in search of a root—an identity—a nepantla, a Nahuatl word often translated as “the land in the middle” that they might call “home.”
Acrostiche
Entre synthétiseurs, électroniques, objets récalcitrants et machines plus ou moins domestiquées, le duo Acrostiche (Belinda Campbell et Raphaël Foisy-Couture) bricolent une musique de répétitions, de collisions et de tensions. Quelque part entre le jeu et le chantier, la précision et le débordement, ils assemblent en temps réel une mécanique sonore dont certaines pièces ont manifestement été montées à l’envers. Mais ça tourne… Un album sortira d’ailleurs quelque part en 2027. Campbell arrive avec une pratique pluri-(in)disciplinaire qui circule entre musique, performance et arts visuels; Foisy-Couture avec une longue fréquentation de l’improvisation, des détournements instrumentaux et des bidouillages en tous genres.
Using synthesizers, electronic devices, quirky objects, and machines that are more or less well-behaved, the duo Acrostiche (Belinda Campbell and Raphaël Foisy-Couture) crafts music built on repetition, collisions, and tension. Somewhere between play and construction work, control and overflow, they build a sound machine in real time — one whose parts occasionally seem to have been installed the wrong way around. Somehow, though, it still runs. An album is also expected to emerge from the process sometime in 2027. Campbell brings a multi-(in)disciplinary practice that moves between music, performance, and visual arts; Foisy-Couture brings a long involvement in improvisation, instrument repurposing, and tinkering of all kinds.
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Kim Zombik
ORIGIN STORIES de Kim Zombik est une œuvre autobiographique en cours de création. Son récit évolutif trace les contours d’un fragile chemin vers la guérison, du lien avec les ancêtres et des merveilles de la réappropriation. Que faut-il pour transformer des cicatrices douloureuses en dentelles translucides? Cette version d’Origin Stories réunira certains monologues de la production intégrale ainsi qu’une grande partie de sa musique. La création complète sera présentée à l’hiver 2027. Avec Kim Zombik (voix et texte), Nicolas Caloia (contrebasse), David Ryshpan (claviers) et Jahsun (batterie).
Kim Zombik’s ORIGIN STORIES is work-in-progress autobiographical performance piece. The evolving narrative maps the tentative bridge of healing, the reach of ancestors, and the wonders of reclamation. What does it take to stretch painful scars into transparencies of lace? This version of Origin Stories will include some monologues from the full production, as well as much of the music. Look for the Origin Stories full production in winter 2027. Performers include Kim Zombik (vocalist and writer), Nicolas Caloia (double bass), David Ryshpan, (keyboards) and Jahsun (drums).
Christelle Saint-Julien
Christelle Saint-Julien est journaliste, autrice, traductrice et musicienne ; elle vit et meurt à Montréal. Elle s’intéresse aux gens et à leurs histoires, à l’intangible comme au perceptible.
Christelle Saint-Julien is a journalist, writer, translator and musician living and dying in Montreal. She is interested in people and their stories, intangible and perceptible.
Deanna Smith
Deanna Smith fait partie de la communauté artistique de la grande région de Montréal depuis 2009. Elle est poète et artiste-enseignante. Elle anime des ateliers d’écriture créative et de poésie/slam pour des participants de 4 ans jusqu’à la retraite et au-delà. Ses œuvres touchent l’héritage, l’amour, et la famille. Elle croit profondément au pouvoir de la communication, à la transcendance de solitudes apportée par l’ouverture d’esprit, et au courage d’avoir tort des fois. Deanna s’engage à promouvoir le vivre ensemble en parlant de tout ça pendant ses ateliers, sur scène, et par la création.
Deanna Smith is a Montreal-based poet, performer, and teaching artist. Her practice is inspired by transcendence, faith, the boundless power of love to liberate us, and the growth that comes from deeply reflecting on the self. Her work has been published in “Great Black North – Contemporary African Canadian Poetry” (Frontenac House, 2013), in Montreal Serai Magazine, and in Arc Magazine (translation). She has also consulted on literary projects as a substantive editor and translator. She is currently seeking publication of several children’s books, and is working on a longer poetry manuscript. Deanna facilitates workshops for participants aged 4 and up.
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En retrait de la foule imposante qui s’acheminait vers le concert de Patrick Watson, les spectateurs qui avaient choisi le Pub Molson ont eu droit, tout au long de la soirée, à des moments de musiques latines variées et généreux.
Suivez-moi et vous allez comprendre que « toutte est dans toutte », comme disait le poète Raoul Duguay. À 19 heures, la trompettiste québécoise Rachel Therrien nous présentait son spectacle de jazz latin; au beau milieu, elle nous présente sa « grande amie »de Colombie, Anamaria Oramas. Les deux femmes s’embarquent dans un dialogue flûte et flugelhorn plutôt inspirant.
Une fois le spectacle terminé, je me dirige vers la rue Ste-Catherine, où Hilario Duran s’apprête à livrer une performance de piano solo, en plein milieu de la rue. Cubain d’origine, Duran habite à Toronto depuis deux décennies. Est-il le meilleur pianiste vivant au Canada en ce moment? La question mérite d’être posée. Une performance en solo magnifique, un moment de grâce, seulement gâté par la présence trop omniprésente d’un haut parleur qui diffusait une musique totalement différente, trop proche.
De retour au Pub Molson à 21 heures, c’était au tour de la flûtiste colombienne, Anamaria Oramas, d’entrer en scène. C’était sa première présence au FIJM, nous a-t-elle dit dans un français teinté d’espagnol, mais au bout de cinq minutes, elle avait gagné un public, quand même assez nombreux.
La flûtiste, qui joue de la flûte traversière mais aussi de la gaita typiquement colombienne et de la gauta, une sorte de mélange des deux instruments, nous a rapidement fait comprendre que sa musique était un jazz percussion qui englobe toutes les influences musicales colombiennes. Et ça fonctionnait très bien.
Flanquée d’un excellent trio, batterie, contrebasse et guitare électrique, Anamaria nous a livré une musique originale, vivante, qu’elle a présenté comme une forme de résistance et de liberté.
Son pays, la Colombie a remporté son match de soccer contre le Ghana, en même temps qu’elle jouait à Montréal. Par contre, il vient d’élire un émule de Donald Trump comme nouveau président.
Ce qui me pose toujours le dilemme de l’Amérique latine et du sud: comment la musique et la culture peuvent être si audacieuses alors que ces pays sont si accablés par les problèmes d’inégalités et de corruption?
Au beau milieu de son concert, la colombienne a invité son amie québécoise, Rachel Therrien, à venir performer avec elle. Rebelotte. Elle nous a appris que les deux femmes ont fait leurs études universitaires musicales ensemble, à Cuba, il y a 20 ans.
Il ne manquait que la présence de Hilario Duran sur scène pour compléter le tour du chapeau latino.
C’était une soirée qui a semblé combler les amateurs de musiques innovantes. Incluant celui qui vous livre ce texte.