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Codes d’accès est un OBNL exclusivement consacré à la promotion et à la professionnalisation des artistes émergent[e]s du Québec en musique de création. Le premier programme de cette saison 2026-27 de l’organisme étant présenté ce mardi 27 octobre à la Sala Rossa, PAN M 360 profite de l’occasion pour joindre sa directrice artistique, An Laurence, en plus de présenter exhaustivement les protagonistes au programme. Guitariste classique de formation, An Laurence est aussi compositrice, artiste multimédia, commissaire d’œuvres en plus d’assumer la direction artistique de Codes d’accès.
PAN M 360: Depuis quand occupez-vous ce poste ?
An Laurence: Depuis mars 2023.
PAN M 360: De quelle manière ça s’articule? De quelle manière as-tu orchestré ça?
An Laurence: Code d’accès fonctionne uniquement par appels à projet. Chaque année, on a deux appels à projet, un premier à l’automne et un autre autour de mai.
PAN M 360: Recrutez-vous exclusivement des compositeurs.trices ?
An Laurence: Ça peut être des interprètes aussi ou des artistes en design sonore ou en installation sonore. Cette année, d’ailleurs on aura une installation. Ça peut être de la musique seulement électroacoustique, et donc pas exclusivement instrumentale. En fait, un des critères premiers, c’est la dimension expérimentale. Peu importe le style, on veut que les artistes expérimentent soit avec la forme, soit avec les enjeux contemporains, soit avec les langages pour être innovant. Grosso modo, on ne soutient pas les musiques plus commerciales.
PAN M 360: Ça, c’est évident ! Et comment s’effectue la sélection ?
An Laurence: Après cet appel à projet, je choisis avec le comité artistique les projets qui, selon nous, valent la peine d’être soutenus, pour la qualité de l’expérimentation, pour la faisabilité de l’œuvre et pour son mérite artistique. Une fois que le tout est confirmé, j’ai la tâche de construire les saisons, décider quel projet se trouvera avec d’autres projets sélectionnés. On essaie vraiment de lier des projets dans un même programme de manière aussi à croiser les publics des artistes.
Et donc, nous choisissons des propositions non seulement faisables, dans les salles qu’ils ont, mais aussi intéressantes pour leur mandat et le type d’esthétique qu’elles défendent. Et on a aussi, cette année, pour la première fois, un partenariat avec Tangente, qui est un organisme de danse pour les artistes de la Relève. Nous travaillons aussi avec Le Vivier dans son Pôle Relève, qui offre un accompagnement aux artistes.
PAN M 360: Qui est votre public en 2026 ?
An Laurence: En majorité, ce sont des gens qui viennent soutenir les artistes. On a des gens qui viennent régulièrement peu importe qui est au programme. On a donc une base assez stable à laquelle s’ajoute le cercle d’amis ou parents de chaque artiste. Les publics se croisent donc, et découvrent d’autres artistes au programme. C’est aussi une bonne façon de faire se connaître les artistes entre eux, donc de faire un peu de développement professionnel, des rencontres artistiques, ce qui est très important dans notre domaine.
PAN M 360: Avez-vous des données précises sur la nature de votre public ?
An Laurence: Non, malheureusement, parce que plusieurs salles n’acceptent pas qu’on ait notre propre billetterie. Mais en effet, beaucoup de gens connaissent Codes d’accès. Nos efforts des dernières années pour offrir une diversité de propositions, ont porté fruit. Et nous avons quand même des projets qui ne sont pas nécessairement issus des cercles immédiats de musique contemporaine. On a des gens qui viennent plus de la performance, des arts visuels, des arts sonores, du documentaire sonore, du jeu vidéo ou , de manière plus générale, de musiques différentes de celles apprises à l’école.
On a beaucoup travaillé pour essayer de faire sortir aussi les appels à projets hors des écoles de musique. Ce qui nous aide par ailleurs, c’est que même dans les écoles, il y a un décloisonnement des disciplines; de plus en plus d’étudiant.e.s intègrent d’autres formes d’art et repensent la manière de présenter une œuvre. De plus en plus d’artistes ne sont donc pas nécessairement issus de l’éducation classique, qui vont aller plus dans des recoins plus technologiques, comme par exemple Moodworms qui relève d’un logiciel synesthésique dans notre premier programme. D’où cette plus grande diversité.























