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Québec Redneck Bluegrass Project sur scène

par Arielle Caron

J’avais beaucoup entendu parler des spectacles de Québec Redneck Bluegrass Project. Qui sont, paraît-il, indescriptibles. J’ai finalement eu la chance d’assister au MTELUS jeudi, et j’ai pu voir de mes propres yeux ce dont quoi on me parlait. Laissez-moi vous dire : je n’ai pas été déçue.

Zébulon en première partie a su réchauffer la foule, en jouant ses grands succès tels que Marie-Louise et Les femmes préfèrent les Ginos. Les membres du groupe étaient visiblement excités d’être présents, en témoignaient  leur vigueur et les sourires étampés dans leurs visages. Puis, du Nouveau-Brunswick sont arrivés Les Hôtesses d’Hilaire, vêtus de costumes extravagants et accompagnant leurs chansons aux paroles loufoques de mouvements de danse absurdes. 

Après plusieurs minutes d’attente, les vedettes de la soirée ont enfin fait leur apparition. Avant même que la première chanson commence, le public était déjà vendu ; ça hurlait, ça se déchaînait, et quelques personnes étaient même déjà au-dessus de la foule. Les quatre membres du groupe n’ont pas eu à se présenter avant d’entamer Mange-moi l’pad. Le mélange de folk, de bluegrass et de punk qui qualifie la musique de Québec Redneck a su soulever la foule, qui, elle aussi, donnait une véritable performance. On aurait presque dit que quelque chose s’était épris d’elle, alors que tout le monde sautait sur le même rythme en chantant à tue-tête. Le groupe a dépassé de loin mes attentes lors de Chu ben plus cool su’a brosse, alors que François Gaudreault s’est mis à jouer de la contrebasse debout sur la motoneige qui était sur la scène, référence à leur succès Pantera Arctic Cat 800, puis à genoux en la tenant comme une guitare, pour ensuite carrément se coucher par terre avec son instrument entre les jambes. La violoniste Madeleine Bouchard a fait de même, avant de laisser tomber son violon pour se lancer dans la foule, pendant que Nicolas Laflamme jouait de la mandoline comme si sa vie en dépendait. Je savais que j’allais assister à un bon spectacle, mais personne n’aurait pu me décrire l’énergie qui se propageait dans le MTELUS hier ; il fallait y être.

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