Basilique Notre-Dame : Célébration des 50 ans de carrière de Pierre Grandmaison

par Rédaction PAN M 360

L’orgue est sans contredit à l’honneur durant la saison musicale montréalaise 2023-2024. À travers tous les fantastiques concerts mettant en vedette l’imposant instrument à la Maison symphonique, il serait possible d’oublier que l’orgue Pierre-Béique a un grand frère qui réside lui aussi dans un lieu de recueillement, au sens plus commun du terme, tout de même.

Dimanche soir, la Basilique Notre-Dame du Vieux-Port célébrait les 50 ans de carrière de son organiste Pierre Grandmaison. À la console depuis 1973, il s’agit d’un jalon impressionnant pour un organiste n’ayant visiblement pas perdu la main et le showmanship après toutes ces années. C’est avec virtuosité, clarté et humour qu’il a rempli la Basilique avec le son magique de l’orgue qu’il a appris à si bien connaitre.

Un petit mot sur l’orgue de la Basilique Notre-Dame. Il est effectivement le grand frère de l’orgue de la Maison symphonique, produit lui aussi par Casavant Frères, mais cela ne raconte pas toute l’histoire. Inauguré en 1891, il résonne depuis plus de cent ans. Également, il fait actuellement 7000 tuyaux, environs 500 de plus que l’Orgue Pierre-Béique. Certes, il a été mis à niveaux assez récemment à la Maison Casavant Frères (on remarque la présence de certaines technologies présente également sur l’Orgue Pierre-Béique), mais il reste une merveille d’organologie, surtout pour son âge.

Le programme apparaissait comme un best-of des œuvres jouées fréquemment à la Basilique. On a eu droit aux classiques, avec du Bach et du César Franck, dont l’exploration des timbres et des jeux était fantastique, ainsi que plusieurs œuvres en lien avec la Vierge Marie, notamment avec l’Ave Maria de Verdi (interprété avec la soprano Caroline Bleau), provenant de son dernier opéra Otello (datant par ailleurs assez près de la conception de l’orgue de la basilique, soit 1887). La présence de trois pièces de Louis Vierne renforce l’influence de la tradition française pour la tradition montréalaise de l’orgue. On remarque également l’importance de la forme dans les œuvres au programme, avec la présence de refrains et de rappels, mais surtout de la forme chorale, qui se prêtait fort bien au contexte.

L’atmosphère dans la Basilique était assez joviale. L’écho inévitable de la Basilique affectait quelque peu le son, mais restait à propos. Pierre Grandmaison a su s’adresser efficacement à un public très diversifié dans ses horizons. Chaleureusement applaudi après chaque pièce, il a récompensé le public avec un jeu très clair qui accentuait les thèmes, rendant les œuvres accessibles pour tous. Il se permet également quelques fantaisies, notamment avec la dernière pièce, le Carillon de Westminster, qui est en réalité une harmonisation du motif du Big Ben que nous connaissons tous, et aussi avec un rappel amusant, soit les variations de Mozart sur le thème de « Ah, vous dirai-je, maman ».

Le public, qui était assis comme pour les premiers concerts dans les églises, soit face à l’autel et dos à l’arrière où l’orgue était placé, s’est diverti et s’est recueilli avec Pierre Grandmaison. Un hommage justifié à une belle carrière qui continue, après déjà tant d’années.

Il est possible d’entendre l’orgue de la Basilique et Pierre Grandmaison dans le contexte de l’activité « Prenez place à l’orgue » offert à plusieurs moments durant l’Année. Pour plus de détails et billets, c’est ICI.

Crédit photo : Alexis Ruel

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