Mercredi 17 juin. Deuxième concert à l’Église du Sacré-Cœur-de-Jésus en autant de jours, après le coup d’envoi du festival donné la veille par Florence Delphine-Roux, Anju Singh et FUJI||||||||||TA.
Coprésenté par Les Vespérales de l’orgue du Sacré-Cœur, Codes d’accès et le Concours international d’orgue du Canada et mettant bien entendu à profit l’orgue de l’église, le programme proposait en lever de rideau la pièce Swing Bridge du compositeur américain Alvin Lucier, décédé au début de la présente décennie. Pour l’occasion, les rangs de l’ensemble No Hay Banda avaient été augmentés et comportaient un organiste, une chanteuse, deux trombonistes et des « agitateurs de tuyaux d’orgue ».
D’une durée de 35 minutes, la pièce, microtonale, se déploie lentement. Idéalement appuyée par un bourdon soutenu dont les graves mettent en relief la partition. Malheureusement, la réverbération naturelle de l’église n’est pas assez importante pour remplir cette fonction pleinement, le volume des graves demeurant insuffisant. Peut-être les premières rangées profitaient-elles d’un niveau plus satisfaisant, mais où j’étais au centre de l’église, j’ai eu à quelques reprises l’envie de monter le volume.
Sans amplification adéquate, on se retrouvait avec une sorte de Lucier allégé. Le tout était fort agréable au demeurant, charmant même par moments, mais ça manquait d’éclat et de poids dans les basses. Dommage ! D’autant que la partition a de fort jolies couleurs.
Suivait à l’orgue la compositrice d’origine suédoise Ellen Arkbro. La pièce proposée avait beau s’inscrire dans la mouvance ambient, elle m’a semblé autant se chercher que se perdre. Oh ! Il y avait bien quelques passages planants pour nous plonger dans une apesanteur méditative, mais l’ensemble m’a semblé assez peu substantiel et sans suite, pour ne pas dire inabouti. Sans parler de quelques maladresses sur le plan de l’exécution. Tant pis.




















