Avant de s’asseoir seule au piano, Ingrid St-Pierre répond

Entrevue réalisée par Marilyn Bouchard
Genres et styles : chanson keb franco / indie pop

renseignements supplémentaires

Au début de l’année, Ingrid St-Pierre nous a offert un nouvel EP Cinq chansons au piano droit » où elle réinterprète cinq des pièces de son répertoire tout en simplicité et en finesse, dans un souci de retour à l’essentiel. Un album senti et épuré, orné de délicats arrangements et magnifiquement interprété par l’artiste, qui nous fait redécouvrir ses pièces sous un autre angle. À la fois rempli de douceur et de légèreté, bien qu’effleurant des thèmes parfois un peu plus lourds, l’EP est un voyage introspectif et touchant où les silences prennent leur pleine mesure. On doit les arrangements subtils à Joseph Marchand, qui a coréalisé l’album avec sensibilité.

En parallèle, l’autrice-compositrice-interprète nous gâte avec  Ingrid St-Pierre : Seule au piano, un spectacle solo qu’elle a imaginé pour l’occasion. Elle y revisite librement ses chansons dans leur expression pure et originelle, dénuées d’artifices afin de mieux en apprécier les détails, à l’image de l’album. 

Marilyn Bouchard a pu l’attraper juste avant sa rentrée montréalaise à l’Usine C, ce 16 avril,  pour lui poser quelques questions.

PAN M 360: Dirais-tu que cet album épuré est né d’une envie d’un retour à la simplicité, à l’essentiel?

Ingrid St-Pierre: C’était  l’envie de désapprendre les chansons. De retourner à leurs essences. De laisser le minuscule prendre toute la place. De magnifier les silences. De rendre immense une note de piano. Un bruissement de vêtement, une volée d’outardes dans l’automne dehors et le vent dans le magnolia.

PAN M 360: Que voulais-tu partager avec cet EP?

Ingrid St-Pierre : L’expression simple d’une chanson. Le premier élan, et l’essence.

PAN M 360: Est-ce que ça t’a permis de te réapproprier ton répertoire « autrement »?

Ingrid St-Pierre: Le fait de créer un spectacle solo m’a donné l’occasion de retourner dans mes maquettes de chansons avant d’entrer en studio. De renouer avec ce qu’elles étaient avant.

PAN M 360: Pourquoi as-tu choisi précisément ces 5 chansons ?

Ingrid St-Pierre: J’ai longuement hésité jusqu’à la dernière minute. J’avais envie de tout réinterpréter, mais il fallait faire des choix. J’avais envie de voir comment j’allais me réapproprier ces histoires-là. Comment elles allaient vivre piano/voix.

PAN M 360: C’est un album très intime. Dirais-tu que ta vie créative et ta vie intime sont parallèles?

Ingrid St-Pierre : Ma vie intime nourrit certainement ma vie créative. Plus je suis à fleur de peau,  plus je me révèle, plus je suis chamboulée, mieux j’écris. C’est en étant chamboulée que j’arrive à écrire.

PAN M 360: Comment ton rapport à ton instrument, au piano, a évolué durant ta carrière?

Ingrid St-Pierre: Je suis une autodidacte, j’ai une petite formation de base. J’ai appris à forger mon identité artistique et pianistique en jonglant avec mes limites techniques.  Je dois avouer que je suis moi-même souvent beaucoup plus émue par un.e  musicien.ne qui me transmet des émotions plutôt que de grands défis techniques.

PAN M 360: Quelles sont tes inspirations musicales, en ce moment?

Ingrid St-Pierre: J’écoute vraiment de tout ! Beaucoup de musiques instrumentales ces derniers temps.

PAN M 360: Qu’est-ce qui t’inspire, quand vient le temps de réfléchir à de nouvelles pièces, ou d’en repenser des anciennes?

Ingrid St-Pierre: J’aime m’inspirer des moments ordinaires. J’aime mettre à la loupe les fragments du quotidien.

PAN M 360: Tu adoptes parfois des teintes électro et dansantes (comme dans Sac Banane avec Heartstreets), parfois des teintes plus mélancoliques. On a l’impression qu’avec chacun de tes albums, tu es dans une recherche différente. Est-ce une manière pour toi de te réinventer?

Ingrid St-Pierre: J’adore les collaborations improbables. Je ne pense pas que je me cherche artistiquement, mais je me donne toute la liberté d’exister. J’embrasse chaque élan musical qui m’anime. Libre d’être, je me sens plus vraie.

