Derrière ce mystérieux nom de Zoon se cache le mot zoongide’ewin qui signifie bravoure et courage en langue ojibwée et symbolise l’esprit ours du guitariste Daniel Monkman. De cette force est née une réconciliation, la réunion inédite de deux cultures musicales, que ce dernier nomme le moccasin-gaze. Installé à Hamilton, l’artiste s’inspire de la musique rythmique traditionnelle des Premières Nations et du brillant jeu de guitare de Kevin Shields du groupe de shoegaze My Bloody Valentine pour créer un mélange de sonorités reflétant son histoire personnelle. Né et ayant grandi à Selkirk au Manitoba, Daniel est rapidement rejeté par son héritage autochtone durant sa jeunesse, ce qui le fait tomber dans le cercle vicieux de l’addiction pour tenter de fuir son trauma et ses épreuves. Finalement rattrapé par ses origines et sauvé par sa passion pour la musique, il se plonge alors dans une quête personnelle et spirituelle qu’il décrit sur ce premier album. Avec pour seuls outils une guitare, un ampli Fender Deville et une pédale de delay DigiTech, l’artiste arrive à créer de fantastiques vagues soniques, voluptueuses et enivrantes, délicatement psychédéliques et parfois subtilement rembobinées, comme pour mieux dérouler le film d’une vieille cassette écoutée en boucle. Réalisé avec l’aide de l’artiste montréalais Rishi Dhir (Elephant Stone), Was & Always Will Be nous transporte dans un état d’hypnose thérapeutique créant un sentiment intérieur unique et radieux. Il collabore également avec l’artiste autochtone de hip-hop Wolf B sur Infinite Horizons pour affirmer et affronter une douloureuse vérité enfouie dans son passé. Sur ce premier album d’une totale réussite, Daniel embrasse la blessure chargée d’histoire de ses ancêtres, qu’il panse à l’aide d’un riche paysage sonore océanique, coloré et salvateur où il peut enfin déployer librement ses ailes.
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