Banditminuit… moins une

Entrevue réalisée par Marius Gellner
Genres et styles : chanson / folk-pop / pop / synth-pop

renseignements supplémentaires

Oscillant entre variété française d’époque et artistes francophones plus actuels, les influences de Banditminuit sont variées. Elles s’entrelacent dans sa musique pour nous donner un amalgame mélancolique d’indie pop, folk-pop, synth-pop et chanson. 

Banditminuit, c’est le nom de scène que s’est choisi récemment Albert Jung Masquida, jeune musicien de 25 ans, originaire de Strasbourg. Il s’apprête à faire naître son personnage… il est Banditminuit moins une!

Sélectionné pour se produire au Printemps de Bourges, dans la catégorie des Inouïs (un dispositif national de repérage de jeunes talents), Albert s’apprête à jouer pour la première fois devant un public. Tandis que sa carrière n’en n’est qu’à ses premiers balbutiements, il compte déjà à son actif un premier album, Minuit, sorti en octobre dernier. 

On n’a certainement pas fini d’entendre parler de Banditminuit. À l’approche du festival qui reprend du service fin juin (décalage pandémique oblige) , PAN M 360 s’est entretenu avec lui, en France.

PAN M 360 : Qui est Banditminuit ?

Albert : C’est un personnage qui est un peu énigmatique, un peu sombre. À travers ce personnage, j’essaie d’utiliser d’anciennes références de la chanson française comme Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Alain Bashung… tout en restant moi-même.

PAN M 360 : Comment la musique est-elle entrée dans ta vie ? 

Albert : Je viens d’une famille de musiciens. Ma mère est chanteuse et professeur de chant. Ma sœur a fait de la harpe et mon père fait également de la musique, notamment du piano et de l’orgue. J’ai toujours grandi dans un environnement très musical et c’est comme ça que j’ai commencé. J’ai surtout commencé à chanter en imitant ma mère dans du répertoire lyrique. Puis il y a eu une période, après, où j’étais moins dedans parce que je ne voulais pas faire comme le reste de ma famille. Finalement, vers 15 ans, j’ai repris avec des cours de guitare et c’est là que ça a pris.

PAN M 360 : Tu fais partie de la sélection des inouïs du Printemps de Bourges. Comment s’est déroulée la sélection ?

Albert : J’ai envoyé ma candidature via le site Réseau Printemps. Je ne pensais pas du tout être sélectionné. Je l’ai juste fait parce que c’était sur ma liste de choses à faire. Et puis un jour, en fait, je reçois un appel de celui qui gère l’antenne Réseau Printemps en Alsace et il me dit que je suis sélectionné pour les auditions régionales des Inouïs du Printemps de Bourges. J’étais évidemment très content, donc j’ai préparé les auditions, face à trois autres groupes, et j’ai été le seul à avoir été retenu. Il n’y avait pas de vrai public, c’était juste des professionnels de la région. Je sais que la plupart des gens ont bien aimé parce que j’ai eu pas mal de retours positifs.

PAN M 360 : Pour toi, qu’est-ce qui a fait la différence ?

Albert : Je ne sais pas. Je pense que c’est parce que ça sort un peu de tout ce qui se fait. Sans pour autant me jeter des fleurs, je pense qu’il y a quelque chose qui les a touchés. Peut-être qu’inconsciemment ça leur a rappelé la musique des anciens de la chanson française comme j’ai cité plus tôt. Je pense que ça a beaucoup joué. Et puis, on me dit souvent que ma musique fait penser à Eddy de Pretto, sans que ce soit la même chose. Il avait aussi participé aux Inouïs du Printemps de Bourges, donc je ne sais pas…, il y a sûrement une petite tendance que les gens aiment bien.

PAN M 360 : Qu’est-ce qui fait ta signature en tant que qu’artiste ?

Albert : En musique, j’aime bien les choses avec de la mélancolie, parce que, pour moi, c’est ce qui fait ressortir le plus d’émotions. Ma signature passe aussi par le personnage que j’interprète et qui prend vie à travers ma voix et ma musique. Il y a un peu ce côté classicisme musical, et cette voix qui marque parce qu’elle est grave et profonde.

PAN M 360 : Quelle est ton expérience de la scène ?

Albert : J’ai fait de la scène, mais jamais comme ce que je m’apprête à faire à Bourges, je n’ai jamais été tout seul. J’ai fait de la figuration à l’opéra, du théâtre… Mais je suis très jeune dans la scène.

PAN M 360 : Oui parce que le projet Banditminuit est né récemment…

Albert : Oui, c’est ça. C’est né pendant le confinement. J’ai commencé à faire ça en mars parce que c’était déjà une envie et j’ai profité du confinement, étant donné que c’était un peu hors du temps. Je me suis dit que j’allais commencer à produire ce projet et je sortais d’une rupture donc c’était parfait ! J’étais étonné que ça marche autant. Tout ça à mon échelle bien sûr, mais ça a quand même été bien reçu pour un petit projet.

PAN M 360 : Et comment tu te sens à l’idée de du jouer au Printemps de Bourges ?

Albert : Pour l’instant, étant donné que je ne suis pas face à la réalité, ça me stresse un peu. Tu te fais des films dans ta tête, tu t’imagines en train d’oublier tes paroles, des choses comme ça… Mais après je suis sûr que ça va bien se passer et que ça va être une super expérience. 

PAN M 360 : Tu es tout seul sur scène ?

Albert : Oui, je suis tout seul. Après forcément il y a une équipe technique derrière, mais je n’ai pas de musiciens.

PAN M 360 : Tu as de projets pour la suite ? 

Albert : Alors je travaille sur un deuxième album, mais c’est vraiment en chantier. On va dire que je suis en train d’écrire le scénario de la suite !

Tout le contenu 360

FIJM 2026 | Solarium, lumière trad dans le prisme du jazz

FIJM 2026 | Solarium, lumière trad dans le prisme du jazz

FIJM 2026 | Vendredi 26 juin | Jour 2 | Les choix de Modibo Keita

FIJM 2026 | Vendredi 26 juin | Jour 2 | Les choix de Modibo Keita

Suoni 2026 | Voyage dans le temps avec Wendy Eisenberg

Suoni 2026 | Voyage dans le temps avec Wendy Eisenberg

FIJM 2026 | 25 juin | Jour 1 | Les choix de Modibo Keita

FIJM 2026 | 25 juin | Jour 1 | Les choix de Modibo Keita

May Wells: battante, inspirée, émancipée

May Wells: battante, inspirée, émancipée

FIJM | Modibo Keita, tête de jazz pour la programmation 2026

FIJM | Modibo Keita, tête de jazz pour la programmation 2026

FMCM 2026 | John-Henry Crawford, jeune artiste passionné

FMCM 2026 | John-Henry Crawford, jeune artiste passionné

Suoni 2026 | Sunken Cages, « musique bizarre et intéressante » de Ravish Momin

Suoni 2026 | Sunken Cages, « musique bizarre et intéressante » de Ravish Momin

Suoni 2026 | Alex Motta, contrebassiste mexicain pour toutes les expressions contemporaines

Suoni 2026 | Alex Motta, contrebassiste mexicain pour toutes les expressions contemporaines

Dômesicle/SAT X Francos | L’équation Romane Santarelli

Dômesicle/SAT X Francos | L’équation Romane Santarelli

Suoni 2026 | Dansons sur le chaos avec The Ex

Suoni 2026 | Dansons sur le chaos avec The Ex

Francos 2026 | NA$-T, la force tranquille du rap saguenéen

Francos 2026 | NA$-T, la force tranquille du rap saguenéen

Suoni 2026 | Adrian Avendaño, tous ses chemins vers « Un Échange: Trading Places : Trueque « 

Suoni 2026 | Adrian Avendaño, tous ses chemins vers « Un Échange: Trading Places : Trueque « 

Francos 2026 | Les horribles (de Fuudge) prennent vie

Francos 2026 | Les horribles (de Fuudge) prennent vie

Francos 2026 | Alice Bro, un ovni musical banjoiste

Francos 2026 | Alice Bro, un ovni musical banjoiste

Suoni 2026 | Anju Singh, artiste en résidence, de Vancouver à MTL

Suoni 2026 | Anju Singh, artiste en résidence, de Vancouver à MTL

Suoni 2026 | Kiva Stimac explique ses choix

Suoni 2026 | Kiva Stimac explique ses choix

Francos 2026 | Avant la scène Desjardins, Rymz livre ses confidences

Francos 2026 | Avant la scène Desjardins, Rymz livre ses confidences

Montréal Baroque 2026 | Entre bouffe, whiskey, concerts et découvertes : Plein de sensations juste avant l’été

Montréal Baroque 2026 | Entre bouffe, whiskey, concerts et découvertes : Plein de sensations juste avant l’été

Classica 2026 | 1001 histoires de guitare avec Tommy Dupuis

Classica 2026 | 1001 histoires de guitare avec Tommy Dupuis

Francos 2026 | Évidences et pépites, Maurin Auxéméry défend sa prog

Francos 2026 | Évidences et pépites, Maurin Auxéméry défend sa prog

Jeunesses Musicales Canada 2026-2027 : Mission musique pour tous

Jeunesses Musicales Canada 2026-2027 : Mission musique pour tous

SuperMusique X Le Vivier | La Chorale Joker et le langage des signes

SuperMusique X Le Vivier | La Chorale Joker et le langage des signes

Classica 2026 | Notre-Dame de Paris symphonique et lyrique, libre vision de Simon Leclerc

Classica 2026 | Notre-Dame de Paris symphonique et lyrique, libre vision de Simon Leclerc

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné