jazz

FIJM 2026 | L’art du trio parfait chez Upstairs avec Billy Childs

par Frédéric Cardin

Le pianiste Billy Childs n’est peut-être pas une super vedette du piano jazz, comme Brad Mehldau, Robert Glasper ou Vijay Iyer, mais il trace un chemin personnel de très haute tenue depuis une quarantaine d’années et sait offrir aux mélomanes des soirées de jazz exceptionnelles. C’est exactement ce qui est arrivé vendredi soir au club Upstairs, qui a eu la main heureuse en l’accueillant pour la première de deux soirées (quatre sets, donc) qui resteront dans les mémoires. Si vous lisez ce texte en ce petit samedi matin, sachez qu’il vous reste peut-être quelques rares places pour ce soir. Peut-être. 

Childs a lancé son programme avec 34 Skidoo de Bill Evans. Le message passe : il y aura un bonne énergie, sans esbroufe mais avec beaucoup de classe. Childs est un marathonien du clavier : il maintient le rythme sans se presser, il ose parfois quelques déviations, mais le focus général est inébranlable, assuré, logique, et surtout inspiré. Il est avec deux pointures, géantes, de la section rythmique : Matt penman à la contrebasse et Ari Hoenig à la batterie. Ces deux garçons encadrent finement le discours du leader, mais pas que. Ils font intrinsèquement partie de la discussion, sortent souvent du squelette pulsatif pour jaser plus librement. Cela dit, jamais on ne perd le fil. Une symbiose étroite et intime. 

Childs introduit ensuite une de ses compos, Tight Rope, puis une autre, Like Father, Like Son, hommage au paternel. L’une des premières pièces de Childs, sortie sur l’album Twilight Is Upon Us en 1989. Excitantes envolées hard bop sur coussin rythmique solide mais subtilement ondoyant. Suit un classique de Dexter Gordon, autre géant du Hard Bop. 

Entre les pièces, Childs nous présente succinctement les pièces, sans fla fla, mais parfois avec une anecdote, une réflexion. Surtout, avec classe, réserve et authenticité. Dans l’atmosphère feutrée, bondée d’oreilles attentives, de Upstairs, c’est une expérience de jazz d’un grand niveau de classicisme, et d’intelligence, que nous vivons ensemble. Upstairs est l’un des meilleurs clubs en Amérique du Nord, peut-être dans le monde. En voici la preuve.

Le set se termine (officiellement) sur New World Disorder, un commentaire engagé remontant à l’époque du président étatsunien Bush père, mais qui s’applique avec encore plus d’acuité en 2026. Les accords piquants, la pulsation disjointe apportent une dose de modernité peu entendue jusque là. Une curieuse façon de terminer un concert. Ce que le ‘’rappel’’ (Whisper Not de Benny Golson, un standard bienfaisant) a corrigé rapidement. 

Les musicophiles et autres curieux-curieuses présents chez Upstairs ont eu de la chance : on a peu entendu Childs en format trio ces dernières années. La sortie récente de l’album Triumvirate d’ailleurs est un retour à la forme après une trentaine d’années d’éloignement! Encore une fois, les trois maîtres seront encore sur place ce soir, samedi 4 juillet. 

Dépêchez-vous d’appeler Joel (Giberovitch, le proprio de Upstairs) pour espérer avoir une place (s’il en reste, franchement je ne suis pas certain). 

INFOS ET BILLETS

jazz

FIJM 2026 | Le chant nocturne du trombone de Kalia Vandever

par Frédéric Cardin

Au Pub Molson sur l’Esplanade Tranquille, nous étions assez nombreux mercredi soir pour goûter la musique de Kalia Vandever, nouvelle voix du trombone, dont vous pouvez par ailleurs explorer les réflexions plus conséquemment en lisant l’entrevue que j’ai réalisée avec iel.

LISEZ L’ENTREVUE AVEC KALIA VANDEVER

L’artiste basée à New York (Brooklyn) manipule sont instrument d’une manière différente de ses collègues du jazz habituel. Ne pensez pas à Trombone Shorty, Steve Turre, Wycliffe Gordon, etc. Vandever ne prend pas tellement de plaisir à distribuer des bouquets de notes en feux d’artifice virtuoses. Ce sont les longues et patientes lignes mélodiques, autant de coussins pour des impros élégantes, qui l’inspirent. 

Vandever crée des atmosphères, qui oscillent entre l’ambient et le groove rock-chambriste hérité de la précédente génération (E.S.T.), adoubé par l’actuelle (Bad Plus). Iel est appuyé solidement par ses collègues sur scène dans le déploiement de structures horizontales bien charpentées. Le squelette rythmique est bien tenu par Kayvon Gordon (batterie) et Kanoa Mendenhall (contrebasse), les mêmes que sur l’album Another View (sorti en 2025) et qui constitue l’essentiel de la prestation. À la guitare, seule incartade au line up du disque, Gregory Uhlmann sait y faire. Bien que Mary Halvorsen soit inimitable dans ses créations timbrales inusitées, Uhlmann tire tout de même son épingle du jeu. Il sait colorer le discours et même générer des espaces sonores étonnants. Il nous surprend à imiter un saxophone dans un passage bluffant. 

Une prestation qui laisse un agréable souvenir, comme un moment moelleux de mood nocturne et groovy dans une fin de soirée moite et légèrement pluvieuse. 

On a beaucoup aimé. 

hommage / jazz vocal

Festival International de Jazz de Montréal : John Pizzarelli sings Tony Bennett au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

Reconnu comme l’un des meilleurs interprètes contemporains du Great American Songbook, John Pizzarelli a élargi son répertoire en y incluant la musique de Paul McCartney, Joni Mitchell, Neil Young, Tom Waits, Antônio Carlos Jobim et les Beatles. Le guitariste et chanteur a également été salué par le Boston Globe pour avoir « redonné vie au Great American Songbook et remis le jazz au goût du jour ». En plus d’être chef d’orchestre et artiste solo, Pizzarelli a été invité spécial sur des enregistrements de grands noms de la pop tels que Natalie Cole, Kristin Chenoweth, Tom Wopat, Rickie Lee Jones et Dave Van Ronk, ainsi que d’artistes de jazz de premier plan tels que Rosemary Clooney, Ruby Braff, Johnny Frigo, Buddy DeFranco, Harry Allen et, bien sûr, son père Bucky Pizzarelli. Il a remporté un Grammy Award dans la catégorie Meilleur album vocal pop traditionnel en tant que coproducteur de l’album American Standard de James Taylor en 2021. Personnalité de la radio depuis ses débuts en 1984, Pizzarelli co-anime, aux côtés de sa femme Jessica Molaskey, l’émission Radio Deluxe with John Pizzarelli. Il s’est produit dans les émissions de télévision nationales les plus populaires des États-Unis, telles que The Tonight Show Starring Jimmy Fallon, Conan et Great Performances, ainsi que dans les talk-shows de Jay Leno, David Letterman, Regis Philbin et la Macy’s Thanksgiving Day Parade.

Guitarist and singer John Pizzarelli has been hailed by the Boston Globe for “reinvigorating the Great American Songbook and re-popularizing jazz.” Established as one of the prime contemporary interpreters of the Great American Songbook, Pizzarelli has expanded that repertoire by including the music of Paul McCartney, Joni Mitchell, Neil Young, Tom Waits, Antônio Carlos Jobim and the Beatles. In addition to being a bandleader and solo performer, Pizzarelli has been a special guest on recordings for major pop names such as Natalie Cole, Kristin Chenoweth, Tom Wopat, Rickie Lee Jones and Dave Van Ronk, as well as leading jazz artists such as Rosemary Clooney, Ruby Braff, Johnny Frigo, Buddy DeFranco, Harry Allen and, of course, his father Bucky Pizzarelli. He won a Grammy Award in the Best Traditional Pop Vocal Album category as co-producer of James Taylor’s American Standard in 2021. A radio personality who got his start in the medium in 1984, Pizzarelli is co-host, alongside wife Jessica Molaskey, of Radio Deluxe with John Pizzarelli. He has performed on America’s most popular national television shows such as The Tonight Show Starring Jimmy Fallon, Conan, and Great Performances, as well as the talk shows of Jay Leno, David Letterman, Regis Philbin and the Macy’s Thanksgiving Day Parade.

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ambient / électro-minimal / néoclassique

Festival International de Jazz de Montréal : Flore Laurentienne à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Mathieu David Gagnon travaille depuis longtemps dans l’ombre de projets remarquables en tant qu’arrangeur, orchestrateur, directeur musical et réalisateur. Tout en continuant de jongler avec les projets des autres, il a secrètement donné suite à une inspiration personnelle et a finalement dévoilé en 2019 son œuvre, Flore Laurentienne, Volume I suivie en 2022 de Volume II. Mariage étrangement naturel entre orchestre à cordes et synthétiseurs analogues des années 60 et 70, Flore Laurentienne est une invitation à la contemplation. Les albums de Flore Laurentienne Volume I et Volume II sortis via Costume Records ont conquis le public et séduit les critiques, récoltant deux Félix au Gala de l’ADISQ 2020 et le trophée du Meilleur album expérimental au GAMIQ la même année. Les albums ont également recueilli plusieurs nominations au Gala de l’ADISQ, au Prix JUNO ainsi que sur la longue liste du prestigieux Prix de musique Polaris. La pièce Fleuve No. 1 s’est retrouvée en ouverture du défilé de la maison Chanel à la Paris Fashion Week 2022. 8 tableaux, le dernier album de Flore Laurentienne, est paru le 1er mars 2024 sur Secret City Records. Sur ce nouvel album concept, le compositeur, orchestrateur et musicien, puise l’inspiration dans les œuvres de Jean Paul Riopelle.

Mathieu David Gagnon has long worked behind the scenes on remarkable projects as an arranger, orchestrator, musical director, and producer. While continuing to juggle other people’s projects, he secretly pursued a personal inspiration and finally unveiled his work, Flore Laurentienne, Volume I in 2019, followed by Volume II in 2022. A strangely natural marriage between string orchestra and analog synthesizers from the 60s and 70s, Flore Laurentienne is an invitation to contemplation. The albums Flore Laurentienne Volume I and Volume II, released via Costume Records, won over audiences and critics alike, garnering two Félix awards at the 2020 ADISQ Gala and the Best Experimental Album trophy at the GAMIQ that same year. The albums also received several nominations at the ADISQ Gala, the JUNO Awards, and on the long list for the prestigious Polaris Music Prize. The piece Fleuve No. 1 was featured as the opening number for the Chanel fashion show at Paris Fashion Week 2022. 8 tableaux, Flore Laurentienne’s latest album, was released on March 1, 2024, on Secret City Records. On this new concept album, the composer, orchestrator, and musician draws inspiration from the works of Jean Paul Riopelle.

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Art Folk / indie pop / pop baroque

Festival International de Jazz de Montréal : Patrick Watson à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

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Afrique / reggae

Festival international Nuits d’Afrique : TONTON IDRISS & ses révélations JDTJ et Emma au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Avec son charisme et son petit côté entertainer, à la manière d’un animateur enthousiaste de radio-crochet, Idriss le Viking Noir était la personne toute indiquée pour accueillir cette série qui applaudit la grande influence, le modernisme et la versatilité des musiques mandingues, que Nuits d’Afrique n’a eu de cesse de mettre de l’avant ces 40 dernières années. Sur des grooves du feu de Dieu, tel un sage un peu frondeur, Idriss, conquérant sympathique et décomplexé, distille ses conseils et conte la vie, de sa voix qui porte et de laquelle pointent des accents reggae.
Pour terminer le Festival en apothéose, Idriss le Viking Noir, qu’on surnomme affectueusement Tonton pour souligner son rôle auprès de la relève, invite ses « petits » du Togo et de Côte d’Ivoire à se mêler à la fête.

A born showman with the ebullience of a radio talent show host, the charismatic Idriss le Viking Noir was the obvious choice to host this series, which celebrates the versatility, contemporary appeal and undeniable influence of Mandinka music, which Nuits d’Afrique has proudly promoted for the past 40 years. Set to groovy beats, like a slightly rebellious sage, the charming and fun-loving Idriss shares his wisdom and recounts stories about life in his resonant voice with its subtle reggae inflections.
For an uplifting close to the Festival, Idriss le Viking Noir—affectionately known as Tonton (Uncle) because of his commitment to emerging talent—invites his “young’uns” from Togo and Côte d’Ivoire to join in the festivities.

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folk expérimental / post-punk / punk rock

POP Montréal 2026 : The American Devices, 110%, Sari Lightman et Laurie Torres au Mario Park

