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Depuis un peu plus de 15 ans à la tête de la programmation du Festival d’Été de Québec, Louis Bellavance récidive avec un nouveau festival au concept jeune et rafraîchissant ayant élu domicile dans les quartiers de l’Université Laval: le festival FONO, qui aura lieu du 11 au 13 septembre. À sa deuxième édition et bien que s’adressant principalement aux jeunes étudiants, FONO peut aussi attirer les plus vieux et aussi les enfants. On a pris le temps de s’entretenir avec Louis Bellavance au quartier général de BLEUFEU pour en savoir plus sur la programmation de ce festival et l’ambiance à laquelle on peut s’attendre.
PAN M 360 : De quelle manière avez-vous développé l’idée du festival FONO? Est-ce que l’idée s’est formée autour d’un élan précis?
Louis Bellavance : BLEUFEU avait envie de se diversifier, après St-Roch XP et le Tobogan, de manière à ce que notre portefeuille soit polyvalent et que chaque évènement soit différent, afin que nous puissions être capables d’entretenir le dialogue avec l’industrie. De cette manière, on a plus d’opportunités de rejoindre les artistes, peu importe le stade de leur carrière. Le festival FONO est notre petit dernier, et c’est qu’on avait besoin d’un autre événement à Québec pour accueillir des noms d’impact. On a cherché longtemps, des années en fait, jusqu’à ce qu’en concertation avec l’Université Laval, on découvre qu’elle avait l’espace et la volonté de dynamiser son campus et d’y accueillir un festival.
PAN M 360 : Comment définiriez-vous l’orientation artistique de FONO ?
Louis Bellavance : Le Festival FONO c’est le plus « classique » de nos produits dans notre portefeuille. C’est un festival qui est dans la mouvance de, si on peut reprendre l’alpha dans cette gamme, de Coachella, qui a généré des Osheaga sous la formule 3 jours. Donc c’est pas un festival niche de métal ou d’électro mais ça reste une programmation populaire, urbaine (pop, indie pop, indie rock, rock) et contemporaine (la nostalgie se limite à 15-20 ans en arrière pour FONO). On voulait donner un évènement aux 18-24.
PAN M 360 : Comme vous êtes à la tête de la programmation du FEQ depuis 2011, de quelle manière avez-vous distingué FONO?
Louis Bellavance : On a une orientation qui est beaucoup plus dirigée, par rapport au FEQ avc lequel on va le plus loin possible et dans toutes les directions haha! Les change-over sont beaucoup plus long (45 minutes) parce qu’on veut que les gens se promènent et voient les autres scènes autour puisqu’on a un périmètre classique/fermé, ce qu’on a pas au FEQ. FONO, c’est fait pour être en mouvement et il y a une grande attention portée à l’aspect événementiel. On veut que les gens de l’admission générale aient le traitement VIP : on construit des structures, des zones et des expériences qui seraient habituellement réservées et on les rend accessibles à tout le monde. La direction artistique c’est une grosse valise, le FEQ quand tu regardes ça, a peut avoir l’air de n’importe quoi (Mariah Carey avec Slipknot) avec de la contre-programmation ce qui fait qu’on a un mini festival, un parcours pour chaque personne et y’a pas de confusion possible puisqu’on a de super oppositions comme Rod Stewart et Alicia Cara haha!
PAN M 360 : Comment vous est venue cette passion pour la programmation musicale dans laquelle vous vous spécialisez depuis plus d’une vingtaine d’années?
Louis Bellavance : Ça va faire trente ans dans deux ans haha! Avant le FEQ, j’ai programmé à Montréal les Francos, les Nuits d’Afrique, le Festival International de Jazz et j’ai participé à créer le département de musique chez Stingray! Avant ça, étant natif de Rimouski, j’ai commencé au Festi Jazz là-bas à la fin des années 90. Ça restait un parcours assez « atypique » de se diriger dans la programmation musicale, il y avait seulement quelques personnes et organisations qui travaillaient là-dedans! J’ai toujours beaucoup aimé la musique, j’en fais moi-même et je viens d’une famille ou ça faisait de la business, alors je suis allé étudier en administration. Et mon père, qui était très mélomane, supportait l’administration du Festi Jazz alors j’y suis entré d’abord comme administrateur mais en chemin, on a perdu notre programmateur alors j’ai dû attraper la balle au bond et c’est ce qui m’a ouvert la porte de la programmation musicale. C’était le destin haha! Ensuite, je pense que c’est ma compréhension aigue de la partie business du mot show-business qui m’a permis de me démarquer.
PAM M 360 : Les choix de votre programmation cette 2e édition sont libres et inspirés : LOUD, Qualité Motel mais aussi Kaya Hoax, Mint Simon et Been Stellar. Certains noms qu’on connaît donc et d’autres moins. Quel était votre mot d’ordre pour 2025?
Louis Bellavance : À FONO, on veut que tu sois excité par cette programmation, même si tu viens de New York ou de Paris. On va vraiment chercher des artistes qui ont une forte crédibilité dans leur niche mais qui sont pas nécessairement encore connus ici. Comme par exemple les Irlandais Amble, qui viennent de remplir un stade à Dublin et qui sont super populaires en Europe. On a aussi Alice Merton, c’est vraiment extraordinaire ce qu’elle fait mais c’est pas encore atterri complètement chez nous. J’ai vu Been Stellar dans un festival en Europe cet été et c’était extraordinaire, mais il n’y a pas beaucoup de gens qui parlent de leur venue à Québec haha! Donc c’est un peu audacieux si j’ose dire et c’est pour ça qu’on a aussi des valeurs sûres bien connues des Québécois pour sécuriser les gens dans leur achat. On équilibre la programmation entre têtes d’affiche, comme Alex Warren qui a vu sa chanson Ordinary devenir l’une des plus streamées de l’année, et découvertes !
PAN M 360 : Le festival a lieu sur le Campus de l’Université Laval mais on ne vise pas seulement la clientèle étudiante, n’est-ce pas?
Louis Bellavance : Oui, les lieux sont immenses et on a l’occasion d’y ramener les anciens diplômés, les étudiants, les étudiants internationaux aussi et bien sûr, les gens de Québec qui, par les ponts, peuvent venir redécouvrir et se réapproprier les magnifiques lieux du campus. Le défi pour cet événement, c’est que les étudiants se l’approprient mais en même temps, on veut que les gens qui sont pas de l’université se disent que c’est aussi pour eux. L’année dernière, mes enfants ont ADORÉ : ils m’ont dit que c’était leur festival préféré haha! Donc on y va sur les deux tableaux, en espérant toucher le plus de gens possible!
PAN M 360 : Êtes-vous déjà en train de cogiter la troisième édition?
Louis Bellavance : Oui absolument! On a des offres qui sont parties déjà vers des têtes d’affiche donc on est là l’année prochaine pour sûr! On est très emballés par ce projet-là, ça prend du temps mettre sur pied un festival, et en programmer plusieurs haha, mais c’est vraiment un gros et beau projet!
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE SUR LA PROGRAMMATION DE FONO, C’EST ICI !
























