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Laurence-Anne: suivre le flot d’un deuxième album

Interview réalisé par Louis Garneau-Pilon

Kamouraskoise transplantée à Montréal, Laurence-Anne lance déjà un deuxième album.

Genres et styles : indie pop

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En 2017, Laurence Anne est finaliste des Francouvertes, aux côtés de Lydia Képinski et Les Louanges (Vincent Roberge) . En 2019, son album Première apparition est sélectionné dans la liste longue du prix Polaris. En 2021, elle sort Musivision, prévu le 23 avril. Ce pour quoi elle s’entretient avec PAN M 360.

PAN M 360: Le deuxième album fut-il plus facile à faire que le premier?

Laurence Anne: Dans mon cas, oui. J’avais une vision et je savais où je voulais aller. J’étais plus à l’aise et plus en confiance pour jouer d’autres instruments. J’ai pu travailler bien plus sur l’instrumentation que sur le premier album. Je crois que j’avais plus de confiance et je suis allée plus loin avec mes idées. J’ai commencé à découvrir toutes les possibilités de sons des synthétiseurs. Sur mes maquettes, j’ai aussi pu jouer pas mal de percussion, de la basse et de la guitare. J’ai vraiment pu être multi-instrumentiste.

PAN M 360: Musivision est-il plus personnel pour toi?

Laurence-Anne : Les deux sont assez personnels. Musivision va quelque part qui l’est un peu plus. Je pense que dans les sujets et les textes, ça va creuser un peu plus loin. Mon inspiration se base beaucoup sur ce que je vis quotidiennement, ce qui m’atteint et me touche. Qu’on le veuille ou non, la composition est une façon de s’exprimer. Ce n’est pas nécessairement voulu, mais c’est comme ça que ça arrive.

PAN M 360: L’album a été imaginé dans un chalet. Choix pandémique ou créatif?

Laurence-Annne : Les chansons ont été composées une semaine avant la pandémie, avant que tout commence. Les gens pourraient le percevoir comme un album de pandémie et ça marcherait, mais ce n’est pas le cas. Ça a été composé à Marsoui, en Gaspésie. J’y ai fait toutes les maquettes de l’album que j’ai ensuite enregistrées à Valcourt. On a recommencé à zéro en suivant les maquettes. En une semaine j’ai composé 6 chansons. La plupart de l’ambiance et des idées sont sorties là-bas. C’était une ambiance de cocon, de bulle. J’étais sans horaire avec aucune visite, aucune distraction. Ce sont les moments où je suis le plus inspirée, rien ne peut venir me déranger. C’était vraiment une autre façon de fonctionner que mon premier album.

PAN M 360: Avec l’expérience acquise, comptes-tu produire différemment?

Laurence-Anne : Pour la suite, j’aimerais ça explorer un travail plus en lenteur. Laisser mijoter plus les choses et voir ce que ça peut faire de différent. J’aimerais voir si ça peut m’apporter un peu plus de nouvelles idées ou si au contraire ça va me faire perdre le fil conducteur. J’ai peut être envie de l’essayer, on verra.

PAN M 360: Ressens-tu de la pression ?

Laurence-Anne : Je n’en ressens pas pour l’instant.Je pense que ma musique n’est pas encore rendue grand public. Il n’y a pas vraiment de pression qui vient de l’extérieur. Si le projet se rend plus loin, peut être que je serai plus stressée, ceci

dépendant de l’évolution du travail j’imagine. C’est un peu un avantage que de ne pas avoir de gens qui s’attendent à ce que tu fasses quelque chose en particulier.

Pan M 360: Comptes-tu continuer de créer après la sortie de Musivison ?

Laurence-Anne : Oui, je suis déjà retournée à la campagne pour composer un troisième album. Je pense que je pourrai prendre des vacances, vu que j’ai assez de matériel pour les deux prochaines années. Aussitôt que j’ai l’occasion de partir une semaine toute seule, il va avoir de la composition, mais sans pression.

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