par Rédaction PAN M 360

The American Devices

The American Devices est le groupe de « rock » montréalais en activité depuis le plus longtemps (fondé en 1980) ; ce sont des légendes locales (et nationales) qui ont inspiré de nombreux autres groupes au fil des décennies. La formation se compose du guitariste et auteur-compositeur Rick Trembles (musicien, bédéiste et artiste de renommée internationale), du guitariste et auteur-compositeur Rob Labelle (membre fondateur de l’un des groupes punk pionniers du Canada, The Normals), du bassiste prolifique et puissant André Asselin (Nutsak, Galaxy of Terror) et du batteur Howard Chackowicz (également membre des groupes Nutsak et Manners, bédéiste et ancienne figure de l’émission Wiretap sur les ondes de CBC). Leur musique est souvent qualifiée de « post-punk », mais ils proposent en réalité une variété de sonorités et de styles, reconnaissables avant tout au jeu de guitare unique et aux entrelacements mélodiques caractéristiques de Trembles et Labelle. Asselin et Chackowicz (une section rythmique basse-batterie soudée depuis plus de 30 ans) assurent une assise rythmique massive et pleine de groove. Si certains morceaux sont lourds et rock, d’autres se font plus expérimentaux ou empruntent des voies totalement différentes ; tous partagent toutefois une signature stylistique singulière — que ce soit dans le ressenti, le timing ou l’intensité — sans jamais perdre en cohérence ni en musicalité. Bien qu’ils se soient toujours tenus à l’écart des normes de la musique « grand public », The American Devices ont su fidéliser leur public grâce à leur talent, à leur complicité musicale quasi magique et à leur puissance, ainsi qu’à leurs concerts toujours dynamiques et divertissants.

The American Devices is Montreal’s longest-running « rock » band (founded in 1980), local (and national) legends who have inspired many other musical groups over the decades. The band is comprised of guitarist/songwriter Rick Trembles (internationally renowned musician, cartoonist and artist), guitarist/songwriter Rob Labelle (founding member of one of Canada’s pioneering punk bands – The Normals), the prolific, powerhouse bassist André Asselin (Nutsak, Galaxy of Terror) and drummer Howard Chackowicz (also in the bands Nutsak and Manners, a cartoonist and one-time radio personality from CBC’s Wiretap, as well). Their music has often been described as « post-punk » but, in actuality, they present a variety of sounds and styles, most recognizable by the distinct and unique guitar intertwining between Trembles and Labelle. Asselin and Chackowicz (a tight bass/drum team going back over 30 years) provide the massive, groovy, rhythmic backups. Some tunes are heavy and rocking, some are more experimental, other songs may be something else entirely – but they all share idiosyncratic stylings, sometimes in terms of feel, timing or intensity, while never losing cohesion and musicality. Although The American Devices have always been outside the norms of « mainstream » music, they’ve kept a loyal fanbase due to their skill, magical-musical interconnectedness and power and for always having dynamic, fun live shows!

110%

Originaire d’un groupe d’amis d’enfance, 110% est un supergroupe basé à Montréal ancré dans la communauté et la collaboration créative. Ces dernières années, des collaborateurs de confiance et loyaux sont devenus de nouveaux membres, faisant du groupe le septuor qu’il est aujourd’hui; quatre chanteurs, un bassiste, un guitariste et une harpiste. Ensemble, n’ayant rien d’autre à perdre que leur perception par les autres, leur dernier EP Exposure Therapy a vu le jour. Si votre humilité était en liberté, la laisseriez-vous se libérer?

Originated by a group of childhood friends, 110% is a Montreal based supergroup rooted ion community and creative collaboration. In recent years, trusted and loyal affiliates were turned into new members making the band the septet that is is today; four vocalists, a bassist, guitarist and a harpist. Together with nothing else to lose but their perception from others, their latest EP Exposure Therapy came to be. If your humility was at large, would you let it run free?

Sari Lightman

Sari Lightman s’est taillé une place dans la scène musicale canadienne avec sa sœur jumelle, Romy, en formant un duo folk expérimental sous une série de noms : Tasseomancy, Lightman & Lightman, aujourd’hui Lightman Sisters. Au fil des ans, les deux sœurs ont élargi leur univers sonore commun, créant un folklore mélodique : synthés chatoyants et arrangements acoustiques tissés de fils mythiques et familiaux, explorant leurs idées sur la foi, les blagues cosmiques, la sensualité et la défiance. Avec son disque solo, Lightman quitte l’habit expérimental pour s’inscrire dans la tradition des troubadours folk : Leonard Cohen, Bridget St John, John Prine. « Ces chansons sont ma tentative de dessiner une silhouette : la figure d’une personne qui semble à la fois passagère et intime, une tranche de vie ordinaire, comme celles dont proviennent mes chansons préférées. »

Sari Lightman has forged a presence in the Canadian music scene with her twin sister, Romy as an experimental folk duo with a series of musical appellations: Tasseomancy, Lightman & Lightman, now Lightman Sisters. Over the years, the sisters expanded their shared sonic landscape, creating a melodic lore: shimmering synths and acoustic arrangements woven within mythic and familial threads, exploring their ideas of faith, cosmic punchlines, sensuality, and defiance. With her solo debut, Lightman sheds the experimental suit to follow in the tradition of the folk troubadours: Leonard Cohen, Bridget St John, John Prine. “These songs are my attempt to draw a silhouette — a figure of a person that feels momentary and intimate.; a casual slice of life that my favorite songs are drawn from.”

Laurie Torres

Laurie Torres est une musicienne et compositrice née et élevée à Montréal. Depuis 2008, elle est une interprète de confiance sur scène comme en studio. Son premier album, Après coup, centré sur le piano, la batterie et le synthétiseur, est paru en février 2025 sur Tonal Union, une étiquette qui brouille les genres. Cet album est le fruit d’un travail d’improvisation méticuleux et intuitif, reflet de son évolution artistique et de son exploration de nouvelles formes d’expression.

Laurie Torres is a musician and composer born and raised in Montreal. Since 2008, she has been a trusted stage and studio performer. Her debut album, Après coup, which centers around the piano, drums and synthesizer, was be released in February 2025 on the genre blurring label imprint Tonal Union. This album is the result of meticulous and intuitive improvisational work, reflecting her artistic evolution and her exploration of new forms of expression.

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cosmic jazz / jazz

FIJM 2026 I Kamasi Washington nous emmène dans l’espace

par Stephan Boissonneault

Après une prestation absolument exceptionnelle de St. Vincent avec orchestre symphonique à la Salle Wilfrid-Pelletier, je me suis précipité dehors pour assister à mon tout premier concert de Kamasi Washington à la Scène TD. C’était un moment assez important pour moi, car j’avais manqué tous les concerts de Kamasi Washington au jazzfest et ses concerts en solo à Montréal ces cinq dernières années, et j’écoute très souvent ses épopées de jazz cosmique lorsque j’écris.

Ce dieu du saxophone jazz, âgé de 45 ans, débordait de style, vêtu d’un kimono noir, serrant son saxophone ténor comme un enfant émerveillé tandis qu’il regardait la chanteuse Patrice Quinn interpréter avec une puissance incroyable des paroles sur l’espace et l’univers. Elle terminait alors le morceau de 12 minutes – qui s’était en réalité étiré sur 15 minutes –, « Askim », tiré de l’album The Epic sorti en 2015. Washington a clôturé le morceau par un cri de saxophone plein d’énergie, qui semblait s’étirer pendant plusieurs minutes. Les poumons de cet homme sont incroyables.

Vint ensuite The Pslamnist, tiré de mon album préféré, Heaven and Earth, qui mettait en vedette des solos de trompette en direct de Ryan Porter, la contrebasse tonitruante de Miles Mosley et le jeu de batterie endiablé de Ronald Bruner Jr. (frère de Stephen Bruner, alias Thundercat). La maîtrise du saxophone de Washington est en soi un véritable spectacle, mais son arme pas si secrète que ça, c’est son groupe. Chaque musicien pourrait facilement diriger son propre groupe. Prenez par exemple l’ouverture au clavier de Cameron Graves, en parfaite synchronisation avec Bruner. On pourrait même dire en plaisantant que c’est tout aussi bon que Domi et JD Beck, honnêtement. « Y a-t-il des fans d’anime dans la salle ? », demande Washington à la foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Le morceau s’intitule « Lazarus », une chanson que Washington espérait voir devenir le générique d’ouverture du nouvel anime de Shinichirō Watanabe, Lazarus. Watanabe a finalement choisi « Vortex », mais c’est « Lazarus », avec son caractère imposant, qui nous touche le plus. Les chœurs, menés par Quinn, constituent la véritable clé du succès de ce morceau. Le saxophone hors du commun de Washington est, là encore, tout simplement irréel. Mosley a également livré un solo de contrebasse endiablé, ses doigts virevoltant comme des avions en délire tandis qu’il actionnait une pédale de phaser. Je n’ai jamais vu un solo de contrebasse rivaliser à ce point avec celui d’une basse électrique. Mosley est un autre dieu dans son art.

Après une magnifique et longue reprise de « Prologue », du compositeur de tango argentin Astor Piazzolla, Kamasi a annoncé qu’il reviendrait bientôt à Montréal. C’était sa troisième prestation au Festival de jazz de Washington ; je ne doute donc pas que nous le reverrons.

Photos by Victor Diaz Lamich

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funk / hip-hop / jazz

Festival International de Jazz de Montréal : Nicholas Payton & Butcher Brown présentent A Supreme Blue à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

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électro arabe / pop / R&B

Festival International de Jazz de Montréal : Saint Levant à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

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afro-caribéen / folk / jazz

Festival International de Jazz de Montréal : Fabiola Méndez à la scène Rio Tinto

par Rédaction PAN M 360

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