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Le Vivier présentera bientôt son festival annuel La Semaine du Neuf, soit du 27 février au 15 mars 2026. Ce qui, en fait représente plus de deux semaines d’activités quotidennes – rappelons que le titre de l’événement s’inspire des Événements du Neuf, jadis présentés mensuellement par des compositeurs.trices de la scène contemporaine de MTL.
Les programmes seront déclinés à l’Édifice Wilder, au CIRMMT de l’École Schulich (Université McGill) et à La Chapelle Scènes Contemporaines. Parcourue de concerts, événements pluridisciplianires, installations sonores et rencontres professionnelles, la Semaine du Neuf mettra de l’avant le thème Musique & Mouvement.
On souhaite ainsi explorer la physicalité du son à travers le geste du musicien, le corps des danseurs.euses ou des vibration dans l’espace émanant de l’œuvre.
Ainsi, la musique s’incarnera et deviendra mouvement. On l’observera avec la collaboration entre la chorégraphe Ula Sickle et l’ensemble bruxellois Ictus dans Holding Present. La physicalité de la musique sera évoquée dans Le Souffle des Corps, avec cinq créations issues d’une résidence du quatuor de saxophones Quasar avec la Escuela Superior de Música y Danza de Monterrey. Le corps de l’interprète deviendra le moteur même de la création sonore via l’ensemble lovemusic et son spectacle Protest Of The Physical. Du Vivant et le duo Nous perçons les oreilles annoncent une rencontre « ébouriffante » entre improvisation et expression corporelle.
Également au menu, mentionnons la performance pluridisciplinaire Hide To Show de l’ensemble belge Nadar , la rencontre du McGill Contemporary Music Ensemble et de l’ensemble suisse Contrechamps et aussi d’Architek Percussion dans le contexte de Kino-Sonique, triptyque dont un des objets est l’exploitation de technologies détournées et d’avatars numériques. L’ensemble français Proxima Centauri présentera Mouvements, un programme double mettra en relief le groupe d’improvisation Limules aux côtés de No Hay Banda et de l’artiste colombienne Ana María Romano.
Plus encore? PAN M 360 s’apprête à fournir à son audience un maximum d’interview et comptes-rendus de concerts, avant et pendant La Semaine du Neuf. Jeffrey Stonehouse, directeur artistique du Vivier, aussi flûtiste et directeur de l’ensemble Paramirabo, nous prépare à vivre l’expérience et explique davantage le comment et le pourquoi de cette programmation.
PAN M 360 : Parlons en premier lieu de l’esprit et la thématique de cette programmation
Jeffrey Stonehouse : J’ai voulu qu’on explore les liens entre la musique et le mouvement. La musique et le geste des corps en mouvement dans la musique. Ces propositions sont à la fois des mariages entre la danse et la musique contemporaine ou des réflexions sur l’effet de la gestuelle sur ce qu’on écoute. Donc, il y aura toujours des corps en mouvement, des images en mouvement.
C’est aussi un mélange de rencontres entre la chorégraphie et la musique de création, comme c’est le cas, par exemple, dans les concerts de Quasar qui conclut une collaboration très ambitieuse avec l’École supérieure de musique et de danse de Monterrey (Mexique). Ou encore dans la proposition de l’ensemble Ictus dans le contexte d’un de nos programmes centraux.
Et avec l’ensemble Ictus, la proposition Holding Present est vraiment une rencontre entre la danse et la musique où le musicien est danseur, le danseur est musicien. Et en fait, c’est une nouvelle façon de créer ensemble où on ne sent pas vraiment les frontières entre les disciplines, ce sont des fondus enchaînés entre les disciplines.
PAN M 360 : Depuis l’opéra, un acte multidisciplinaire pour présenter le spectacle total au 19e siècle, ces expériences se multiplient et se diversifient.
Jeffrey Stonehouse : Et 150 ans plus tard, on observe toutes sortes de variantes! Il y a beaucoup plus de possibilités avec la culture numérique, avec l’évolution de la danse, l’évolution du cinéma, etc. Oui, la technologie aussi nous amène à plein d’autres de choix. et je trouvais ça intéressant aussi qu’on explore des propositions où la technologie du geste ou le mouvement d’un geste, le mouvement d’un musicien est une réaction vraiment concrète au niveau sonore.
Ce qui est le cas, par exemple, dans la composition de Megumi Masaki qu’on reçoit, qui est faite comme toute une série de commandes d’œuvres qui sont toutes conçues sur du motion sensor. Donc, c’est des gants ou un suit que l’interprète porte qui déclenche ou qui interagit avec un dispositif électronique. Ou encore la proposition de Stick & Bow et Paramirabo en collaboration avec Lazy Log ou dans ce cas-là où c’est vraiment un dispositif, une caméra spéciale qui fragmente plusieurs sections sur la scène et accorde un traitement spécifique à chacune de ces sections.
PAN M 360 : Comme tu le dis si bien, l’univers numérique nous permet aujourd’hui beaucoup plus d’interactions et l’ajout de l’intelligence artificielle n’en est qu’à ses premiers balbutiement dans cet univers infini de possibilités.