PAN M 360: Ce qui m’emmène à : où as-tu envie d’aller pour ton prochain album?

Ingrid St-Pierre: C’est encore une surprise ! J’attends de voir ce que les nouvelles chansons m’inspireront !à

CONCERT À L’USINE C: BILLETS ET INFOS ICI

Publicité panam

Tout le contenu 360

Akousma | Duo Audréanne Filion et Myriam Bleau : là où réel et virtuel se confondent

Akousma | Duo Audréanne Filion et Myriam Bleau : là où réel et virtuel se confondent

Akousma | Exzald S, la violence du calme

Akousma | Exzald S, la violence du calme

Akousma | Melanie Zhou : façonner le son, traduire l’émotion

Akousma | Melanie Zhou : façonner le son, traduire l’émotion

Akousma | Alex Brisson et l’exploration musicale du feedback

Akousma | Alex Brisson et l’exploration musicale du feedback

Mois du Créole 2026 | David Bontemps, entre piano et héritage de Dessalines

Mois du Créole 2026 | David Bontemps, entre piano et héritage de Dessalines

Le Vivier | Entre chaos, humour et musique, l’univers déjanté de Tonitruances

Le Vivier | Entre chaos, humour et musique, l’univers déjanté de Tonitruances

Ensemble Caprice au 9e : Dialogue avec l’Inde carnatique

Ensemble Caprice au 9e : Dialogue avec l’Inde carnatique

Une Cendrillon ressuscitée et pyrotechnique à la salle Bourgie

Une Cendrillon ressuscitée et pyrotechnique à la salle Bourgie

Mois du Créole 2026 | Pierre-Roland Bain : entre bilan et perspectives

Mois du Créole 2026 | Pierre-Roland Bain : entre bilan et perspectives

Akousma 2026 | Louis Dufort nous explique tout !

Akousma 2026 | Louis Dufort nous explique tout !

Palais Montcalm | Pierre Flynn avec quatuor à cordes, l’idée avait germé à Québec !

Palais Montcalm | Pierre Flynn avec quatuor à cordes, l’idée avait germé à Québec !

Prix Azrieli 2026 | Adrian Mocanu : l’encre qui s’évanouit et la mémoire des femmes troubadours

Prix Azrieli 2026 | Adrian Mocanu : l’encre qui s’évanouit et la mémoire des femmes troubadours

Jazz@vue | LéNo en continu, conversation piano-batterie, Brésil-Guadeloupe, ami-ami

Jazz@vue | LéNo en continu, conversation piano-batterie, Brésil-Guadeloupe, ami-ami

Prix Azrieli 2026 | Hana Ajiashvili : une énigme non résolue

Prix Azrieli 2026 | Hana Ajiashvili : une énigme non résolue

Prix Azrieli 2026 | Dalit Hadass Warshaw : une dernière lettre avant de mourir

Prix Azrieli 2026 | Dalit Hadass Warshaw : une dernière lettre avant de mourir

Prix Azrieli 2026 | Nicholas Denton Protsack : à la recherche d’une authentique symbiose

Prix Azrieli 2026 | Nicholas Denton Protsack : à la recherche d’une authentique symbiose

Krystina Marcoux : ‘’Je veux mettre le marimba sur un piédestal’’

Krystina Marcoux : ‘’Je veux mettre le marimba sur un piédestal’’

Apashe x OSM | Le parcours jusqu’à la Maison symphonique

Apashe x OSM | Le parcours jusqu’à la Maison symphonique

FLUX 2026 | Kim Zombik’s Origin Stories et le Silvervest Quartet à la Sala Rossa

FLUX 2026 | Kim Zombik’s Origin Stories et le Silvervest Quartet à la Sala Rossa

FLUX X QMP X Vivier | George Lewis : les partitions de la liberté

FLUX X QMP X Vivier | George Lewis : les partitions de la liberté

Flux 2026 | Peter Burton explique la 2e semaine

Flux 2026 | Peter Burton explique la 2e semaine

QMP 2026 | Hugo Blouin, le trésor du palais

QMP 2026 | Hugo Blouin, le trésor du palais

VoixMonde au 9e : découvrir les traditions du Rwanda avec Deo Munyakazi

VoixMonde au 9e : découvrir les traditions du Rwanda avec Deo Munyakazi

Flux 2026 | Bob Stewart, le doyen des tubistes à Montréal

Flux 2026 | Bob Stewart, le doyen des tubistes à Montréal

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné